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Destruction de la Russie - Juifs criminels Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 30-04-2009 23:20

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Publié dans : Nouvelles Spéciales, Russie

Tags : Argent, Banques, Bolcheviks, Business, Cosaques du Don, Dictateurs, Destruction de la Russie, Israël, Juifs, Ku Klux Klan, Pouvoir, Révolution, Russie, Sionisme, Terreur, Terroristes, Tortures

 
Destruction de la Russie - suite 9
Destruction de la Russie par une bande de racistes gangsters et
criminels qui étaient de confession juive
 
Tout ce qui prétend imposer à l’ensemble, tout « parti », en religion, en métaphysique (c’est-à-dire en fait, en politique), en science (en fait dans le sens d’économie), tend à imposer ses lois à l’ensemble. C’est pourquoi tout parti, tout « isme » est un genre de dictature. Le mot démocratie est un fourre-tout. Le nazisme se disait démocratique (Hitler a pris le pouvoir avec 95% des voix), le communisme se dit démocratique. Tous les régimes se disent démocratiques. Ce mot est une glu formidable pour attraper le public comme les alouettes.

Il est impossible de comprendre la cruauté (30 à plus de 40 millions de morts en 75 ans de communisme, et sans compter la deuxième guerre mondiale) dont ont fait preuve de très nombreux Juifs (le peuple soi-disant élu) au cours de l’occupation de la Russie par les bolcheviks juifs. Il est tant modestement de remettre les choses au point, et avant tout de faire connaître l’holocauste russe. La Révolution Russe fut une véritable guerre de religion : celle du judaïsme contre celle des orthodoxes de la Sainte Russie.
L’Église Orthodoxe Russe rappelle que Lénine est a l’origine d’une quantité énorme de crimes.
 
Le bolchevisme est né des théories du Juif Karl Marx, qui écrivait il y a déjà plus de cent ans son Manifeste du parti communiste, et du nihilisme judéo-russe renforcé par les pogroms de 1881.
Le parti bolcheviste, après d’interminables disputes et dissidences, s’était créé en 1912 avec une écume d’extrémistes, de terroristes, de Juifs fanatiques, « bande de professionnels de la Révolution », comme les appelait leur chef et farouche animateur, Lénine.
 
Lénine est arrivé de Zurich. Il a traversé l’Allemagne en wagon plombé avec une trentaine de ses compagnons. Il prêche aussitôt la  révolution à outrance, ridiculise Kerensky. A ses côtés, on voit surgir un frénétique et sinistre personnage, le Juif Bronstein, dit Trotsky, fils d’un rabbin.
Le ministère Kerensky se désagrège lamentablement. Deux millions de soldats déserteurs errent sur les routes. Les paysans sont en pleines jacqueries, pillant ou tuant leurs propriétaires. La faim sévit partout, les communications sont pratiquement interrompues.
Après plusieurs mois d’un désordre général, Lénine et Trotsky, les 24 et 25 octobre, font leur coup d’État à Pétrograd, avec leurs bandes armées. Le Palais d’Hiver où s’était réfugié le gouvernement Kerensky, est emporté d’assaut. Le Congrès des Soviets acclame les deux nouveaux dictateurs rouges. Le bolchevisme est au pouvoir.

Mais il faut savoir que la Révolution Russe a été fomenté par une bande de véritables gangsters et malfrats en tous genres, et dont les chefs étaient d’un cynisme à toute épreuve et prêts aux plus sanglantes violences. Selon ces malfrats le bolchevisme ne pouvait s’établir que sur des monceaux de cadavres.
On ne doit pas oublier que le bolchevisme était férocement acharné contre la civilisation chrétienne (voir l’inscription symbolique sur le mur de la maison Ipatiev, là où a eu lieu le crime raciste contre le Tsar et sa famille).

Il ne faut jamais oublier que la plupart des malfrats qui composèrent le pouvoir lors de l’occupation de la Russie étaient des Juifs.

Dans les derniers temps du tsarisme, on comptait 80% de Juifs dans l’extrême gauche de la jeunesse universitaire.
Parmi cette même jeunesse, tous les professeurs juifs, tolérés par un pourvoir défaillant, sèment l’idéologie marxiste.
C’est un Juif, Nakhamkers, qui, le 1er mars 1917, crée dans chaque unité de l’armée, des soviets de soldats, supprime toute hiérarchie, toute discipline, et consacre ainsi le pire désordre.

