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The great Yokai war Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 13-04-2008 23:47

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Film, The great Yokai war, Japon, Yokai

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Yokai Daisensô (The great Yokai war)

妖怪大戦争
 
 
Sur IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0425661/

Film fantastique qui se passe à notre époque, avec un mélange de trucages en 3 D : marionnettes (espèce de chats-souris) et des mécaniques rouillées « vivantes », et un apport de personnages à la Fellini. Mélange aussi de scènes d’action, et de scènes théâtrales et surtout ritualistes dans la tradition japonaise. (Les rites composent une religion, alors qu’une loi ou un dogme n’y a pas sa place).
Il faut savoir tout de même que c’est une réalisation de Takashi Miike (2005), le réalisateur de Sukiyaki Western Django, avec Ito Hideaki. Et que je ne qualifierai pas ce film fantastique de film pour enfants, mais plutôt de film pour tous publics.
 
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Kamiki Ryunosuke 神木隆之介 qui joue Tadashi, et le joue vraiment très bien, parle de Gobelin dans la traduction sous-titré en français qui est à ma disposition : il s’agit de l’un des esprits de la Nature ou Élémentals. Cela convient bien au peuple Japonais car, comme moi, je crois qu’il y a une « âme » en toute chose. On appel cela : animisme (souffle de l’esprit ou de la vie : animus, prâna pour l’Inde). Les Élémentals, peut importe le nom, se retrouvent dans le chamanisme, le Bouddhisme, le Shintoisme, le Taoïsme et le Yi King, mais aussi en Europe et en France, avec les fées, les gnomes. Ce sont les créatures évoluées dans les 4 Royaumes (en Europe) : Terre, Air, Eau, Feu, des forces de la Nature, sorte d’êtres invisibles inférieurs générés sur d’autres plans (dimensions) que les notre. On s’approche bien-sûr de la Magie, mais dans le sens ancien : sagesse. Du point de vue actuelle, les plans où évoluent les Élémentals sont des niveaux vibratoires.
 
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Nous trouvons ainsi dans la tradition européenne découlant des idées des Grecques :
Les Gnomes : pour le Royaume du Nord, celui de la Terre.
Les Sylphes : pour le Royaume de l’Orient, celui de l’Air.
Les Salamandres : pour le Royaume du Sud, celui du Feu.
Les Ondines : pour le Royaume de l’Occident, celui de l’Eau.
[Extrait de ma page web sur les Élémentals]
 
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Les Yokai au Japon sont définis comme un bestiaire attirant dont on se méfie, et pouvant prendre une multitude de formes. C’est exactement la même chose pour les Élémentals en Europe qui prennent la forme des quatre éléments : surtout, ils sont soit diaboliques, ou bien se moquent des humains ou les ignorent, ou soit sont très serviables avec eux. Il faut savoir les apprivoiser pour s’en faire des aides. D’après ce que j’ai pu lire, peu de personnes savaient les prendre pour serviteur, mais quand ils y réussissaient, c’était un pouvoir gigantesque qui était à leur disposition (on frôle l’Alchimie). Et donc le mot Gobelin dans la traduction française du sous-titre n’est pas faux.
Et effectivement ont retrouvent les Yokai dans les films de Hayao Miyazaki, ce qui rend d’ailleurs ses films si attachant.
Nous avons aussi en France un bestiaire fantastique hérité du Moyen-Âge, mais sauf erreur, nous ne l’utilisons pas au cinéma ou si peu ! Pourquoi ?...
 
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Pour en revenir au film : adorable est la rencontre entre un chat-marionnette-Gobelin et Kamiki : il veut lui donner du lait pour le soigner.
Et on se rend compte plusieurs fois que seul certaines personnes, comme dit plus haut, sont capables de se faire des amis des Yokai, ou de les voir : alors Kamiki possède son « chat yokai » qu’il trimbale avec lui et qui s’appelle : Sunekosuri, mais d’autres personnes ne peuvent le voir : soit elles sont « trop adultes », elles ont perdu leur âme d’enfant ; soit elles ont une attitude négative ou non réceptrice. Il faut porter une extrême attention au fameux : passage à l’âge adulte ! car on risque fort à ce moment là de ne plus voir de Yokai ou d’Élémental, et Sunekosuri en sera désespéré. Le Yokai moderne est peut-être le Tamagotchi ! cet « animal virtuel » au pays du « Transistor levant ». D’ailleurs, le Japon se fait maintenant le champion mondial de la robotique, c’est logique...
Les promenades en forêt sont toujours enrichissantes, et dedans Kamiki-Tadashi ne manque pas de rencontrer plein de vie, sous des formes les plus inattendues bien-sûr.
 
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Malgré un scénario un peu compliqué et confus à mon goût, avec des scènes qui me font penser au magique Alice au Pays des Merveilles, c’est un joli film plein de fraîcheur faisant la plus belle part à l’irrationnel, ce qui est une bonne chose, et qui repose beaucoup sur les épaules de Kamiki Ryunosuke. Je le verrai bien interpréter le rôle du Fullmetal Alchemist, si la série d’animation était adapté pour des acteurs réels.

Ils ont de ces trouvailles les Japonais : le chat-souris Sunekosuri, attrapé par un méchant robot de ferraille toute rouillé lui pisse dessus pour se délivrer de ses pinces ! Amusant et inattendu. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines !
Vers la fin, Kamiki en habit de Cavalier Kirin a fière allure avec sa nouvelle épée et il est toujours aussi bon dans ce registre contre des aliens de métal, dont l’un d’eux est directement inspiré du fameux lézard Godzilla envahissant Tokyo, avec sa symbolique cachée de la bombe atomique.

Quatre étoiles pour ce film, malgré la complexité du scénario, mais quand on aborde le monde de l’invisible... et parce que, encore une fois, Kamiki est formidable et il sait nous transmettre ses émotions. Kamiki mériterait un blog français à lui tout seul.

Michel R.
 
 
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Dernière mise à jour : 14-04-2008 00:20

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