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Scélérate république française Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 13-11-2010 23:00

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Argent, Asiles, Banques, Bagnes, Justice, Politique, Prisons, Synarchie, Travail

 
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Scélérate république française

Bagnes pour adultes de Rochefort, Toulon, Brest, Lorient
 
 
 
L’absolue égalité des Jacobins : une dictature sans dictature... (Convention du 25 août 1794)
Nous sommes donc bien dans un régime socialiste... (1)


« L’autre loi fondamentale pour l’histoire des bagnes de Guyane est celle dite de la “relégation” du 27 mai 1885. Une des lois les plus scélérates de la Troisième République, elle décidait l’envoi à Cayenne des récidivistes, des coupables de petits délits “qui, dans quelque ordre que ce soit et dans un intervalle de 10 ans, auront encouru deux condamnations à l’emprisonnement...”. C’était se débarrasser, pour la Métropole, des gens sans-aveux, sans-logis, des petits voleurs, des “paumés” sans domicile fixe ».

« J’admet, comme une partie de la punition, la longueur du travail et les efforts qu’il exige, mais il y a des bornes à cet emploi même ; elles sont posées par la Nature ». Pastoret.
 
Indépendamment d’un régime politique, qu’il soit sous l’autorité d’un roi ou sous l’autorité d’une république, toute justice humaine est terriblement faillible : « Le Code pénal, tout mauvais qu’il est, a été soumis jusqu’à ce jour à un système d’exécution pire que lui ». Charles Lucas, 1830 ; il fait allusion au système des bagnes ; nous sommes donc plein pot dans le pire siècle des deux derniers millénaires : le 19ème, avec aussi le 20ème siècle.

Rappel : le bagne consiste à « séquestrer à jamais de la patrie l’être humain qui aura posé le pied sur la voie du crime », comme l’écrit Maurice Alhoy en 1830 dans son livre : Les bagnes.
Cette justice infâme et idiote, diabolique et perverse, qui condamne ses tous petits, ses enfants, saisit à peine nés et mis hors de la société en des terres étrangères, qui pourtant et quoi qu’ils aient fait en font bien la partie.
Cette société pourrie qui écrivait : la plupart des crimes sont commis par des forçats qui sortent du bagne. Un certain Victor Hugo illustre d’ailleurs cela dans son roman Les Misérables.
Travaux forcées : servir obligatoirement pour le bien public. Confier des « travaux d’intérêts généraux » à des coupables n’a rien de dégradant, explique M. Alhoy, puisque c’est les hisser au niveau d’artisans laborieux ; hélas les intérêts généraux se confondaient avec ceux des particuliers, même maintenant, surtout aux USA.

Satan étant l’inventeur de l’organisation, de l’administration, celle-ci ne peut être que cruelle, et en matière de justice humaine, et donc du Diable, elle est toujours cruelle, même dans l’Égypte de Pharaon, où on coupait nez, sexe et mains des condamnés pour fautes graves ou trahison. Si on ne mutile plus les « condamnés », sauf aux bagnes (coup les nez parfois), on les fait mourir à petit feu, surtout après la révolution de 1789. Six mois au bagne, et c’est la perversion sans retour en arrière. Les bagnards enchaînés deux par deux s’échangent leurs vices...

Je reviens aux idées généreuses d’Augustin Cochin, prédécesseur de Jean Coulonval, sur le drame de la libre pensée, et l’attrape-couillon du « Pouvoir au peuple » :
« Dans une société vivante, le mot de société disparaît dans la mesure même où la chose se réalise. Union ? certes, mais non contrat, convention. Appui réciproque, mais non mutualisé [répartir] ; charité, mais non règlement de comptes, solidarité ; production, création, mais non partage, répartition ; harmonie, mais non organisation [sinon c’est Satan]. L’union de tous n’est qu’un fait, et résulte de l’effort personnel de chacun. Tel est, de notre point de vue, la loi de toute société vivante par rapport à son « idée collective », à la réalité qui la fonde ». Augustin Cochin, La Révolution et la Libre Pensée.