Parmi les 224 bolcheviks qui de Suisse ont suivi Lénine en Russie, soit par le wagon plombé, soit par d’autres convois, on compte seulement 24 Russes, 30 Polonais, Arméniens, Géorgiens et 170 Juifs !
En août 1917, à la présidence du parti bolcheviste, se trouvent 6 Juifs pour 10 membres.
Parmi les principaux vainqueurs de la Révolution d’octobre, on relève les noms des Juifs Zinovieff, Kameneff, Uritsky, Steckloff, Martoff, Souchanoff, Ioffé, Sagerski, Bogdanoff, Larin, Kamkoff, Ganetzky, Dan, Parvas-Helphand, Abramovitch, Axebrod, Garin, Bobroff, Kiasanoff, Piatnisky, Maklakowsky, pseudonymes plus ou moins russifiés, qui cachent des noms judéo-allemands, Apfelbaum, Krochmal, Silberstein, Katz, Goldberg, Goldenbach, Rein, Natansohn, etc. Ces échappés de ghetto de Galicie et de Volhynie deviennent du jour au lendemain des personnages de premier plan du nouveau régime.
Parmi les autres Juifs soviétiques dont l’influence grandit rapidement, on doit signaler Radek (Sobelsohn) qui sera pendant des années un des maîtres de la propagande rouge, Sokolnikow, Wolodarski (Goldstein), la Semljatschka (Salkind), Jaroslawski (Gubelmann), Jankel Yourowski, le meurtrier de la famille impériale, Moïse Ouritski, bourreau en chef de la Tchéka, etc., etc.

De 1918 à 1922, chaque réunion générale du grand bureau politique du parti, le Politburo, comprend de 40 à 42 % de Juifs.
D’après les journaux mêmes de Moscou, les grands commissariats du régime bolcheviste comprenaient en 1920 le pourcentage suivant de Juifs :
Le Triumvirat qui exerce sous le nom de « Troïka » la dictature à la mort de Lénine comprend, à côté de Staline, Zinovieff et Kameneff, soit un Géorgien et deux Juifs.
On ne peut entrer dans le détail de l’énorme bureaucratie soviétique, mais le pourcentage des Juifs installés à ces places de choix moins considérable que dans les commissariats politiques.

Page sur les Jewish Communists

Il est très important de rappeler aussi qu’à la fin de 1916, comme en fait foi une note des services officiels américains qui fut transmise au IIe Bureau de Paris par notre haut-commissaire aux États-Unis, plusieurs des plus grosses banques juives de New-York finançaient la révolution sur le point d’éclater en Russie. C’était entre autres, l’énorme banque Kuhn, Lœb et Cie, ayant pour directeurs les milliardaires Jacob Schiff, Félix Warburg, Otto Kahn, Mortimer Schiff, Seromo H. Hanauer, tous juifs.
Trotsky recevait également à la même époque des fonds de Stockholm par l’intermédiaire du Juif Max Warburg, chef de la banque « Max Warburg et Cie » de Hamburg et frère de Félix Warburg, l’associé de Jacob Schiff. Un Juif suédois, Olef Aschberg, participait également à ce financement. Un télégramme en date du 1er septembre 1917, signé d’un fondé de pouvoir du nom de Furstenberg, informait un agent juif du nom de Raphaël Scholak « qu’un compte-courant était ouvert par la direction de la banque M. Warburg pour l’entreprise du camarade Trotsky ».
Le 10 avril 1917, le New-York Times avait du reste publié un télégramme de Jacob Schiff à Paul Milioukoff, nouveau ministre du gouvernement Kerensky où la révolution russe était saluée avec un vibrant enthousiasme.

