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Ecrit par Sechy, le 14-04-2011 16:47

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Amour, Anarchie, Argent, Banques, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Église, Esprit, Europe, Inquisition, Justice, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Monarchie, Mondialisme, Nature, Opinion, Politique, Pouvoir, Prisons, Pyramides, Religions, République, Révolution, Russie, Sagesse, Satan, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Temps, Terreur

 
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Tragique Russie


Une page dédiée aux millions de victimes du stalinisme, en particulier au Peuple Tchétchène.
 
« L’URSS vous fera la pire des choses : elle vous privera de votre ennemi »
(Gueorgui Arbatov, conseiller de Gorbatchev)
Ceci se révélera avec le démantèlement du KGB en un sac de nœud dans
lequel se trouve peut-être le 09/11/2001.
 
 
 
 
La Sainte Russie est un pays qui depuis presque 2000 ans est condamné à la TRAGÉDIE, d’ailleurs le mot esclave vient de SLAVE. C’est aussi le pays des « loufoqueries », ne serais-ce que par l’affaire d’Alexandre Nikitine, écologiste qui a écrit sur les dégâts opérés par la flotte du Nord de la Russie dans la mer Baltique. Le plus souvent loufoqueries tragiques naturellement, même dans les contes russes.
 
 
 
L’effondrement de l’URSS n’a pas inspiré en Occident la même mobilisation des forces alliés anglo-saxonnes et soviétiques que la fin de la seconde guerre mondiale.
Tout de même : quand l’Allemagne nazie a fini par s’effondrer, le reste de l’Occident a créé à la fois l’OTAN et la Communauté européenne (puis la division en deux Allemagnes) puis le FMI, rien que ça ! et en partie pour empêcher l’Allemagne pour rompre à nouveau avec une norme bombardée du nom de « civilisée ».
Par contre il a fallu attendre le 11 septembre 2001 (inside job de New York) pour que les pays occidentaux se mettent à repenser leur politique de sécurité de l’après guerre froide. D’autres mobiles ont pesé plus lourd que la nécessité de réintégrer la Russie dans le sein de la « civilisation » occidentale. Donc depuis 2001, de la guerre froide nous sommes passé à la « guerre contre le terrorisme », avec un « ennemi » toujours aussi invisible ! Il y a donc continuité, et on entretient une tension, un stress permanent depuis 1945, grâce notamment à l’OTAN... Le DOGME DE L’OPINION et du jugement entrait dans sa phase guerrière de manipulation des populations.


La « guerre froide » est une invention de fous en complicité avec le monde militaro-industriel et la CIA : « 40 ans de guerres absurdes qui ont créé une dette de 5 billions de dollars », et qui fit oublier le pourquoi les gens se battaient !

Chaque grande tragédie du 20è siècle est unique : Goulag, Shoah, massacre des Arméniens, en Chine, au Cambodge, en Bosnie, etc., toujours détruire, avilir déshumaniser nos frères et sœurs humains ; le plus triste est que tout étant cyclique, cela se reproduira si personnes met fin au cycle de la VIOLENCE ÉNERGÉTIQUE.
Les monstres philosophistes style siècle de lumières et de toutes les époques engendreront encore un attrait profond sur des centaines de millions et de millions de gens. La destruction reste le but fondamental de toute dictature et totalitarisme, comme la destruction qu’entreprirent les révolutionnaires de 1789, de 1917, etc. Il est donc fondamental de savoir un minimum ce qui s’est passé pour que les horreurs du Goulag ne se reproduisent plus.

Jamais la Russie ne s’est donné la possibilité de dire publiquement la vérité sur le Goulag et la répression bolcheviks stalinienne. Jamais il n’y a eu d’audition au Parlement ni d’enquêtes officielles, sous quelques forme que ce soit, sur les meurtres et les massacres des goulags en URSS.
Par contre la Knesset en juillet 1981, vota une loi qui s’occupa activement d’entretenir l’aura de l’holocauste avec les conséquences que nous connaissons. Les Sionistes et leur État savent parfaitement « gérer leurs affaires »...


Et donc en Allemagne ont début encore régulièrement de l’indemnisation des victimes des nazies, ou de nouvelles interprétations de l’histoire nazie. Cinquante après la mort de Staline : aucune discussion en Russie, mémoire effacée dans le publique russe.

Fin 2001, quelques 4,5 millions de prisonniers politiques avaient été réhabilités en Russie. Le plus tragique est que tout est fait pour enterrer le passé, on fait tout pour amadouer les victimes en leur lançant quelques roubles de plus et des tickets d’autobus gratuits, afin d’éviter tout examen plus approfondi des causes du stalinisme ou de son héritage.

