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Capitalisme du désastre 1 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 04-09-2008 02:06

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Argent, Capitalisme, Catastrophe, Désastre, Économie

 
 
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Capitalisme du désastre 1
ou la catastrophe du FMI et de l’École de Chicago (économie)


Par ici braves gens, passons la monnaie demande la société HALLIBURTON :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Halliburton
http://www.terra-economica.info/Halliburton-un-style-tres-brut,3195.html

Halliburton : liens financiers avec la famille Bush et avec Dick Cheney, irrégularités comptables, énorme contrat avec l’armée américaine en Irak sans appel d’offre et soupçonné de surfacturation, etc...
Halliburton, société du désastre : gestion des crises et des désastres, de la sécurité. Pour dire qu’une catastrophe, grâce à Halliburton, se mue en marché rentable où la gratuité de l’aide de bénévoles est découragée.
Le titre Capitalisme du désastre et les extraits qui suivent viennent de l’article de Karma One, dans le journal Nexus n° 58 de septembre-octobre 2008. Cet article fait référence à la journaliste canadienne et auteur Naomi Klein.

Les mesures économiques préconisées par le FMI obéissent toujours à un modèle économique très particulier : celui de l’école de Chicago et de Milton Friedman .

http://www.imf.org/external/french/index.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international

Dans la vision du monde de Friedman, un état fort et interventionniste est incapable de générer de la croissance économique. Pour l’école de Chicago, l’État équivaut à l’immobilisme, la fiscalité, le socialisme, et à la bureaucratie stalinienne. Seuls les entreprises et le secteur privé ont assez de dynamisme et de capacité d’innovation pour générer de la croissance et de la richesse. Donc pour les économistes de cette école il faut laisser un maximum de liberté aux entreprises, à la concurrence, à la loi de l’offre et de la demande et donc, imposer ce que l’on appelle une « contraction de la sphère étatique ».
 
Privatisation d’un état.
Méthode : faire des coupes sombres dans les dépenses publiques, surtout les programmes sociaux, éducatifs et de santé publique. Il faut donc privatiser les secteurs qui étaient des monopoles de l’État : l’éducation, la santé, la sécurité, l’assurance maladie, les transports, la distribution des énergies et de l’eau, les télécommunications. Selon Friedman et les néolibéralistes, lorsque le secteur privé aura réalisé des bénéfices considérables, l’argent sera distribué par « percolation » vers la bas, vers les classes les plus fragiles. Le problème c’est qu’au départ ce sont ces classes sociales qui subissent le choc de ces mutations économiques.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, remontons aux années 1940 à la création par le Major Rawling Rees du Tavistock Institute, institution britannique installée au centre de Londres et qui s’intéresse de près à la manière de manipuler les groupes sociaux. Rapidement, Kurt Lewin , chercheur en psychologie d’origine allemande et fondateur en 1947 du NTL (National Training Laboratories, spécialisé dans la psychologie et comportement) rejoint Rees. Tous deux sont des hommes clés de l’OSS, ancêtre de la CIA.
Lewin est connu pour ses travaux en matière de manipulation du comportement des masses, des lavages de cerveau à large échelle obtenus « par la torture et les traumas répétés... ». C’est lui qui est à l’origine de la théorie de la « table rase » : plonger dans la terreur une société, celle-ci tombe alors en hébétude, une confusion où le contrôle peut facilement être obtenu. Selon Lewin la société peut être amené à un état d’esprit infantile immature, équivalent à celui de la situation de la petite enfance, une sorte de chaos social.
Ce chaos social est recherché par certains théoriciens : des économistes de la droite néolibérale américaine. Ce chaos permanent incarne en réalité une occasion unique de changer une société puisque les classes sociales les plus fragiles, qui montrent en général le plus de résistances aux changement, deviennent plus vulnérables, moins solidaires et donc moins aptes à s rebeller, ce qui permet, à court terme d’imposer un nouveau modèle de société et de faire passer des lois et des mesures qui, en temps normal, auraient susciter de considérables oppositions.

Expérience chilienne :
- Prise du pouvoir et enlèvements, tortures, assassinats.
- Arrivée des économistes américains de l’École de Chicago, chargé de transformer une économie de gauche en une économie ultra-libérale : privatisation et démantèlement des services publiques, déréglementation, baisse des salaires, réduction des dépenses sociales.
C’est ainsi que se forme les fortunes des oligarques, pendant que les caisses de l’État sont pillés.

Selon les « économiste friedmaniens » et adepte du néolibéralisme : l’État est le pire des régulateurs et ne peut mener qu’au communisme. Seule l’entreprise privée est porteuse « d’heureuses initiatives », de dynamisme, et est apte à redistribuer les richesses parce que les lois de l’économie peuvent jouer librement... Cette croyance va guider de puissants organismes comme la Banque mondiale, le FMI.
Comme les mesures économiques lourdes provoquent de l’impopularité dans les classes sociales les plus défavorisées au bénéfice des classes plus aisées et des entreprises, il faudra profiter des crises et des moments de violences pour les imposer et, pourquoi pas, provoquer volontairement ces crises et conflits. C’est ainsi que naissent des entreprises travaillant dans le gestion des crises, la sécurité domestique et la reconstruction.

Les mesures économiques ultra-libérales entraînent des écarts entre riches et pauvres :
En 1980, au moment ou Ronald Reagan entamait l’amorce de la croisade friedmanienne, les PDG gagnaient 43 fois plus que le travailleur moyen.
En 2005, après la thérapie de choc, ils percevaient 411 fois plus !
Le partage, que les néolibéraux appellent percolation, n’a pas eu lieu et n’aura jamais lieu : on assiste à des phénomènes de concentrations et de capitalisations des richesses qui sont investies, non dans l’économie réelle mais dans une économie spéculative et virtuelle.

Cas de l’ouragan Katrina et du tsunami asiatique.
Ces deux catastrophes ont un point commun : appliquer avec un maximum de brutalité et d’efficacité une économie néo-libérale, permettant aux entrepreneurs et aux économistes de repartir à zéro.
En Asie du Sud-Est, les gouvernements ont profité de l’hébétude des populations pour leur interdire de rebâtir leurs logements sur toute les zones du littorale, soi-disant par mesure de sécurité. Toutes les terres ont été vendu à bas prix à des chaînes hôtelières de luxe afin de faire de ces zones des « nouveaux paradis » pour éco-touristes fortunés. Ainsi, tous les petits pécheurs qui vivaient sur ces côtes ont été chassés au profit des flottes de pêcherie industrielle. Les aides des pays riches auront servi finalement à reconstruire les routes et les infrastructures nécessaire à ce tourisme de haut vol.

Suicide et anti naturel :
Le « modèle » de société rêvé par l’École de Chicago : Les classes sociale les plus défavorisées sont chassées de la ville. Le gouvernement central devenu « État corporatiste » devient un simple fournisseur de budgets pour le secteur privé. Les grandes entreprises deviennent comme l’État des coquilles vides, ne conservant qu’un conseil d’administration, des cadres, la production est délocalisée dans des pays où la main d’œuvre docile, représente un coût négligeable, ou elle est confié à des entrepreneurs sous-traitants travaillant aux frontière de la légalité et qui sont capables de comprimer au maximum les coûts salariaux.
Avec ce système les liens entre classes sociales sont coupés. Les riches financent les services sociaux et publics : enseignement, sécurité, soins et santé, énergie et communication, et à leur bénéfice exclusif et dans des ghettos pour riches, tandis que l’État déficient et vidé de sa substance assurera la stricte survie des classes défavorisées, incapables de se payer une sécurité sociale décente. Ces pauvres vivent dans d’immenses banlieues laissées à l’abandon. C’est le mode de fonctionnement vers lequel se dirige l’ensemble du territoire américain.
Ainsi suite à l’ouragan Katrina, certains comtés occupés par des populations de nantis se sont déjà retirées des services publiques généraux. Ils ont confiés leurs impôts à des firmes privées qui leur assurent des services publics haut de gamme dans des sortes de « zones vertes » construite sur le modèle que l’on trouve à Bagdad alors que les quartiers défavorisés deviennent des zones de non droit où tout est laissé à l’abandon.
Les infrastructures du monde entier sont soumises à une pression sans précédent en raison des ouragans, des cyclones, des inondations et des feux de forêts, autant de phénomènes dont la fréquence et l’intensité s’accroissent. Avec cet avenir on va voir des villes laisser à l’abandon, et les riches se réfugieront dans des enclaves résidentielles protégées où des fournisseurs privés répondront à tous leurs besoins.
 

Dernière mise à jour : 04-09-2008 02:47

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