[ Précision sur Max Warburg : il a financé Lénine et le communisme en 1917 et il a financé Hitler et son nazisme. En fait, Max Warburg a financé ces deux régimes politiques pour les utiliser les uns contre les autres. Quoi de plus diabolique... et il ferait partie du soi-disant peuple élu ? ]
 

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Massacres et famines
Né de l’anarchie et du meurtre, le régime bolcheviste des Soviets va engendrer une anarchie et des massacres plus effroyables encore.
Il commence par faire massacrer dans des circonstances atroces la famille impériale à Ekaterinenbourg. Ses prétendues réformes sociales ne font aussitôt que plonger la Russie dans le chaos.
Le partage des terres aux paysans, qui se sont du reste déjà servis eux-mêmes avant l’avènement de Lénine, ne fait qu’accentuer l’inégalité ancienne au profit des paysans riches, les koulaks. Incapables de réorganiser la culture et le ravitaillement, les Soviets procèdent à des réquisitions qui soulèvent de fureur les moujiks. Tandis que la guerre civile, fruit immédiat du bolchevisme, oppose Blancs et Rouges de la Caspienne à la Mer Blanche, accumulant les morts, la guérilla coûte aux malheureux paysans un million de victimes.

Après deux années de misères indicibles, au seuil de 1921, la moitié des terres ensemencées en 1913 est en friche. La récolte des céréales s’est réduite dans des proportions pires encore. Des millions de paysans sont sans terrain. Les produits manufacturés ont décuplé de prix alors que les salaires des ouvriers atteignent à peine au tiers des tarifs de 1914. Tout le petit commerce est aux mains de mercantis impitoyables.
La famine sévit chroniquement sur une des terres les plus fécondes du globe. En 1921, elle frappe trente millions d’êtres. Dans les cinq premières années du bolchevisme, elle en tue plusieurs millions.
En 1932, lorsque le communiste américain Andrew Smith décidera d’aller vivre dans le pays de ses rêves, dont il reviendra bientôt avec une profonde horreur, il trouvera encore dans de nombreuses villes, à Saratov en particulier, des cadavres de femmes et d’enfants morts de faim, gisant décharnés au milieu des trottoirs.

...

Lénine mort est remplacé par Joseph Djougachvili, dit Staline, fils d’un cordonnier, oriental rusé, ambitieux, plus cruel encore que son maître. Il a débuté par le terrorisme et le banditisme pur. Le 26 juin 1907, il a participé, sur une place de Tiflis, à l’attaque à main armée de deux voitures de la Banque d’État, attaque au cours de laquelle ont été volés 341.000 roubles, soit plus de 4 millions de francs de l’époque. Son futur compère, le Juif Litvinoff, a été de ce coup, et s’est fait arrêter quelques mois plus tard à Paris, porteur de plusieurs milliers de roubles volés.

Pendant les années qui ont suivi la guerre civile, des millions d’enfants abandonnés ou fuyant des foyers désolés ont erré à travers les villes et les campagnes de l’U.R.S.S. pillant, tuant, mourant comme des mouches. L’un des films rouges les plus saisissants, Le Chemin de la vie, leur fut consacré. Les bolcheviks n’ont donc guère songé à dissimuler cette affreuse plaie sociale. Ils y ont au contraire trouvé des avantages pour leur système qui tend à couper les enfants de leurs parents pour en faire la propriété de l’État, lequel les modèle à son gré. (C’est le pur système de la dictature).

J’arrête là ces horreurs déclenchées par cette bande de malfrats Juifs. Ces quelques lignes sont écrites d’après l’opuscule de Lucien Rebatet : Le bolchevisme contre la civilisation. (Je précise tout de même que je n’adhère absolument pas à l’appartenance au fascisme de cet écrivain, bien que comme l’écrivait J. Coulonval, il n’y ait pas grande différence entre le fascisme et le fourre-tout attrape couillons de la démocratie).
 
 
 
Suite des extraits du « Journal de Kolia » : Promenade sur le Bosphore.

Rappel : il s’agit ici d’extraits du journal de mon père : Kolia, diminutif de Nicolas. Suite à la Révolution Bolcheviks, l’école des Cadets de Novotcherkassk Новочеркасск (capitale des Cosaques du Don), école pour officiers où se trouvait mon père, elle a été évacué avec tous ses jeunes élèves pour essayer de gagner l’étranger, car l’avance des Rouges devenait trop dangereuse. Les jeunes élèves officier devaient être rapatriés en Angleterre, mais c’est finalement en Égypte qu’ils se sont installés. Après deux années passé en Égypte, les Cadets sont installés sur l’île de Chypre.

