Accueil arrow News arrow Dernières news arrow Inquisition en France et ailleurs
Inquisition en France et ailleurs Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 18-10-2009 20:00

Pages vues : 22682    

Favoris : 682

Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Argent, Banques, Censure, Inquisition, Liberté, Mort, Sexualité, Vie


inquisition_torturejo.jpg
 
Inquisition en France et ailleurs
Inquisition toujours et toujours
 
 
Grande indignation sur France-Info du neuro-psychiatre Boris Cyrulnik, à propos de « l’affaire Frédéric Mitterrand » et de son livre : La Mauvaise Vie.

Retranscription d’après sa pensée sur France-Info, dans la chronique « Histoire d’Homme », de Marie-Odile Monchicourt, ce dimanche soir 18 octobre 2009.
 
Premier point.
- La pédophilie n’a pas toujours été condamné comme un crime comme elle l’est en ce moment, non seulement par l’opinion publique, mais aussi au point de vue de la loi. C’est aujourd’hui un crime ! alors qu’à certaines époques elle était considéré comme un des beaux arts. Le Marquis de Sade expliquait que la pédophilie n’était pas grave, et que l’inceste avait tué beaucoup moins d’hommes que l’idée de Dieu ! (Et vu la durée de la chronique, B. Cyrulnik ne pouvait bien-sûr pas aborder la pédérastie dans la Grèce antique ou dans d’autres sociétés anciennes).

Deuxième point.
- Rien dans le livre de Frédéric Mitterrand ne laisse voir qu’il s’agit de pédophilie, son livre n’est qu’une CONFESSION SUR LA MAUVAISE VIE, c’est-à-dire une aventure sexuelle tarifée avec un homme. B. Cyrulnik trouve que c’est d’une très grande tristesse sexuelle, mais ce n’est pas du tout une invitation au tourisme sexuel, c’est une invitation à la tristesse sexuelle. Il raconte un jeune homme de vingt ans qui a une si mauvaise opinion de lui qu’il est prêt à louer son corps contre un peu de monnaie, et il pense qu’un autre a si mauvaise opinion de lui, qu’il peut payer le corps d’un autre pendant quelques minutes.
C’est d’une tristesse énorme, c’est une sexualité triste, et ce n’est pas du tout une invitation au tourisme sexuel. Donc Frédéric Mitterrand confessait probablement une tristesse sexuelle, (d’ailleurs il a déjà dit qu’il avait eu une misère affective).

Troisième point.
- L’autobiographie n’est pas un témoignage, mais le contraire. Quand l’autobiographie est sincère, on peut apprendre selon les circonstances à voir les choses autrement. Par exemple : depuis que j’ai eu cet événement, je vois les choses autrement ; et c’est peut-être un peu pour ça qu’il a écrit La Mauvaise Vie, justement pour voir les choses autrement. Donc l’autobiographie n’est pas un témoignage puisqu’on peut changer de représentation de l’événement.

Quatrième point.
- La réaction incroyable des nombreuses personnes qui se sont hérissés, qui se sont indignés, qui ont injuriés et crachés sur F. Mitterrand dans les forums et les blogs, lorsque celui-ci a été obligé de « se confesser » en publique, révèle Orwell, c’est-à-dire le TOTALITARISME. Ceux qui s’indignent de cette confession révèlent qu’ils pensent que non seulement « le chef » doit tout contrôler de l’aventure sociale, mais qu’il doit aussi tout contrôler des aventures sexuelles ; c’est-à-dire que ce n’est pas du tout le livre de F. Mitterrand qui n’invite pas au tourisme sexuel, mais c’est une invitation à se méfier de la récupération de ceux qui envisagent eux, un totalitarisme de la sexualité.

Source : France-Info.
 
 
waterboard_inquisition.jpg
 
Waterboard
 
 

Dernière mise à jour : 18-10-2009 20:07

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2020 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >