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HYMNES à PTAH Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 07-02-2011 21:19

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Arts, Dieu, Égypte, Liberté, Nature, Ouvrier, Religions, Savoir, Sagesse, Science, Yôkai

 
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Égypte ancienne
HYMNES à PTAH
 
   
Il y a plus de 4900 ans, vers ce qu’on nomme troisième dynastie, la ville de Memphis (Murs Blancs) devient la capitale de l’Égypte, et Ptah qui en était le dieu local prend de l’importance. Il est alors considéré comme le dieu primordial, créateur de l’univers façonnant l’Œuf originel sur son tour de potier. Par cette façon de création il est une variation du thème des dieux créateurs dont Khnoum autre dieu-potier. Ainsi Ptah est-il le dieu des artisans et artistes, des sculpteurs et des forgerons tout particulièrement (les grecs l’assimileront à Héphaistos et les Égyptiens eux-mêmes feront d’Imhotep son fils.
Au cours du temps la cosmogonie de Ptah prend des éléments à la fois hermopolitains et héliopolitains. Sous le nom de To-Tjenen, la Terre émergée, il personnifie le tertre primitif (naissance du monde à la façon hermopolitaine).
Path est donc le créateur de lui-même, ce qui correspond bien au signe du Taureau.
 
Ptah est représenté comme un homme à tête rase, coiffé d’un bonnet souvent bleu intense collant strictement à sa tête, le corps enserré dans une gaine momiforme, seuls les avant-bras dégagés permettent aux deux mains de tenir le sceptre composite (pilier-Djed, croix ansée Ankh, bâton Ouas). Un collier vient agrémenter l’aspect un peu austère de Ptah. Comme déjà écrit, Ptah est le prototype d’Osiris, lequel sera celui du moderne Christ et de l’ère dite chrétienne.

Ptah est le dieu des « petites gens », c’est un dieu très bon, punissant la transgression tout de même mais sachant se montrer miséricordieux. En cela il rejoint non seulement Amon dans le sentiment personnel religieux, mais aussi le TAOÏSME, et évidemment la vraie franc-maçonnerie.
Ptah est invoqué sous des appellations codifiées :
- Celui-qui-est-au-Sud-de-son-mur (allusion à son sanctuaire memphite).
- Le Dieu au beau visage.
- Seigneur de Vérité.

En résumé Ptah reste un dieu populaire, protecteur des ouvriers, carriers ou décorateurs, qui connait une grande popularité à la fois chez le peuple mais aussi dans le gouvernement par sa conjonction avec les divinités solaires nationales. Ptah est le père des dieux ou le sculpteur des dieux (l’aîné des dieux primordiaux) et parfois le père de Rê. Ainsi chez les vrais franc-maçons on parle de Ptah le Grand Architecte de l’Univers, celui qui modèle chaque partie de la charpente du monde, l’Esprit Saint qui est le Feu divin créateur (la gaine Moteur).
(Les traductions des prières à Ptah sont une petite partie extraite de : Hymnes et prières de l’Égypte ancienne, André Barucq et François Daumas, Éditions du Cerf, 1980).

Les Grands prêtres de Ptah (photo en haut de page).
Temple de Ptah à Memphis.