Comme dans notre monde actuel, en Russie seule compte le FRIC, LA SAINTE ÉCONOMIE.
La discussion autour du Goulag et de la répression stalinienne se confond dans l’esprit de beaucoup, avec les « réformateurs démocratiques » qui ont initialement encouragé le débat sur le passé soviétique.
L’échec du système soviétique est désormais flagrant : époque de gigantesque chaos et de la corruption ; ainsi toute discussion sur le Goulag s’en trouve ternie par simple association.
Les gens sont allés de souffrance en souffrance ; ils peuvent se décrire comme d’anciens combattants, des victimes de la répression. L’important est que beaucoup de Russes ont vécu l’effondrement de l’Union soviétique comme un coup dévastateur à leur orgueil personnel (j’en sais quelque chose de par ma famille resté là-bas). L’ancien système était, peut-être, mauvais ; mais au moins nous étions puissants et avons envoyer un Spoutnik dans l’espace avant tout le monde, traumatisant l’orgueil de l’ego américain.

De plus les Russes se retrouvèrent des millions de collaborateurs et tortionnaires en puissance : en 1998 une journaliste découvre qu’elle a une grand-mère juive qui était membre de la police secrète. Ainsi poser trop de questions sur le passé risquait de trahir quelqu’un d’aimé, comme cette grand-mère.

Ainsi : « La société est indifférente aux crimes du passé, tant les gens sont nombreux à y avoir trempé. Le système soviétique a entrainé des millions et des millions de citoyens dans de multiples formes de collaborations et de compromis. Si beaucoup le firent volontiers, d’autres furent contraints d’accomplir des choses terribles et horribles. Eux-mêmes, leurs enfants et petits enfants n’ont pas toujours envie de s’en souvenir.
Ainsi les anciens communistes ont tout intérêt à CACHER LE PASSÉ : il ternit leur image, les mine et compromet leur prétention à accomplir des « réformes » alors même que, personnellement, ils ne sont pour rien dans les crimes passés.
Les communistes se cachent sous d’autres noms :
En Hongrie : Parti socialiste.
En Pologne : Parti Social-Démocrate.
Il paraît qu’en Russie un monument au Goulag sera édifié « quand les Anciens seront tous morts ».

Impérialisme soviétique face à l’impérialisme américain.
L’impérialisme soviétique de nos jours est encore présent à tous les étages, mais la découverte occasionnelle de nouveaux ossuaires peut soudain déchaîner la colère. La Russie actuelle repose non plus sur la base de la puissance tsariste, mais sur la base de la puissance soviétique, avec tout le complexe militaire qui va avec et ses objectifs qui restes impériaux.
Staline déporta la nation tchétchène dans les friches du Kazakhstan, où la moitié mourut, tandis que les autres étaient voués à disparaître avec leur langue et leur culture. 50 ans plus tard le cycle s’est répété, et la « Fédération de Russie » a effacé la capitale tchétchène. Poutine voulait poursuivre les « terroristes jusque dans les chiottes ».
Donc si le peuple et l’élite russe se souvenaient, viscéralement et émotionnellement, de ce que Staline fit aux Tchétchènes, ils n’auraient pu envahir la Tchétchénie dans les années 1990, non pas une, mais deux fois.


Si les canailles de l’ancien régime soviétique ce sont pas punies, on aura en aucune façon vu le triomphe du bien sur le mal. Même si cela peut paraître manichéen et encore diviseur, ce n’est pas sans pertinence politique, dans le vrai sens de ce mot. Pour la plupart des Russes, l’impression s’impose que plus on a collaboré dans le passé plus on était sage. Par analogie, on est aujourd’hui d’autant plus sage qu’on triche et qu’on ment.
Et l’idéologie du Goulag se retrouve dans l’élite russe : Ferdynand Ossendowski écrit une chose assez juste dans : De la présidence à la prison, qu’un Russe ne sait distinguer que les faibles, qu’il méprise et opprime ; et les forts, qu’il redoute !
Donc dans l’élite de gens avec un pouvoir grâce à l’argent, ont se dit que les Russes sont sots et crédules ! Encore des divisions genre élite et « ennemis du peuple ». Donc l’élite russe actuelle méprise « ceux d’en bas », comme le fait l’élite française de Sarkozy. Ainsi la Russie est en train de devenir un pays de politiciens milliardaires et d’industriels qui gardent leurs actifs dans les caves de banques suisses, et leur jet privé sur des pistes d’envole toujours prêt à décoller, face au peuple peuple de paysans appauvrit.