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La Direction en accord avec l’Ambassade d’Angleterre décida de faire partir un groupe de garçons pour le Canada, afin de les placer dans des fermes. Ce départ avait beaucoup attristé Kolia, car parmi ces garçons, il avait un cousin avec qui il avait beaucoup sympathisé, et aussi il était indéniable qu’ils étaient soudés par l’amitié, principe de leur éducation. Les études de fin d’année se terminèrent avec difficulté vers la mi-août, de ce fait les vacances d’été étaient raccourcies.

Durant ses premières vacances en Turquie, Kolia avait reçu plusieurs lettres de Russie, décrivant la famine. Sa mère lui donnait les détails de cette misère générale, surtout dans le domaine de l’alimentation même dans les campagnes, quant aux villes, les gens mouraient de faim. Toutes ces nouvelles ajoutées aux problèmes et ennuis des garçons qui étaient seuls et abandonnés n’arrangeaient pas leur moral. De leur côté, les responsables de l’école qui étaient consciencieux et sérieux faisaient de leur mieux pour égayer la vie des garçons pendant les vacances. Le programme était établi selon le règlement Anglais. Tous les matins les garçons à 7h 30 se baignaient dans le Bosphore, à 8h “breakfast” puis promenade dans le parc ou sport. Le parc de l’Ambassade comprenait une partie en terrain de football et tennis, et une autre partie était réservée aux arbres fruitiers de toutes sortes. La végétation était très variée et belle.

Vers le 10 septembre, l’année scolaire reprit normalement, puis au bout d’une semaine, une grève éclata en classe de 7ème à cause de l’exigence des garçons. Le Directeur réunit la classe de 7ème et de 6ème, leur déclarant que ceux qui ne voulaient plus poursuivre leurs études viennent le voir dans son bureau pour se faire inscrire, afin d’être placés à l’étranger. Il en résultat qu’un groupe de 25 garçons se firent inscrire, puis ils partirent pour la France pour y travailler sous contrat jusqu’à leur majorité.
Après cet Incident, tout redevint normal et l’ordre régna à nouveau. Cela redonna du courage à Kolia pour poursuivre ses études. Car il est vrai que tous ces troubles et contestations influençaient le moral des garçons, et les empêchaient de travailler.

Au mois d’octobre 1922, le Directeur de l’école, Monsieur Churchword épousa Mme Sophie. Cet évènement donna l’occasion d’avoir une journée de congé ainsi qu’une distribution de gâteaux et de sucreries.
La Direction avec le Conseil de l’Ambassade d’Angleterre décidèrent que désormais, il serait obligatoire de parler anglais deux jours par semaine. Au début cela était très difficile, mais petit à petit les garçons s’habituaient à cette gymnastique linguistique.
Ce collège étant administré selon les règlements anglais et considéré comme « English School », il était normal que le programme des études soit modifié à la manière anglaise, que ce soit l’instruction, les travaux manuels, la culture physique. La géographie économique se traitait en anglais, cela nécessitait une adaptation et un effort.
Il en résultait qu’il n’y avait plus beaucoup de temps pour faire du sport qui était en fait considéré comme loisirs.
Le temps passait bien vite, le mois de décembre était déjà là, et la chorale avait commencé a répéter les chants religieux pour Noël, Kolia en faisait partie. En prévision des vacances de Noël et des bals, une heure de leçon de danse avait été introduite dans le programme, elle était prise sur le tennis, à cause du mauvais temps.
Cette leçon était dirigée par Mme Sophie, en prévision des soirées dansantes qu’elle devait organiser, en invitant aussi les jeunes filles réfugiées d’un lycée Russe, qui se trouvait dans l’île grecque de Protie, située dans la Mer de Marmara en face de la ville d’Erenkoy. Pendant douze jours avant Noël, Kolia se sentait heureux et ravi d’être dans une ambiance presque familiale.
Durant les quatre soirées dansantes, Kolia dansait et flirtait avec une jeune fille pour la première fois, ce qui lui apprenait aussi le comportement à avoir envers une jeune fille.

