MEURS ET DEVIENS
 

Ecrit par Sechy, le 27-10-2021 20:31

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Tags : Aiguille, Argent, Artifictiche, Atlantide, Banque, Christ, Commerce, Convention, Croyance, Diable, Dragon, Égrégore, Enfer, État, Feu, Guerre, Images, Jardin, Marchandise, Nostalgie, Paradis, Peur, Pointe, Pouvoir, Raison, République, Rêve, Serpent, Silence, Social, Spirale, Transhumanisme, Vie, Vierge

 
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MEURS ET DEVIENS
La Patrie du Rien du Tout
est la Vraie Demeure.
L’absence d’effort est de se
libérer des conventions de la tyrannie
du social et de son « vivre ensemble »,
c’est-à-dire ne pas prêter attention
à l’inconscient collectif.
Et comme ce non-agir s’accompagne d’actes
délibérés, on évite de chuter dans le
vide indifférent, la vacuité morte (néant).
 
L’être humain ne devient sa Vraie Nature que
dans la mesure où il cesse de vouloir être
précisément lui-même, qui est la définition
du mot « Putréfaction » ou « Renoncement ».
À la façon du Chan ou Zen : « Couper du bois et
puiser de l’eau », ou : « RESTE TRANQUILLE ET
SACHE QUE JE SUIS DIEU ».
« Le moksha [Libération] consiste à savoir que
vous n’êtes jamais né. « Reste tranquille et sache
que je suis Dieu ».
Rester tranquille veut dire ne pas penser.
Ce qu’il faut, c’est savoir et non pas penser »
(Ramana Maharshi, entretien 131 du 6-1-1936).



Quand l’enfant est né, les douleurs de l’accouchement et de suffocation ne comptent plus. Chacun ressent à sa façon le mal d’être un être humain (à cause du Dehors), et aussi, parfois, le bonheur de l’être. Les façons de se sentir « dans son lit » ou « bien dans ses pompes » ou d’avoir trouvé « chaussure à son pied » (comme Cendrillon) dans le temps de l’horloge et du travail capitaliste sont ainsi indéfiniment diverses, in-copiables, sauf par l’ingénierie du régime imposant à partir de 2020 par la f(r)iction covid-19 le « télétravail » dans son monde où tout commence par se dématérialiser pour, paradoxalement, renforcer la MATIÈRE, L’OBJET QU’EST DEVENU L’ÊTRE HUMAIN QUE LE RÉGIME VEUT POSSÉDER-CONTRÔLER.

MEURS ET DEVIENS : ce qui prouve que le régime capitaliste et républicain fait une gigantesque erreur, qui le perdra, en croyant UNIFORMISER LES MASSES, et c’est pourtant de cette illusion que naît à grande vitesse maintenant, l’uniformisation des masses à coups d’éducation nationale et de politisme, de loisirs, donc de consommation que le pouvoir donne à digérer et à chier, à survivre sur le plan du sensible ou du corps, donc du mental qui croit au corps.
Dans le tout connecté, tout contrôlé par Big Brother et smartphone et Cie, c’est la même soupe pour tous (d’ailleurs facile analogie avec les injections-injonction aux ARN messagers et protéine spike)… « C’est pas d’la soupe, c’est du rata. C’est pas d’la merde mais ça viendra »… Et la merde vient très vite (entre autres les effets secondaires et mortels des ARNm). Donc, l’illusion ne dure jamais longtemps. Il y a toujours des « complotistes » comme en leur temps des Soljenitsyne pour contrer le pouvoir.
La recherche de l’uniformité des choses que le pouvoir permet de sentir et de vivre, ne peut tendre qu’à l’uniformité des intellects individuels, impossible à atteindre, et par ce social interdit toute vie spirituelle.