RAPPEL FONDAMENTAL :
Dans l’antiquité et en grande majorité, les prêtres ne cherchaient pas à tromper les gens, ils voulaient instruire leurs auditeurs en fonction des besoins de ceux-ci, et protéger des secrets importants de ceux qui n’étaient pas prêts à les recevoir. Pour la même raison certains agencements internes avec des passages et couloirs de la Grande pyramide et d’autres constructions n’étaient pas du tout destinés à des fins initiatiques, le passage véritable étant devenu accessible d’une tout autre façon. Cette politique était dictée par la sagesse. N’oublions jamais que les acquis se partagent entre tout le monde et à part égale (en fonction de l'échelon de chacun). Aussi on ne peut pas enseigner la connaissance (vrai sens de ce mot : élévation spirituelle) à tout le monde, ce n’est pas possible, par la force de la Nature : les enseignements spirituels dépendent non seulement du tempérament de chacun mais aussi de leur maturité spirituelle ; alors tout le monde n’en est pas au même point d’avancement ! Il n’est pas possible d’instruire en masse (d’où l’illusion Internet) D’où la maxime : « qui a des oreilles pour entendre me suive » ; ce qui est illustré par les longues oreilles des bouddhas. Personne ne peut manger pour l’autre à sa place ! Son chemin on le fait seul. C’est bien pour ça qu’Internet est à la fois un outil formidable, et comme consultable par tous, ignorants comme connaisseurs ou plus en avance ou plus âgés, c’est le piège pour certains et l’envie d’inquisition pour le pouvoir en place. C’est ça que les gens ne comprennent pas : puisque nous sommes en « démocratie » avec abolition des privilèges ils croient qu’on leur cache volontairement des choses !...
L’illettrisme est ignorance, et l’éducation est l’ignorance savante ou la glu de la culture pour l’âme comme l’écrivait si bien Jean Coulonval ; on appel ça aussi le lavage de cerveaux ou des « distractions » ou « a-musements » ou privation de muses.


Hymne à Ptah du papyrus Harris I
(La première ligne présente le roi et introduit sa prière)

Dit par le roi Ousermaâtrê, le grand dieu, à son père, ce dieu auguste, Ptah, le Grand qui-est-au-sud-de-son-mur (Titre habituel de Ptah), le Seigneur de la-Vie-du-Double-Pays (Ville de Memphis), To-Tjenen père des dieux (To-Tjenen : primitivement dieu chtonien primordial. Il fut souvent assimilé à Ptah), aux deux hautes plumes, aux deux cornes pointues, au beau visage, qui réside dans le Siège-Vénérable (Sanctuaire).

Salut à toi !
Tu es vénérable, tu es ancien,
To-Tjenen père des dieux,
dieu Aîné de la première fois,
Modeleur des hommes,
qui a fait les dieux,
qui a inauguré l’existence comme dieu primordial,
premier à exister pour tout ce qui est venu après lui ;
qui a fait le ciel comme création de son cœur,
qui s’est dressé dans ce-que-soutient-Chou, (Ptah a successivement accompli tous les gestes créateurs de la mythologie)
qui a fondé la terre par ce qu’il a fait lui-même (par son œuvre propre),
qui entoure (le monde) comme Noun et Très-Verte, qui a fait la Douat, y fait reposer les cadavres
et y laisse circuler Rê pour qu’ils soient revigorés.
Il est Régent de l’éternité, v.s.f.
et Seigneur de la pérennité.
Seigneur de la vie,
Il fait respirer les gorges,
donne l’air à tous les nez,
fait vivre tout homme par ses aliments.
Durée de vie, Psaïs et Ermouthis l’accompagnent.
On vit de ce qui sort de sa bouche.
Il fait les offrandes pour tous les dieux
en sa manifestation de Noun le Vénérable (assimilé à To-Tjenen, Ptah l’est aussi à l’abîme primordial des eaux, le Noun),
Seigneur de l’éternité et de la pérennité.
Les souffles de vie pour tout visage l’accompagnent.
(Il est) le guide du roi vers son Siège-Vénérable
en son nom de Roi du DoublePays.
Je suis ton fils que tu as fait apparaître comme roi sur le trône de son père, en paix
(la suite est une énumération de ce que le roi a fait en l’honneur de Ptah)...

 

Prières d’un affligé à Ptah
Elles sont inscrites au recto et au verso d’une stèle du British Museum, n° 589 du catalogue.

