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Seito Shokun ! Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 03-09-2008 20:57

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Dramas, Écoles, Japon, Seito Shokun


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Seito Shokun ! 生徒諸君!
 
 
http://wiki.d-addicts.com/Seito_Shokun!

Drama en 10 épisodes diffusé au Japon sur TV Asahi en 2007.

School-drama basé sur le manga Seito Shokun! Kyoshi Hen, par Yoko Shoji. Drama bien parcours du combattant pour une jeune « vraie » professeur principal dans la classe 2-3 pour redresser la situation.

Kitashiro Naoko, la fille qui souriait toujours, (joué par Uchiyama Rina) jumelle cadette, suite à la maladie de sa sœur fut séparée de ses parents et envoyée à la campagne. A l’âge d’entrer au lycée, elle rejoint ses parents car sa sœur à l’âge de 9 ans est mourante.
Le drama commence par un supplice, non pas en place de grève, mais dans le parc d’un lycée : un prof juste en slip est attaché au piloris avec l’étiquette de pervers (il aurait regardé sous les jupes des filles). Il est comme ça depuis une journée, arrive alors Naoko, qui vient d’être nommé professeur principal. Elle fait une entrée très remarqué auprès du supplicié... Ce lycée est dans le style : établissement sensible et avec élèves difficiles.
 
 
 
En faîte avec ce drama, on entre dans un style Gai-savoir cher à Rabelais, où certains gradés de l’enseignement s’amusent même plus que les élèves. Car l’apprentissage : apprenti et sage se poursuit de la tombe au berceau, ou l’inverse, peut importe... Le plus difficile étant l’apprentissage du BON SENS pour finir par être Docteur en Gai-savoir, pardieu... comme écrivait Rabelais.
La salle des profs du lycée ressemble à un hall de fête de charité, où on se renvoie à la figure la liste de ses diplômes. Et Naoko est la seule à ne pas être carriériste, ce qui aux yeux des « autres fonctionnaires » est anormal. Ce hall des profs fait drôlement écho à la classe que va devoir affronter Naoko.
On a une musique joyeuse style jazz qui rappelle un peu celle de First Kiss. Musique pour introduire Naoko dans sa classe, où elle essaye de se faire entendre et où les élèves font la gueule et la jauge. Elle repère le délégué de classe : Aoki Kohei (joué par Hongo Kanata, qui a déjà à 17 ans ici, un nombre impressionnant de dramas à son actif. Son visage fait un peu nain de jardin ici !).
Les élèves la rejette déjà en prétextant qu’ils n’ont pas besoin d’un professeur ! et qu’ils n’accordent aucune confiance aux adultes puisque ceux-ci mentent. Les élèves tirent une de ces gueules que je me demande comment Naoko garde son aplomb et son sourire.
 
 
 
Drôle d’époque : selon un des profs, l’éducation n’est plus un engagement, mais un service que les profs ont le privilège d’offrir aux élèves, comme si les rôles étaient inversés...
Triste époque matérialiste, où la encore un chantage à l’argent à lieu entre élèves de classes différentes et où Naoko intervient courageusement. Mais les profs semblent découragé et disent que l’éducation est morte.
Naoko emmène les élèves dehors pour une partie de ballon, mais elle se fait un peu démolir, et ils lui disent une seconde fois qu’ils n’ont pas besoin de professeur. Mais comme Naoko dit à ses élèves que son métier est toute sa vie, elle va les combattre pour en faire des Docteurs en Gai-savoir...

Aussi inquiétant que le racket dans les lycées, le système d’accuser de voyeurisme n’importe quel homme ou prof dont on veut la perte.
Les profs s’interrogent sur le manque de communication entre parents et professeurs. Coïncidence fabriquée par le scénariste : Naoko entre en brandissant son affiche pour une visite du lycée par les parents, afin de renforcer la coopération école parents. Dur dur : les invitations à visiter le lycée pour les parents que donne Naoko à ses élèves finissent déchirées sous ses yeux, et partent à la corbeille ou par la fenêtre.
 
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Comme il y a 10 épisodes, ça continu mal pour Naoko : comme les élèves refusent de contacter leurs parents pour la visite du lycée, elle décide d’aller voir les parents de chacun d’eux. Un des pères d’un élève boudeur et muet quand Naoko lui parle, lui répond qu’il n’en à rien à faire des études de son fils, qu’il l’enverra dans une école de formation, et qu’il héritera de son patrimoine. Ce père qui se prend pour un dur yakuza ne fait pas peur à Naoko, elle en à vu d’autres... et réussit à gagner sa confiance. Par contre, pour la visite chez la mère d’un élève qui ne sort plus de sa chambre depuis un temps, ça se passe mal...

Il semble qu’il y ait un adversaire encore plus redoutable que la classe de Naoko : un mystère à propos de ce qui se serait passé l’année dernière, et le percez serait au-dessus de la volonté de Naoko. En attendant, un petit groupe d’élèves de la classe de Naoko ou d’une autre, ou carrément de certains professeurs, et se regroupant sous le logo de 3TD (sorte de société secrète, comme c’est la mode dans certains coins de l’Asie) ils la compare à un cafard, et décide de « l’écraser ». Aussi un nuit dehors, elle agressé lâchement et se retrouve à l’hôpital avec une jambe cassée. Cela ne l’empêche pas deux ou trois jours après de retourner dans sa classe, où les élèves tirent une tronche comme on le l’a pas encore vu depuis l’épisode un. En bref, il règne en souterrain de ce lycée, et peut-être de l’enseignement, une eau saumâtre de yakuzas...
 
 
 
L’importance de la hiérarchie au Japon est primordiale, et le sensei est tout pour les élèves, il est comme leur père, leur protecteur et leur repère, alors s‘il trahit... ça peut être terrible pour le futur des élèves.
Ça ne s’arrange guère, car vers la fin du drama, suite à un désaccord entre Naoko et la mère d’une élève, Naoko lui donne une gifle, la mère décide de porter plainte auprès du Conseil de l’Éducation (sorte de Ministère de l’Éducation Nationale). Comme cela Naoko ne pourra plus jamais être prof. Bien-sûr cette montée en puissance du drame arrive au moment où les élèves de la classe de Naoko se retrouvent heureusement auprès d’elle : ils lui font enfin confiance et ils lui ouvrent leurs cœurs, et surtout ils retrouvent tous le sourire qui leur faisait tant défaut.

Une étoile seulement pour ce drama pourtant original et fort en rapports humain, car les épisodes que j’ai pu voir sont particulièrement sombres, et surtout reflètent nos sociétés à bout de souffle et en fin de cycle ; un comble pour un lycée qui est censé former des jeunes pour toutes les nombreuses années qu’ils leur reste à vivre. En plus il s’y mêle un souffle de sadisme gratuit, ou d’écriture de scénario tiré par les cheveux... voir invraisemblable, grand-guignolesque. Peut-être que dans le manga ? que je ne connaît pas... Tout cela pour construire la source du mystère du lycée, et expliquer pourquoi les élèves de la classe de Naoko ne veulent pas de professeur, ne peuvent plus en avoir psychologiquement parlant...
Enfin ça vaut le coup de regarder ce drama qui peut arracher des larmes. Bravo à tous les jeunes comédiens qui jouaient la classe 2-3. Bravo aussi à Uchiyama Rina, elle est splendide et si convaincante dans son rôle de prof.

M. Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 04-09-2008 01:06

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