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Juken no Kamisama Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 28-06-2009 16:48

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Collège, Dramas, Écoles, Études, Examens, Japon, Juken no Kamisama

 
Juken no Kamisama
受験の神様


Visualiser et atteindre le but, mais le dépasser !
Telle pourrait-être la devise du dieu des examens.
 
 
 
Drama de 10 épisodes diffusé au Japon en 2007 sur NTV, sur un scénario de Fukuma Masahiro.
 
Umezawa Isamu, un homme de trente-cinq ans travaille pour une grande entreprise, il a un fils unique : Umezawa Hiroshi, qui déteste les études mais adore jouer au baseball. Depuis que sa femme divorcée sur un coup de tête il y a cinq ans, Isamu lutte tous les jours pour accomplir les travaux ménagers. Isamu décide un jour de placer son fils dans une école préparant à des examens. Mais la tache s’avère difficile aussi entend-il parlé d’une femme surnommée : « la Déesse des examens ». On dit qu’elle aide tellement bien les élèves qu’ils réussissent tous leurs examens. Isamu découvre que la jeune fille s’appelle Sugawara Michiko et il commence a se lancer à sa recherche.
(Résumé d’après le DramaWiki)
 
C’est bien japonais ou oriental : en plein Tokyo, un japonais est à genoux sur le trottoir ou déambule une foule, à ses côtés sa fille ; il supplie une jeune femme devant lui de donner des cours particuliers à sa fille pour rentrer au collège Yotsuba. La jeune femme les plante là sur le trottoir.
Quelques temps plus tard, dans une classe de CM2, « pour élèves pas très doués » comme nous l’explique l’élève Umezawa Hiroshi (joué par Nagashima Mitsuki), et qui voudrait jouer en permanence au baseball. Les parents assistent à un cours, rangés le long des murs, chose que je n’ai pas connu pendant ma triste période scolaire primaire (trop d’élèves par classes suite aux nombreuses naissances de l’après seconde guerre mondiale) ; et c’est le moment où choisit le père de Hiroshi pour arriver. Il subit donc la remontrance du père dont le fils est en train de lire. L’interruption continue car le téléphone du père de Hiroshi retentit. Donc le papa d’Hiroshi : Umezawa Isamu (joué par Yamaguchi Tatsuya), est un salaryman costume-cravate-attaché-case travaillant dans une compagnie mondialement célèbre : la Société Tougai Bussan.
 
 
Dès les premières minutes, ça à l’air sympa comme drama : un bon rythme, de la vie, une légèreté et une transparence agréable, les enfants comédiens sont naturels, et il y a un bons support musical discret. Tout ce début est raconté par Hiroshi.
Hélas, il n’y a pas assez de pratique de baseball dans le collège d’Hiroshi, il lui faudrait réussir l’examen pour entrer au collège Hayate, lequel participe à des concours de baseball avec d’autres grandes écoles. Et puis au collège Hayate ils ont de beaux uniformes.
En jouant au baseball en solitaire sous un pont, il rencontre Sugawara Michiko (joué par Narumi Riko). Quand je vous disais que c’était un drama sympa : ensuite le scénario devient habile, bravo. Hiroshi demande son nom à Michiko. Elle lui répond que s’est impolie de demander sans avoir décliné avant son propre nom ; puis elle fait une démonstration de positivité à Hiroshi, démonstration directement avec la réussite de quelques chose : examens ou autres choses, peu importe. C’est le « Fait ou ne le fait pas » du Yoda de Star Wars, lorsque Yoda demande à Luke se soulever par la pensée son énorme vaisseau spatiale enlisé dans une mare.
 
 
Alors ici entre en ligne de compte LA VOLONTÉ. Important en magie, important pour un but à atteindre, mais surtout pour aller AU-DELÀ de ce but, ce qui veut dire non seulement mais surtout le dépasser ! Ainsi tout est montré dans cette courte séquence de baseball au bord de l’eau. Bien-sûr Hiroshi en est soufflé, et il se demande s’il n’a pas à faire avec une extraterrestre.

A la maison, on découvre Hiroshi vivant avec son père. Hiroshi n’est pas content, son père le prend toujours pour un bébé. Pendant que le père s’amuse à une réunion de parents dans une restaurant, le fils à la maison s’embête.
C’est triste de formater les enfants selon un protocole dont ils n’ont pas leur mot à dire. Justement on nous montre une brave maman faisant rentrer les mathématiques à coups de fouet, pardon le tapette sur les fesses de son fils. Hiroshi rêve et fait un cauchemar : il se voit ramper dans la boue sous le regard froid et méprisant de Michiko, comme un perdant qui abandonne sans essayer.
 