Puis les fêtes de Noël passées, les études reprenaient jusqu’au printemps, ainsi la vie continuait en gardant l’espoir dans le futur. Voici quel était le programme d’une journée à la “British School for Russian boys” :
Le réveil était à 6h, aussitôt après, il fallait procéder au nettoyage des vêtements, puis faire le lit, suivi de la toilette.
À 7h 30, prière, puis petit-déjeuner, appelé “breakfast”, où il était servi le thé, le pain, le beurre et la confiture.
De 8h à 12h, c’était les cours au nombre de trois, puis le déjeuner se composant seulement de deux plats.
De l3h 30 à 15h 15 se déroulaient deux cours.
Puis de l5h l5 à 16h 15, les garçons s’exerçaient à des travaux manuels, selon les aptitudes et les volontés.
À 16h30, c’était le thé avec deux tartines beurrées et une tasse de thé.
Après cela les garçons étaient libres jusqu’au dîner à 19h. Pendant ces heures libres, ceux qui faisaient du sport s’exerçaient à leurs jeux favoris.
À 20h 30, les plus jeunes devaient aller se coucher, et les garçons des classes 5, 6, 7 qui faisaient des études pouvaient se coucher à 22h 30.

La vie monotone des jeunes gens était atténuée parfois par les promenades dans le parc, même en hiver, car le climat dans cette région est tempéré. A. cette époque, Kolia avait reçu une première lettre de son oncle qui était en Yougoslavie, et qui avait eu la chance d’avoir put fuir à l’approche de l’armée Rouge, pendant la débâcle de l’armée Blanche. Les nouvelles contenues dans cette lettre faisaient un grand plaisir à Kolia, amusé par les faits relatés par son oncle, sur la manière de s’être enfui de la prison bolchevique.
Il avait joint dans sa lettre un billet de 5 dollars. Cet argent apporta une grande joie à Kolia, qui entrevoyait déjà la possibilité de faire quelques achats en ville ou par l’intermédiaire de quelques garçons de sa classe, notamment par un camarade de Kolia
nommé Tarkovsky (prince), dont le père se trouvait à Constantinople. D’ailleurs au sujet de Tarkovsky, un souvenir est resté gravé dans la mémoire de Kolia. Tarkovsky avait une grande frayeur des insectes. Un jour pendant la nuit, il fut piqué par une puce sur une partie charnue de son anatomie, cela le réveilla et il vint supplier Kolia de faire la chasse aux puces. Ce spectacle était très drôle.
Très peu de garçons avaient la chance d’avoir leurs parents à Constantinople, seulement 4 ou 5 garçons, cela leur permettaient de partir en permission tous les samedis.
À la suite de cette histoire de puce, le jeune Prince s’était lié d’amitié avec Kolia, et à chaque retour de permission, il apportait des friandises et d’autres choses. Le père de Tarkovsky avait été gouverneur de la province Doguistan au Caucase, située non loin de la frontière turque, cette position géographique lui avait permis d’emporter une grosse partie de sa fortune en fuyant les bolcheviques. Par contre personne parmi les Cadets n’avait de Parents à Constantinople, sauf un cousin de Kolia (Paul Roudakoff) y avait sa tante. C’est ce qui permît à son cousin de quitter l’école au bout d’un an, pour aller en Amérique avec sa tante qui avait eu la chance de fuir la Russie en emportant un peu de fortune avec elle.

