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Le Vieux Monsieur de 10 millions d’années Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 02-12-2015 23:25

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Tags : Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Cacapitalistes, Chefferie, Communisme, Conte, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragon, Dualité, Esprit, État, Étatisme, Europe, Famille, Humain, Illusion, Image, Inquisition, Instant, Islam, Labyrinthe, Laïcité, Légende, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Manipulation, Matrice, Médecine, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Oligarchie, Opinion, Or, Ovni, Païen, Paix, Paysan, Père, Peur, Philosophie, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Raison, Religions, République, Révolution, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Serpent, Sexe, Silence, Spirale, Stargate, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tradition, Transformation, Transhumanisme, Tyrannie, Vide, Volonté, Yokaï

 
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Le Vieux Monsieur de 10 millions d’années

Page dédiée à Bernard Uli, et aux abbés Roesch, Morel, Gautier, du 66 avenue de Villiers à Paris (avant Vatican 2).
 
 
Un jour, je fus mis en présence de ce Vieux Monsieur lorsque j’étais scout chez les curés de la paroisse Saint François de Sales à la fin des années 1950, avec les abbés Roesch, Morel, Gautier, que j’ai tous connus, en ayant une préférence envers l’Abbé Roesch qui ressemblait à un écossais et qui était toujours d’un calme apaisant.
À Paris, dans ma scolarité, sous le président René Coty, nous étions encore imbibé de l’opinion du régime socialiste de l’URSS, sous la gouvernance de Nikita Khrouchtchev, et avec mon nom russe, à l’école primaire je recevais parfois des attaques de mes camarades de classe : « Sale communiste », ou « Sale Russe ». Comme quoi l’opinion aussi c’est atemporel, seuls les noms et formes changent !
Au cours d’un camp scout d’été, j’évoquais la mort de mon grand-père russe, Pierre Alexandre, mort de froid en allant rejoindre à cheval par la forêt le corps de l’Armée Blanche à laquelle il avait été affecté pour lutter contre les Juifs Bolchéviques suite à leur révolution de 1917.
 
Comme je poussais un peu la voix vers mes camarades, nous étions en été au bord d’une piscine mal entretenue - parce que j’allais attraper une grosse verrue plantaire - un homme habillé façon paysan s’approcha de moi et me questionna.
- Je vais te tutoyer si tu permets. Ton père ne s’appelait-il pas Pierre Alexandre …… ?
Alors que je n’avais absolument pas précédemment prononcé ni son nom ni son prénom ! Je me demandais en moi-même :
Comment peut-il connaître les prénoms et nom de mon grand-père russe, vu l’âge que cet homme présentait : il ne devait pas avoir plus de 30 ans ? J’avais seulement mentionné les circonstances de la mort de mon grand-père.
- Une fois que tu es habillé, demande la permission à ton chef scout et viens me voir à la buvette.

Assis en face de moi, l’homme n’avait vraiment pas plus de trente ans, il avait un joli visage. Il commença ainsi son histoire.
- J’ai bien connu ton grand-père Pierre Alexandre …… C’était en 1918 en hiver, la température tombait en oscillant entre moins 25 et moins 30. Comme ton grand-père, qui allait avoir ses 33 ans, j’étais mobilisé par l’Armée Blanche au moment où une partie de celle-ci manœuvrait dans la région où devait habiter ta famille. Avec lui, j’ai donc commencé à combattre les Bolcheviques.
Je l’arrête en lui disant carrément :
- Tu te moques de moi ! Vu ton physique, tu ne peux pas être en Russie en 1918 !!! Et comment tu connais l’âge de mon grand-père ? Mon père ne m 'a jamais dit l'âge de la mort de mon grand-père, je ne l’ai même pas prononcé tout à l’heure ! Je ne savais plus quoi dire tant il commençait à m’énerver ce monsieur.