 
Dans ces sociétés de business et d’économie galopante, la compétition est encouragée, et c’est là le drame de notre civilisation. Ainsi Umezawa Isamu joue au golfe avec le président de sa compagnie et quelques autres cadres importants, et ils discutent tous du passage de leur enfant dans des collèges tous plus prestigieux les uns que les autres. Seul Isamu se sent gêné avec son Hiroshi, du coup il rate le trou de sa balle de golfe.
Hiroshi, lui, rêve devant la plaque fixée à l’entrée du collège Hayate ; mais pas seulement : il se faufile jusqu’à un gymnase et observe un entraînement de baseball sous l’œil d’un prof qu’il prend pour un dieu. Alors bien-sûr, ça lui donne envie d’entrer dans ce collège ! Voilà, il a trouvé un but : il suffit de se donner les moyens pour y parvenir... et de le dépasser ! Aussi pour cela fait-il une requête à son père au cours d’un repas.
 
 
Je trouve que Nagashima Mitsuki joue très bien et naturellement. Ça tombe bien, il y a un test d’entrée au collège Hayate dans une semaine. Le jour arrive et Hiroshi est impressionné par le nombre de participants.
Première épreuve : test de japonais et de mathématiques en 50 minutes. Ensuite : sciences et économie en 30 minutes. Hélas, il y a plein de points que Hiroshi n’a jamais abordés dans sa classe.
C’est moderne : on annonce le résultat de l’examen trois jours plus tard sur internet. Tragique est le résultat d’Hiroshi : moins de 5% de bonnes réponses !
J’ai vécu ça : c’est dur de rater un examen quand on y croyais tellement, le problème est seulement dans un manque de préparation des matières de cet examen.
 
 
Après les déboires de son fils, Isamu se met en recherche d’une institution préparant aux examens. Hélas beaucoup de cours particuliers sont plein et on a tous envie de lui dire d’aller chercher Sugawara Michiko. Et c’est là, lorsqu’il se confie à des amis dans un restaurant, qu’on lui souffle le surnom de Michiko : « la Déesse des examens ». Elle aurait réussit les examens d’entrée de 17 collèges prestigieux, et d’après les rumeurs elle n’est qu’élève de troisième année d’un collège pour filles.
Dans son collège, Michiko paraît aux autres élèves comme une sainte ! En attendant, ce n’est pas facile pour Isamu de trouver cette Michiko : par exemple à l’entrée d’un collège, on le prend pour un pervers quand il questionne des étudiantes. Et dans un autre collège, sur le point de trouver Michiko, on veut appeler la sécurité pour « embarquer ce pervers ». Coursé par une horde de professeurs et quelques élèves, Isamu se retrouve dans un gymnase stand de tir à l’arc où s’exerce Michiko.
 
 
La mise en scène est astucieuse de même que l’écriture du scénario. Bref, la rencontre Isamu Michiko est originale.
Ensuite la liaison se fait avec la rencontre passée au bord de l’eau entre Michiko et Hiroshi. Et justement, ils se retrouvent au même endroit et en plus avec Isamu, baptisé momentanément : le pervers !
Je ne sais pas qui est pervers là-dedans, mais pour accéder à la demande d’être le professeur particulier de son fils, Isamu est obligé de s’agenouiller devant Michiko la tête dans la flaque d’eau qui est à côté. Elle prétexte qu’elle est la loi. Curieuse logique à la mauvaise et infecte sauce des anciens Grecques ! Évidemment, si Isamu ne s’exécute pas, c’est qu’il est un mauvais père vis à vis d’Hiroshi. Un peu fasciste Michiko... et quel orgueil. D’ailleurs personne ne s’exécute, et Hiroshi dit à Michiko d’aller au diable ! En attendant, c’est Isamu qui sert de prof particulier.

Bravo pour la mise en scène, je suis enchanté. Heureux aussi de retrouver l’actrice Yachigusa Kaoru, qui joue souvent les mères ou les mamies. Ici elle est la grand-mère de Hiroshi. J’ai pu l’apprécier dans Byakuyakou.
 
 
Hiroshi a des réelles difficultés avec les problèmes de voyageurs qui partent en avance par rapport à d’autres et le calcul de la distance, etc. bref torture mentale pour enfants ; comme si l’intelligence pouvait se résumer à ce genre de conneries. Enfin, il y a une multitudes de formes d’intelligence, et bienheureux ceux qui s’envoient en l’air avec les mathématiques, je pense à Georg Cantor et surtout à la si courte et dramatique vie de Évariste Galois.

