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Pourquoi l’assassinat d’Osiris ? Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 02-07-2009 19:32

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Babylone, Égypte, Graines, Osiris, Ptah, Rythme, Végétation

 
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Pourquoi l’assassinat d’Osiris ?
et comparaison avec l’Arche de Noé (un des nombreux déluges).




Une histoire de GRAINES (1) ou re naissance ou Point Focal que des religions ont empêchées de germer, ou la brisure d’un rythme.

La croyance découlant d’un apprentissage peut se nicher où elle veut : « Johnny, tu voudrais nous faire croire que les ouvriers américains ont une bagnole à eux ! » (conversation dans un goulag bolchevik entre deux prisonniers Russe et Américain)
Interruption du flux cosmique
OSIRIS (Wsjr) : étant héritier de Geb la Terre, Osiris est aussi le dieu de la Végétation. Qui dit végétation dit rythme, cycle, comme le cycle solaire, aussi Osiris peut à un moment représenter le soleil nocturne (encore le principe de l’Alchimiste Artéphius, voir plus bas), l’astre mort ou en sommeil, qui renferme en soi, comme une graine, le principe régénérateur de la vie. La ville sacré d’Osiris est Abydos.
 
La mort étant considéré en Égypte ancienne comme une re naissance, il n’est pas étonnant qu’Osiris soit dieu des morts, roi de l’au-delà, le « Royaume d’Osiris ». Les traditions se sont densifiés, croisées, opposées, complétées pour aboutir au mythe d’Osiris tel que le rapporte Plutarque, mais en l’adaptant à la mentalité grecque.

Si Ptah est le prototype d’Osiris, Osiris est lui le prototype du Christ Rédempteur : ils ressuscitent tous les deux (Voir également Noé plus bas).
Osiris malgré son dépeçage en 14 morceaux, et le recollage d’Isis grâce à l’Eau-de-Vie, est vivant dans la mort. Dieu du Monde inférieur la Douat (après Ptah), il reçoit les défunts à leur arrivée dans la Douat.
Le mythe d’Osiris nous est parvenu entier grâce à Plutarque. Osiris épouse sa « soeur » Isis, dont il a un fils Horus (le Jeune), et avec l’aide de Thot, il apprend aux hommes à cultiver la terre, vénérer les dieux.
Son frère Seth (le mauvais côté d’Osiris) le jalouse. Il prit en secret la longueur exacte du corps d’Osiris, et fit construire d’après ces mesures un coffre richement décoré. Il invite Osiris à un banquet et déclare qu’il offrira son plus beau coffre à celui qui le remplira entièrement de son corps. Osiris, le plus grand de tous les convives, parvient à le remplir parfaitement. Alors Seth ferme le coffre et le précipite dans les eaux du Nil. Isis, sa sœur-épouse, commence dans les lamentations une incessante recherche. Elle le retrouve en Phénicie d’où elle le ramène en Égypte et, là, le cache dans le marais du Delta. Seth le découvre et dépèce le cadavre en 14 morceaux qu’il disperse. L’infatigable et inconsolable Isis, aidée de sa soeur Nephtys, retrouve tous les morceaux, à l’exception d’un seul, son phallus, qu’un poisson avait dévoré. Aidée d’Anubis l’Embaumeur, elle reconstitue le corps de son époux et en fait une momie qui va dès lors régner éternellement sur le monde inférieur. Isis fit en outre une effigie de son phallus et consacra ce phallus qui fut donné à la vénération des Égyptiens.
Horus, le fils, décide de venger son père. Il provoque son oncle en combat singulier et lui arrache son sexe. Lui-même y perd un oeil (qu’il donne à manger à son père qui y retrouve vie et force), mais il réussit à enchaîner Seth et à l’amener devant Isis. Celle-ci pardonne et libère Seth. Horus furieux de cette clémence arrache la couronne à sa mère et la jette.
C’est depuis qu’elle fut remplacée par une coiffure à tête de vache. Puis Horus épouse Hathor, déesse de l’Amour (divinité céleste), symbolisé par une vache. Horus est ainsi l’aspect de la renaissance d’Osiris : un fils-père. (C’est toujours le « système » de l’Alchimiste du 11è siècle : Artéphius ! Par exemple il considère les quatre Éléments comme abstraits).
Isis : mère, sœur, épouse ; elle préfigure le culte de Marie, mère de Jésus. (Résumé d’après le livre de Pierre Solié : Médecines initiatiques)

