Lila (7) Les chercheurs
 

Ecrit par Sechy, le 28-08-2021 21:44

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Tags : Aiguille, Argent, Croyance, Feu, Guerre, Images, Nostalgie, Peur, Pointe, Raison, République, Silence, Vie

 
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Lila (7) Les chercheurs
ou les exposés arguments destinés aux sots
qui cherchent la genèse des choses et
des faits.
Les mêmes qui disent : « Je suis le corps,
ceci est le monde »
et ainsi de suite,
CE SONT EUX QUI LE DISENT, ET QUI EN FONT
LEUR CONCEPTION.
Comme cela Nous nous retrouvons dans la cervelle
de ces gens là et après ça apparaît « le social »
et avec le délire de la technologie et de
l’argent apparaît le transhumanisme !
 
 
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« La connaissance relative relève du mental et non du Soi. Elle est donc illusoire et impermanente [connaissance relative qui n’est qu’opinion]. Prenez l’exemple d’un homme de science. Il énonce la théorie que la Terre est ronde en s’efforçant de le prouver par des arguments irréfutables. Quand il s’endort, sa belle théorie s’évanouit ; son mental reste vide ; qu’est-ce que cela peut faire que la Terre soit plate ou ronde pendant qu’il dort ? Vous voyez donc la futilité d’une telle connaissance relative.
On devrait dépasser la connaissance relative et demeurer dans le Soi. La connaissance véritable est l’expérience du Soi et non sa compréhension par le mental ». (Ramana Maharshi, entretien 285 du 18-11-1936).


« La pensée s’élève sous forme de sujet et d’objet. Si seul le ‘Je’ est tenu, tout le reste disparaît. Cela est suffisant, mais seulement pour les rares personnes compétentes.
Les autres argumentent : « Fort bien. Le monde qui continue à exister pendant que je dors a déjà existé avant ma naissance et existera après ma mort. Les autres ne le voient-ils pas ? Pourquoi le monde cesserait-il d’exister parce que mon ego n’est plus là ? » C’est pour satisfaire de telles gens qu’existent la genèse du monde et les différentes écoles de pensée.
- Question : Mais puisque ce ne sont que des produits de l’intellect, elles ne peuvent pas tourner le mental vers l’intérieur.
- Maharshi : C’est pour cette raison que les Écritures parlent d’un « regard intériorisé », d’un « regard concentré » et ainsi de suite.
Le Soi étant toujours le Soi, pourquoi seul un dhîra serait-il illuminé ? Est-ce parce que ce terme désigne un homme courageux ? Non. Dhî signifie intellect et rah, veiller, protéger. Donc, un dhîra est un homme qui veille toujours à ce que son mental soit tourné vers l’intérieur et ne le lâche pas ». (Entretien 352 du 7-2-1937).

« La multiplicité des individus est sujette à controverse pour la plupart des gens. Or, un jiva n’est que la lumière réfléchie sur l’ego. L’individu s’identifie avec l’ego et en tire l’argument qu’il doit y avoir d’autres individus comme lui [1]. Il est très difficile de le convaincre de l’absurdité de sa position. Un homme, voyant en rêve plusieurs personnes, persiste-il à croire, à son réveil, qu’elles sont réelles et demande-t-il de leurs nouvelles ?
(Cet argument ne semble pas convaincre l’interlocuteur.)
Considérez la lune. Vue sous n’importe quel angle et à n’importe quelle heure, elle n’en demeurera pas moins la même lune. Chacun sait cela. Maintenant, supposez qu’il y ait plusieurs récipients d’eau reflétant la lune. Les images seront toutes différentes de l’un à l’autre, et aussi différentes de la lune elle-même. Si l’un de ces récipients se brise, le reflet disparaît. Sa disparition n’affecte pas la lune véritable ni les reflets des autres récipients. Cet exemple est comparable à l’individu qui atteint la Libération. Lui seul est libéré.
Les défenseurs de la multiplicité utilisent cet argument contre la non-dualité en disant : « Si le Soi est unique et si un seul homme est libéré, cela signifierait que toutes les âmes sont libérées. Or, dans la pratique ce n’est pas le cas. Donc l’advaita n’est pas correct ». La faiblesse de cet argument réside dans la confusion entre la lumière réfléchie du Soi et la lumière originelle du Soi. L’ego, le monde et les individus sont tous dus aux vasana [tendances] de la personne. Quand celles-ci s’épuisent, l’hallucination de la personne disparaît, de la même manière que le reflet de la lune disparaît quand un des récipients est brisé.
Le fait est que le Soi n’est jamais dépendant de quoi que ce soit. Il ne peut donc pas y avoir de Libération pour lui. Tous les ennuis n’existent que pour l’ego ». (Entretien 571 du 7-11-1938).

