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Godzilla - Predator Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 20-12-2009 21:24

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Bombes, Films, Godzilla, Japon, Monstres, Predator, Radiations


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Godzilla - Predator

Rien de nouveau sous le Soleil : toujours et encore le délit de sale gueule !
 
 
Predator sur Wikipédia
Predator sur AlloCiné
Wikipédia : Godzilla Final Wars

Godzilla Final Wars sur IMDB
Site du Godzilla Final Wars

Ces deux thèmes de films et leurs variations tournent autour du délit de sale gueule. À la fin de la seconde guerre mondiale, à cause des Américains et des deux bombes atomiques sur le Japon, et par la suite le « coup tordu » du 11 septembre 2001 avec plus de 3000 morts, et avec encore les Américains ! Alors il n’est pas étonnant que Hollywood sorte un film comme Prédator, en négatif d’une créature venue de l’Espace ; et les Japonais sortent des Godzilla, en négatif d’une créature sortant des entrailles de la terre dont l’ADN a muté à cause des radiations atomiques.
Si dans Predator la créature est censée faire son marché sur la Terre, le Lézard de Godzilla fait de même.
 
Comme il est dit justement dans la page Wiki sur Predator : l’affrontement final entre le Predator et Schwarzy est très beau et surtout troublant, tant l’un et l’autre se découvre de façon virile et animal complètement primaire ; sauf que le Predator, comme genre de crustacé supérieur, possède une technologie que leur envieraient bien des militaires humains. Son autre atout étant son langage supérieur et son aptitude à l’apprentissage rapide.
 
 
Predator est un petit bijou réalisé par John McTiernan, qui peut avoir vieillit à cause de la mode des affrontements virils entre militaires, du rythme et de la mise en scène des affrontements, et du sujet lui-même. Il faut un peu entrer dedans comme on entre dans une forêt, ici une jungle de l’équateur. Il y a un aspect philosophique découvrir l’autre et en même temps vouloir le détruire, comme une sorte d’Amour terrifiant : affrontement de deux opposés dont l’un est exaltation désireuse, celle du Predator ; et une fausse inhibition craintive, celle de Schwarzy.
 
 
Hélas c’est un beau gâchis, l’humain et l’alien auraient pu au moins essayé de s’apprivoiser ; d’autant que le « monstre » est un symbole renfermant des trésors : voir  dans le film la technologie très avancée du Predator.
Le Predator sous couvert de faire son marché, ou son safari, peut être aussi un nettoyeur de la Terre, pour permettre un meilleur équilibre entre les espèces !... comme la symbolique du monstre révèle aussi le rite du passage, du gardien des trésors.
Le Predator à l’écran semble des plus sombre, toujours dans un esprit de régénération, le monstre avalant l’humain pour lui donner une nouvelle naissance, comme Jonas dans le ventre de la baleine... Mais dans le film à la fin c’est plutôt un avortement... Encore une fois un beau gâchis.
Le monstre évoquant le primaire, l’Origine, les gouffres et l’eau profonde (le Predator crustacé du film), il symbolise des forces puissantes, terribles et chaotiques car non domestiquées.
Pour l’humain et dans les deux films cités ici : chaque homme comporte son propre monstre avec lequel il doit constamment lutter.
Dernier point sur Predator : son costume est une vraie œuvre d’art ; tout comme la musique d’Alan Silvestri est une réussite.
 
 
 
 
 
Godzilla Final Wars
Gojira : Fainaru uôzu


Godzilla le nettoyeur mieux qu’un Karcher !
 
 
Film japonais de 2004 en TohoScope, réalisé par Ryuhei Kitamura.