- Attend un peu, laisse moi ce fameux temps pour arriver à te donner des explications. Donc l’Armée Blanche commença à se replier vers le Sud de la Russie afin d’échapper aux massacres. C’est par ta grand-mère que j’ai connu la triste fin de ton grand-père, car quand je lui ai dit que nous nous retrouverions dans quinze jours au corps d’armée, je ne savais pas encore que je le voyais pour la dernière fois.
Ta grand-mère m’apprit qu’au moment où le corps d’armée allait traverser les steppes du Kouban, Pierre Alexandre tomba de cheval, il fut enseveli sous la neige en roulant vers une profonde crevasse, et personne ne vint à son secours. C’est après trois jours du drame que des compagnons de ton grand-père ne le voyant pas venir réussirent à prévenir ta grand-mère. D’ailleurs, elle s’en alla à cheval à la recherche de son mari afin de l’enterrer dignement. Ce voyage dura près d’une semaine sous ce froid qui était très difficile à supporter.

Encore halluciné par les détails que me donnait cet homme, j’osais lui demander enfin :
- Mais, qui êtes-vous ?
- En cette période, je me nomme Bernard Uli (herbe en sumérien, ou Sulpu en akkadien). J’ai 10 millions d’années en âge de ton temps.
- Oh ! arrête tu te fout de moi. Merci pour les souvenirs concernant mon grand-père. Bon séjour dans le coin. Adieu. Je commençais à me lever pour rejoindre les autres scouts qui continuaient à se baigner dans cette piscine de campagne.
- Attends ! Je t’avais dis que je te donnerais des explications.
Mon nom « herbe », c’est en souvenir de mon âge d’Or parmi les Chasseurs-Cueilleurs (voir en fin de page).
- Ah bon, tu y étais aussi ?

- Prêtes ton attention. Qu’est-ce que c’est pour toi la génération et la RÉGÉNÉRATION ?
- Euh, c’est pas comme un genre de réincarnation ? Ou un truc de religion ?
- Non pas du tout. Tu vois, depuis que les Chasseurs-Cueilleurs ont été contaminés par la sédentarisation consécutive au choix de cultiver des céréales, les êtres humains ont oubliés qu’ils étaient quasiment immortels. D’ailleurs, avant le Déluge de Noé, les humains vivaient tout de même presque un millénaire. C’est marqué dans votre Bible.
Je me risque à l’interrompre en me moquant :
- Tes Chasseurs-Cueilleurs je ne connais pas trop. Tu as sans doute connu Noé et son Arche !
- Bien-sûr. Laisse-moi poursuivre tout de même dans un certain ordre. Depuis le choix des Chasseurs-Cueilleurs, mais il n’y a pas qu’eux, les êtres humains sont conditionnés pour naître, apprendre à marcher, parler, devenir adulte, se taper dessus, puis mourir. Mais c’est un CONDITIONNEMENT. Les humains sont ainsi robotisés comme votre moderne informatique permet de, presque, fabriquer de vrais robots, qui vont devenir prochainement identiques à vos corps de chair.
Comme vous êtes tellement conditionnés à naître, apprendre, manger, souffrir, avoir du plaisir, etc., et mourir, vous ne pouvez pas vous sortir de cette prison que vous nommez « spatio-temporel ».
Au temps des Chasseurs-Cueilleurs certains êtres parmi les immortels ont put échapper au conditionnement de « la naissance et de la mort », non seulement en échappant au mode de vie sédentaire, mais parce qu'ils s'échappaient aussi des Atlantes mauvais qui faisaient des expériences qui rendirent les humanoïdes mortels, physiquement.

- Alors les Atlantes ont existés ?
- Oui. Des gens comme moi qui ont échappé à la condition « naissance puis mort » et qui peuvent facilement vivre des millions d’années. Je les appelle « Bons Atlantes ». Mais ils sont aussi mortels si quelqu’un abrège leur cycle de vie de trente années.
- Alors, si je te suis bien, tu ne peux pas dépasser l’âge de 30 ans ?
- C’est cela.
- Mais, alors, tu meurt jeune, si je puis dire ?
- Mais non ! Au bout de 30 ans JE MUE NATURELLEMENT. Je me transforme en un autre individu : autre forme, autre tête, autre caractère, et cependant MÊME ADN, même formule sanguine inversée, même chimie corporelle, et reste de quelques caractères du précédant cycle. Tu ne dois pas confondre avec un réincarnation parce qu’après avoir muté, JE N’AI PAS BESOIN DE TOUT RECOMMENCER MA VIE À APPRENDRE À MARCHER, MANGER, PARLER, CHIER, etc. Cela se fait instantanément en moi-même.

Je l’arrête complètement perdu :
- Mais, une fois que tu mues, tu dois bien te retrouver bébé ?
- Non. Je mue directement à l’âge de trente ans. Si tu veux je nais à trente ans et je reste trente ans ici sur Terre. En d’autres mots « j’ai toujours trente ans pendant trente ans ». Ce qui est bien pratique car je ne connais pas cette maladie que vous appelez « vieillesse », ou « troisième âge ». Mon troisième âge s’arrête à trente ans.

- Comment tu fais pour « muer » ?
- Si une caméra pouvait me filmer, mon corps d’estomperait comme une ombre qui disparaît quand on allume une bougie ou une lumière électrique, comme vous dites.
- Personne ne te vois quand tu « mues » ?
- Je fais toujours attention. Même précaution quand je « réapparaît » dans mon nouveau cycle de trente années.
- Tu me fais penser à un « fantôme » !
- Non, je suis bien réel. Regarde !
Et il sort un petit canif de sa veste de paysan et se pique le pouce, qu’il me tend pour que je puisse voir une petite goutte de sang perler. Puis il me colle cette perle sur le bras !
Dégouté je l’essuie tout de suite avec le revers de ma main, que j’examine ensuite, et même que je renifle. C’est bien du sang et non un tour d’illusionniste !

- Euuuuh ! En 10 millions d’années tu as dû en connaître des gens de « l’histoire » plus ou moins célèbre aujourd’hui ? Mais, comment tu fais pour emmagasiner tout ça pendant tous ces millénaires ? Ta « mémoire » doit être prodigieuse ? Et ça ne te « fatigue » pas de vivre si longtemps ? Je veux dire : ça ne t’emmerde pas ?
- En principe non. Parfois oui, mais grâce aux cycles de trente ans ma mémoire s’auto-réorganise, elle se nettoie ; cependant je puis conserver l’essentiel depuis l’Origine. De plus, vous les Terriens de votre époque vous ne pouvez pas imaginer les ressources de ce que vous nommez le Soi, la non-dualité.
- Oh là, je suis de nouveau perdu ! Lui criais-je. Et les scouts là-bas ils doivent se demander ce que je devient. Ils vont croire que tu es une « pédale » qui me drague. Heu, heu !!

- Mais non. Nous sommes assis l’un et l’autre séparés par une table ronde ! Et dans mon cycle actuel je préfère la compagnie des femmes.
- Extraordinaire que tu puisses toujours conserver l’apparence d’un jeune homme de trente ans !
- Oui et aux yeux de certains ça attire des jalousies !
- Comment ?
- Il m’est arrivé de rencontrer la même personne au cours de trois cycles successifs de trente ans.
Malgré mon changement d’apparence à chaque nouveau cycle, il me reste une certaine forme de caractéristiques de base, comme le son de ma voie, et quelques réflexions stéréotypées que je peux sortir malgré moi ; quelques fois mes gestes rappellent un cycle précédent, des gestes qui rappellent surtout ceux qui n’ont plus court depuis des milliers d’années ! De même qu’une certaine logique étrangère aux 300 dernières de vos années. Cela me fait assez facilement repérer, si la personne est très concentré.
Ainsi, cette personne se vivant vieillissante et malade, m’ayant reconnu et me voyant toujours aussi jeune ne comprenais pas, ça l’exaspérait. Elle voulu me tuer. Comme elle disposait de beaucoup d’argent, elle paya une bande « organisée », comme disent vos policiers, pour m’éliminer. Elle faillit réussir en me touchant d’une balle de révolver effleurant ma jambe. Cela se passait aux États-Unis en 1791 pendant la fabrication d’une nouvelle monnaie américaine. Si la balle touchait le cœur, ou la tête, je ne pouvais pas te parler en ce jour.
Avec ce cycle de trente ans, le seul risque est de croiser la même personne observatrice qui vieillira, et moi non ! Et qui peut tout de même me reconnaître par certaines habitudes comme ce que je t’ai dis. Un état de « jeunesse éternelle » qui peut effectivement attirer et activer des jalousies, des convoitises, surtout de la part de gouvernements ou d’industries cherchant à tirer plein d’argent en créant des « remèdes d’immortalité ».
Tiens, j’ai connu un Alchimiste qui s’est fait emprisonner, torturer, pour que le Prince …… puisse lui soutirer ses secrets et s’enrichir, et devenir immortel par la Médecine Universelle. JE SUIS EN PARTIE UN PRODUIT DE CETTE MÉDECINE UNIVERSELLE.

- Comment tu fais au bout de tes trente ans pour amorcer un nouveau cycle ?
- Je dois disparaître, du genre : « parti sans laisser d’adresse ». Tu sais, il y a de par cette planète beaucoup de gens qui disparaissent, la police ne retrouve jamais leur corps. Par exemple, la ferme où je vis, proche de la piscine, à la fin de l’été je vais la donner, avec tout ce qu’il y a dedans, à une organisation charitable ; puis une fois la ferme vidée, je prendrais ma voiture, je m’arrêterais au bord d’une route isolée ; là je disparaîtrais à l’intérieur. La police retrouvera certainement cette voiture abandonnée quelque jours plus tard. J’ai saisis l’occasion que tu m’as offerte avec ton grand-père pour, comment dire, me soulager auprès de toi sur ma condition d’immortel, qui n’est pas toujours si heureuse que ça, enfin ça dépend des cycles, pas toujours fluide selon votre chronologie.
Tu sais, vivre ici sur Terre depuis 10 millions d’années est souvent comme une punition : je suis comme jeté sur cette planète malgré moi, et tous les trente ans. À chacun de ces cycles je deviens autre chose que ce que j’étais auparavant, mais surtout de ce que j’étais à l’Origine. J’ai de plus en plus de mal à me souvenir des bouts de mon Origine.
10 millions d’âge ça commence à devenir une captivité. Je songe parfois à me laisser tuer juste à la fin de mon cycle. Je commence a en avoir marre !
- Oh non ! Tu ne vas pas te tuer au bout de ces millions d’années, lui dis-je.
- À la fin de l’été, à mon prochain cycle, tu penseras que je suis un autre homme de trente ans, avec un autre physique, un autre métier, en fonction de la situation de la civilisation du moment. Mais je ne serais jamais un homme atteint par le pouvoir. Parce que c’est une maladie, qui conduit souvent à la mort, et au mieux à la folie. Être atteint par le pouvoir serait aussi mortel que la tentative d’assassina à laquelle j’échappais aux USA. Et il y en eux d’autres de par le passé ! Mais je ne veux plus te retenir trop longtemps maintenant.

J’hésitais une question naïve :
- Tu mues comme un serpent ?
- Non, un peu comme un exosquelette. Je change de costume, comme dans la Putréfaction, sans passer par la fermentation, ce qui pourris, ce qui mue, correspond à mon état d’ombre avant de muer en prochain cycle. Je t’ai expliqué que mon corps devenait comme une ombre. Et à l’ouverture de mon nouveau cycle de trente ans, une autre ombre se forme, devient chair. Ma « naissance » commence à 30 ans et ma « mort » à trente aussi ! Il se met à rire pour la première fois…
- Avec toujours mon apparence de trentenaire, là aussi les gens peuvent s’apercevoir de mon état suspect de jeunesse qui ne se flétrie pas. Souvent, je suis obligé de me grimer ! C’est assez pénible…
- Pourquoi le cycle de trente ans ?
- La Tradition dit que ça représente l’équilibre parfait dans l’organisation du Cosmos. On dit aussi que trente ans est l’âge mystique d’une renaissance. Dans votre Bible, à Luc 3, 23, il est dit que votre Jésus, que j’ai connu, commence son ministère public à 30 ans. Il est dit aussi qu’Ezéchiel commença à prophétiser à 30 ans. Jésus avait 30 ans quand son père adoptif, Joseph, mourut. Votre Bouddha possède 30 vertus transcendantes. Une femme astrologue que j’ai connu, Huguette Hirsig, dit que la 33è année d’une personne correspond à un cycle solaire au cours duquel le Soleil reprend exactement, à la minute près, la position qu’il occupait à l’instant de sa naissance. Tu vois, ça c’est tout moi !
Le nombre trente servait à mesurer ce que vous appelez « mois », soit 360 jours plus 5 jours dits « épagomènes » pour faire vos 365 jours.
Bref, la symbolique du nombre trente est immense… J’ajoute que la distance de la Terre à la Lune est de 30 fois le diamètre terrestre. Ah oui, Platon, que j’ai évidemment connu, avait 30 ans quand son ami Socrate mourut !
Je peux te dire que la fin, ou le début, de mes trente ans sont un véritable BAIN BAPTISMAL, et que la suite des trente ans dans une enveloppe de chair ce n’est pas toujours joli-joli ! C’est plutôt du bestial ! Le corps est bestial, le corps normal périt, sauf le mien qui se recharge tous les trente ans.

- J’ai encore connu celui qui écrivit ce qui vous est connu aujourd’hui par Le Livre de Thomas, au II, 7, quand il dit « qui ne s’est pas connu n’a rien connu, mais celui qui s’est connu lui-même a déjà acquis la connaissance de la profondeur du Tout ». Thomas était ce que vous appelez « un Sauveur », un connaisseur de la Vérité. En fait il était un DOUBLE, UN REFLET DU SAUVEUR. Thomas est un peu comme moi : il « mue » en une autre forme quand les questions humaines sont posées, pour laisser la parole au seul Sauveur, juge des humains. Thomas était proche de Judas, que j’ai aussi connu…
Mais, à ton âge, tu ne dois pas connaître ce Thomas ?
- Non !

- Je peux encore te poser une dernière question ?
- Oui.
- Comment tu sais que tu as 10 millions d’années, on ne devais pas compter le temps comme chez nous dans ton chez toi antique ?
- Évidemment ! D’abord les continents de cette planète n’était pas disposés comme à ce jour. Le seul repère valable est la position des étoiles dans le ciel. C’est mon « calendrier ». Étant par cycles un contemplatif, j’observe beaucoup le ciel et me suis fait de bons amis parmi les Mayas, les Druides, tous experts en observations du ciel. Et ils n’avaient pas de « lunette » pour voir le ciel comme celle de votre Galilée, que je déteste et n’est jamais voulu rencontrer, tant il a foutu la merde à votre époque ! Et même sous Louis XIV.

Un scout vient me chercher et m’engueule parce que je retarde la fin de l’excursion de ce week end.
Étant né coupable, je me confond en excuses auprès du scout, et je serre la main étonnamment chaude de Bernard Uli en lui disant :
- Je, je, suis, ému de votre vie. Je, je, ne sais plus quoi dire. Tout cela me semble si irréel.
- Ne parle plus. Tu peux m’imiter en connaissant ton moi essentiel qui est encore plus vieux que mes 10 millions d’années, et qui existera quand tu sera mort sur cette planète. Ainsi tu pénétreras, bien plus que moi, dans les ÂBIMES incommensurables du TOUT [Soi ou Instant], dont ton petit moi est consubstantiel au Tout. Connaissance de soi et connaissance de Dieu ne font qu’un !
- Oh dit donc ! Ton mec y parle comme l’abbé Morel qui nous sortais des trucs comme la gnole ! Me sort ce scout que je n’appréciais guère à cause de son caractère grégaire.
- Couillon ! Pas gnole, mais Gnose ! Lui répondis-je.

En quittant la table de la buvette de la piscine, Bernard Uli me lança :
- Sais-tu que je suis un sacrifié ? Je suis un sacrifié !
Il me cria encore des mots que j’interprète comme « Imhotep », « Pth » ou plutôt « Ptah ». Mais à cette époque du scoutisme je ne savais pas qui s’était ou si c’était des objets. Puis sa voix se perdit dans le bruit ambiant de la piscine et de ses environs.
J’en ai encore la gorge serrée et le cœur battant la chamade.