« L’homme rattache toujours un effet à une cause ; et puisque la cause elle-même doit avoir une cause, cette argumentation devient interminable. En rattachant un effet à une cause, l’homme est obligé de penser. Finalement, il est conduit à découvrir qui il est lui-même. Quand il connaît le Soi, il atteint la paix parfaite. Ce n’est que pour aboutir à cette perfection que l’homme doit évoluer ». (Entretien 644 du 3-3-1939).

Pour suite avec le saint Vasistha au prince Râma : « Le seul remède qui permette de se débarrasser de ce samsara [cycle des naissances et des morts, monde phénoménale des noms-les-formes] est la sagesse de la connaissance du Soi. Seule la Connaissance peut rectifier l’erreur qui fait voir un serpent dans la corde. Quand cette connaissance opère, il n’y a plus dans le mental de recherche effrénée des plaisir des sens, qui accroît l’ignorance. Donc si des désirs se présentent, ne les satisfait pas. En quoi cela est-il difficile ?
Quand le mental nourrit des idées d’objets, il y a l’agitation ou du mouvement dans le mental [idéation]. Quand il y a mouvement, le monde semble exister ; en l’absence de tout mouvement mental, l’apparence du monde cesse. Le mouvement de la pensée lui-même est appelé jiva, cause et action ; c’est le germe de l’apparence du monde. Après quoi vient la création [croyance] du corps ».

Vasistha poursuivit : « Ce mouvement de la pensée est dû à diverses causes. Quand il y a mouvement de la pensée, on ne voit pas la vérité (2) ; advient ensuite le sentiment « Je suis ceci ou cela », ou « C’est à moi », etc. L’apparence du monde et l’état de veille de la conscience [la raison] ; l’égoïté est l’état de rêve ; les choses du mental correspondent à l’état du sommeil profond, et la pure Conscience est le quatrième état ou Vérité inconditionnelle [« Le Royaume des Cieux est en vous »]. Au-delà règne la Pureté absolue de la Conscience. Qui est établi dans cet état dépasse douleur et tristesse.
On dit que l’apparence du monde a pour cause le Brahman absolu, de même que la croissance d’un arbre est due au ciel (à l’espace) ; puisque le ciel n’entrave pas sa croissance, il la favorise ou en est la cause. En fait, Brahman n’est pas un facteur causatif actif ; ce point est révélé par l’investigation du le Soi. De même que lorsqu’on creuse le sol on finit par trouver l’espace vide si on creuse indéfiniment, quand on poursuit l’investigation, on découvre la vérité que tout cela n’est rien d’autre que la Conscience infinie ».

Râma demanda pourquoi cette création est si vaste.
Vasustha poursuivit : « La vibration au sein de la Conscience infinie ne diffère en rien de cette Conscience elle-même. De cette vibration émerge le jiva et le mental se manifeste semblablement à partir de ce jiva, parce que le jiva pense [la fameuse et moderne « liberté de pensée » ou « liberté d’expression »]. Le mental lui-même nourrit les idées des cinq éléments et se transforment en ces éléments. Le mental ne voit que ce à quoi il pense. Ensuite le jiva acquiert les organes des sens : la langue, les yeux, le nez, le sens du toucher, etc. Dans ce processus, il n’y a aucun rapport de causalité entre le mental et les sens, mais il y a coïncidence de la pensée et de la manifestation des organes des sens - exactement comme lorsque le corbeau se pose sur le cocotier et qu’une noix de coco tombe fortuitement, le corbeau donne l’impression de l’avoir délogée ! C’est ainsi que le premier jiva cosmique a vu le jour ».

Râma demanda : « Grand saint, si en vérité l’ignorance n’existe pas, alors pourquoi donc s’embêter avec la libération ou l’investigation sur le Soi ? »
Vasistha : « Râma, cette pensée devrait naître en son temps, pas maintenant ! Les fleurs éclosent et les fruits mûrissent le moment venu. Le jiva cosmique prononce OM et, par sa pure Volonté, crée les différents objets. ”Le créateur Brahmâ a vu le jour par la volonté, il en est de même pour un ver ; parce que ce dernier est pris dans l’impureté, son action est insignifiante” (YV III,67). La distinction est illusoire. Au vrai, il n’y a pas de création et donc pas la moindre séparation ».


PAS DE CHERCHEURS.
Chercheurs = le policier du mental : « En cherchant si le mental existe ou non, on s’aperçoit qu’il n’existe pas. C’est là le contrôle du mental. Autrement, si on admet l’existence du mental et qu’on cherche à le contrôler, cela équivaut à obliger le mental à se contrôler lui-même, à l’instar d’un voleur se transformant en policier pour procéder à sa propre arrestation. De cette manière, le mental continue à subsister, mais échappe à lui-même », explique Ramana Maharshi à l’entretien 43 du 28-3-1935.
De la même manière, même entretien : « Chacun connaît le Soi [ou l’Instant], et pourtant ne le connaît pas. Étrange paradoxe ».
Et à l’entretien 615 du 24-1-1939 : « Un voisin avait anticipé la visite d’un voleur dans sa maison. Il avait pris des précautions pour l’attraper en plaçant des policiers en civil pour surveiller les deux bouts de la rue, l’entrée et la sortie de sa maison. Lorsque le voleur s’était présenté comme prévu, les hommes de guet s’était précipités sur lui pour l’attraper. Le voleur, jugeant d’un coup d’oeil la situation, s’était mis à crier : « Au voleur ! Attrapez-le, attrapez-le ! Il court par là ! là ! » Et ce faisant, il était parvenu à s’enfuir.
Il en est ainsi avec l’ego. Partez à sa recherche et vous ne le trouverez pas. C’est la meilleure façon de s’en débarrasser ». (Entretien 615).

Le seul inconscient collectif possible est énoncé dans l’entretien 92 du 7-11-1935 :
« Les perceptions sensorielles ne peuvent donner qu’une connaissance indirecte et non une connaissance directe. Seule notre propre conscience est connaissance directe : c’est l’expérience commune à tout le monde. Aucune aide n’est nécessaire pour connaître son propre Soi, c’est-à-dire pour être conscient.
L’unique totalité, infinie et indivisible (le plenum), devient consciente d’elle-même en tant que ‘Je’. C’est son nom originel. Tous les autres noms, tels que OM, ne viennent qu’après. La Libération consiste uniquement à rester conscient du Soi. Le mahâvâkya « Je suis le brahman » en est l’affirmation qui fait autorité. Bien que l’on ait toujours l’expérience du ‘Je’, l’attention doit y être dirigée [Retournement de la Lumière]. Alors seulement, la Connaissance émerge. C’est pourquoi l’on a besoin de l’enseignement des Upanishad et des Sages » (entretien 92 du 7-11-1935).
« Le mental changeant (c’est-à-dire le mental associé à rajas = activité et à tamas = obscurité) est communément connu comme le mental. Dépourvu de rajas et de tamas, il est pur et brille par lui-même. C’est la réalisation du Soi. C’est pourquoi on dit que le mental est le moyen pour l’atteindre » (entretien 100 du 19-11-1935).

Dans le même entretien 615 : « Saisissez d’abord l’ego et demandez ensuite comment il peut être détruit. Qui pose cette question ? C’est l’ego. L’ego serait-il d’accord pour se détruire lui-même ? Cette question est la meilleure façon d’entretenir l’ego et non pas de le détruire [comme dans l’exemple du policier ci-dessus]. Si vous cherchez l’ego, vous constaterez qu’il n’existe pas. Voilà la façon de le détruire ».
PAS DE MEILLEUR VACCIN QU’AVEC AUCUN VACCIN… COMME PAS DE MEILLEURE LIBERTÉ AVEC AUCUNE INVENTION DE LIBERTÉ, OU PAS DE MEILLEURE VALEUR SANS AUCUNE INVENTION DE LA VALEUR. PARADOXALEMENT le vide fabrique la Liberté : « Qui s’abstient de la chose défendue, étant donné que l’homme aspire ardemment à ce qui est interdit ? La défense fait que l’homme pieux hait (ce qui est défendu) ; cette défense incite l’homme sensuel à le désirer. C’est pourquoi Dieu égare bien des gens par ce moyen, et, par le même moyen, Il dirige bien un cœur connaissant ». (Mathnawî, Livre sixième 3659-61).

« Le travail effectué à l’intérieur de ton mental et nécessaire, car aucune porte ne te sera ouverte par des choses prêtées [des choses du dehors]. Une source à l’intérieur de la maison vaut mieux qu’un ruisseau venant de l’extérieur ». (Mathnawî, Livre sixième introduction à 3596).
« Étant donné que la Mer est jalouse des intermédiaires [comme le peuple élu ou peuple-prêtres], celui qui est assoiffé comme un poisson abandonne l’outre à l’eau ». (Mathnawî, Livre sixième 3629).




Notes.
1. On dit qu’il suffit de deux Anglais pour faire un match de football, et de trois pour faire un Empire. C’est-à-dire qu’il suffit de deux humains ayant une même convention-opinion suffisamment solide pour fabriquer le « réel ». C’est dire la NON-RÉALITÉ de ce « réel » conçu par l’être humain, c’est dire son ILLUSION, son SPECTACLE PHÉNOMÉNAL ET CONVENTIONNEL : LA FRICTION (feu, frottement, coït, thermodynamique) ENGENDRANT LA FICTION, le SPECTRE SPECTACLE ; C’EST PROPREMENT L’HOTC (Histoire-Opinions-Temps-qui-Coule), soit UN LANGAGE : LOI DE SUCCION (langage de lécher : lingua, langue ; forme de lingere [lécher, cunnilingus], et désignation de la langue ; voir le grec glôtta, glotte, polyglotte, glose, glossaire….). Loi de succion ou Gravitation universelle : de la petite cellule jusqu’au bébé humain, tous saisissent tout ce qu’ils peuvent saisir ; soit une Variation du Thème QUESTE DU SAINT GRAAL ou recherche d’un Absolu… pour exister, mais non pour vivre (Le Royaume des Cieux est en Vous….).
LE MAL ABSOLU est bien la DUALITÉ DEDANS-DEHORS.

2. La « raison » ne peut qu’être en elle-même une fabrication du temps, car elle opère comme un sujet observant ou saisissant un objet, en d’autres mots, aussitôt que Nous reconnaissons l’objet comme perçu par Nous, le sujet, la raison, a pris place et dès lors cet objet appartient automatiquement au passé, car l’intellect opère sur ce qui est déjà passé. Cet objet arrive vivant ou Maât, et possédé par la raison il ne peut plus vivre, car la raison ne se nourrit que de substance morte. « Dès que l’encre est séché, nos formules [ou lois] sont fausses » disent les Anciens Chinois de l’École du Dhyâna (méditation, contemplation, zen chan). L’acte de la raison assassine la perception du vivant, comme le résume le mot consomme qui sonne comme consume (détruire par le feu).
 
 

Dernière mise à jour : 28-08-2021 22:12

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