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Ecrit par Sechy, le 09-10-2010 23:28

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Instant, Langage, Silence, Source, Universel

 
 
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Langage universel

Formes et Signaux de la pensée humaine
Meilleur langage possible et universel : LE SILENCE
 
 
Il existait bien un langage universel, ce qui est illustré par le roman de Pierre Boulle : La Planète des Singes, mais symbolisé par une inversion : ce sont les singes qui ont ce langage évolué, et les humains en sont dépossédés ; de plus il y a un problème de chronologie !... Chaque règne possède un langage, mais les êtres humains ont un cerveau complexe, difficile de s’en servir, et surtout il est doté de l’ego.
 
 
 
Le seul langage universel ne peut qu’être SA PROPRE NATURE : LA SOURCE.

Ainsi :

LE FIXE ET LE VOLATIL - L’OBSERVATEUR ET L’OBSERVÉ

Maharshi : Tous les êtres vivants ont conscience de leur environnement [note : même un cailloux. Toute matière est déjà esprit, elle se « voit » elle-même et s’organise en fonction de son entourage]. On doit donc en conclure qu’ils sont tous pourvus d’un intellect [note : même chez un cailloux]. Cependant, l’intellect de l’homme est différent de celui des animaux, car l’homme, non seulement, perçoit le monde tel qu’il est et agit en conséquence, mais, de plus, n’était jamais satisfait de l’état actuel des choses, il cherche à l’améliorer suivant ses désirs [note : c’est bien là le problème, il fait même des bombes atomiques]. Ce faisant, il étend le champ de ses divers intérêts, mais reste néanmoins insatisfait [note : en politique, en mode de vie, en technologie, etc.]. Il commence alors à raisonner [note : problème du mental].
Son désir d’une paix et d’un bonheur permanents est le signe manifeste de l’existence d’une telle permanence dans sa propre nature. C’est pourquoi il s’efforce de trouver et de regagner sa propre nature - son Soi. Une fois le Soi retrouvé, tout est trouvé. (D’après un extrait de l’enseignement 502 de Ramana Maharshi)


Corps : Fixe et Volatil sont le Soi, avec l’ego (Fixe)


Un jeune homme demande : « Comment ai-je reçu ce corps ? »
Maharshi : Vous parlez de ‘je’ et de « corps » ; il y a une relation entre les deux. Par conséquent, vous n’êtes pas le corps. Cette question ne se présente pas au corps, parce qu’il est inerte [note : le Fixe]. Il y a un état dans lequel vous n’êtes pas conscient du corps - notamment en sommeil profond. La question ne se pose pas alors. Cependant, vous existez dans le sommeil. Alors à qui se pose cette question ?
Question : A l’ego.
Maharshi : Oui. Le corps et l’ego apparaissent et disparaissent ensemble. Dans l’état de sommeil profond, vous rompez toute association avec l’ego. En ce moment, vous êtes associé à lui. De ces deux états de sommeil, lequel est votre état réel ? Vous êtes présent dans l’état de sommeil et même ‘vous’ est présent aussi maintenant. Pourquoi la question s’élève-t-elle maintenant et non pas pendant le sommeil ? Vous dites vrai en disant qu’elle concerne l’ego. Mais vous n’êtes pas l’ego ; l’ego est un intermédiaire entre le Soi et le corps. Vous êtes le Soi. Cherchez l’origine de l’ego et voyez si le doute persiste. (Ensuite Maharshi explique la réincarnation des corps avec l’association du karma. D’après l’enseignement 501).

Ici le Soi, donc l’universalité correspond à : Une rivière ne suit plus son cours une fois qu’elle s’est perdue dans l’Océan, de même une personne perd toute activité une fois qu’elle s’est fondue dans le Soi. C’est-à-dire « Qu’un être humain ne peut vivre heureux qu’en sachant que pour vivre il n’a besoin de rien ». (Enseignements 554 et 555). Il n’a besoin de rien pour la bonne raison qu’il n’est presque plus soumis à la chronologie tueuse.