A) Recto
Adresser des louanges à Ptah, Seigneur de Vérité roi du Double-Pays, au beau visage, dans son Siège-Vénérable ; dieu unique au sein de l’Ennéade, aimé comme roi du Double-Pays.
Puisse-t-il (me) donner vie, santé, force ; d’être doté de (?) bénédictions et aimé ; que mes yeux voient Amon chaque jour, selon ce qui est fait pour un juste qui place Amon en son cœur.
Par le serviteur dans la Place-de-Vérité, Noferabou, justifié.

B) Verso
Commencement de la proclamation de la puissance de Ptah qui-est-au-sud-de-son-mur ; par le serviteur dans la Place de Vérité, à l’ouest de Thèbes, Noferabou, justifié. Il dit :
Je suis un homme qui a juré faussement
par Ptah, Seigneur de Vérité.
Il m’a fait voir l’obscurité en (plein) jour.
Aussi je proclamerai sa puissance
à celui qui ne le connaît pas et à celui qui le connaît, aux petits et aux grands.
«  Prenez garde à Ptah, Seigneur de Vérité ! Voyez, il ne laisse de côté la faute de personne. Redoutez de prononcer à tort le nom de Ptah ! Voyez, celui qui l’a prononcé à tort, voyez, il est détruit. »
Il m’a fait devenir semblable aux animaux de la rue, et j’étais dans sa main. Il m’a donné en spectacle aux hommes et aux dieux. J’étais comme (?) un homme qui aurait fait une chose abominable à son maître.

Juste est Ptah, Seigneur de Vérité, envers moi !
Il m’a donné une leçon.
Sois miséricordieux pour moi
et j’aurai vu ta miséricorde !

Par le serviteur dans la Place-de-Vérité à l’ouest de Thèbes, Noferabou, justifié par le Dieu Grand.


Prières à Ptah, Mert-Seger et Hathor
Stèle 72 du musée de Munich.

Adresser des louanges à Ptah dans la Place-de-perfection (la Vallée des Reines), se prosterner pour Mert-Seger, Maîtresse de l’Occident, exalter Hathor qui préside à Thèbes.
Donnez-moi une durée de vie parfaite que santé et bien-être soient sur moi dans la Place-de-Vérité
sans qu’aucun mal ne soit jamais apporté sur vos bras (contre moi),
pour parvenir au nombre de ceux qui ont eu 110 ans sur terre (nombre idéal).

Pour le ka du chef des sculpteurs dans la Place-de-Vérité, Qenymia, justifié, son fils, Yernoutef, et son frère, Ramosé.


Louange et supplique à Ptah et Sakhmis de Memphis

Stèle de la glyptothèque Ny Carlsberg de Copenhague.

Cet humble serviteur adore ta beauté,
Ptah, le Grand, qui-est-au-sud-de-son-mur,
To-Tjenen qui réside à Memphis,
dieu auguste de la première fois,
celui qui a modelé les hommes et fait naître les dieux,
Primordial, qui a fait la vie des humains.
Ce qu’il a dit en son cœur on l’a vu venir à l’existence ;
(lui) qui annonce ce qui n’existe pas encore,
qui renouvelle ce qui existe déjà (traduction incertaine).
Il n’y a rien qui existe sans lui.
Les choses viennent à l’existence quand il est venu à
l’existence, chaque jour,
selon ce qu’il a déterminé.
Tu as placé le pays pour suivre ses lois,
comme tu l’as créé.
L’Égypte demeure stable sous tes ordres,
comme la première fois.

Louange sans cesse pour ton beau visage,
déesse auguste de la Maison-de-Ptah,
Sakhmis vénérable, Dame du ciel,
diadème de Rê, Œil divin dans le Per-Our (nom d’un sanctuaire),
diadème de Rê, Œil divin dans la Maison-VénérabIe,
son Outo (qui était aussi l’uraeus) dans le palais,
son diadème dans la barque-de-la-nuit,
sa compagne dans la barque-du-jour.

