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Zeni Geba - suite Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 08-04-2009 15:45

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Argent, Business, Crimes, Dramas, Japon, Zeni Geba

 
Zeni Geba - suite
銭ゲバ


L’argent rend fou
Les riches auraient des problèmes si les pauvres n’existaient pas.
Conclusion : On a besoin des pauvres pour le bonheur des riches !

Je ferai n’importe quoi pour de l’argent (Futaro)

Deuxième partie
Première partie
 
http://wiki.d-addicts.com/Zeni_Geba
http://www.ntv.co.jp/zenigeba/
Site de Matsuyama Kenichi : http://www.horipro.co.jp/hm/matuyama/index.php

Thème de la chanson du générique de fin : Sayonara by Kariyushi 58

Rappel :
Drama en 9 épisodes diffusé au Japon en 2009 sur NTV, d’après un manga de George Akiyama, sur un scénario de Okada Yoshikazu. Musique de Kaneko Takahiro. Un grand drama, ne le manquez pas !
 
Gamagori Futaro (joué par Matsuyama Kenichi) est pauvre depuis le jour où il est né. Étant enfant, son père très dépensier et gaspilleur, laissa sa famille dans les dettes et disparut, laissant Futaro et sa mère malade obligés de se débrouiller par eux-mêmes. Sans argent pour payer le traitement médical de sa mère malade, elle finit par mourir. Après sa mort, Futaro est devenu obsédé par l'argent et prêt à faire n’importe quoi pour elle. Plusieurs années passent et Futaro trouve du travail sur un chantier de construction navale "Mikuni Shipbuilding", où il rencontre par hasard les filles du président de la compagnie Mikuni, Mikuni Midori (joué par Mimura) qui était une anciennes rencontre accidentelle d’enfance, et sa sœur : Mikuni Akane (joué par Kinami Haruka), handicapé, comme Futaro elle a d’ailleurs le visage marqué d’une cicatrice. Dans un plan ayant pour but d’acquérir l’entreprise de leur père, Futaro commence à se rapprocher des sœurs ... (Résumé d’après le DramaWiki)
 
 
Le deuxième épisode s’ouvre avec accompagnement d’une belle musique symphonique avec solo de trompette, d’une atmosphère un peu italienne. Par la suite la musique n’est joué que par deux ou trois instruments, dont un violoncelle. Futaro s’est débrouillé pour rencontrer à nouveau Mikuni Midori en se faisant renverser par sa voiture. Elle est à son chevet. Il lui demande seulement si elle peut être amie avec lui. Futaro vient de mettre en branle son projet de devenir le pdg de l’entreprise de constructions navales Mikuni. Il se retrouve donc invité par Mikuni sur un gros yacht. À l’intérieur se trouve aussi Mikuni Akane, la sœur de Mikuni Midori.
La réalisation est intéressante, Otani Taro, le réalisateur des épisodes 1, 2, 4, 6, 8, 9 multiplie les angles dans l’espace, ce qui donne une atmosphère insolite et propice à un état latent à venir. Sur la séquence du bateau on a des plans intéressants en caméra portée.
 
 
A l’intérieur du bateau, Akane s’ennuie ferme parmi des invités dont l’un étale le prix de sa montre : 5 millions de yens (plus de 38 000 euros). Effectivement pour une montre ça fait cher. Ça doit représenter le prix d’un ticket de métro pour ce riche possesseur matérialiste, il dit qu’il est heureux avec ça ! Akane est ailleurs, et Futaro aussi, mais il l’observe de loin.

Les petites séquences de police amorcées timidement au cours du premier épisode, doivent porter la continuité et assurer une certaine fluidité, aussi on retrouve brièvement l’inspecteur et son équipe traquant Futaro.
Sur le bateau, Futaro peut apercevoir un déplacement de Akane, elle s’aide d’une béquille. En pénétrant dans une pièce vide, Futaro découvre la fameuse monte à 5 millions de yens, mais cassé. On peut supposé comme Futaro, que c’est Akane qui l’a fait ! Son riche propriétaire la cherche, et soupçonne Futaro. On veut le fouiller... Finalement la montre n’est pas sur lui. Tout cela accompagné par un solo de saxophone.
 