Une définition de la loi en république selon A. Cochin : « Est considéré comme acquis ce qui reste de la vérité après discussion. C’est ce qu’en politique on appelle la loi ». Ainsi ce n’est pas une loi mais une OPINION !
Mais précision fondamentale de A. Cochin : « La loi est l’inverse de la coutume : elle est écrite d’abord, la coutume, après. La loi, produit de l’intellect [opinion], précède la vie ; la coutume est la vie même, informatrice et progressive, rédigée seulement quand elle commence à fléchir.
LOI, du latin legis. C’est donc bien un héritage gréco-latin. On ne devrait jamais employer le mot ‘loi’ pour « lois de la Nature »... La loi est Une quand à l’obligation ; relative et diverse quant à la forme ; une conscience : mille morales. On ne sort pas de l’opinion.
COUTUME : sonorité de costume, et donc possède le sens d’habit, d’habitude... C’est la tradition, l’usage, et donc quelque chose de naturelle.
La loi qui restreint les libertés car : La vérité sociale met l’homme tout en innocence mais c’est la vérité de réduction, qui s’oppose à la vérité de progrès, de conquête et de création, à la vérité de foi, comme le néant s’oppose à l’être. Ainsi ‘le système’ ne facilitera pas « Je suis ce JE SUIS », comme le néant s’oppose à l’être.
Pour que la foi morale absolue fût fondée, il fallait qu’une intelligence adéquate à l’Être nous la donnât : une Taocratie par exemple.

Une loi en république : résultat de l’opinion. « C’est cette moyenne, une fois déterminée, que l’on impose ensuite au nom de l’intérêt général à chacun des individus qui ont contribué à la fixer, et dont aucun peut-être ne se trouve adapté à sa mesure exacte. Elle exprime non pas l’état profond, réel, de l’opinion, mais son état apparent, actuel ». Un peu selon la loi de cause et effet. La loi contraint donc, « socialise », en ce sens qu’elle impose à l’ensemble, même à ceux qui ne l’ont pas demandés : « La même soupe pour tous ».

Seul celui qui travaille avec ses mains établit avec les choses [la réalité] un contact que la raison ne connaît pas. C’est l’union par « l’œuvre manifesté » comme l’appelle A. Cochin. Alors que l’intellect, les mots/maux détruisent tout, ravalent tout plus bas que terre (opinion). Ce que l’intuition saisit, ce que la science écarte, la libre-pensée (opinion, intellect) le détruit ; comme si l’objet de la Connaissance pouvait s’étaler, s’expliquer avec des pauvres mots/maux.
Et c’est ce qui s’est produit avec le Siècle des Lumières et la tentative des encyclopédistes, fomenteurs de 1789, qui rationalisèrent tout dans leur machin. Et il en a découlé : l’école de Jules Ferry et son lavage de cerveaux : instruire à l’école au lieu de former sur le tas ou à l’atelier... faire apprendre (du A privatif : privé de prendre) au lieu de faire faire... Effectivement dans les écoles de Jules Ferry, on prive de prendre ! mais on explique... comme ces emmerdeurs de philosophes grecs copiés par les révolutionnaires de toutes républiques depuis 1789.

TOUTES RÉVOLUTIONS TUENT L’ESPRIT, c’est valable aussi bien en Europe qu’en Russie avec les Juifs bolcheviks.
Nous savons qu’en politique seul l’image et la poudre aux yeux, le superficiel comptent : « Nos politiciens savent bien qu’une promesse démagogique non tenue est plus facilement pardonnée par les électeurs que l’annonce d’une catastrophe bien réelle... » écrit A. Cochin dans une note. C’est la même logique que le « Circulez ya rien à voir ».

La Loi du régime républicain qui dépasse tous les politiciens : « Les dénominations morales changent d’acception. Ce n’est plus à la morale humaine que l’on demande le sens du juste, c’est à l’idée révolutionnaire. Tout acte, tout décret du peuple souverain est appelé révolutionnaire et dès lors déclaré légitime. Le fanatisme des tueurs, les tribunaux assassins, « justice du peuple » ; des vices odieux, « vertus civiques », écrit A. Cochin.
Voir un exemple à propos de général vraiment général n’ayant aucun rapport avec la réalité : la démonstration à la fois terrifiante du mode de fonctionnement du législateur, qui applique aveuglément des recettes générales à des situations spécifiques qu’il ne cherche même pas à comprendre.

Le général vraiment général se retrouve dans le libéralisme : « Elle [la politique idéale] présente l’objet le plus séduisant, « le bonheur » ; le moyen le plus facile, la liberté, au sens de La Boétie : l’affranchissement - affranchissement de toute autorité, ajoute Rousseau - le motif le plus noble, « le bien » [et ses dérives à propos du droit de la propriété intellectuelle], enfin la raison sociale la plus vaste, car ce bonheur, cette liberté, ce bien, seront ceux de « l’homme en soi » tels que tout homme les désire dès qu’il est éclairé. On prend ainsi pour but « le patriotisme » philosophique de 1789, on dit mieux et dans le même sens aujourd’hui « l’humanitarisme ». On y perd tout simplement l’être humain, puisque la société est considérée comme « universelle », elle ne peut tenir compte que de ce qu’il y a en dessous de la ceinture : la reproduction, le sensible, le passionnel, bref le monde des accidents ou monde spatio-temporel. L’insensibilité comme la sensibilité, comme l’intellect, ne saurait être un bien.