Pour Kolia, le temps continuait de s’écouler et la période du Carême suivi de Pâques arriva, pour laquelle il avait été organisé un grand service religieux dans la chapelle de l’école. Pour cette occasion, la chorale dont faisait partie Kolia commença ses répétitions pour préparer ce service de minuit. Cette nuit-là Kolia était très heureux de chanter, car il se rendait compte que sa voix muait. Cette cérémonie aussi lui rappelait ses Parents pour ces circonstances lorsqu’une voiture était spécialement attelée.
À la fin des vacances de Pâques, tous les garçons de la 5ème, 6ème et 7ème classe avaient été pour la première fois visiter la ville de Constantinople. Cette visite de la ville fut pour eux d’un très grand intérêt et ils eurent la joie de pouvoir admirer les grands édifices historiques. Cet intérêt était d’autant plus grand qu’aucun de ces garçons n’était déjà venu dans cette ville.
Ils avaient beaucoup lu à son sujet et beaucoup entendu parler. Cette journée avait été splendide, le temps était magnifique, et pour tous, c’était une sorte de découverte que ce soit de la population habillée de couleurs multiples, que ce soit les paysages du Bosphore et les minarets.
Deux faits importants frappèrent l’esprit de Kolia : tout d’abord la Cathédrale Sainte Sophie avec ses magnifiques mosaïques, et une petite porte dans le mur d’enceinte presque démoli de l’ancienne Byzance, lequel à cette époque entourait la ville. À cette porte, un fait historique lui est rattaché. Au XVe siècle pendant la conquête de Byzance par les Turcs Ottomans, quelques dizaines d’avant-gardes Turcs pénétrèrent par surprise durant la nuit dans la ville par cette porte, en massacrant les gardes grecs et semant la panique partout, ce qui permit facilement au Sultan Selim de prendre la ville devenue Constantinople.
Après ces différentes visites, les garçons déjeunèrent dans un restaurant Français. Ils apprécièrent beaucoup ce déjeuner surtout les pommes frites qu’ils ne connaissaient pas, mais Kolia un peu trop gourmant de frites qu’il mangeait avec délices et de pâtisseries, qu’il en fut incommodé et dérangé.
À la sortie du restaurant, les garçons décidèrent de visiter le Grand Bazar, lieu où l’on peut trouver tout son bonheur. Toutes sortes d’objets pouvaient êtres achetés, ce Bazar avait un caractère très oriental et aussi très curieux. Cette sortie laissa de bons souvenirs aux garçons.

Puis les études reprirent avec plus d’ardeur car les examens approchaient et ils étaient importants. Pendant toute cette période, Kolia n’eut pas de nouvelles de ses Parents, et cela jusqu’à l’été. L’inquiétude pour lui était grandissante. Aussi il lui était difficile de faire des projets pour son avenir. Il avait à certains moments du découragement, mais l’activité sportive lui permettait de surmonter ces moments pénibles. La période des examens avait été très dure et tous les garçons réussirent cependant. Les vacances d’été étaient arrivées, et c’était la période des baignades, des parties de football et de tennis. Parfois les secrétaires attachés à l’Ambassade de Grande-Bretagne venaient jouer au tennis dont le terrain était entretenu par les garçons. Un matin vers la fin du mois de juillet 1923, l’Adjoint de l’Ambassadeur de Grande-Bretagne, M. Cristy, amarra son yacht juste en face de l’école, et vint chercher des garçons pour faire une promenade le long du Bosphore et faire le pique-nique sur le côté asiatique. Bien sûr tous s’empressèrent, y compris Kolia, pour prendre leurs affaires de bain et s’embarquer aussitôt. Cette promenade sur ce grand yacht, muni de tout le confort sera inoubliable dans la mémoire des garçons. Ainsi par un temps splendide, le bateau longea le côté asiatique du Bosphore, d’où les palais de marbre blanc des sultans turcs pouvaient êtres admirés, ainsi que les minarets.
Le yacht s’arrêta près d’une plage juste à l’entrée en mer Noire. L’endroit était magnifique, à l’abri du vent, lequel en fait un endroit rêvé pour passer la journée. Les garçons en profitèrent au maximum, en se baignant, et pour se dorer au soleil en mangeant de bonnes choses préparées par l’équipage du yacht. Pendant ce moment de détente, un fait extraordinaire se produisit sur la plage.

Avant de se ré embarquer sur le bateau, un homme s’approcha du groupe et demanda si un certain Kolia faisait partie du groupe.
Kolia s’avança, et reconnu son oncle Nicolaï, qui appartenait aux résistants de l’armée blanche des environs du Caucase. Ce contact inattendu avait provoqué chez Kolia un vrai choc comme la foudre, ainsi que les révélations politiques très importantes à l’égard du fascisme.
Son oncle repartit après quelques minutes d’entretien avec Kolia, pendant lesquelles il lui raconta d’abominables faits consécutifs à la guerre civile.
À la suite de cet évènement, le yacht leva l’ancre et fit demi-tour en longeant la côte du Bosphore côté européen. Puis le bateau accosta près de l’école. Il était près de 21h 30, juste le temps pour aller se coucher car les garçons étaient très fatigués.

M. Roudakoff
 

Dernière mise à jour : 10-06-2009 18:02

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