Puisse-t-elle faire que le Repoussé (peut-être Apophis) soit circonvenu et qu’elle marche contre lui, après avoir saisi le javelot Sakhmis, la Grande, aimée de Ptah,
Dame du ciel, maîtresse du Double-Pays ! Accordez-moi une durée de vie parfaite qui ne comporte pas de souffrance, mon corps étant exempt de maux, mon visage ouvert et mes oreilles percées (l’ouie), sans que ma vie soit raccourcie que je sois glorifié comme un glorifié auguste et loué comme justifié.


Prière à Ptah miséricordieux
Stèle du musée du Caire.

Adresser des louanges Ptah, Seigneur de Vérité,
se prosterner pour son ka.

Je t’adresse des louanges
jusqu’en la hauteur du ciel ;
j’exalte ta perfection.
Tu es parfait lorsque tu es miséricordieux !
Sois miséricordieux pour moi, chaque jour.
Fait par l’orfèvre Ramosé.


Prière à Ptah
Statue naophore de Berlin

Réciter les paroles par le grand intendant de la Maison de Ptah, Romê, justifié. Il dit :

Ô mon Seigneur, Ptah au beau visage,
auguste, qui a fondu le Double-Pays !
Place-moi devant toi,
ton ka en face de moi,
mes yeux contemplant ta perfection.
Pour le ka du scribe royal, Khery-djadja du roi, grand intendant dans la Maison de Ptah, Romê, justifié.


Prière à Ptah
Stèle du musée du Vatican

Louange à ton ka, Ptah-qui-est-au-sud-de-son-mur,
au beau visage, Seigneur de la Vie-du-Double-Pays.
Qu’il donne vie, santé, force, faveurs avec une belle vieillesse.
Que mes yeux contemplent sans cesse ton image,
de même que Thot et ton fils l’Apis vivant ;
que le dieu fasse une longue durée de vie !
Pour le père divin de premier ordre dans la maison
de Ptah, le prophète Noferrompe, justifié dans l’Occident [...].


Appel aux vivants et invocation à Ptah

Texte d’une statuette publiée par E. Ledrain dans Les monuments égyptiens de la Bibliothèque Nationale, pl. LX, Paris, 1879-1881, sous le n° 14. La statuette est d’époque romaine.

Pères divins, prophètes grands prêtres-purs qui entrent dans le temple de Ptah-Sokaris-Osiris, dites les paroles : Offrande que donne le roi, un millier d’encensements et de libations pour le ka du noble, prince, chargé des vaisseaux.
Tous les prêtres qui entrent au temple de Ptah, le grand, qui-est-au-sud-de-son-mur, Seigneur de Vie-du-Double-Pays, dites les paroles : Offrande que donne le roi, un millier de volailles et viandes de bœuf pour le noble, intendant des pâturages, Pakhroef.

Le noble, prince, hiérostoliste (appellation grecque), prophète, Pakhroef, dit les paroles :
Ptah, mon cœur est plein de toi,
mon cœur est paré de ton amour
Comme un marais l’est de boutons de lotus.
J’ai fait ma maison à côté de ton temple,
comme le serviteur qui adore son Seigneur sur sa terre.

Le prêtre funéraire, le prophète Pakhroef, dit :
Je me suis placé sous tes pieds (dans la dépendance absolue) [...]


À propos de LIBÉRATION.

Tout le monde souhaite se libérer ou s’échapper, mais la tendance vers l’EXTÉRIEUR est sans limites, comme la souffrance. On voit où nous a conduit 1789 et le libéralisme. Le bonheur se trouve à l’INTÉRIEUR et pas à l’extérieur. Cet intérieur est naturellement et sans effort partout et à chaque fraction de seconde. Alors pourquoi rechercher une libération ? Elle est là de tout temps, et il n’y a pas de nom à lui donner...




Vidéos en 3 parties fort intéressantes et certainement proche de la vérité.
 
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 07-02-2011 22:09

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