 
Par la suite tous débarquent et vont prendre un pot, Futaro décline leur invitation, Akane veut rentrer, mais comme il n’y a personne pour la raccompagner, elle attend dans le bateau, et c’est Furaro qui se propose de lui tenir compagnie. Ils se regardent du coin de l’œil, et Futaro entame un monologue. Il a deviné un bout du caractère d’Akane, elle déteste ces gens riches. La montre est un catalyseur destiné à rapprocher encore plus Akane et Futaro. Bravo au scénariste ou au mangaka.

Il y a une scène étonnante et forte vis à vis de l’argent, et c’est accomplit par Futaro. Lui qui semble si attaché à l’argent, mais tellement traumatisé par la mort de sa mère, par amour filiale et sous les yeux effarés de Akane, il jette à la mer la montre. Aussi on donne une valeur à quelque chose : cette montre certainement fabriqué avec soin, peut-être sertie de pierres précieuses vaut plusieurs millions de yens, elle peut avoir une valeur sentimentale, la valeur est relative ! Sa mère lui a bien dit lorsqu’il la voyait malade et proche de mourir, que l’argent n’était pas important. Akane regarde donc Futaro comme si c’était un extraterrestre.
 
 
À l’usine de constructions navales, perdu dans sa rêverie de conquérir cette entreprise, Futaro est confronté avec deux inspecteurs de police. Le problème, d’ailleurs bien fichu par le scénariste, c’est que le seul ami qu’avait Futaro lorsqu’il était enfant, était un homme adulte, qui lui avait offert une batte de base-ball, laquelle a servi à tuer cet ami. Fou de douleur après la mort de sa mère à cause d’un manque d’argent, et suite à un vole de portefeuille dont cet ami voulait que Futaro le rende, il l’a tué sans même s’en rendre compte, et c’était le frère de l’inspecteur de police. Lorsqu’il a tué son ami, il devait avoir 12 ans, et c’est devant l’inspecteur qu’il se met à pleurer, comme si 10 ou 15 ans plus tard il prenait conscience de son geste. En fait il y a trois visions possibles :
- pour le spectateur que je suis il prend conscience de son geste,
- pour l’inspecteur de police il est triste « d’apprendre » la mort de son ami et semble sincère,
- pour lui-même il veut évacuer ce meurtre, et celui de l’ouvrier qui l’avait volé, afin de ne rien avoir a faire avec la police et la justice des hommes, aussi joue t-il les éplorés. Pour l’inspecteur, c’est lui le meurtrier, et il ressemble bougrement à l’inspecteur Javert des Misérables de Victor Hugo. Il n’y a pas de meilleur modèle.
 
 
L’effet Javert ou l’atmosphère des Misérables se poursuit dans la continuité : dans la rue Futaro croise son père ivre qui se fait chahuté par les personnes du lieu où il a consommé de l’alcool, et qu’il n’a pas payé faute d’argent. Les types veulent le conduire au commissariat. Son père reconnaît Futaro et lui demande de l’argent bien-sûr. Futaro ne veut plus avoir a faire avec son père indigne. Mais il se rend compte que c’est douloureux... et tout ça uniquement à cause de l’argent.

A l’usine, au cours de son travail, Mikuni Midori veut que Futaro la rejoigne car Akane a quelque chose a lui demandé. Il demande à finir sa journée et il pénètre pour la deuxième fois dans la maison d’été des Mikuni. Aussi Mikuni Midori fait savoir ce que désire Akane : que Futaro accepte de vivre dans cette maison, tous frais payés, afin de tenir compagnie a Akane. Akane si sauvage et ne parlant a été séduite par le « coup de la montre de luxe ». Le père des deux sœurs n’est pas d’accord et prend Futaro pour un possible voleur, alors Akane lui fait un chantage au suicide. Futaro entend cela derrière une porte, situation qu’il a provoquée en feignant d’aller aux toilettes. Il a savoure les débuts de son projet d’un sourire un peu diabolique. Il l’aura l’entreprise Mikuni, il l’aura, et il s’en roule par terre en rigolant.
 