Toujours à propos de corps, on retrouve la même conception chez Raymond Ruyer dans la Gnose de Princeton :
« De même, ce sont toujours les autres qui sont « corps », moi je ne suis pas corps. Et ce que j’appelle mon corps n’est aussi qu’une construction secondaire, faite à l’aide des miroirs, et aussi de mes domaines subordonnés et devenus objets. Je suis « présent ici-maintenant » [Instant], domaine de conscience, et virtuellement « Je ». Mais chaque être a autant de titres que moi à dire « Je », en me réduisant à l’état de corps observé.
...
Le monde spatio-temporel est fait de l’intérieur, comme la coquille de l’escargot qui pourtant l’habite. Il est fait par tous les « je » qui y agissent ».


Bien comprendre que l’ego, le sommeil et l’absence d’ego sont comme sujet et objet : l’observateur et l’observé. Un arc-en-ciel dépendra non seulement de la position de l’observateur, mais du fait qu’il y a observation, ou photographie de l’objet. Un observateur ne peut observer qu’un « objet », là où il y a une conscience subjective. On participe ou on devine une conscience. Hélas, on ne peut observer que l’extérieur des choses(1)
Ainsi toute matière étant esprit, il existe des signaux irradiants de ces matières qui constituent une LANGUE UNIVERSELLE (signes graphiques de la pensée).


Mais, quand je dors, il n’y a pas de mental. Le monde n’existe-t-il pas pour les autres pendant ce temps-là ? Est-ce que cela ne prouve pas que le monde est le produit d’un mental universel ? Comment pouvons-nous dire alors que le monde n’est pas matériel, mais semblable à un rêve ?
Maharshi : Le monde ne vous dit pas qu’il provient d’un mental individuel ou d’un mental universel. Il n’y a que le mental individuel qui voit le monde. Quand ce mental disparaît, le monde disparaît aussi.
Un homme, un jour, vit en rêve son père, décédé depuis trente ans. Dans ce rêve, il avait quatre frères et son père avait partagé son héritage entre eux tous. Une dispute s’ensuivit lors de laquelle ses frères se jetèrent sur lui pour le tuer. Il se réveilla en sursaut, terrorisé. Il se souvint alors qu’il était fils unique, qu’il n’avait aucun frère et que son père était mort depuis longtemps. Sa terreur se transforma en contentement.
Vous voyez bien que, quand nous prenons conscience de notre Soi, le monde disparaît, mais lorsque nous perdons de vue notre Soi, nous nous trouvons enchaînés dans le monde. (Extrait de l’enseignement 556, du 15 octobre 1938).
C’est-à-dire que la prison provient de l’OPINION. Voilà le mal qui ronge le monde. L’ego de chacun cherche à influencer l’autre, tout comme les religions cherchant à convertir. Par exemple les religions monothéistes cherchent a convertir afin de former une masse, une communauté, comme le dogme communiste, mais lui est en inverse. L’extraordinaire se situe dans l’Ancienne Égypte, où l’aspect profondément religieux était unique au monde et le reste encore maintenant, parce que justement, il concerne l’individu ; la religion égyptienne n’eut jamais l’esprit missionnaire. Elle était tolérante avec le monde et bienveillante avec ses enfants.
Rappel : c’est en Égypte et bien avant les philosophes grecques et les chrétiens qu’il était enseigné, tout comme chez Ramana Maharshi : « Connais-toi toi-même » et « Aime ton prochain comme toi-même ».
L’Égypte n’imposait aucune culture aux autres peuples, c’est pourquoi elle reçu avec crainte quelques étudiants qui l’effrayait par leurs ergoteries et leur ignorance, et qui avait pour noms : Hérodote, Pythagore, Démocrite, Platon, Thalès, Plutarque, etc.