La qualité, qui est de l’ordre de l’infini, du sans limite, ne peut être engendrée par la quantité du capitalisme qui est du nature indéfinie, jamais achevée (on peut diviser sans fin un corps indifférencié), d’où la maladie du régime républicain qui s’appelle : « Réforme ». Une telle méthode de civilisation conduit à une société-fourmilière, où n’est tolérée aucune liberté individuelle vers la recherche de la Conscience infinie. Le régime capitaliste et républicain multiplie, cumule les individus (la « diversité » chère à l’Union européenne) pour en faire des troupeaux, mais refuse les personnes (le « Je suis ce JE SUIS »), c’est-à-dire des êtres humains dans sens QUALITATIF et non à la surface du social et de sa couverture.
Ainsi la liberté n’existe alors que pour celui qui décide de ce qui devra être vécu et senti uniformément par tout le monde. C’est donc la LIBERTÉ DU GRAND ADMINISTRATEUR OU ARCHITECTE DE L’UNIVERS : SATAN, QUI NE CHERCHE PAS À LIBÉRER LES HUMAINS, MAIS À POSSÉDER LES HUMAINS, DEVENUS DES OBJETS. Et où se trouve le germe de cette « architecture » ?
Mais dans un Occident qui se prétend issu de la civilisation des anciens Grecs, puis des anciens Romains pour finir par la chrétienté de l’Église de Rome et de son pape.
Anciens Grecs et anciens Romains se définissent comme WINNERS : la compétition chez les Grecs et le winnerisme chez les Romains, qui se résume par DÉTRUIRE LE LOSER, DÉTRUIRE LE PERDANT et s’emparer de son pays : LES SPORTS SOUS LA COUPE DU MERCANTILISME CONDUISENT FINALEMENT À UNE NATION DE MILITAIRES, DE FASCISTES OU DE PRÉDATEURS ÉGOÏSTES : DANS LE CAPITALISME ET LE WINNERISME D’ENTREPRISES ON MARQUE DES POINTS OU ON REMPORTE DES « MARCHÉS ». C’EST BIEN LA GUERRE DE TOUS CONTRE TOUS : LA COMPÉTITION EST DEVENUE MEURTRIÈRE, ELLE NE LE SERAIT PAS SI ELLE ÉTAIT CONTRÔLÉ DANS LE SENS DU SIMPLE JEU, MAIS COMME ELLE NE PEUT L’ÊTRE EN CAPITALISME AVEC CETTE RAGE DE « VAINCRE », LA COMPÉTITION EST MEURTRIÈRE, ET POUR L’HUMAIN, ET POUR SA PLANÈTE.

La compétition moderne vous saute à la gueule quand vous voyez le moindre petit « open-space » dans une tour de béton-acier-verre dans une mégalopole : la foule solitaire ou travail d’équipes, les fameux salariés transformés en « collaborateurs », ce qui MASQUE une lutte pour survivre à l’intérieur de ces open-spaces bureaucratiques. Dans ces lieux de compétition, la rivalité en équipes est très visible puisque le PDG remet un prix au chef winner qui a remporté le plus de « parts de marché », soit là encore la guerre de tous contre tous, et là il s’agit de guerres entre les entreprises. Preuve que ces lieux de compétitions rendent malade, les capitalistes y foutent de ridicules pots de plantes vertes sur tous les coins et supports qui ne servent pas leurs « marchés », reflet des ridicules squares et espaces verts que l’on arrive encore à apercevoir par endroits dans les cités de béton-acier-verre-tôles-boulons.
RAPPEL : les sports de compétition furent « augmentés » au paroxysme de la montée en puissance de la révolution industrielle en Occident, vers 1878 notamment au sein d’universités américaines ; à cela ajoutez la compétition dans le journalisme avec les Hearst et Pulitzer qui transformèrent le sport amateur en sport professionnel, avec des joueurs rémunérés comme des stars de Hollywood ou des pdg d’entreprises du CAC40. Le sport était devenu un unique produit commercial comme l’industrialisation et le commerce d’une automobile ou d’un paquet de lessive.

La société fourmilière est déjà présente dans les nombreuses dématérialisations de cette civilisation à commencer par sa monnaie, puis par l’ingénierie du régime dans son projet du « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux », même à Paris le métro parisien, RATP, supprime progressivement les tickets de métro pour arriver à la logique de la tyrannie sanitaire des « gestes barrière », de la « distanciation physique » et de la carte « pass » que c’est tout confort du SANS CONTACT, PARADOXE DU « TOUT CONNECTÉ » OÙ PLUTÔT DIRECTION VERS UN MONDE DE PLUS EN PLUS FAUX, qui ne marchera qu’à coups de smart-machines et qu’à coups de « cloud » et de data-centers (le monde de la série de films Matrix).