La cérémonie de la partie de golfe, entre Isamu, le directeur de la société et quelques cadres, porte parfois ses fruits. Le directeur questionne Isamu sur le souhait de son fils et ses difficultés pour préparer son examen au collège. Aussi on retrouve « en voyage d’affaire » Isamu et son fils. Ils sont à Hakodate où il y a un collège avec une excellente équipe de baseball. Ainsi Isamu va travailler à Hakodate.
Seulement une jeune fille parle de manque d’argent à Michiko ; aussi, une nuit, il suit sont père partant au beau milieu de la nuit et sous la pluie, pour le retrouver manœuvre sur un chantier. Selon les explications de Michiko à Hiroshi, parce qu’on la retrouve par surprise, Isamu fait un travail supplémentaire de nuit pour payer l’entrée au collège Hakodate. Alors vous pouvez imaginer la tête d’Hiroshi. Retrouvailles surréalistes, d’autant plus qu’Hiroshi l’invite chez lui, alors la confrontation Isamu Michiko est très délicate !
 
 
Séquence poignante, car Michiko n’est pas sympathique, tout au moins au premier abord, et c’est Hiroshi qui s’humilie à genoux dans l’eau sous la pluie, pour la supplier de l’aider à résoudre ce fameux problème de voyageurs et autres tortures scolaires.
Encore une fois, bravo au scénariste : Fukuma Masahiro. En fait le rapport de pouvoir entre la famille Isamu et Michoko est intéressant, même s’il est outré ; il me fait penser à un rapport et un rituel de chevalerie du Moyen-Âge, bien que cela se passe dans le Japon de notre époque. Et Michiko joue les psychiatres de service et accuse Isamu de ne pas comprendre son fils.
C’est mal parti, Isamu se fâche contre Michiko et la chasse, là encore au grand désappointement de Hiroshi.
Hélas depuis le départ à Hakodate et la confrontation avec Michiko, ça se passe mal entre le père et le fils ; il veut toujours entrer au collège Hayate, il veut que son père le considère comme un adolescent responsable et plus comme un enfant surprotégé.
 
 
Les allés et retours de la vie se poursuivent ici : Isamu vient trouver au collège Michiko, et Isamu se confie sur sa vie de famille à Michiko, tel un patient devant son psy. Ça fait bizarre, car Michiko n’est encore que collégienne. Pour finir, c’est elle qui a gagné... comme pour les examens ! Ah elle est forte... et ça va chier pour le pauvre Hiroshi et son papa. D’ailleurs Isamu a baptisé Michiko : « la femme robot ».

Parcours du combattant :
Après-midi
- 16h : devoirs
- 17h : japonais
- 18h : mathématiques
- 19h cahier d’exercices
- 20h : dîner
- 20h 30 : bain
- 21h : sciences
- 22h : économie
- 23h : révisions
- 00h : dormir.
 
 
Et pour commencer, dans le deuxième épisode, sous l’œil froid et impitoyable de Michiko, Hiroshi devra écrire 100 fois son nom avec une batte de baseball coincé entre son dos et sa chemise ; pendant que papa fait la cuisine ; et que Michiko fiche toutes les affaires d’Hiroshi en l’air... et fait acheter et livrer un énorme tableau noir, enfin ici blanc, pour les études d’Hiroshi, et payé sans son consentement par Isamu. Celui-ci d’ailleurs se plaint qu’il a engagé une professeur particulier et pas un décorateur !

Quatre étoiles pour ce superbe drama, intense en psychologie à la japonaise ; de l’émotion et de la poésie, de l’humour aussi. Drama savoureux parce qu’il y a plein de petits détails qui enrichissent constamment l’histoire et l’atmosphère. Avec un sujet apparemment simple dont on pourrait attendre de la monotonie, ce n’est pas le cas, la dynamique de l’histoire est en constante rythmique, c’est vivant. Il vaut mieux cela, pour un sujet général sur les examens.
Dans ce premier épisode et le second, il y a quelque chose de déchirant, cette difficulté de communication entre le père et son jeune fils, et en même temps l’amour touchant qu’ils se témoigne.
Bravo aux comédiens, ils sont tous bons, mais le jeune Nagashima Mitsuki est sensationnel. Bravo au réalisateur du premier et deuxième épisode : Iwamoto Hitoshi, et encore bravo au scénariste, c’est du travail de couturier. Iwamoto Hitoshi était réalisateur sur Tatta Hitotsu no Koi et pour ses dix épisodes. Pour moi c’est un excellent réalisateur. 

M. Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 28-06-2009 18:01

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