Le meilleur langage est celui des Hiéroglyphes, ou écriture idéographique (avec un dessin symbolisant un mot), qui donnera aussi une expression verbale. Ainsi on échappe à la logique héritière du monde gréco-latin, et surtout on voit L’ENSEMBLE, comme s’il y avait déjà atténuation de la chronologie tueuse. Quoi de plus simple que de représenter le Soleil par un cercle avec son centre et la Lune par un croissant. Les « hommes des cavernes » appliquaient déjà ce langage symbolique en le peignant sur les parois de leurs grottes. Les Hiéroglyphes à force d’être simplifié par leur écriture sur support donnèrent à la longue des caractères alphabétiques (consonnes et voyelles), cela semblait plus pratique, et plus rapide ! On entrait de plein pied déjà dans le matérialisme.

Dans l’écriture qui dessine des idées (idéographie) :
1 - Un signe est placé à côté du mot pour lui donner un sens général.
Source, poisson, marécage, nuage ; ici la clef ou déterminatif est EAU.
2 - En Chinois, il y a l’assemblage logique : pour le mot CLOCHE, on juxtapose les caractères “ métal ” et “ résonner ”. C’est comme une sorte de Rébus (miroir mot/son). (D’après James Germain Février)

D’après Hérodote : message pour Darius, par le peuple des Scythes :

Un Oiseau, Une Souris, Une Grenouille, Cinq flèches
Un Oiseau : pour voler en l’air.
Une Souris : pour pénétrer sous terre.
Une Grenouille : pour se réfugier dans les marais.
Cinq flèches : vous ne pourrez échapper à nos flèches.              
C’est une interprétation possible, par le beau-père de DARIUS. (Cité par James G. Février dans Histoire de l’Écriture)
La Langue des Oiseaux est plus naturel et proche du langage universel.

Enfin, Internet est une nouvelle forme d’écriture hiéroglyphique, c’est pourquoi le pouvoir, notamment d’argent et donc de l’ère Sarkozy veut le contrôler. L’argument à la mode est la soi-disant lutte contre le terrorisme et les pédonazis, mais en générale, l’argument à l’emporte-pièce : « c’est pour la morale ». Nous sommes entré dans le monde du faux, et donc du digital et du binaire, de la machine, et par conséquence du contrôle !... Le Hiéroglyphe de l’Égypte est analogique, celui d’Internet et par la même de nos alphabets est binaire. Vous remarquerez que ceux qui parlent généralement de morale sont ceux qui en ont le moins ! Comme la plupart des hommes et femmes politiques actuelles. Car tout ça ne les empêchent pas de refourguer leurs armements militaires.

Je suis persuadé qu’un jour viendra où le physiologiste, le poète et le philosophe, parleront la même langue et s’entendront tous. (Claude Bernard, cité en introduction dans le livre de Edouard Schuré : Les grands initiés)
Effectivement, comme le dit Edouard Schuré en début de son livre, Science (comme on l’entend actuellement) et religion, ou spiritualité ne font pas bon ménage. Hors c’est totalement anormal ! Mais cela rejoins Ramana Maharshi, car le mal, c’est le mental. Dans les temples de l’Égypte ancienne, et éternelle, le mot Science était compris comme un TOUT. Cela c’est retrouvé un peu au courant du Moyen-Age. Depuis 1789 la cassure entre spiritualité et monde matériel est encore plus grande ; cette spiritualité, peu importe quelle soit monothéiste ou autres (de toutes façons il y a toujours un chef des dieux !) ne règne plus sur le social, d’où le terrible manque de repère avec les conséquences sociales dramatiques : seul compte l’argent. Il ne s’agit pas de clamer comme certains : « Mon Dieu délivrez-nous des religions », en un sens c’est exacte, mais comme l’enseignait Ramana Maharshi : « Si chacun s’occupait de ses propres affaires, il n’y aurait pas de querelles » (Ens. 479). Et c’est justement ce que faisait les Anciens Égyptiens avec leur religion : ils n’avaient pas de missionnaires, ces terribles manipulateurs de l’arme opinion.