 
Il y a une scène étrange, presque dans le style de la J-Horror : Futaro est auprès de Akane, il lui met ses mains sur les oreilles comme pour lui manifester de l’affection mais pour les boucher aussi, puis il lui dit des horreurs du genre : seul l’argent de ton père m’intéresse, j’aurais son entreprise, je dois prendre toute la fortune de ta famille, je n’aime pas te regarder ça me donne des frissons. On ne sait trop s’il se dit ça à lui-même, s’il le rêve, sorte d’inversion ou de cauchemar ?? ou même parodie du réalisateur... Puis à la demande de Akane, il la laisse écouter : je t’aime Akane. Si Futaro est un brin diabolique, il le tient bien-sûr de son père : celui-ci pas si saoule que cela le piste, et sait maintenant où se trouve son fils : dans la maison des Mikuni. Là, avec l’inspecteur « Javert », ça se complique un brin.
 
 
Dans le troisième épisode, ça se complique parce que le père de Mikuni Midori est hostile envers Futaro, malgré qu’il s’aperçoit, et Mikuni Midori lui dit aussi, que la fréquentation de Futaro et de Akane est bénéfique à Akane. Pendant ce temps là, Futaro est de plus en plus décider a passer dans le camp des riches (voir la citation de Futaro en tête du commentaire). Nouvelle complication pour Futaro, l’homme riche à la montre aux millions de yens a observé Futaro lors d’une manifestation syndicale contre les licenciements, et il va rapporter à Mikuni Midori que la véritable motivation de Futaro n’est pas son amour pour Akane, mais c’est l’argent. Ce même personnage émet même la pensée que les pauvres seraient fou !
 
 
Si Futaro a aux trousses l’inspecteur « Javert », il a aussi son diabolique de père, qui ne vieillit pas car l’alcool a l’air de conserver sa jeunesse (faute de maquillage ?). Son père l’agresse même physiquement en lui criant qu’un père n’a besoin d’aucune raison pour voir son fils. Toujours le refrain de l’argent, et du scénariste, car son père ne voit Futaro que pour lui demander de l’argent (d’où d’ailleurs sa cicatrice d’enfance). Peut-être un peu facile mais ça fonctionne. On a donc une séquence très intéressante : le père piquant le fric de son fils, et pour corser la scène sous le regard discret et caché de « Javert » et de son second ! Futaro veut se venger et étrangler son père, et sous le regard de « Javert », qui n’attend peut-être que ça pour avoir ses preuves de meurtres et confondre Futaro.
Pour sa gouverne, le type riche à la montre, qui soupçonne Futaro de ne s’intéresser qu’à l’argent, lui donne le montant de la fortune des Mikuni : 126 billions de yens, soit un peu moins d’un milliard d’euros, si je ne me suis pas trompé dans les zéros ! Ensuite vient jouer la loi des contrastes : Akane veut que son Futaro reste avec elle pour toujours...
 
 
Vraiment très intéressant comme drama, très dense et riche de situations, des idées originales, un peu d’humour, une agréable mise en scène, avec champs contre-champs originaux, un bon support musical avec une musique de qualité. Je ne me suis pas trompé dès les premières minutes du premier épisode. Encore bravo au scénariste, l’intrigue est construite comme de la dentelle de cause à effet. Avec le sujet de l’argent, les histoires sont inépuisables, enfin pour peu de temps encore peut-être... Grand bravo à Matsuyama Kenichi, il joue vraiment très bien.

M. R.
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 08-04-2009 16:14

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