Depuis les premières apparitions de monstres géants, la Terre s'est dotée d'une force armée spécialement entraînée pour lutter contre cette nouvelle menace, dont le fer de lance est une équipe de mutants. Un jour cependant, diverses créatures attaquent de façon simultanée les grandes capitales, et l'armée se retrouve totalement dépassée. Un vaisseau spatial apparaît alors et fait disparaître tous les monstres. À son bord, des extraterrestres de la planète X qui viennent prévenir les terriens qu'une comète géante est sur le point de rentrer en collision avec la Terre. (Résumé d’après le Wikipédia français)
 
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Dès les premières images on est plongé dans l’ambiance du chaos : Godzilla toutes écailles dehors et sorti des profondeurs insondables de la planète attaque les pauvres humains dans leurs véhicules militaires, dont l’intérieur ressemble à l’Enterprise du capitaine Kirk dans Startrek. Heureusement pour ces téméraires militaires, leurs suppositoires renvoient momentanément Godzilla dans son trou. Pour l’empêcher d’en ressortir, une armée spéciale et mondiale a été créer avec en partie des guerriers aux super pouvoirs, car ils sont des mutants. Toujours le traumatisme japonais des deux bombes atomiques américaines. Il s’agit donc d’éviter que cela recommence. En plus le Japon est situé sur un endroit volcanique propice aux créatures des profondeurs.
 
 
Après un beau générique résumant la saga des Godzilla, une variante d’attaque d’un vaisseau circulant dans de la lave, par un monstre en forme de dragon, évoque aussi les turbulences de l’Enterprise du capitaine Kirk. Ici le Kirk de service se nomme capitaine Douglas Gordon (joué par Don Frye).
Au point de vue réalisation ça ressemble à un clip (toujours un fond de musiquette) avec abus de gros plans, le tout mal rythmé, mal joué, et ne faisant pas participer le spectateur. Les cadrages sont stéréotypés, et le doublage en français mauvais. L’ensemble lorgne un peu vers l’atmosphère du jeu vidéo. Ce Godzilla me fait penser aux mauvais péplums italien des années 1950, qu’on pouvait voir dans les petites salles de quartier à Paris.
 
 
Il y a une fausse bagarre (simulation) entre deux mutants copiée directement sur le premier Matrix des frères Wachowski. Il s’agit de Shin'ichi Ôzaki (joué par Masahiro Matsuoka) et Katsunori Kazama (joué par Kane Kosugi).
Après une réprimande sur Ozaki, on découvre la biologiste Miyuki Otonashi (joué par Rei Kikukawa).
Un « scientifique du coin » est oppressé par les mystères de nos origines... le pauvre. Tandis qu’à New York un vilain monstre ailé casse tout ; on a donc à nouveau un effet vaisseau dans la tourmente à le capitaine Kirk. Mais il n’y a pas qu’à New York, ça va mal, les monstres tous plus hideux les uns que les autres passent à l’attaque dans différentes capitales. Pourvu qu’ils ne touchent pas à notre Tour Eiffel ! Qu’on se rassure, Kirk dans son vaisseau passe à l’offensive, et les mutants et leurs gros calibres ne sont pas en reste. Les trucages et les maquettes sont fabriqués à l’économie, cependant dans l’ensemble ça peut passer.
 
 
 
