Accueil arrow Dessins Animés arrow Japanimation arrow Shinigami no Ballad
Shinigami no Ballad Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 06-05-2009 22:27

Pages vues : 7062    

Favoris : 347

Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Dessins animés, Dimensions, Japanimation, Japon, Transformation

 
Shinigami no Ballad
しにがみのバラッド。
Momo the Girl God of Death


Les morts ne peuvent pas pleurer, alors je pleure pour eux.
(Momo la Faucheuse)
 
http://www.animeka.com/animes/detail/shinigami-no-ballad.html
http://www.momo100100.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shinigami_no_ballad
Sur Kazeo : http://fansnaruto.kazeo.com/Shinigami-no-ballad,r95604.html
En drama : http://wiki.d-addicts.com/Shinigami_no_Ballad

Japanimation de 2006 en 6 épisodes indépendants, réalisé par Tomomi Mochizuki d’après les histoires de Hasegawa Keisuke.
Il existe Shinigami no Ballad en drama (12 épisodes diffusés en 2007 sur TV Tokyo).
 
Ceux qui comme moi aiment les chats vont être servis : il s’agit du chat Daniel avec ses ailes de chauve-souris, le fidèle compagnon de Momo, un Anubis japonais (une Shinigami) : donc une divinité préposé au monde des morts, Anubis étant une divinité de l’Égypte ancienne plus spécialement chargé de l’embaumement des morts. La Momo tout habillé de blanc du dessin animé correspond à la Faucheuse en Europe (d’ailleurs Momo porte une faux), elle vient chercher ceux qui sont sur le point de changer de dimension et donc d’état.
 
 
Dans l’Égypte ancienne le chat était très vénéré, on l’embaumait, ce qui faisait beaucoup rire les Romains. il symbolise la force et l’agilité. Comme le chat est un animal « électrique », il est quelque fois associé au serpent, mais dans son mauvais côté négatif : le péché. De par son habilité le chat est associé au don de clairvoyance, et en Afrique centrale les sacs à médicaments sont faits en peau de chat sauvage. En Égypte ancienne le chat protège des souris et des rats les récoltes entreposées dans les greniers.
 
 
Le graphisme du dessin animé est très joli, simple et légèrement stylisé sans trop de lignes ou d’angles agressifs. J’aime beaucoup, en plus ce graphisme s’accorde parfaitement avec l’histoire. Cet ensemble graphique me rappel un dessin animé présenté au festival du Film d’Animation d’Annecy, et réalisé par un studio espagnol dans les années 1960 ; c’était l’époque de l’école américaine anti-Disney développée par le studio UPA (United Production of Animation) de Stephen Bosustow.
 
 
 
Au début du premier épisode : « Ta Voix », on est dans l’éternelle école japonaise où de jeunes garçons et filles discutent : Kouta le garçon et Mai la fille.
En rentrant de l’école, ils découvrent un chaton miaulant dans un carton sous le banc d’un jardin public. Mai veut le garder, mais selon Kouta ses parents ne seront pas d’accord. Le dialogue entre Kouta et Mai est savoureux, et les voix des comédiens japonais sont superbes et collent parfaitement aux deux enfants. En plus les images sont mêlées avec une petite musique country agréable et rythmant bien l’action.
Comme ils ne savent pas trop quoi faire du chaton, ils le porte dans un temple abandonné et lui donne à manger de leur propre nourriture préparée par leurs parents. Ils ont appelés leur « fils » Blue.

A l’école pendant les poses, Kouta étudie un livre sur l’élevage des chats. Mai est atteinte d’une maladie respiratoire qui l’oblige a avoir un petit flacon pour respirer un remède. Cela veut aussi dire que Momo et le chat Daniel ne sont pas bien loin, et que même Mai entend parfois le doux son de clochette que provoque le chat Daniel.
 
 
En revenant vers le temple pour s’occuper de Blue, Kouta découvre que le chaton est sorti de sa caisse. Mais à son appel Blue se met a miauler.
A la maison, Kouta réclame à sa mère un peu plus d’argent de poche pour nourrir Blue.
Pour l’instant c’est au tour de Mai d’aller au temple et de nourrir le chat Blue, mais il pleut et Mai prend froid. Il n’y a plus que Kouta pour s’occuper de Blue au temple. Mais il pense que c’est de la faute au chaton si Kouta se retrouve à l’hôpital, aussi il rapporte Blue dans le jardin public ; c’est le moment que choisit Momo pour apparaître à Kouta. Daniel et Momo disent que Blue va sûrement mourir sans soin. Vous pouvez imaginer ce que lance à la figure de Kouta le chat Daniel, il n’est pas comptant du tout. Momo se présente à Kouta, elle a même une carte d’identité !
Si Blue est abandonné il va mourir, aussi Momo s’apprête à abattre son immense faux sur le minuscule chaton.
Sans vouloir révéler la fin, il y a donc des interférences entre le chat Blue, Kouta et Mai...
 