Jean-Paul Sartre avec son ‘Existentialisme’ est issu tout droit du Siècle des Lumières : les philosophes de ce temps se sont demandés pourquoi l’être humain ne serait pas comme Dieu ? Mais c’est s’abandonner entièrement au mental et donc aux sens ! Sartre et ses pères sont dans la droite ligne des ergoteurs et emmerdeurs de philosophes grecs : du broyage intellectuel, mais pas une réalité de fait. Bizarrement les philosophes ont démoli l’être humain !

Voir aussi Jacobins, Jacobinisme (bourgeoisie), dont les fomenteurs de la révolution russe de 1917 se sont inspirés, et qui donna le totalitarisme et sa dictature, « au nom du peuple souverain », au « nom des camarades »...

Pour résumer Agustin Cochin : il a les mêmes idées que Jean Coulonval, Ramana Maharshi : Connais-toi toi-même ; « Je suis ce JE SUIS ».



BAGNE DE ROCHEFORT

Un assemblage de marais remplis par les inondations de la Charente. Le port fut créé sous Louis 14 conjointement avec la création de l’Académie des Sciences en 1666.

Le bagne fut créé en 1777
. Être envoyé dans ce bagne équivalait à être condamné à mort, une mort lente, véritable supplice, alors que la « loi » n’a commandé que les « travaux forcés » dans l’intérêt du pays. C’est typique des goulags des Juifs bolcheviks. Les condamnés du bagne de Rochefort viennent presque tous des départements du Midi et de l’Ouest, ceux de Toulon et de Brest viennent du département du Nord et du Centre. On voit que la justice cherche à éloigner le plus possible les condamnés de leur ancien lieu de vie.
La cour du bagne : un rectangle d’environ 400 mètres de long sur 100 de large, à droite, deux bâtiments ou salles. Dans cette cour une allée de jeunes arbres avec au sol un gazon brûlé. Quelques forçats sont allongés au pied des arbres. Des gardes armés d’un bâton et costumé d’un habit bleu boutonné jusqu’au cou regarde sans arrêt une horloge marquant les heures de captivité. A proximité se trouvent deux pièces d’artilleries chargées à mitraille, en cas de révolte le massacre serait total ! A la gauche de la porte du bagne se tient un cantinier qui vend du pain au condamné. Les forçats sont enchaînés deux à deux par le pied (leur camarade de chaîne), ils portent tous un bonnet rouge, une veste rouge (ça se voit de loin), leur pantalon de toile grise est marqué devant et derrière du GAL qui se croisent avec des ancres de marine couleur rouille ; sur leur soulier le mot galérien est tracé au poinçon. Les gardes vérifient la chaîne des prisonniers, ils se placent en rang dans la cour, le tambour retentit, un renfort de garde-chiourmes arrive : le sabre aux côtés, l’arme au bras. Une des salles appelées Saint-Antoine s’ouvre pour laisser sortir des prisonniers au bonnet vert ; ce sont les condamnés à perpétuité, que la justice tient sous sa coupe pendant 20 ans. Ils viennent se ranger à côté des bonnets rouges. Quelques uns usés par cet enfer traînent avec peine leurs lourdes chaînes, d’autres solidement taillés s’en sortent mieux. Ensuite chaque couple se rend aux travaux forcés sous la surveillance d’un gardien. Souvent les coups des gardiens pleuvent pour presque rien sur la tête des forçats.
Par exemple, un homme en tuant un autre homme au court d’une rixe pouvait être envoyé à Rochefort. Ensuite, livré au bagne, le bonnet vert pouvait imprimer sur lui le sceau de la folie.
Les bonnets rouges sont envoyés travailler à l’intérieur, mais les bonnets verts, ceux de la perpette, sont bien-sûr envoyé à l’extérieur, là où il fait le plus chaud et où c’est le plus pénible. C’est l’époque où il y a une grande demande de construction de bateaux. Évidemment la brutalité sous toute ses formes ne cesse jamais pour les condamnés : comme pour les bagnes d’enfants, on châtie l’inexpérience, qu’elle que soit le degré d’apprentissage ; un prisonnier laisse-t-il tombé un matériel, il est précipité de haut en bas par le bourreau qui le surveille. La plainte lui est interdite, ce serait de la rébellion ; nous en savons quelque chose à notre époque dans la France de Sarkozy. Si les forces manquent à un condamné pour supporter le poids énorme d’un cordage, la garde-chiourme le pousse et il va tomber sur des ferrailles, ou roule dans la fange que la Charente dépose sur son rivage... Les pauvres condamnés à perpette, les bonnets verts, n’ont que l’espoir d’une longue continuité de supplices, aussi se consolent-ils d’être utile dans leur travail, espérant une amélioration de leur sort ; de là l’énergie qui soutient leur corps usés par toutes les privations ; de là cette sorte d’émulation semblable à celle de bêtes de somme qui imprime plus de force au coup de collier. Souffrir sans se plaindre est devenu le principe pratique de ceux à qui l’esclavage n’a point encore ravi la faculté de penser. Abrutis de travail, on les voit sourire quand le gardien jette sur eux un coup d’œil satisfait.
Le port de Rochefort a la couleur DU SANG, partout il y est répandu se mélangeant avec le rouge des bonnets des forçats, leurs vestes. Toutes les guérites des factionnaires sont peintes en rouge. Un grue, dite à tympan, qui sert à la décharge des navires, fonctionne avec un tambour qui tourne par le poids d’un ou plusieurs hommes qui le gravitent en courant, comme le Hamster dans sa cage... mais lui n’a aucune machine à faire fonctionner et il n’est pas fouetté. Une fois leur torture momentanément terminée, les pauvre bougres sortaient de la roue de la grue pour se jeter contre terre afin de se rafraîchir ; et au moment où ils reprenaient à peine haleine; des coups de cannes les avertissaient de servir de relais à un traineau chargé de pierres que 8 autres camarades avaient amenés jusque là. Tel des bœufs ils s’attellèrent et partirent. Quelque fois les condamnés chantent pour se soutenir, mais une sinistre chanson où il est question de la Veuve (la guillotine). Effectivement, en coupant un tête (faucher Colas), la guillotine laissait le corps veuf ! mais c’était les deux parties qui mouraient... Désespoir, désespoir...

