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Ichi Rittoru no Namida Suggérer par mail
 

Ecrit par a , le 17-09-2008 23:53

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Dramas, Ichi Rittoru no Namida, Japon, Maladie


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Ichi Rittoru no Namida
1リットルの涙
 
 
 
 
http://wiki.d-addicts.com/Ichi_Rittoru_no_Namida

Drama en 11 épisodes diffusé au Japon en 2005. School-Drama variation bobo.

Personne ne choisit de naître, jusqu’à plus amples informations, car qui sait ce qui se passe avant le désir d’avoir un enfant, avant même que ne se forme un couple... Alors pourquoi une personne naît avec une maladie rare, donc non soignable. Je ne parlerai pas de réincarnation, car ce n’est pas le sujet du drama...

Ce drama est basé sur la vie réelle d’une jeune fille du nom de Ikeuchi Aya, qui souffrait d'une maladie incurable, mais qui dû lutter pour vivre pleinement sa vie jusqu'à son décès à l’âge de 25 ans. Le script est basé sur le journal qu’Aya a écrite jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus tenir un stylo. Le livre qui a suivi plus tard est intitulé “One Liter of Tears", il a été vendu à plus de 1,1 million d'exemplaires au Japon seulement.
Le seul souhait de Aya était de « vivre ». Soigneusement Aya représenta son vif désir de vivre, et l'amour de sa famille, ses amis et son amoureux, le drame “un litre de larmes" tient à offrir son simple mais puissant message : « être vivant est beau et merveilleux ». (D’après Fuji TV)
 
 
 
Quand il y a un tel choc provoqué par la maladie : ici une personne jeune, tout est comme démultiplié. Dans le Vivre de Akira Kurosawa :
un petit fonctionnaire apprend qu’il est atteint d’un cancer et qu’il ne lui reste que deux ou 6 mois à vivre, alors il décide effectivement de vivre : Il va voir une prostituée, ensuite il créer dans un terrain vague un jardin pour les enfants. Là encore la démultiplication est flagrante.

Qu’est-ce ce que la vie ? Qu’est-ce que la mort ? Bien-sûr on peut se contenter de la trilogie : Travail, Famille, Patrie, (dégradée par un certain Maréchal Philippe Pétain) ; ou de celle de : Femmes, Foot, Bagnoles (pour certains hommes)...
14 milliards de neurones dans le cerveau humain, pour voir ce qu’on en fait avec toutes nos conneries et guerres, il n’y en avait pas besoin d’autant !... Hélas pour Aya (joué par Sawajiri Erika), une partie de son cerveau est en train de s’atrophier, et les neurones situés dans cette partie meurent. Conséquence matériel : paralysie progressive du corps et perte des notions de distances, de la parole... C’est donc « le véhicule corps » qui est touché. L’intellect est intact.

Le drama débute dans le magasin de tofus Ikeuchi où aide Aya. Son père : Ikeuchi Shioka (joué par Yakushimaru Hiroko), doit entendre la demande d’augmentation de salaire de l’une de ses employés, membre de sa famille. Aya doit se rendre à son lycée pour un examen. On assiste déjà à l’écran à quelques « absences » de son corps, pendant que nous retrouvons proche du lycée : Nishikido Ryo, qui joue Asou Haruto. Et c’est au cours de l’une des chutes d’Aya, qui s’écorche la jambe, que se passe la rencontre avec Haruto. C’est sous la pluie et il l’a raccompagne au lycée sur son vélo.
Itadakimasu (bon appétit) est-il prononcé avant de commencer un repas. Ça correspond, un peu, à la bénédicité des Chrétiens avant le repas, pour remercier Dieu d’avoir permis cette nourriture sur Terre et puis pour aider à avaler tout ça.
 
 
 
Apparemment Haruto est le fils d’un chirurgien. Famille aisée donc, à la vue de la chambre de Haruto : matériel hi-fi, longue vue perfectionnée, guitare, deux planches de skateboard. Peut-être trop stéréotype garçon. Par la suite Haruto et Aya se retrouve dans la même classe et sont aussi nommés délégués de classe. En faîte c’est Aya qui fait tout le boulot car Haruto semble fainéant. A la maison, la mère d’Aya commence à s’inquiéter des « absences » de sa fille et elle veut lui faire faire des examens à l’hôpital. Surtout que lorsqu’on tombe, on se protège instinctivement ou automatiquement avec ses bras et ses mains. Hors sur les mains de Aya il n’y a aucune égratignure, comme si elle n’avait pu se protéger avec ses membres. Les choses se précipitent : En sortant de la boutique de son père, Aya tombe et se blesse sérieusement au menton. Sa mère la conduit à l’hôpital.

Nishikido Ryo a un visage très sculptural, plus « épicé » que celui de Takizawa Hideaki .
Comme le père d’Haruto travaille dans l’hôpital où est conduit Aya, et que Haruto s’y rend pour voir son père, la synchronisation est parfaite, merci aux scénaristes... Dans le drama on apprend que c’est le neurologue vu pour la première fois par Aya pour lui faire subir des examens, qui lui demande de tenir une sorte de journal intime sur ce qui se passe avec son corps.
Après le résultat de l’examen médical, le diagnostique tombe sur la mère de Aya, sa fille est atteinte de : Ataxie de Friedrich ou Ataxie spinocérébelleuse. Une affection touchant 1 personne sur 50 000 en France et autant homme que femme.
 
 
 
Bien-sûr c’est une maladie qu’on ne sait pas, encore, guérir.
Et comme écrivait ce brave Savinien de Cyrano de Bergerac :
- Les maux du corps demandent du secours.
- Les maux de l’esprit demandent du temps.
Dans un cas comme dans l’autre et pour certains cas, il y a hélas pas grand chose à faire, à moins d’aller à Lourdes... mais c’est une autre histoire.
Je me souviens d’un reportage sur l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, avant la « libération » de la psychiatrie (années 1960), où un patient était là-dedans depuis 50 ans (les maux de l’esprit demande du temps), à l’ouverture de cette nouvelle psychiatrie on l’a foutu dehors, et il en est mort... Cherchez l’erreur ! Alors en ce qui concerne la pathologie de cette Ataxie de Friedrich, on peut hélas attendre longtemps un semblant de remède. Du point de vue business : trop peu de malades donc pas « rentable ».
 
 
 
L’histoire se déroule comme la chronologie le demande dans « cette dimension » : la mère de Aya fait des démarches auprès de différents médecins pour confirmer le diagnostique, elle se renseigne aussi sur Internet ; hélas aucun remède n’existe pour cette maladie. Aya au lycée prépare une chorale avec des élèves volontaires. Elle ne sait rien de sa maladie, c’est sa mère pour l’instant qui porte toute l’angoisse, pour ne pas gâcher ce qui reste encore intact de la santé de sa fille. La chronologie est illustré par un tic tac d’horloge, symbole du temps qui reste pour Aya.
Il y a quelques années j’avais vu en entier un documentaire assez dur sur un enfant vieillard : maladie très rare qui fait paraître le corps d’un enfant de 10 ans comme s’il avait 90 ans, donc cet enfant est mort à 12 ou 13 ans, de vieillesse. Cette maladie porte le nom de progéria. Alors il faut faire attention quand on traite méchamment quelqu’un de « vieux », comme pour lui signifier qu’il est « fini ». Rien n’est fini, tout est éternelle mouvement... Voilà au moins UNE Vérité qui se passe des opinions.
 
 
 
Je voudrais citer la phrase clé du très beau film de Akira Kurosawa, déjà cité plus haut, il s’agit de son film intitulé : Barberousse, c’est le nom du médecin héros du film :
- Dans une vie, rien n'est plus sublime que les derniers instants. Tout le film est contenu dans cette phrase. J'ai vécu moi-même les fragments de derniers instants de quelques personnes et je pense que c’est exacte.

Comme on ne choisit pas de naître, je ne sais pas si c’est bon de se dire comme Aya : Pourquoi cette maladie m’a choisie ? Je ne peux pas le supporter si c’est juste à cause du destin.

Comme dit un proverbe chinois : qu’on passe la vie en chant ou en pleurant, c’est toujours la vie...
Nishikido Ryo est bien là-dedans, discret, ténébreux et mystérieux.
Par moments on a une jolie musique orchestrale qui aére l’histoire, et il y a une jolie chanson sur le générique de fin. La réalisation est correcte sans plus. Quatre étoiles pour cette œuvre forte, car c’est une œuvre de vie et de mort, les deux étant indissolubles. Il y a des moments difficiles, aussi il ne faut pas regarder ce drama quand on est triste ou fatigué, mais avoir la volonté de le regarder, et ça vaut le coup. Bravo à Sawajiri Erika pour son rôle de Aya.

Michel Roudakoff
 
 
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 22-10-2008 19:52

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