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La légende de la Pierre qui vire Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 09-08-2016 22:49

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : ADN, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Behaviorisme, Bourgeois, Cacapitalistes, Chefferie, Communisme, Conte, Daesh, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragon, Dualité, Égrégore, Égypte, Esprit, État, Étatisme, Europe, Famille, Génocide, Histoire, Humain, Illusion, Image, Impur, Inquisition, Instant, Islam, Jardin, Jeu, Judaïsme, Labyrinthe, Laïcité, Légende, Libéralisme, Liberté, Lucifer, Lumière, Manipulation, Matrice, Médecine, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Nomade, Oligarchie, Opinion, Or, Ovni, Païen, Paix, Ptah, Paysan, Père, Peur, Philosophie, Pierre, Politique, Porte, Pouvoir, Prisons, Pur, Raison, Religions, République, Révolution, Royauté, Russie, Sagesse, Saint, Satan, Science, Sécurité, Sédentaire, Serpent, Sexe, Silence, Social, Spirale, Stargate, Tao, Télépathie, Temps, Ténèbres, Terreur, Terriens, Tradition, Transformation, Transhumanisme, Tyrannie, Vide, Volonté, Yokaï

 
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La légende de la Pierre qui vire
(Tiré de L'Âme du Morvan)
Monde des fractales ou dimensions inconnues.


Une histoire de Yôkai, ici en France.

Seuls SONT LIBRES ceux qui savent voir que le QUOTIDIEN EST FANTASTIQUE.
 
 
FRACTALE : fraction, infraction, briser, effraction, réfracter, effrayer, fragile-frêle, fracture, naufrage, etc.
MIROIR : merveille, étrange (parce que venant de l’Instant, du Soi). Mir, Mer, Poisson, Eau, Porte…

Je situe ce conte à la fin du Moyen-Âge.
Il y avait autrefois, au milieu des grands bois, un tout petit village, un village si petit que les maisons en étaient toutes cachées par les grands arbres. Ce pays s'appelait « La Pierre qui vire ». Vous ne trouvez pas que c'est un drôle de nom ?
« La Pierre qui vire » ne ressemblait guère au village qui, aujourd'hui encore, porte ce nom curieux.
 
D'habitude, dans un village, il y a toujours des maisons dont la cheminée fume, des chemins bordés de haies, un clocher dont les cloches égrènent au loin les voix. Eh bien ! dans ce petit village-là, il n'y avait presque pas de maisons, presque pas de chemins, pas de clocher, pas le moindre bruit durant le jour... C'était bien l'endroit le plus isolé, le plus sauvage que l'on pût trouver à vingt lieues à la ronde. Ah ! je connais plus d'un garnement qui n'aurait pas voulu passer la nuit dans un pareil pays !

La nuit, on entendait les loups qui criaient hou !... hou !... Ils s'avançaient si près des portes que, dès la tombée de la nuit, il fallait voir comme les fermières se dépêchaient de rentrer leurs ouailles et de fermer leurs poulaillers ! Les animaux de la forêt, les bêtes des rivières et des ruisseaux se croyaient là chez elles. Sans plus se gêner, les sangliers traversaient le pays en coup de vent en plein midi ! comme ça... frrt !... Les renards jappaient par les chemins au grand effarement des poules qui ne pouvaient s'empêcher de frémir. (Je crois bien, moi, qu'elles auraient dû en prendre l'habitude !)
Les grenouilles étaient si nombreuses dans les mares et dans les fossés qu'elles faisaient par les nuits d'été un vacarme épouvantable. A tel point, vous dirai-je, que les marmots se retournaient dans leur lit sans pouvoir dormir ! Je ne vous parlerai pas des corbeaux ni des pies, des rats ni des chauves-souris qu'on voyait partout, qu'on rencontrait sans cesse.

Au milieu de ce grand bois il y avait une masse de gros rochers. Vous me direz qu'il n'y a rien d'étonnant à cela ?
Vous avez vu, vous aussi, des rochers dans le bois de Chenôve ou dans celui de Fixin. Mais ce qui est extraordinaire, c'est que la nuit c'est du moins ce que les vieux disaient - il y avait des lumières qui allaient, venaient, sautaient autour de l'un de ces rochers-là. Tantôt elles s'éteignaient puis brillaient de plus belle. Quelles étaient ces lumières ? Qui les avait allumées ? Pourquoi brillaient-elles là et pas ailleurs ? Je ne saurais vous le dire. Les uns disaient que c'étaient des sorciers, d'autres assuraient que c'étaient des feux follets. Je ne connais pas de gaillard qui ait osé s'aventurer vers ce rocher-là à minuit, même au clair de lune ! - Lequel d'entre vous oserait y aller voir ?

Et mieux encore, tous les gens du pays affirmaient que, la veille de Noël, alors que l'horloge du clocher de Vaumairin sonnait le premier coup de minuit, le plus gros bloc de pierre qui surplombait le rocher se mettait à tourner, à virer et aussitôt apparaissait une chambre immense, si pleine de diamants et de pièces d'or qu'elle illuminait d'un coup toute la forêt. Les bagues, les colliers, les diadèmes, les bracelets, les bijoux de toutes sortes étaient là entassés comme de la paille dans les meules ; les louis d'or emplissaient les cuves et jonchaient le sol. Il n'y avait qu'à se baisser et à emplir ses poches pour devenir aussi riche que le plus riche de la terre.

Ouais !... mais à une condition... c'est qu'on ait eu le temps de se sauver lorsque la cachette se refermait ! Car, la chambre aux bijoux ne s'ouvrait pas longtemps. Je vous ai dit tout à l'heure que la pierre qui en cachait l'entrée virait, tournait sur elle-même au premier coup de minuit. Il fallait aussitôt se baisser, emplir ses poches, prendre à la poignée les rubis, les émeraudes, les bagues, les bracelets pendant que l'horloge sonnait 2, 3, 4... et ainsi de suite jusqu'à 11. Au douzième coup : brroum ! avec un grand bruit la pierre se retournait et fermait l'entrée ! Impossible à quiconque de la faire remuer à nouveau. Elle restait ainsi immobile jusqu'à l'année d'après. Et tout malin que vous êtes, vous eussiez essayé de la pousser avec vingt ou trente Morvandiaux [Élémentals] de forte taille. Bernique ! il n'y avait rien à faire. La pierre branlait un peu de ci, de là, mais quant à la faire tourner oh ! nenni !

Aussi, malgré l'envie que tous avaient de devenir riches, nul n'avait jamais, au pays de la Pierre qui vire - (vous savez pourquoi maintenant on l'appelait de ce drôle de nom) - nul n'avait jamais, la veille de Noël, pris la peine de grimper au rocher du bois...

Et cependant, un soir de Noël, alors que la bise soufflait et que la neige tombait en rafales, une jeune femme songeait à toutes ces choses en berçant près de l'âtre son gars qui allait avoir dix mois. Robuste, l'enfantelet dormait les poings fermés, riche de santé et de tranquille bonheur. Et sa mère en continuant à le bercer rêvait... Elle rêvait à la Pierre qui vire, à la pierre magique qui, tout à l'heure, au premier coup de minuit s'ébranlerait pour offrir aux gens du Morvan les trésors de la terre.

Des vieux qui étaient venus passer chez elle la veillée de Noël s'entretenaient encore de ce miracle tout en se chauffant et en jouant aux cartes.

Et Jeannie se disait : « Ce soir, à minuit, la pierre va tourner dans le silence des bois. C'est donc vrai. Pourquoi personne n'a-t-il jamais tenté d'atteindre un peu de l'or qu'elle recèle ? Pourquoi ne le tenterais-je pas, moi, ce soir, pour donner à mon petit gars que j'aime tant la richesse qui le rendra heureux ?

- Eh bien, Jeannie, disaient les hommes, tu ne dis rien. Pourquoi ne chantes-tu pas comme d'habitude ? C'est Noël, tout le monde est gai ! »

Mais Jeannie restait pensive et ne se décidait pas à parler. Tout à coup, elle s'écria : « Allons, les hommes, il est temps de partir à Vaumairin, la messe de minuit va sonner. Moi, je resterai là pour préparer un bon réveillon et chauffer la chambre. Dépêchez-vous, car il ne fait pas bon marcher par nos mauvais chemins. A tout à l'heure ! »

Et les hommes quittèrent la chaumière et Jeannie resta seule.
Son mari embrassa en partant son beau petit gars et le bruit des sabots s'éloigna au tournant du chemin.

(L'église de Vaumairin se dressait sur un rocher à quelques lieues de là, mais si vous allez vous promener dans ces lieux vous ne la verrez plus, il y a longtemps qu'elle a disparu, il n'en reste même plus une pierre.)

Les hommes partis, Jeannie avait roulé son fils dans une épaisse couverture, jeté sa cape sur ses épaules, chaussé ses sabots et au grand galop malgré la neige glissante, elle s'était élancée sur le sentier du bois. Elle qui d'habitude à cette heure, dans ce chemin, serait morte de peur, ne faisait attention à rien, ni au froid, ni à la neige, ni aux loups.

Elle arriva près de la roche. Un grand silence régnait dans la forêt. Seuls les battements de son cœur se faisaient entendre. Soudain un vent violent s'éleva qui, secouant les branches, fit tomber de grands paquets de neige. Un grondement sortit de terre, la roche branla, remua, puis tout d'un coup : Vlan ! la grosse pierre qui la surmontait se retourna en moins de rien. Devant les yeux ravis de Jeannie s'étalaient des merveilles qui répandaient une éclatante lumière ; on aurait cru le soleil de midi : « Les vieux avaient raison, se dit Jeannie, l'or et les diamants sont bien là ! »

Elle enjambe la pierre qui ferme l'entrée, pose son enfant sur un lit d'or, noue son tablier derrière elle et l'emplit à deux mains de bijoux et de diamants. Il est plein à se rompre quand juste à ce moment apparaît un nain tout noir qui lui offre des merveilles. Elle qui se baissait pour ramasser son petit s'arrête, écoute le diablotin, lui tend la main. Hélas, pauvre Jeannie !...

Il ne faut pas longtemps à une horloge pour égrener les douze coups de minuit. Voici soudain la pierre qui s'ébranle et hop ! Jeannie a juste le temps de bondir hors de la chambre pour ne pas demeurer prisonnière. Mais, horreur ! dans sa folie, Jeannie a oublié son fils. Jeannie a laissé son fils dans la cachette et la pierre est là, immobile pour un an !

Les efforts qu'elle fit pour pousser la pierre, je ne vous les raconterai pas ; ses doigts et ses genoux étaient couverts de sang tellement ils étaient déchirés par le granit. Les cris qu'elle poussa, les pleurs qu'elle versa, nul ne le saura jamais que les chouettes qui la regardaient du haut de la roche.

Combien de temps resta-t-elle au pied du rocher, suppliant le nain de lui rendre son fils ? Nul ne pourrait le dire, et lorsque son mari la vit rentrer au matin, les yeux pleins de larmes, les cheveux hors de la coiffe, les vêtements déchirés, il crut que sa femme était devenue folle. « J'ai perdu notre fils, criait-elle, tu peux me battre, j'ai perdu notre bonheur, je voudrais être morte ! »

Fou de douleur, le père pleura et tous les gens qui étaient venus pour faire le réveillon pleuraient autour d'eux. Soudain le tablier de Jeannie se déchira et les écus d'or roulèrent partout et illuminèrent l'humble chaumière. Apprenant alors que c'était pour cet or que Jeannie avait perdu leur enfant, l'homme prit l'or et les bijoux et les jeta dehors pour ne plus les revoir. Les voisins s'en furent peu à peu, laissant Jeannie à ses regrets et son homme dans la désolation.

Au matin, on pouvait voir sur le seuil de la chaumière et devant la fenêtre des morceaux de charbon tout noirs. C'étaient les diamants et l'or qui avaient été jetés la veille par la fenêtre.

L'an passa. Jeannie et son homme ne se consolaient pas. Noël revint et Jeannie pensait toujours à son fils en pleurant. Mort ou vivant, elle voulait le reprendre pour l'embrasser, pour le bercer encore. Et le premier coup de minuit la revit près de la Pierre qui vire ; au deuxième coup elle bondit dans la chambre et que vit-elle ? Son fils qui lui souriait en lui tendant les bras, son beau petit gars qui était encore là, à la même place où elle l'avait posé. Le nain eut beau lui tendre des trésors, elle détourna la tête et franchit la roche, serrant son petit dans ses bras. Elle courut jusqu'à la chaumière où le père veillait tristement : « Notre fils est vivant, le voici », criait-elle.

Et tous les deux, en ce soir de Noël, connurent une joie immense que nulle richesse ne peut égaler celle d'avoir un beau petit gars bien portant qui leur souriait en les embrassant. Qu'importe la pauvreté quand on s'aime bien ainsi !

Au douzième coup de minuit, soudain, la terre trembla, les maisons s'ébranlèrent comme des pruniers qu'on secoue, la terre s'ouvrit par endroits si bien que l'église de Vaumairin disparut entièrement. Et depuis ce temps-là, la Pierre qui virait ne vire plus. Vous pouvez toujours essayer de la pousser si un jour vous passez par là !
[J'ai un doute sur la fin, avec cette Église qui disparaît ? Disparaît-elle dans une Stargate ?]


Pour les matérialistes de l’après 1789, cette histoire est proprement un « conte », ou le fait d’une hallucination par manque d’argent doublé d’une morale modèle judéo-chrétien construit sur la déchéance ou « sueur de son front ». C’est-à-dire que le mental de situe sous un crâne et terminé ! Les pensées et souhaits ne peuvent donc avoir aucun effet sur « l’extérieur » ; et aucun mental ne peut être en réception d’une influence venue du « futur » (Nous dans le futur). Les styles perruques poudrées et leur « raison » diront toujours que c’est de la supercherie, ou de la « théorie du complot ». Donc en gros ça dure depuis l’après 1789, mais commence en fait à la Renaissance avec les Galilée, l’imprimerie etc. Des ignorants et hyper matérialistes, des sceptiques, avancent l’opinion que des « faits extra-ordinaires exigent des preuves extra-ordinaires » : le Pour-Voir ; donc ILS VEULENT POSSÉDER. MAIS, PAR EXEMPLE, LA VRAIE TÉLÉPATHIE NOUS EST NATUREL ET ORDINAIRE, et bien des gens en ont fait l’expérience. C’est l’opinion des sceptiques et ignorants qui montrent leur « extraordinaire » et le clinquant de leurs breloques. Car où est la preuve extraordinaire montrant que les gens se trompent sur leur vécu ? Les sceptiques font dans la pensée unique ou Super Grégarisme ; ILS FONT DANS LA TYRANNIE DE L’OPINION.

Personne n’est obligé de me croire, ce n’est que mon opinion, mais j’écris pourtant qu’avant les 10.000 ans de la voie de l’Agriculture, les êtres humains n’utilisaient que la Vraie Télépathie. La totalité des sociétés traditionnelles considèrent que la Télépathie leur est naturelle et évidemment l’utilisent.
Il n’existe pas d’objectivité parce qu’elle est lié à l’ego, donc à la dualité SUJET-OBJET. Les septiques se situent dans la violence à la mode : winner-loser. Ce qu’on nomme de nos jours « objectivité » n’est que pure opinion portant le masque d’une forme passive comme voulant « supprimer » l’ego, comme voulant universaliser l’opinion, ET CE MONDE EN CRÈVE !
COMME CE MONDE CRÈVE DE CROIRE À LA RÉPUBLIQUE OU DÉMOCRATIE DÉGUISÉE EN « VIVRE ENSEMBLE » SINGEANT LE CATHOLICISME ET LE « BIEN GÉNÉRAL » DES « BIENS PENSANTS » (LES COUILLES EN OR) !!!
LE MONDE CRÈVE DE CES GENS QUI VEULENT POSSÉDER LA VÉRITÉ. VÉRITÉ SOUS FORME DE POUR-VOIR COMME LE PROCÈDE L’ESSENTIELLE DE CETTE JUDÉO-MAÇONNERIE SPÉCULATIVE : ces voyeurs de petits bouts de machins (comme l’explique aussi Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux) ; or la Connaissance se fait par naissance dans l’INSTANT (con : avec)… et non par bagage ou croissance culturelle !


LE MERVEILLEUX EST PASSÉ DANS L’INFORMATIQUE ET DANS L’INDUSTRIE DE L’ENTERTAINMENT DE HOLLYWOOD. UN COMBLE, IL EST DEVENU VIRTUEL ! « C’est donc la fête maintenant, et pour tout le monde », conformément à l’opinion des perruqués, selon leur maladie de l’égalité et sa société d’abondance, tout dans l’illusion sur illusion.

Prendre des rêves pour la « réalité », ou prendre cette même « réalité » pour des rêves ? Quelle est la différence ?

Si vous pensez que ce monde est uniquement matériel, spatio-temporel, alors il sera ainsi.
Si vous pensez que ce monde est parfois matériel et parfois image-ination, alors il sera ainsi.
C’est pourquoi il ne faut jamais se laisser faire pris-au-nier du grégarisme ambiant et des trucs à la mode qui mènent les masses par le bout du nez, lequel fut d’ailleurs coupé dans un conte de Nicolas Gogol (portrait en haut de page), ce qui est significatif !

Ce sont les inadaptés, les « fous », les idiots, ceux qui vivent « hors du monde » qui font avancer le monde ; nullement les « premiers de la classe », les winners ou les plombés en médailles qui brillent, ceux qui passent à la radio.
 
 

Dernière mise à jour : 09-08-2016 23:08

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