Les Chrétiens aux lions !!!
 

Ecrit par Sechy, le 22-12-2014 19:21

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Les Chrétiens aux lions !!!
S’il ne pleut pas, c’est la faute aux Chrétiens !


CHRÉTIENS = LIONS
 
 
Voir aussi la page : Miracles, ou Invasions ??
 
Le Christianisme comme le communisme ou socialisme était un trouble-fête domestique, donc de la famille, cela dès le 2è siècle (chronologie Scaliger). Au 19è siècle Grasset d’Orcet dans : Œuvres décryptées (vol. 1) écrivait que le christianisme est une religion essentiellement politique (socialiser) et militaire, et « l’Europe lui doit l’empire du monde ».
 
Le christianisme commence par des SECTES, qui comme toutes sectes ont des opinions opposées les unes aux autres. Des sectes qui n’avaient rien en commun, sauf le nom de « Chrétiens » !
Si les partisans du christianisme tentaient de convertir des Païens, ce n’était pas tant pour les convertir mais plutôt dans l’espoir de persuader les Païens d’arrêter les persécutions locales intermittentes dont le christianisme avait à souffrir à ce moment-là (2è siècle). À ce siècle un intellectuel païen, Celse, prit au sérieux pour la première fois le christianisme. Il vit cette première Église comme une menace pour l’Empire, une Église potentiellement un État dans l’État, dont la croissante régulière menaçait selon lui, de rompre les liens sociaux et finirait par ouvrir la porte aux « barbares » (Celsum III, 55 ; VIII, 35).

Au début de ce 2è siècle la population de l’Empire vivait une misère et une insécurité croissante ; ainsi pour l’Église ce fut le temps d’absence relative de persécution, de croissance numérique régulière, et un progrès intellectuel rapide.
Du côté des gens attachés à « l’ordre établi » (establishment), les Païens avaient le désir d’absorber le Christ dans leur système, ou de définir les conditions auxquelles une coexistence pacifique pouvait être envisagée. Hélas, vu qu’il y a maintenant un Vatican à Rome et un autre à Londres (la City de la finance), le mondialisme était déjà en marche dès ce 2è siècle de notre ère (qui pourrait bien avoir effectivement seulement 700 ans environ, et non 2000 ans pour que le Christianisme soit plus vendeur et y placer la religion musulmane !).

Un Syrien nommé Sérapion parle du Christ comme « du sage Roi des Juifs », le mettant en parallèle avec Socrate et Pythagore.
En 249, premier essai de Dèce à la Adolf Hitler pour exterminer le Christianisme : tenter de priver l’Église de ses chefs. La Grande Persécution sous Dioclétien et Galère ne put ébranler le solide noyau des Chrétiens, mais pendant dix ans ils furent traités comme des proscrits.

Il faut préciser que durant les effroyables conditions sociales et économiques des années 250-284 (chrono Scaliger), l’Église avait gagné rapidement des sympathisants en nombre et en influence.
Vers 270 Porphyre composa un livre acerbe contre les Chrétiens. Il poussait un cri d’alarme qui était au cœur de tous les Païens. Il disait comment à Rome même le culte de Jésus remplaçait celui d’Asclépios (Imhotep en Égypte et architecte du Roi Djoser). Porphyre était étonné de la construction de « grandes églises ». Il n’appelle pas à la persécution, mais semble avoir parlé avec pitié de tous ces Chrétiens dont l’enseignement de leur Église les conduisaient à être « punis de façon inhumaine ». Ses successeurs furent moins scrupuleux : un Hiéroclès, auteur d’un traité : Les amoureux de la Vérité, dans lequel il exalte Apollonius de Tyane comme un rival du Jésus de la Croix, fut un des instigateurs de la Grande Persécution, en tant que gouverneur de province, et l’un de ses meneurs.

Le Christianisme soulevait les masses païennes. Tacite dit que « les Chrétiens étaient détestés pour leurs infamies » ; on les considérait comme « ennemis du genre humain ». C’est peut-être pour ça qu’on les rend responsables du Grand Incendie de Rome.

Origène disait que les fidèles du Christ étaient haïs de toutes les nations, même celles qui étaient les plus reculées du monde. À Lyon en 177, toute la communauté chrétienne aurait été tirée de ses maisons et battue à mort par la foule, si les autorités n’étaient pas intervenues et n’avaient substitué au lynchage les tortures permises par la loi.


Pourquoi les Chrétiens étaient-ils si impopulaires ?