On a donc « 4 mystères » : 1) mort d’Osiris ; 2) Son morcellement ; 3) Recherche et pérégrination (pérégrination : de pélerin. Voyager loin et en de nombreux endroits), et assemblage des morceaux (Eau de Vie/Verbe reconstructeur) ; 4) Renaissance ou poussée vers le haut (dieu de la Végétation).
Osiris est OSIRIS-GRAIN-VIVANT : il est enfermé vivant dans le coffre, comme la graine vivante mise en terre (Voir plus bas la comparaison évidente avec l’Arche de Noé). Ensuite Osiris est noyé dans le Nil ; il entame alors une Œuvre au Noire de Fermentation afin de changer de nature. Il n’y a donc à aucun moment « mort d’Osiris » mais TRANSFORMATION. Ensuite, il est comme dispersé par Seth, et la nuit pendant la Lune claire.
Comme l’écrit A. Mayassis dans Mystères et Initiations de l’Égypte Ancienne : « l’ancienne Égypte vivait sa Vie en pensant à la Mort ».
 
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Le corps morcelé en plusieurs parties c’est :
De plus, le morcellement du corps en plusieurs parties évoque les deux Eaux des contes Russes : l’Eau-de-Mort, qui sert à découper ; l’Eau-de-Vie ou colle.
 
 
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Le garçon « quitte » sa mère pour son père.
La fille « quitte » son père pour sa mère.
 
 
Prière à Osiris (d’une tombe amarnienne)
Salut à toi, Osiris justifié dans le Tribunal !
Tu te lèves comme le soleil à l’horizon.
Son disque est ton image,
Son image est ton image,
Sa puissance est ta puissance !
Pour le Ka du père du dieu Hêtaï, justifié en paix.
(Disque : disque solaire, ou disque lunaire ; justifié : exclamation ou acclamation signifiant : juste de voix, reconnu, victorieux ; le Ka est un élément de la personne, sorte « d’énergie »).

Autre hymne et prière à Osiris.
Récité par la préposé aux onguents du trésor du Seigneur du Double-pays, intendant du diadème royal du dieu bon, Romé, justifié.
Il dit :
Je viens à toit, Seigneur du Pays-Sacré, (terme employé pour une nécropole, ici Abydos)
Osoris, Régent d’Abydos !
Je fus un juste sur terre.
J’ai accompli la justice (Maât la déesse de l’ordre du monde), exempt de faute.
Fais que je sois glorifié dans le ciel,
puissant sur terre,
justifié comme les Seigneurs de la Douat (Royaume des morts).
Que mon baï sorte pour aller dans le lieu qu’il désire
étant moi-même comme les dieux qui sont à ta suite.
Pour le Ka de l’Osiris Romê.
(Baï ou Ba : élément constitutif de la personne ; le Ba peut être à la fois universel et particulier).
 
 
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Corrélation importante entre Osiris et l’Arche de Noé, par Alexander Hislop, dans son livre : Les deux babylones.

L'époque où Osiris fut enfermé dans son cercueil et où ce cercueil fut déposé à la surface de l'eau, d'après les déclarations de Plutarque, s'accorde exactement avec l'époque où Noé entra dans l'Arche. Ce fut le 17 du mois d'Athyr, alors que le Nil cesse de déborder, lorsque les nuits allongent et que les jours diminuent (Plutarque : Iside et Osiride, Wilkinson, vol 2). Le mois Athyr était le second mois après l'équinoxe d'automne, époque à laquelle commençait l'année des juifs et des patriarches. D'après cette déclaration donc, Osiris fut enfermé dans son cercueil le 17e jour du second mois de l'année patriarcale.
Comparez ce fait avec le récit scripturaire de l'entrée de Noé dans l'Arche, et vous verrez à quel point ils s'accordent : "l'an 600 de la vie de Noé, le deuxième mois, au 17e jour du mois, toutes les fontaines du grand abîme furent rompues,... ce jour-là Noé... entra dans l'Arche." (Genèse VII, 11, 12) ; L'époque à laquelle disait-on, Osiris (ou autrement Adonis) avait été renfermé dans son cercueil, était exactement la même que celle où Noé fut relégué dans l'Arche pendant une année (Pollodore, livre 3, vol 1 ; Théocrite, Idylle 15. Osiris était l’Adonis des Égyptiens). Or, les déclarations de Plutarque démontrent que comme Osiris à cette fête était régale comme mort et enseveli quand il fut renfermé dans son arche ou dans son cercueil et confié à l'abîme, ainsi lorsqu'il en sortit, son nouvel état fut regardé comme celui d'une nouvelle vie, ou comme une régénération (Plutarque : Iside et Osiride, Wilkinson, vol 4).
D’après la Bible, Nemrod fait partie de la famille de Noé. Un site en fait le père de la dictature puisque Nemrod était roi de Babylone !... [NTMR : Attention : il faut toujours se rappeler que TOUT SYMBOLE EST DOUBLE].