Tragiquement, le désintérêt de la Russie pour son passé a privé les Russes de héros aussi bien que de victimes. Les noms de ceux qui ont combattu secrètement Staline, même sans effet, devraient être aussi connus en Russie que le sont en Allemagnes les noms des participants au complot pour abattre Hitler.
Si les écoliers connaissaient mieux leur passé et leurs héros, ils pourraient trouver des raisons d’en être fière.
L’impossibilité de la Russie à sonder son passé explique aussi son insensibilité envers certains types de censure façon Staline, comme la présence pesante et continue de la police toujours secrète comme la Federalnaïa Sloujba Bezopasnosti (FSB). La plupart des Russes ne s’inquiète guère de voir le FSB ouvrir le courrier, écouter les conversations téléphoniques ou pénétrer dans les domiciles sans mandat de perquisition. Lire les critiques des actions du FSB dans le Wikipédia.

Les prisons pour la plupart sont resté dans le même état que du temps de Staline, faute d’argent : couloirs étroits et sombre avec des murs suintants l’humidité ; dans des cellules surchargées des corps nus couverts de tatouages allongés sur des châlits....
Les tribunaux de Russie sont encore une mascarade, voir l’affaire « loufoque » sur Mikhaïl Khodorkovski, qui d'ailleurs a peut-être été mêlé à l'attentat du 11 septembre 2001. Dès 1992 en Russie c'est l'explosion vers le capitalisme et ce qui va avec : le crime organisé... Mais dès la fin de la seconde guerre mondiale à Yalta, le président américain Roosevelt avait conclu que, finalement, son homologue soviétique Staline était un good guy. Les matières premières étaient à l'Est et les outils à l'Ouest... Ce qu'avait parfaitement vu Jean Coulonval dans son livre : Synthèse et Temps Nouveaux.
L’incapacité de l’Occident à comprendre l’ampleur de ce qui est arrivé pendant les 74 ans de communisme et en Europe centrale n’a pas les mêmes implications profondes pour le mode de vie russe que pour celui de l’Occident. Si nous savions réellement ce que Staline a fait aux Tchétchènes, et si nous mesurions le crime terrible que ce fut pour cette nation, ce n’est pas seulement Poutine qui ne pourrait pas faire ce qu’il leur fait maintenant, mais nous ne pourrions pas rester assis les bras croisés, sans broncher.



Nouveaux Goulag : le crime organisé : la finance - Far-East

D’autre part il faut savoir que le 1er mai 2004 l’Union européenne a accueilli 10 nouveaux pays ayant appartenu à l’Union soviétique. Là-dedans se trouvent des anciens du KGB, des « taupes », ou de tout autre service de renseignements de l’Est, oligarques, voir repris de justice à qui l’on a confié le blanchiment de « l’argent rouge », et ces gens disposent d’une armada d’avocats et de moyens princiers pour infiltrer les économies occidentales...
Il faut savoir aussi qu’à la suite de l’effondrement de l’URSS une autre corruption s’est développé : la vente de dossiers et archives compromettantes de l’ancien régime soviétique : le Kompromat (documents pour salir une réputation, pour faire chanter quelqu’un).
A l’effondrement de l’URSS le fric s’en donna à cœur joie :
- Mise en place de sociétés spéculatives et intermédiaires pour acheter à bas prix pétrole et matières premières et les revendre les revendre à leur juste valeur en engrangeant des profits frisant les 100% (en 1991-1994).
- Création de sociétés et joint-ventures.
- Création de banques, ce sociétés écrans, etc.
Toutes ces sociétés et structures sont infestées d’anciens officiers du KGB et louent les services des meilleurs avocats suisses...

Il faut savoir que le créateur de l’ancêtre du KGB, la Tchéka créé par Dzerjinski, lequel recruta ses premiers cadres de police secrète politique parmi les criminels qu’il avait côtoyés dans les prisons tsaristes.

La nouvelle devise de la police secrète était devenu : « Cœur ardent, tête froide, poches pleines », au lieu de « Cœur ardent, tête froide, mains propres ».

En résumé, l’héritage du socialisme à la Lénine qui devait combattre le fric, c’est le contraire qui s’est produit à la chute du communisme. Des anciens des services de police et donc de répression se sont retrouvé dans de nombreuses structures privées qui oscillent entre les services d’intelligence économique ou de sécurité pure, si importantes aux oligarques et au businessmen.
Le communisme russe fut 74 ans de désastre, mais bien plus, car il s’en est transformé en maffia du fric, en son autre côté du symbole : le capitalisme, pour faire comme tout le monde, et maintenant il contamine bien des pays qui se bombardent démocratiques. Le communisme russe reconverti en capitalisme a largement contribué à la crise économique mondiale de 2008...


(Références aux livres : Goulag, de Anne Applebaum. Un grand merci pour votre formidable livre, une précieuse source de documents historiques ; à : KGB & Cie à l’assaut de l’Europe, de Roumiana Ougartchinska)
 
 

Dernière mise à jour : 16-04-2011 03:38

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