Le chef des surveillants du bagne estimait que « l’influence salutaire du châtiment » se portait sur quelques forçats ! et à l’utilité industrielle... On tenait ce même discours chez les instigateurs des bagnes pour enfants institués par Napoléon III.

Cet extrait de description du bagne de Rochefort, fermé en 1854, provient du livre de Maurice Alhoy, les Bagnes, écrit en 1830. Il fait allusion aux franc-maçons à propos de l’entretient qu’il eut avec le chef des surveillants du bagne, et de la « réhabilitation » du forçat dans la société. Réhabilitation nommé : espérance ! Nous sommes bien encore dans le mental de quelques uns... Comme le dit ce chef : les idées généreuses ne manquent pas, mais il manque des mains pour les réaliser ; les forçats ? je vois mal des franc-maçons œuvrer réellement avec leurs mains !
Le système de ces institutions judiciaires, comme celles de maintenant, c’est ajouter de l’huile sur le feu, ou c’est la méthode allopathique, on ne soigne jamais la cause : « Soumis par la force, ils n’obéiront jamais qu’à la force. C’est mon système de surveillance » s’exclame ce chef à Rochefort.
Il paraît que des bagnards de 75 ans sortaient encore vivants de Rochefort... mais préféraient y retourner ! c’est la même peine que le malade mental resté 50 ans dans l’asile, et lorsque la république supprimant l’enfermement psychiatrique (loi de 1968), le pauvre bougre voulu y retourner, mais on ne lui offrit pas cette possibilité et il en creva. Comme pour les bagnes, les asiles psychiatriques étaient pour se débarrasser des citoyens gênants.


M. R.


Note.
1. Une médaille comporte deux côtés :
- Endroit : Tous les hommes égaux, tous les hommes libres, tous les hommes affranchis de toute autorité.
- Envers : Le peuple souverain est le petit peuple des sociétés fermées (politiciens, parlementaires, financiers), triées, épurées, réduites, seul représentant authentique du peuple en soi et de la volonté générale.
Ce petit peuple n’a rien de commun avec le grand peuple de France puisqu’il l’opprime et à la fin le tyrannise. En nombre, le petit peuple est une infime minorité. La pratique est l’opposé de la théorie. Tyrannie de fait au service d’une liberté de principe : tel est le bilan de la Révolution. L’idée contredit la réalité. Le sens des mots est interverti.
 
 

Dernière mise à jour : 14-11-2010 00:27

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