Première raison : l’adversaire toujours nécéssaire pour faire avancer ce monde spatio-temporel ! De nos jours c'est le système du terrorisme. On appelle ça aussi le « bouc émissaire » (celui que le Grand Prêtre des Yahvistes envoyait crever dans le désert, une pauvre bête chargé des péchés d’Israël ; système très pratique fourré de toutes les erreurs et hypocrisies possibles, et désignant le délit de sale gueule). Ainsi les Yahvistes déjà à cette époque souffraient d’animosité contre eux ; les Yahvistes qui donnaient l’image d’un peuple athée n’ayant aucun respect, ni pour les statues ni pour les lieux de culte. Mais les Chrétiens, nouvelle secte née et mélange de nations (déjà une forme mondialisme) ne pouvaient encore attaquer les Païens comme le faisaient les Yahvistes. Les Chrétiens apparaissaient comme une société secrète dont les membres se reconnaissaient entre eux par des signes convenus comme la judéo-franc-maçonnerie spéculative, ou comme les Gitans aujourd’hui. Le Christianisme inspiré de Mithra fuyait la lumière du jour et se réunissait souvent dans des cavernes, comme les Pythagoriciens.
Les suspicions toujours attachées aux sociétés secrètes étaient déjà présentes et étaient faciles à mobiliser contre les Chrétiens (on disait qu’ils se livraient à des orgies, et qu’ils mangeaient des enfants). Mais si les Païens étaient mal informés sur la morale chrétienne, ils entretenaient une sorte d’incompréhension sur les idées politiques des Chrétiens. « Les Saintes Écritures de cette secte prédisent la fin de l’Empire Romain et son remplacement par le gouvernement d’un Dieu chrétien sur Terre » (de nos jours le « Dieu » est celui du Saint Fric, laïcité et libéralisme du consommateur oblige). On expliquait pourtant que le « Royaume des Cieux » n’était pas sur Terre mais dans le cœur de chacun, rien n’y faisait !!! Justin, Apol. I, 11,1 : « Parce que vous entendez que nous attendons le Royaume, vous concluez sans réfléchir qu’il faut nécessairement que ce soit un royaume au sens humain du mot ».

Les Chrétiens refusaient même de brûler quelques graines d’encens pour célébrer l’anniversaire de l’Empereur. Aujourd’hui si en France on siffle en public la « Marseillaise » on risque de déposer de force une obole au Dieu du Saint Fric de l’étatisme républicain !

Celte accuse les Chrétiens de se comporter comme « un peuple élu » : se retrancher du reste du genre humain. Celte reproche aussi aux Chrétiens de se dérober de leur devoir de citoyens en refusant de servir dans l’armée, quand l’empire court de graves dangers de la part des Barbares (probablement les « terroristes » de ce temps). Mais on trouve pourtant des Chrétiens dans l’armée au commencement du 3è siècle ; ils étaient même si nombreux que Dioclétien dut y opérer une purge ! Bien-sûr l’opinion de manque de patriotisme n’est qu’une mode qui va et vient !
L’opinion de ce temps était ce qui est écrit en titre de l’article. « L’athéisme » des Chrétiens avait offensé les Dieux. Tertullien disait : « S’il y a une inondation du Tibre à Rome, si l’inondation du Nil sur ses berges est insuffisante, si le ciel s’arrête ou si la terre bouge, s’il y a une famine, s’il y a une épidémie, la première réaction est de crier : « Les Chrétiens aux lions ». Bref, les Chrétiens étaient le bouc émissaire à la mode de ce temps là. Un proverbe à la mode était : « S’il ne pleut pas, c’est la faute aux Chrétiens ».
Comme déjà écrit à propos du récentisme, les grandes catastrophes naturelles et les désordres humains engendrent des religions.


Chrétiens-Crétins.
Vers le 2è siècle les différences d’opinions entre Païens et Chrétiens étaient celles entre la Connaissance et la non-connaissance. Les Chrétiens étaient considérés comme sans raison, comme faisant confiance totale à des propositions non démontrées, leur « disponibilité à mourir pour l’indémontrable » (les Juifs et les Chrétiens obéissent à des commandements non démontrés… et pour cause : ce ne sont que des opinions). Il y avait des Chrétiens qui disaient à propos de la Foi : « Ne pose pas de question, tu n’a qu’à croire ». C’est comme ça que commence la tyrannie de l’opinion !!!
Pour un Galien, les Chrétiens montrent 4 vertus cardinales : courage, maîtrise de soi, justice ; mais ils manque de pénétration intellectuelle ou base « rationnelle » des trois autres (on sent l'influence grec et matérialiste de Galien).

Pour un Celse, les Chrétiens sont les ennemis de la Science, ils se comportent comme des charlatans qui mettent en garde contre les médecins, etc.
À l’adresse des Chrétiens des Païens comme Porphyre pouvaient lancer : « Il n’y a rien dans votre philosophie, sinon le seul mot ‘Crois’ ».

Le Christianisme primitif a été une puissance force de division. Chaque cité, chaque maison est divisée par une guerre intestine, engagé entre ceux qui servent le Christ et ceux qui restent fidèles et servent les idoles (en fait les deux courants sont valables, comme le dit Ramana Maharshi, pourvu que cela aide ; tout est une question de point de vue !). Il y eut une épouse chrétienne qui dénonça son mari païen ! Des épouses furent répudiées, des fils déshérités pour la raison qu’ils étaient devenus chrétiens !
La rumeur disait que les Chrétiens manipulent les enfants des Païens, les encouragent à désobéir à leurs parents et à leurs maîtres, et les Chrétiens les attirent dans de petites communautés chrétiennes. Des moines fanatiques s'introduisaient dans les familles nobles et exploitaient les sentiments de culpabilité des femmes. Le Christianisme est bien une forme de socialisme, soit une sorte de « trouble-fête domestique » (ou familiale). Seulement le socialisme est une singerie du Christianisme comme le montre souvent Jean Coulonval dans : Synthèse et Temps Nouveaux.