 
Très touchante histoire, limpide comme une source cristalline et vous pourriez même sortir votre mouchoir, mais il faut puiser dans son âme d’enfant. Cette histoire simple mêle habilement et intelligemment la vie et la mort qui forment un tout ; et j’ai bien fait au début de parler de l’Ancienne Égypte et justement de son respect de la vie passé à préparer la mort, ou le « passage de sortir au jour », comme l’indique le célèbre Livre des Morts.

Dans le deuxième épisode : « La vie d’un poisson », en souvenir où la vie des humains venait de l’eau. Nous sommes la nuit, Asano Mitsuki, un garçon, est couché au fond d’une piscine avec quelques centimètres d’eau seulement. Mais Momo et Daniel arrivent, et ils lui apprennent qu’il va mourir, et Momo ne sait pas quand ! Sur le bord de la piscine se trouve Fujishima Yutaka, une jeune fille. Ça fait tout de même froid dans le dos de s’entendre dire qu’on va mourir quand on a environ vingt ans !
On n’échappe pas au lycée, donc ici il est question d’un prochain cours de science avec une expérience de laboratoire.
 
 
 
Selon Momo, Mitsuki aurait décidé de mourir à la place d’un autre, ainsi elle lui explique que ce n’est pas bien et que chacun a sa propre destinée. C’est comme : je ne peux pas manger à votre place !... Même la moindre feuille d’un arbre a sa propre vie.
La piscine du début est le lieu symbolique de Mitsuki et d’une jeune fille : Subaru, sa petite sœur lorsqu’ils étaient enfants et qui est morte de maladie emporté par Momo et le chat Daniel. Mitsuki veut aller avec Momo, mais elle le lui interdit.
Un détail : Mitsuki aime les hamburgers ! Il aime aussi Fujishima Yutaka. Épisode plus complexe qui pourra hélas dérouter. Dommage.
 
 
 
Troisième épisode : « Au-delà de la lumière ». Il est question d’un grand-père adepte de jeux vidéo et de son petit-fils : Kantarou. Il propose à Kantarou un jeu de rôle où celui-ci sera le personnage principal devant trouver un trésor (des souvenirs). C’est sans compter sur Tomato (une fille timide autrefois, d’où son nom), jeune fille plutôt autoritaire à lunettes ; une vraie maîtresse femme (en apparence). Selon la mère de Kantarou, Tomato doit veiller sur lui au lycée. Aie ! Dans un train accompagné de Tomato, Kantarou entend le grelot de Daniel !... En fait cet épisode commence par une chronologie éloignée de la notre et indiquée par un halo blanc autour du cadre : on y voit Kantarou observer son grand-père manipuler avec dextérité les manettes de commande de son jeu vidéo. Pour le moment Tomato et Kantarou se sont trompés de train à un changement, et ils doivent coucher dans l’hôtel d’une campagne où vivait le grand-père au jeu vidéo. Finalement, quelque temps après, dans la campagne et d’après un plan, Kantarou trouve le « trésor ».
L’ambiance de cet épisode est très réussit ; et il a son importance : Momo et Daniel parlent de JEU, mais pas de jeu vidéo, ils parlent ce celui de la vie et de la mort (l’illusion...).
 
 
Quatre étoiles pour cette œuvre poétique attachante. L’ambiance générale est soignée et me fait un peu penser à de la fresque, elle est savoureuse comme une gourmandise, même si nous voyons trop rarement le chat volant Daniel et sa ravissante Momo. Mais après tout, cela vaut mieux comme ça, car Momo vient chercher ceux qui devront « sortir au jour », selon la si belle expression des Anciens Égyptiens. Un bon point aussi pour la discrète, mais jolie, drôle et originale musique accompagnant l’histoire.

M. Roudakoff
 
 
 
 
 
[ Cliquez sur les vignettes, puis pour afficher l’image suivante : cliquez sur suivant ou précédent ou sur la partie droite ou gauche de l’image, ou utilisez les flèches du clavier ]
shini1.jpg
shini10.jpg
shini11.jpg
shini13.jpg
shini14.jpg
shini15.jpg
shini16.jpg
shini19.jpg
shini2.jpg
shini20.jpg
shini21.jpg
shini23.jpg
shini24.jpg
shini25.jpg
shini26.jpg
shini27.jpg
shini28.jpg
shini3.jpg
shini32.jpg
shini33.jpg
shini34.jpg
shini35.jpg
shini36.jpg
shini38.jpg
shini39.jpg
shini4.jpg
shini40.jpg
shini41.jpg
shini43.jpg
shini8.jpg
shini9.jpg
 
 

Dernière mise à jour : 06-05-2009 23:08

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2019 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >