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Explosive : violence and freedom Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 11-12-2008 20:28

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Big Brother, Liberté, Violence

 
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Il me semble que la liberté ne peut pas faire bon ménage avec la violence, ou alors ça donne un mélange explosif. L’extraordinaire outil internet étant pour le moment encore un  grand espace de liberté, ce qui fait peur à certains médias du côté de l’usine à rêves : Hollywood ; je mets ici le texte de Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction du journal Télérama (Télérama n°3074 du 13 au 19 décembre 2008), texte que je trouve pertinent, car il a un rapport avec « la peur du gendarme », la sécurité qu’on peut acheter à n’importe quelle quantité de lingots d’Or.
 
 
- Le recours à la force policière et judiciaire dans l’exercice du pouvoir est un signe de faiblesse sinon de déclin, comme l’histoire l’a toujours démontré. Lentement et sûrement, notre pays se construit un ordre social par la contrainte et par son envers, la résignation.
Bien des faits récents montrent un État attiré par une représentation en puissance de son autorité : expulsions, délits d’outrage, procédures diverses, arrestations spectaculaires, intimidations, fichage, surveillance... L’exécution est assurée par une main-d’œuvre toujours plus dévouée (1). Big Brother veut tenir ses citoyens à l’œil. Et que font-ils les citoyens ?
Les victimes protestent, les gens de bon sens et de cœur les soutiennent et les plus nombreux laissent filer. Et c’est là que le bât blesse. On peut affirmer au risque de choquer que nous sommes tous coupables d’avoir, depuis de longues années laisser nos relations sociales se dégrader.
Et, sans jouer les moralistes, on doit bien admettre que pas plus les règles élémentaires du « vivre ensemble » que l’autorité nécessaire à leur apprentissage ne nous importent réellement. D’où la délégation de pouvoir accordée à l’autorité publique, à l’école qui n’en peut mais, à l’État qui en demande toujours plus (2).
Notre résignation a permis qu’au cœur de nos vies quotidiennes s’infiltre la violence. Il faut y ajouter la contamination par nos divertissements favoris. Nos tendances primitives primitives trouvent une satisfaction inépuisable dans les innombrables feuilletons (3) et films avec meurtres, cadavres ensanglantés, fusillades, assassins et justiciers (4). Ils nourrissent notre imagination collectif, si bien que cette violence paraît désormais ordinaire aux yeux d’un enfant. De là sont nés des modèles de héros musclés qu’il n’oubliera pas de sitôt, surtout s’il devient policier.
Ah, ces belles soirées flasques au fond d’un canapé devant un écran de feu et de fureur ! La résistance à toute forme d’oppression commence, on le sait, par ce qu’on exige de soi.
Ne rien céder.


Notes.
1. J’ajoute que c’est la même main-d’œuvre qui pouvait torturer autrefois, ou servir sous les ordres de la Gestapo française ou Carlingue.

2. L’État en demande peut-être toujours plus, mais dans sa tentative de suivre une économie sur le mode libéral, pour ne pas dire néolibéraliste où l’État n’est plus qu’une coquille vide, tout est privatisé, même la police ; l’État suit sa logique économique, ainsi comme l’écrit un lecteur du même Télérama :
... le chômeur est un tire-au-flan, le bénéficiaire des prestations sociales est un profiteur, le malade est accusé de creuser le « Trou de la Sécu » à lui tout seul, il est normal qu’un directeur de publication d’un journal de gauche soit considéré comme un terroriste ! (En plus c’est à la mode depuis 2001).

3. Les dramas par exemple !

4. L’usine à rêves d’Hollywood, chargée par le FBI ou la CIA de mieux endormir les foules, selon certains hauts responsables.
 

Dernière mise à jour : 11-12-2008 20:58

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