Les prêtres Chaldéens ont entièrement corrompu et dénaturé toutes les vérités primitives. Ils fermèrent volontairement les yeux sur ce fait, que c'est la justice par la foi que Noé avait avant le déluge qui lui permit de traverser sain et sauf les eaux vengeresses de cette terrible catastrophe, et l'introduisit du sein de l'arche, par une nouvelle naissance, dans un monde nouveau, lorsqu'arrêté sur le mont Ararat, il sortit de sa longue réclusion. Ils firent croire à leurs sectateurs qu'en passant seulement par les eaux du baptême et les pénitences qui s'y rattachaient, cela suffisait pour faire d'eux, comme du second père de l'humanité, de Diphueis, nés deux fois ou régénérés, pour leur donner tous les privilèges du juste Noé et cette nouvelle naissance (palingenesia) (Plutarque : Iside, vol 2), dont leur conscience leur faisait sentir le pressant besoin. La papauté agit d'après le même principe, et c'est de cette source qu'elle a tiré sa doctrine de la régénération par le baptême, à propos de laquelle on a tant écrit et engagé tant de controverses, que l'on discute tant que l'on voudra, c'est là et là seulement qu'on trouve la véritable origine de ce dogme anti-scripturaire (On s'est livré à beaucoup de spéculations sur le sens du nom de Shinar [ou Shinear], appliqué à la région dont Babylone était la capitale).
Le lecteur a déjà vu combien Rome a fidèlement copié l'exorcisme usité dans le baptême. Toutes les autres particularités qui se rattachent au baptême Romain, comme l'emploi du sel, de la salive, du chrême ou l'onction avec l'huile, et la marque sur le front par le signe de la croix, sont également des usages païens.

Imitation du supplice d’Osiris où il fut découpé en morceaux.
Osiris avait été mis en pièces, en conséquence, pour imiter son sort, autant qu'un homme vivant pouvait du moins le faire, ils devaient se couper et se faire des blessures dans leur propre chair. Aussi quand les prêtres de Baal luttaient avec Élie pour obtenir les faveurs de leur dieu et l'amener à faire le miracle qu'ils lui demandaient, ils criaient à haute voix et se faisaient des incisions avec des couteaux et des lancettes, selon leur coutume, jusqu'à ce que le sang ruisselât sur leur corps. En Égypte les indigènes en général, quoique prodigues de l'usage du fouet, étaient assez avares de l'emploi des couteaux et, cependant, il y avait encore chez eux des hommes qui reproduisaient sur eux-mêmes le démembrement d'Osiris. Les Cariens d'Égypte, dit Hérodote dans un ouvrage déjà cité, se traitaient à cette solennité avec plus de sévérité encore, car ils se balafraient le visage à coups d'épée (Hérodote, livre 2). Il y a évidemment une allusion à cette coutume dans la loi de Moïse : "Vous ne vous ferez point d'incisions dans la chair pour un mort." (Lévitique XIX-28). Ces incisions dans la chair sont largement en usage dans le culte des divinités Hindoues, comme rites propitiatoires ou pénitences méritoires. On sait qu'elles étaient pratiquées dans les rites de Bellone (Les prêtres de Bellone, dit Lactance, ne sacrifiaient pas d'autre sang humain que le leur), sœur ou femme de Mars, le dieu de la guerre, dont le nom "celui qui se lamente sur Bel" montre clairement l'origine de son mari auquel les Romains aimaient tant à faire remonter leur origine. On les pratiquait aussi de la manière la plus sauvage dans les représentations des gladiateurs si appréciées des Romains malgré toute cette civilisation dont ils étaient si fiers. Les malheureux qui étaient destinés à se produire dans ces sanglantes exhibitions ne le faisaient pas d'ordinaire de leur propre volonté.
Mais cependant le principe de ces exhibitions était le même que chez les prêtres de Baal. On les célébrait comme des sacrifices propitiatoires.
Selon A. Hislop, Les flagellants découlent directement du dépeçage d’Osiris.