Arrive la grande soucoupe, ou plutôt grosse boule des Xiliens (habitants de la planète X). Ils veulent aider les Terriens (tous les envahisseurs disent cela ! à commencer par les Espagnoles et les Portugais avec les Incas et les Mayas). Les Xiliens sont inquiet pour la Terre : une grosse comète fonce droit sur la Terre, impact dans 11736 heures et quelques secondes. Là, pour s’organiser et faire face, des hommes de pouvoir et de la politique forment non pas ce que beaucoup redoutent : un gouvernement mondial, mais ici carrément un gouvernement galactique, même une union des galaxies (ils brassent large avec leurs amis Xiliens !). Cette union est une idée du mystérieux secrétaire général des Nations unies Naotarô Daigo (joué par Akira Takarada). Les Xiliens sont donc les sauveurs des humains et célébrés comme tel, et la lettre X a beaucoup de succès, à défaut d’un autre nom pour ce peuple, lequel prétend que son nom est imprononçable par un Terrien. On entre ici dans le système maffieu de fabriquer un besoin et de proposer une solution clef en main ! Et puis franchement, quel intérêt pour l’histoire si les Xiliens veulent aider les terriens !
Et comme en ce moment, il y a des « savants » qui doutent que les Xiliens soient de vrais extraterrestres. Un nouveau Messie (Sauveur) qui veut prendre le pouvoir ? Et ils y a les rationalistes, comme Saint Thomas, qui ne croient que ce qu’ils voient ! Mais cela semble plus compliqué, car comme écrit maintes fois sur ce site : « Faut-il le voir pour le croire, ou le croire pour le voir ?? » ; un peu comme le Jésus de Nazareth à Thomas : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » Des preuves ! on veut des preuves ! s’exclament d’autres rationalistes, dont Ozaki. Et là, les problèmes de la foi commencent, car la puissance de l’Esprit est très très très grande.
 
 
 
En attendant : où se cache notre brave Godzilla ? Il roupille ? Il est en prison ? Et ces Xiliens sont copiés sur V : les visiteurs, célèbre série américaine de 1985, dont existe une nouvelle mouture de 2009 bien plus mauvaise que l’original. Hélas pour ce Godzilla, le scénario est décevant, mal fichu et sans originalité.

Ce brave Ozaki ne fait plus confiance à personne et va se fier au capitaine Kirk, pardon Douglas Gordon ; et attention, c’est sans compter sur l’équipe des mutants, sinon il n’y aurait plus de film !
Donc copie conforme sur V : les visiteurs. D’adoré, les Xiliens deviennent l’ennemi à abattre, car comme dans Predator, les Xiliens considèrent la Terre comme leur garde-manger. En attendant, côté dialogues ça vole bas ! et les mutants sont bon pour les cachets d’aspirine ! et Ozaki n’est pas à la hauteur de la situation. A soixante minutes du film, le symbole maçonnique d’Auguste Bartholdi en prend un coup dans l’aile, les monstres attaquant de toutes parts et ravagent notre belle planète.
 
 
 
Avec le gras capitaine Douglas Gordon, il n’y a plus qu’à lancer l’opération : Final Wars à coup de suppositoire tourbillonnant. Les Xiliens n’on plus qu’à serrer les fesses.

Une seule étoile sur quatre uniquement pour Godzi (c’est lui qui me l’a demandé !), mais dans l’ensemble c’est très mauvais, genre kitsch, et en plus trop long : plus de deux heures, avec un ramassis de poncifs du cinéma américain et des tendances de recherches actuelles, et même l’influence Goldorak y passe. Plus l’équipe de ce film nous montre des monstres, des armes et des bagarres, plus ça devient lourdingue et ennuyeux. Encore une fois le scénario est mal construit et mal équilibré, avec perte de la cause, et l’effet venant comme des cheveux dans la soupe pour tenter de rehausser le goût. Même pour le jeune spectateur, ce n’est pas un cadeau à lui faire. Don Frye est amusant, au moins il croit à son rôle et ça fonctionne.
La fin est mieux que les disniaiseries, mais tout de même bien niaise et peut décrocher une larme, et même adoucir Godzi.
 
 
Pour vaincre les Américains, c’est facile, il suffit de leur envoyer Godzilla, de préférence par bateau, avec le 11 septembre 2001, par avion c’est risqué. Godzilla, c’est un fortiche ! il crache des lasers sur tout ce qui bouge. C’est lui le vrai défenseur de la Terre, la sienne.
« Ils arrivent », non pas les Américains avec leurs bombes atomiques, les ET arrivent avec leurs vaccins ! Fini les cancers et autres problèmes, demain on rase gratis !

M. R.
 
 
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Dernière mise à jour : 20-12-2009 22:31

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