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Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 13-07-2009 15:26

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Films, Japon, Leucémie, Sekai no Chuushin de Ai wo Sakebu


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Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu
世界の中心で、愛をさけぶ

Le cœur du monde, le cri d’amour


Le meilleur moment pour embrasser, c’est quand l’autre
raconte ses rêves. (Aki Hirose)

Le Paradis est un concept inventé par les vivants !
 
 
 
 
http://www.newsasia-ddl.com/article-12055108.html
Très belle chanson du film sur You Tube.
Sur Yahoo Video.
Sur le Wikipédia japonais.
Site de Moriyama Mirai : http://www.moriyama-mirai.com/
> Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu en drama

Film japonais de 2004 réalisé par Isao Yukisada, d’après un roman de Kyoichi Katayama. Lent poème sur les petits rien de la vie ; sur un amour pur ; étrange film d'amour sur le temps qui coule, celui du sablier. Le film a eu beaucoup de succès au Japon. Il existe aussi un drama de 11 épisodes et un spécial avec le même titre, sur le même sujet et de 2004, mais avec des acteurs différents.

Ritsuko Fujimura (joué par Kou Shibasaki) achète un lecteur de cassette audio et en écoute une de l’année 1986. La voix d’une jeune fille dit qu’elle va bientôt mourir. Sakutaro Matsumoto (joué par Takao Osawa) est un salaryman d’une trentaine d’années de bas de gamme, d’après ce que l’on peut en voir à l’image. Il rentre chez lui et découvre un mot de Ritsuko. Elle est absente pour quelques jours et lui dit de ne pas s’inquiéter. Ce début de film se déroule pendant une période de typhon étrange et triste. Selon Sakutaro, Ritsuko sa fiancée est définitivement partie.
 
La plupart des chaînes de télévision parlent du typhon en directe, et au bistro, Sakutaro aperçoit à la télévision, dans l’arrière plan du cadre d’un cameraman : Ritsuko. Un volet sous la forme de gros plans de pieds courants nous fait passer de maintenant à 1986.
 
 
On découvre un Sakutaro jeune lycéen (joué par l’excellent Mirai Moriyama). Les lycéens assistent à une cérémonie funèbre pour la mort d’un professeur. Une lycéenne prononce un éloge funèbre, mais une violente averse se déclenche.
Par la suite sur le toit du lycée, Sakutaro mange comme un cochon. Il observe au loin sur le terrain de sport Aki Hirose (joué par Masami Nagasawa), celle « qui a peur du lendemain ». Par la suite elle monte sur le scooter de Saku et ils se promènent sur une jetée. Saku semble la courtiser bizarrement, en énumérant ses différences par rapport à ce qu’on peut appeler le normal.
Dommage que Mirai Moriyama ne joue pas les deux âges de Sakutaro, car la différence de visage entre Mirai Moriyama et Takao Osawa est très nette. La réalisation est lente, presque hiératique, bien à la japonaise ; je retrouve d’ailleurs des plans de films de Hayao Miyazaki, dans des cadrages, des paysages.
 
 
 
Le balayage entre passé et présent saute à nouveau : retour sur le jeune Saku toujours en compagnie de Aki. Ils contemple une baladeur pour cassette audio d’une grande marque japonaise célèbre.
1986 c’est l‘époque où s’est développé une quantité phénoménale de mini ordinateurs domestique, plus machines de jeux vidéo sophistiqués que véritables ordinateurs. Les seuls ordinateurs valables étaient les Commodore avec le Pet et le Vic 20, et les ITT 2020 (1979) ou Apple II. IBM a faillit disparaître sur ce coup là, il a donc contre attaqué avec l’invention du PC.
Le Vic 20 de Commodore était une superbe machine avec un vrai clavier, solide. Pour accéder à la haute résolution écran (environ 256 pixels de large en 256 couleurs), il fallait programmer en langage machine (en Assembleur). Le créateur de Linux s’est fait la main en programmation sur le Vic 20. C’est amusant la programmation, encore faut-il avoir l’esprit à cela ! A l’époque il n’y avait pas d’operative system ou système d’exploitation genre Unix, ou Ubuntu. Surtout il n’y avait pas de souris !
 
 
 
On suit le road movie de Aki et Saku, de leur lycée à la ville. Ils se baladent même la nuit dans un cimetière. Saku pense que tout est fini quand on meurt. Mais rien n’est fini, tout commence !... Saku ouvre une tombe, prend le pot de cendre du professeur défunt, et parmi les cendres blanches il y retire un os qu’il enveloppe soigneusement dans un tissus. Le cimetière semble un lieu de réunion apprécié : il déboule deux autres jeunes gens : Johnny (joué par Kanji Tsuda) et une jeune fille.
A nouveau on bascule sur le Saku de trente ans dans ce même cimetière. Et qui croyez-vous qu’il y retrouve ? Johnny. Ensuite il retourne chez ses parents et ressort d’une vieille boîte rouillée des cassettes audio.
 
 
C’est parfois pénible ce passage constant de maintenant à l’arrière. A nouveau on retrouve le Saku lycéen. La cassette sert de liaison entre le maintenant et le passé. Il est toujours question de Aki. C’est elle qui s’est enregistré, comme une sorte de journal pour Sakutaro. Elle semble vouloir que Saku corresponde avec elle par cassette interposée. Saku lui raconte son repas : croquettes avec sauce de soja. Finalement ils commencent a sortir ensemble et a se faire des confidences. Et la sortie va jusqu’à faire un séjour sur une île quasiment déserte.

Dès les premières secondes du film, on pouvait se rendre compte du lent déroulement de cette histoire. On prend son temps, les petits rien de la vie se découvrent entre le passé et le présent. Une frêle poésie s’installe, il faut se laisser capter. Je préfère voir le Saku lycéen et la jeune Aki que la partie du présent. Et puis Mirai Moriyama est drôle par moment.
C’est par ces petits rien que tout prend forme d’une façon très émouvante : à la moitié du film, après cette sorte de Lune de miel où Saku et Aki se découvre tendrement, il ne se passe même rien de physique entre eux, leur amour naissant est pure, d’ailleurs il était question un moment dans le lycée de Roméo et Juliette, il en est même question dans les cassettes ; soudain c’est le drame.
 
 
L’amour s’était installé entre Saku et Aki, mais c’était plutôt Aki qui menait la barque ; Saku était encore loin de réaliser ce qui lui arrivait. Dans la chronologie du présent, le Saku de trente ans est en liaison avec Aki par le son de sa voix sur cassette, elle lui révèle qu’elle a caché quelque chose dans le lycée.
Cette liaison par cassette me fait penser au spiritisme, mais à notre époque on n’utilise plus trop les « tables tournantes », mais comme dans le film : des cassettes. On appel cela la transcommunication. Cette technique a été révélée par le docteur Dr. Konstantin Raudive.
 
 
 
Pour en revenir à notre Saku de trente ans, il se laisse donc diriger par la voix de Aki, dont on ne sait pas si elle est morte (j’ai un doute), ainsi il pénètre dans la célèbre salle de sport à la fois salle de spectacle qui se trouve dans tous les lycées du monde, puis montant sur l’estrade, il écoute une Aki imaginaire jouant du piano. C’est à ce moment là que nous retrouvons la Ritsuko abandonnée au tout début. Qu’observe t-elle dans le gymnase sur l’estrade ? Saku et Aki jeunes ? ou ceux de maintenant ? En tous cas Aki apprend à Saku qu’elle est atteinte de leucémie. Aki jure de ne pas mourir, et elle demande à Saku de la croire.
 
 
Finalement le passage du passé au présent est à prendre comme un rébus, comme dans les rêves ; et parfois les plans se superposes. C’est assez subtile dans le film, car si les chronologies se superposes, les amours de Sakutaro aussi : Aki et Ritsuko ; dont l’une a quittée Saku et l’autre est peut-être morte de sa leucémie ; et il y a aussi une nette différence d’âge entre les deux femmes, Aki est presque adulte (17 ans), Ritsuko n’est encore qu’une gamine (8 ou 9 ans). Il y a aussi les sons de cassettes qui se superposes, comme dans le phénomène de la transcommunication, le typhon du passé et celui du présent... Tout n’est que vibrations, avec fréquences porteuses et sous-porteuses. Avec tout ça on ne sait pas si Aki est vraiment morte, c’est ce que ressent aussi Sakutaro.
 
 
Dans le dernier quart du film on assiste à la maladie de Aki, elle est à l’hôpital en chambre stérile et n’a plus aucun cheveux. Sakutaro va la voir pour lui montrer sa volonté de se marier avec elle. Maintenant vient s’ajouter une nouvelle superposition : celle de la glace de séparation de la chambre stérile ; Aki et Saku se serre la main à travers cette vitre ; ils s’embrassent même.
Comme je parlais de temps qui coule au début : Saku a sorti de l’hôpital Aki malgré sa maladie. Ils ont un rêve d’aller en Australie pour certaines raisons. Hélas le typhon fait toujours rage (encore une superposition), le temps de vie de Aki est maintenant compté, hélas par cause de tempête, l’avion pour l’Australie est annulé. La superposition et le synchronisme des deux entrelacs du Caducée n’auront pas fonctionné, tout au moins pas à nos yeux de mortels. Même dans les bras de l’être aimé, on meurt souvent seul... quand l’un s’en aperçoit, l’autre est déjà parti depuis quelques secondes ; ou bien encore on fuit inconscient la mort de l’être cher.
Un autre drame : vers la fin du film on apprend pourquoi Ritsuko adulte boîte, et toujours avec la liaison de la fluidité de la cassette, la dernière d’Aki ; et ultime liaison entre Saku et Aki.
 
 
Toujours les superpositions : la promesse que Saku avait faite à Aki de l’emmener en Australie va finalement se réaliser avec Ritsuko. Saku n’arrive pas a faire le deuil de Aki : même en Australie, il a emporté une cassette de Aki qu’il écoute... elle est toujours vivante. Mais dans la dernière cassette, Aki par amour « libère » Saku... au « Cœur du monde ». Je pense exactement à l’image de la bougie qu’on éteint, l’âme s’envole dans une fumée oscillante de plus en plus ténue.

Quatre étoiles pour ce grand et joli film. Bravo au réalisateur Isao Yukisada, il a su jongler avec toutes ces chronologies et les multiples superpositions. Un grand bravo pour Mirai Moriyama, un des meilleurs comédiens de films et de dramas du Japon ; il sait être drôle, très émouvant. Je suis heureux de le retrouver ici, l’ayant déjà vu une fois dans le drama Kiken na Aneki. Grand bravo aussi au scénariste. Masami Nagasawa (Aki) est aussi vraiment très bien, un grand bravo. Il y a une très jolie chanson sur le générique de fin.

Michel Roudakoff
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 04-09-2009 23:33

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