Ramana Maharshi dit bien dans l’entretien 371 qu’il y a un Dieu ET DES Dieux, Dieu étant le cerveau et les Dieux étant les divers organes nécessaire à entretenir le corps. Les images et autres représentations des Dieux n’ont pour but que d’orienter vers le Soi ou Instant. Donc il y a bien UN Dieu et DES DIEUX. « Nous donnons à Dieu beaucoup de noms, parce que personne ne connait le vrai » (Maxime de Madaure, ami païen de Saint Augustin).
Porphyre dit que les Chrétiens parlent d’anges, et nous de Dieux, parce qu’ils sont proches de la Divinité (première), alors pourquoi se disputer pour un nom ? Évidement les Chrétiens confondaient Dieux et Démons : ils avaient peur des « Démons » ! C’était pour eux une source permanente d’angoisse. D’autres traitaient les Dieux des Païens comme des humains divinisés.
Pour les Païens, que le Jésus devenu « Dieu sur Terre » en s’incarnant était totalement incompréhensible, je dirais TROP TORDU, TROP COMPLIQUÉ. pour les Païens, les Dieux mourants étaient dès le début chthoniens ; ils étaient donc de la terre et n’étaient pas « descendus » (sur terre) au sens chrétien. Au sens Païen « descendre sur terre » c’est pour railler et pour punir, non pas pour souffrir.

Bref, au 4è siècle « le Christianisme et le Paganisme avaient deux mythologies mais une seule théologie ». Païens comme Chrétiens visent à sauver l’âme et le monde. Par contre, un Porphyre est tout à fait indifférent à tout souci social ou politique : « Le Sage n’a besoin que de Dieu ». En ce sens j’approuve entièrement Porphyre, parce que c’est la démarche NATURELLE, comme le dit aussi Ramana Maharshi : le social et « sauver le monde » ÇA VIENT NATURELLEMENT APRÈS : le Réalisé ou Bienheureux RAYONNE, donc il n’a pas à s’occuper au départ du social, il ne peut venir que naturellement, car notre état naturel est la Vraie Paix rayonnante.

Comme indiqué plus haut avec la citation de Grasset d’Orcet sur le rôle politique socialisant du Christianisme, c’était une idée dans le courant du marxisme et du socialisme de ce 19è siècle s’industrialisant et avec grande monté des Yahvistes dans les sociétés (financière et politiques sous forme de franc-maçonnerie, entre autres). L’humanisme prend forme à la Renaissance et se catalyse tout au long du 19è siècle (voir le fouriérisme par exemple). Dans le Christianisme on ne met pas l’accent sur un humanisme façon Évangile que l’on fait ressortir actuellement, avec les qualités de Superman du Jésus de la Croix, pour en faire un héros à la mode moderne, donc un « socialiste » dans ce monde capitalo-socialiste !!! (Voir d'ailleurs la conséquence avec Vatican 2).

RAPPEL : le mot CHRIST est un mot générique comme le mot Prince, et veut dire : Réaliser le Soi-Instant, le Cœur ou Connaissance, la Foi ou Vérité, le Centrum Centri. D’ailleurs dans les épîtres de Paul il est dit que « le Christ a perdu son humanité en tant que personne humaine individuelle ». Évidemment, puisqu’il faut d’abord réaliser le Soi-Instant pour ensuite rayonner dans le social.
D’ailleurs, les premiers Chrétiens n’avaient pas de plan pour améliorer le monde, pas de projets pour une réforme des conditions de vie politiques et sociales. Naturellement cela n’empêchait pas la compassion d’être hautement active.

Celse trouve banale la morale chrétienne : « elle ne contient aucun enseignement nouveau ni remarquable ». Le nouveau truc de « tendre l’autre joue » quand on est frappé sur la joue droite est un vieil adage même exprimé du temps de Platon. Un Origène dit que « les Chrétiens font la cuisine de tout le monde » (le côté boys scouts à la Baden-Powell de certains Chrétiens, le rendre-service, donc le social : être agréable aux autres)…


EN RÉSUMÉ : Païens ou Chrétiens, la « raison » ou le mental n’apporte rien de bon, la preuve : l’arrivée du siècle dit « des lumières » et de ses perruques poudrées apporta en grande partie la catastrophe du déclin de notre civilisation. Suite à la montée du Christianisme la mentalité païenne se crispa sur le philosophisme dans la pensée et poésie Orphique, sur la théosophie hermétique et les révélations obscures comme les Oracles Chaldaïques (magiques, hermétiques), sorte de réactions à ce qui devenait une « raison chrétienne ».

[En haut de page : buste censé représenter un philosophe au 2è siècle]

[En référence à : Païens et Chrétiens dans un âge d’angoisse - Aspects de l’expérience religieuse de Marc Aurèle à Constantin, de Eric Robertson Dodds]
 
 

Dernière mise à jour : 24-12-2014 19:41

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