Depuis la terrible liberté de pensée issue de la Renaissance, et catalysé par la Révolution de 1789, nous dérivons dans le système de l’opinion, dérive éternelle de l’humanité, jusqu’à présent, en forme de laïcité, vers une vérité indéfinie, perdue, indéfinissable et à jamais, jusqu’à présent, inaccessible ! Encore une fois, la Vérité tout entière ne peut pas consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout. Le Tout est autre chose et PLUS que le total des parties.

Ramana Maharshi s’interroge à juste titre sur la prière des chrétiens se terminant par « Que Ta Volonté soit faite ! » Si Sa Volonté doit être faite, pourquoi Le prient-ils encore ? Le simple bon sens fait que Sa Volonté n’a pas a être invoqué puisqu’Elle est là d’Instant en Instant. La volonté divine prévaut en tous temps et en toutes circonstances. Obligatoirement chacun est pris en charge par Dieu, l’Instant, qu’il ne veuille ou non. La prière pour le bien d’autrui cache de l’égoïsme, puisque en désirant le bonheur de l’autre on s’achète une bonne conscience. Là encore il s’agit de s’occuper de ses propre affaires, ce qui rejoins une forme d’individualisme, mais n’ayant aucun rapport avec celui de notre société actuelle. Comme le dit Ramana Maharshi, « Dieu connaît son affaire » et n’a pas besoin de votre intercession en faveur des autres. Le silence est le plus élevé des accomplissements. « Le silence est l’océan dans lequel toutes les rivières de toutes les religions se déversent » dit Thâyumânavar. Il ajoute aussi que la religion védique est la seule qui associe religion et philosophie. (D’après les enseignements 479 et 594)


M. R.



Note.
1. On ne peut pas saisir ce qui sépare sans être aussitôt séparé de ce qu’on saisit.
A - Vouloir saisir l’Âme. Il faut d’abord un corps, mais en considérant l’ensemble, on tient ainsi le corps et pas l’Âme !
B - On ne peut pas saisir une lame de Métal sans se couper les doigts (ou alors du côté non tranchant !), il faut un manche, l'ensemble manche et lame se nomme couteau. Mais quand on saisit le couteau, on tient alors le manche et pas la lame !
S’il existe une chose qu’on ne peut pas posséder, c’est bien l’érotisme ! où l’on ne peut que « mimer » la fusion des consciences, des « endroits » physiques.
Ainsi, un homme à sa propre conscience, son propre intérieur, parce qu’il nous en parle. Un chien aussi atteste de son intérieur, en protestant quand on lui marche sur la queue. Un arbre que l’on émonde, ou une herbe que l’on foule aux pieds, ou un cristal de quartz que l’on comprime pour en faire un système dans l’électronique ne protestent jamais. Alors nous les considérons comme des objets, comme des corps, comme le couteau de l’exemple.
La psychanalyse c’est la même chose : elle n’explore que la superficialité du mental, jamais le métaphysique.

Le matérialisme consiste à croire que « tout est objet », y compris les humains, on le voit avec le pouvoir qui veut tout comptabiliser et donc contrôler. Même l’intellect est devenu propriété, comme la voiture, la maison, toutes choses extérieur que l’huissier pourra vous confisquer si vous avez des dettes et ne pouvez pas les rembourser. Le matérialiste, le « scientifique » actuel prendront pour preuve du réel « tout objet », « tout extérieur mesurable ». Il prend pour argent comptant le caractère de surface de sa pauvre perception visuelle et de ses maigres acquisitions « scientifiques ».
Ainsi, comme déjà écrit ici, en plus de la virtualité de l’informatique, nous allons à très grande vitesse VERS LE FAUX, puisque tout est perçus en surface, en artificiel, en accident.
Le plus inquiétant, c’est que notre monde devenu binaire est en passe d’être possédé par les machines ! et alimenté par quoi... l’électricité, dont nous ignorons le principe essentiel ; nous l’utilisons, c’est tout.
 
 

Dernière mise à jour : 10-10-2010 00:08

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