Cette société fourmilière repose sur la quantité à l’identique du concept de l’abbé Georges Lemaître et de son causisme sous forme de « Big Bang ». L’univers étant dans le mental, cet abbé se place dans la position du sujet qui examine l’objet univers (un faux retournement de la lumière), qui conçoit la totalité de l’univers comme une plus grande sphère possible, volume évidemment euclidien, à l’opposé de l’atome qui serait le plus petit volume euclidien possible, ce qui est aussi absurde que d’imaginer une Terre plate comme un camembert ! Si grande que soit une quantité, l’ego, le mental de l’humain peut y ajouter. Si petite que soit une quantité, genre nanomachin, on peut toujours la diviser. Il est impossible, sinon par l’ego, par l’opinion arbitraire dictée par le besoin SÉCURITAIRE, RÉCONFORTANT, de clore une logique ou un concept, d’éteindre un problème, de décider d’une limite dans le plus grand ou le plus petit.
L’être humain déteste le : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore » ; il déteste le « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi) du Soûtra du Cœur de la Connaissance transcendante. L’humain déteste l’irrationnel mais sa société est construite sur l’empirisme façon John Locke.
L’être humain préfère supprimer l’Éveil, préfère l’étouffer sous une pseudo-rationalité.

Se livrer à l’Absolu, à l’Infini, c’est RENONCER à vouloir être précisément soi-même, qui est la définition du mot « Putréfaction » ou « Renoncement ». RENONCER signifie aussi se méfier de l’appétit enfantin pour le Mystère, pour le Merveilleux qui sert tant à posséder, comme le diable, les masses par l’industrie de l’entertainment. ÉVEIL signifie : VEILLER, LA VIGIE (sens de soin, de qualité, de compassion, de vigueur ; mais évidemment pas le sens actuel de Big Brother et de sa télésurveillance, et maintenant de sa pharmacovigilance et de son QR code… !).

Le saint Vasistha explique au prince Râma :
« Le mental n’est que perception ; et la perception est mouvement au sein de la conscience [conceptualisante]. L’expression de ce mouvement est action, laquelle produit des fruits. Le mental est une intention qui apparaît dans la Conscience infinie. Il se situe entre le réel et l’irréel, pour ainsi dire, mais il est porté à la compréhension. Bien que non différent de la Conscience infinie, il pense qu’il est différent. Bien que non agissant, il pense qu’il agit. Tel est le mental, et ses attributs sont inséparables du mental. De la même façon, le jiva [âme individuel] et le mental sont inséparables. Tout ce à quoi pense le mental, les organes de l’action s’efforcent de le matérialiser : ce qui montre, à nouveau, que le mental est action. Mais, mental, intellect, ego, conscience individualisée, naissance et mort tendances latentes ne sont que des mots auxquels ne correspond aucune réalité. L’unique Réalité est la Conscience infinie au sein de laquelle ces concepts sont conçus et amenés à exister. ”Tous ces concepts sont apparus quand, par coïncidence fortuite comme l’arrivée du corbeau sur l’arbre qui va faire tomber la noix de coco, dans un moment d’oubli de sa propre Nature, la Conscience infinie s’est alors vue comme objet de perception” (YV III,96) ».
- Quand la conscience voilée par l’ignorance se voit comme corps et diversité, et identifie les objets, elle est le mental ou intellect.
- Quand par ignorance et manque de vue d’ensemble la conscience s’identifie en tant qu’individu existant de façon séparée, elle est connue sous le nom d’ego.
- Quand la conscience abandonne la pratique constante du Retournement de la Lumière ou Réalisation du Soi, et s’autorise le vagabondage mental, elle est connue en tant que conscience individuelle ou conscience conceptualisante.

Vasistha poursuivit :
« Ce mental s’incarne dans les êtres divers : humains, Dieux, Démons, demi-dieux et créatures célestes. Il se déploie ensuite sous divers types de comportements, et aussi en tant que villes, grandes et petites [on parle de nos jours de « ville intelligente »…], etc. Puisque telle est la vérité, à quoi bon examiner toutes ces apparences extérieures ? Le facteur qu’il nous faut examiner est le mental, lui seul. Car lorsque nous nous interrogeons quant à la nature du mental, nous nous apercevons que tous les objets créés ou toutes les apparences sont ses créations ; seule la Conscience infinie demeure en tant que non-création du mental.
”Observé dans le tréfonds, le mental est absorbé dans son substrat et, quand il est absorbé de la sorte, règne la Félicité suprême” (YV III,97). Quand le mental se désintègre ainsi, advient la libération et il n’y a plus renaissance car c’était le seul mental qui paraissait naître et mourir ».

Vasistha :
« Râma, l’espace est triple : l’espace infini de la Conscience non-duelle, l’espace fini de la conscience divisée [duel en sujet et objet], et l’espace physique dans lequel les mondes matériels existent. L’espace infini de la Conscience indivisée [chidâkâsha, ou âkâsha : éther, espace (1)] est celui qui existe en tout, dedans comme dehors, en tant que pur témoin de ce qui est réel et de ce qui donne l’impression d’être. L’espace fini de la conscience [conceptualisante ou raison] est ce qui crée les divisions de temps, qui pénètre tous les êtres et veille au bien de tous les êtres. L’espace physique est celui dans lequel les autres éléments (air, etc.) existent. Ces deux derniers ne sont pas indépendants du premier, l’espace infini de la Conscience indivisée.
En fait, les autres n’existent pas et cette division de conscience en trois est arbitraire et n’est propos que pour instruire l’ignorant. L’éveillé sait qu’il n’est qu’une réalité unique [la Singularité, l’Idiotès, la Conscience infinie].
Râma, quand cette Conscience pense apparemment « Je suis intelligent », ou « Je suis inerte », c’est en fait l’expression du mental. C’est à partir de ce concept erroné que tous les autres facteurs physiques et psychologiques ont été créés de façon imaginaire ».


[En référence à : Yoga Vasistha : L’histoire d’Ahalyâ, traduction en anglais de Swami Venkatesananda (1921-1982)]

Note.
1. ÂKÂSHA : « Le mental est quelque chose de mystérieux.
Il consiste en sattva, rajas et tamas [pureté, activité et inertie]. Les deux derniers donnent naissance au vikshepa (la diversité). Dans son aspect sattvique, le mental reste pur, non contaminé. Il n’y a donc pas de pensées, il est identique au Soi. Le mental est comparable à l’âkâsha (l’éther). Tout comme il y a des objets dans l’âkâsha, il y a des pensées dans le mental. L’âkâsha est l’équivalent du mental et les objets l’équivalent des pensées. On ne peut espérer mesurer l’Univers et étudier les phénomènes.
C’est impossible. Car les objets sont des créations mentales. Vouloir les mesurer est comparable à la tentative de mettre le pied sur la tête de sa propre ombre pour l’immobiliser. Plus on avance, et plus l’ombre avance aussi. Il est donc impossible de poser le pied sur la tête de sa propre ombre.
Quand un enfant cherche en vain à attraper la tête de son ombre avec ses mains, sa mère prend pitié de ses efforts inutiles ; elle prend la main de son enfant, la lui pose sur la tête en lui faisant ensuite observer à terre la tête de son ombre avec la main dessus. Il en va de même pour l’ignorant qui cherche à étudier l’Univers. L’Univers n’est qu’un objet créé par le mental et qui a son existence dans le mental. Il ne peut être mesuré comme le serait une entité extérieure. Il faut atteindre le Soi, pour atteindre l’Univers.
Les gens demandent souvent comment contrôler le mental. Je leur réponds : “Montrez-moi le mental et vous saurez ce qu’il faut faire.” Le fait est que le mental n’est qu’un faisceau de pensées.
Comment voulez-vous le supprimer par la pensée ou par le désir de le faire ? Vos pensées et vos désirs ne sont-ils pas des parties intégrantes du mental ? Par de nouvelles pensées qui s’élèvent, le mental ne fait que s’accroître. Par conséquent, il est stupide de vouloir tuer le mental par le mental.
La seule manière de s’y prendre, c’est de trouver sa source et de s’y agripper. Alors, le mental s’affaiblira de lui-même ». (Ramana Maharshi, entretien 485 du 30-4-1938).

L’entretien 485 est illustré par le conte russe recueilli par Afanassiev : Ivanouchka l’idiot, dont voici un extrait qui résume tout : « Quel est donc cet homme qui marche à côté de moi, sans me lâcher d’un pas ? Pour sûr qu’il en veut à mes galettes de miel ! » Et il se met à jeter sur son ombre les galettes, jusqu’à ce qu’il ne lui en reste aucune. Il regarde, voit toujours l’ombre à son côté. « Quel goinfre ! », dit l’idiot en colère, et il jette dessus le pot de miel, qui s’éparpille en éclats.
Le voilà qui arrive les mains vides à la hauteur de ses frères ; iceux le questionnent :
- Que viens-tu faire ici, l’idiot  ?
- Je vous ai apporté à manger.
- Alors, donne vite !
- C’est que, mes frères, un homme que je ne connais pas s’est mis à me suivre le long du chemin et il a tout mangé !
- Quel homme ?
- Le voilà ! Il est toujours là !
Et les frères lui passèrent une raclée…
(Index Index Afanassiev 400/224a. Recueilli dans la province de Vologda. Index Aarne-Thompson 1681 A + 1691).
 
 

Dernière mise à jour : 27-10-2021 20:54

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