À propos de la « mue » de Bernard Uli, il faut se rappeler que l’OMBRE traduit les choses fugitives et illustre la pensée chinoise de la vallée exposée tantôt à la lumière, tantôt à l’ombre (Yang et Yin). Quand Bernard Uli est encore « dans son ombre » afin d’entamer son nouveau cycle, son corps a une perméabilité absolue à la lumière, AFIN DE PURIFICATION, de « rachat » diraient les Chrétiens. C’est la condition des Immortels chinois chevauchant le Dragon ; car par la position centrale, d’axe, du corps, à l’aplomb exact du Soleil à son zénith, correspond en Chine la position impériale. C’est un peu l’Échelle de Jacob ou le « Vaisseau » de l’Arc-en-Ciel, la Stargate si vous voulez. La position centrale solsticiale à l’heure de midi par exemple, est la place où l’âme n’a plus d’ombre, C’EST COMME L’HEURE DE LA PAIX INTÉRIEURE. C’EST POURQUOI Bernard Uli PEUT VIVRE AINSI SES 10 MILLIONS D’ANNÉES de cycles en cycles de 30 ans.
L’ombre n’a aucune existence en propre, elle n’est pas affectée car équivalente du SOI-INSTANT. ELLE EST EN FAITE LA SEULE RÉALITÉ. Le mystique Rûzbahân écrivait : « La plus grande beauté humaine n’est qu’une ombre ». Bien-sûr, ne pas faire comme le psychiatre C.G. Jung qui assimile l’ombre aux machins freudiens genre : caractères inférieures, tendances incompatibles.
Bernard Uli connaît cette seule Réalité, c’est pourquoi il se plaignait auprès de moi à la buvette de la piscine, qui était situé à côté de Tarascon-sur-Ariège, j’ai oublié de l’écrire. Ses trente années comme d'une vie immobile lui semblaient parfois très pénible. D’autres fois ça coulait tout seul comme un conte de fée.
Bref, la coexistence des contraires ombres-lumières est lourde à porter, mais riche de possibilité : voyez le cas de Bernard Uli.

Cette histoire pour dire qu’il est facile pour un être humain de vivre dans le spatio-temporel pendant plusieurs millions d’années ; même à notre époque moderne avec ses moyens technologiques à la Big Brother ou moyens hyper rationnels, qui permettraient éventuellement de reconnaître un cas à la Bernard Uli. Et encore, il faudrait le kidnapper, lui faire subir de force des examens, de sang, et autres joyeusetés dignes des kidnappés par des « extraterrestres ». « Abduction » qu’on dit à mon époque : du latin abductio ; mouvement qui écarte un membre ou une partie quelconque du plan médian du corps, écrit le dic. Le Robert.
J’oubliais, en ce qui concerne le nom Uli (herbe), c’est parce que l’herbe est curatif (voyez les chats bouffant de tant à autre des herbes), et que ça redonne la santé, donc c’est bon pour Bernard Uli et ses Chasseurs-Cueilleurs ! Mircea Éliade voit l’herbe comme l’Arbre de Vie. D’une façon générale l’herbe est en rapport avec des divinités fécondatrices que devait bien connaître Bernard Uli, du genre :
« O Herbes, ô vous, Mères, c’est vous que je salue comme des déesses ! »
Bref, les herbes facilitent l’accouchement, accroissent le pouvoir génétique, assurent la fertilité et la richesse. La médecine celtique se servait beaucoup des herbes médicinales, et l’origine de la tradition est mythique puisque les herbes sont à la base des vertus curatives de la Fontaine de Santé de certains peuples.
Ainsi, FONTAINE = HERBE. ET FONTAINE = ÉTERNITÉ.
RAPPEL : Alexandre dit « le Grand » serait mort, comme Pierre Alexandre, à 33 ans, et il cherchait la Fontaine de Vie dans la contrée hyperboréenne. Mais comme il était impatient, il fut vaincu à 33 ans. La Fontaine est en rapport et avec le savoir, et avec l’oublie, donc une bonne eau pour Bernard !
Quand au prénom Bernard, il eut le temps de m’expliquer que c’était en souvenir de celui qu’il avait côtoyé : Barnard de Romans, parce que Bernard Uli croit en la Trinité, et que Barnard le lui avait bien expliqué.

Je t’aime Bernard !!!
 
 

Dernière mise à jour : 03-12-2015 00:32

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