Voici comment Plutarque s'exprime sur le sujet de l’idolâtrie : "Informée de l'événement (c'est-à-dire du démembrement d'Osiris) Isis se mit tout de suite à la recherche des membres du corps de son mari, et prit une barque de jonc de papyrus pour traverser plus facilement les endroits bas et marécageux... Ce qui explique le nombre des sépulcres d'Osiris en Égypte, c'est que partout où elle trouvait un des membres de son mari, elle l'ensevelissait sur le lieu même ; d'autres cependant supposent que cela s'explique par suite d'un artifice de la reine, qui offrit à chacune de ces villes une image de son mari, afin que si Typhon venait à vaincre Horus dans le prochain combat, il ne pût trouver le véritable tombeau. Isis réussit à retrouver tout ces membres différents, à l'exception d'un seul qui avait été dévoré par les Lépidotes, les Phagres et les Oxyrinques ; c'est pour cela que ces poissons sont en horreur chez les Égyptiens. Pour se dédommager, elle consacra le Phallus, et institua une fête en son honneur." Cela ne montre pas seulement la vraie origine du culte des reliques ; cela montre aussi que la multiplication des reliques peut prétendre à la plus vénérable antiquité. Si donc Rome peut se vanter d'avoir seize ou vingt vêtements sacrés, sept ou huit bras de saint Matthieu, deux ou trois têtes de saint Pierre, ce n'est pas plus que l'Égypte ne pouvait faire pour les reliques d'Osiris. L'Égypte était couverte de tombeaux du dieu martyr ; et plus d'une jambe, plus d'un bras, plus d'un crâne déclarés authentiques, étaient exposés dans les cimetières rivaux à l'adoration des fidèles.

 
 
Note.
1. Grain (prt) et Hiver (prt) sens de faire des provisions pour cette saison difficile ; encore un bel exemple pour le Croisement dans le Caducée, et en plus situé dans le mot grain (cause) ! Ici c’est donc l’effet produit de l’Hiver, et pas la caractéristique de froideur.
Homonyme de Grain : anxt avec anx la Croix de Vie Ankh.
À rapprocher de qd : construire, forme, Nature, caractère, tout entier, réunir.
Le Grain-Focale : fixer ou Grain Fixe ou Fixation cavalante ! Il est indiqué dans l’œil irt. Irtt est le Lait : le Blanc de l’Instant.
Fixer la cavalcade ou fixation au Rouge (sens de résister au feu) : c’est-à-dire l’union avec l’Un.
Nier les corps et la séparation est donc une négation de l’être actuel du monde de la Manifestation.
Trop de fixation tue (synthèse) ; Éros, désir suprême, ni tout amour terrestre et par là s’asservit à la mort. Donc il importe de dépasser ce stade, c’est-à-dire de dépasser et vaincre cette négation, cette mort. Il faut réussir à rendre cavalant ce Fixe.
C’est bien ce qui se dégage de « l’énergie » transmutatoire évoquée dans la « réalité » de la Pierre Philosophale.
Transmuer :
Le centre de la Croix, c’est le Grain Fixe, le grain de la Pierre.
Le Grain Fixe possède un aspect avec le mot Djet (Ddt) : indestructible ; c’est le Verbe divin inné, emprisonné au plus profond du corps mortel, puis réveillé, libéré et devenu fixe ou indécomposable ; rapport avec la résurrection. Le corps immortel reste prisonnier de la Terre et d’Osiris si Rê ne vient démêler le sac de nœuds (obtention du Grain cavalant).
Rê-Osiris sont les deux animateurs, deux courants de Vie Universelle du Djed humain.
(Dd : pilier Djed, parole, Verbe) Iri : faire, créer, construire, cultiver. Œil d’Horus : Irt Hr.
Œil de Rê : Irt Ra.
Deux yeux : Soleil pour l’œil droit, et Lune pour l’œil gauche. La face d’Horus Universelle fait le jour et la nuit selon qu’il ouvre ou ferme l’œil solaire, celui de Rê. Il est dit que l’œil d’Horus, fils d’Isis, fut découpé par Seth en petits morceaux qui furent rassemblés par Thot en un œil complet : Œil Oudjat (wjat). Cet œil indique des fractions de poids et représente 6 parties. La pupille vaut 1/4 ; les 2 triangles du Blanc qui entoure la pupille :
interne vaut 1/2 et externe vaut 1/16 ; le sourcil vaut 1/8 ; le fil spiralé qui descend sur la joue, fil comme celui de la Couronne Rouge vaut 1/32 ; le signe qd ou qd, petit bâton en forme de piquet vaut 1/64. Le total est 63/64, soit le total moins 1/64. L’Œil Oudjat est peint des 3 couleurs essentielles du symbolisme Égyptien : le Noir pour la pupille, le Blanc Couronne Blanche pour les 2 triangles, le Rouge Couronne Rouge pour le fil spiralé.
[Extrait d’une brochure sur le dieu Ptah]
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 03-07-2009 14:56

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