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La Solitude fonction mentale Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 03-01-2018 01:25

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Appareil, Banques, Brighton, Cadeau, Capitalisme, Champignon, Chimère, Chrétien, Christ, Civilisation, Diable, Dieux, Dragon, Drogue, Dualité, Eau, Égalité, Ego, Empire, Épine, Estragon, Évolution, Fractale, Gentil, Goulag, Gratuit, Guerres, Histoire, Huile, Instant, Japon, Juif, Laïcité, Langage, Liberté, Loi, Loser, Lucifer, Lumières, Maçon, Mahométan, Médecine, Mental, Microbes, Multiculturalisme, Musiques, Opinion, Orgie, Ouvrier, Païens, Paix, Personne, Pierre, Peste, Porc, Porte, Radicalisme, Raison, Réalité, Religions, République, Réseaux, Sacrifice, Satan, Seuil, Simple, Socialisme, Société, Sommeil, Spiritualité, TAO, Technique, Templiers, Terrorisme, Thermodynamique, Train, Transhumanisme, Universel, Valeur, Vaisseau, Vérité, Vide, Vin, Winner

 
 
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La Solitude fonction mentale

OPINION = NON SOLITUDE.
 
 
- Maharshi : La solitude se situe dans le mental. Un homme peut fort bien se trouver au milieu de la foule et conserver sa sérénité. En ce cas, il se trouve en état de solitude. Un autre homme peut rester seul, au fond d’une forêt et pourtant être incapable de contrôler son mental ; il ne se trouve pas en état se solitude. Le solitude est une fonction mentale. Un homme attaché à ses désirs ne trouvera jamais la solitude, où qu’il aille ; un homme sans attachement est toujours dans la solitude.
- question : Ainsi, l’homme peut vaquer à ses travaux, être libre de tout désir et se maintenir dans un état de solitude ? Est-ce ainsi ?
 
- Maharshi : Oui. Le travail accompli avec attachement est une entrave, alors que le travail exécuté avec détachement n’affecte pas son auteur. Ce dernier, même lorsqu’il exerce une activité, demeure en état de solitude.
(Ramana Maharshi, entretien 20, du 30 janvier 1935).

Dans l’entretien 44 du 3 avril 1935, Mr. Ekanatha Rao, ingénieur, demanda à Shri Bhavavân si pour l’investigation du Soi la solitude était nécessaire.
- Maharshi : La solitude est partout. L’individu est toujours seul [c’est moi qui souligne]. Ce qu’il doit faire, c’est découvrir en lui-même et non pas la chercher en dehors de lui.

Entretien 156 du 9 février 1936.
- Question : La solitude est-elle favorable aux pratiques spirituelles ?
- Maharshi : Que voulez-vous dire par solitude ?
- Question : Se tenir à l’écart des autres.
- Maharshi : Pour quoi faire ? C’est uniquement la peur qui vous y pousse. Même en état de solitude il peut y avoir la peur d’être dérangé par les autres et de voir sa solitude troublée. De plus, comment peut-on supprimer ses pensées dans la solitude ? Cela ne peut-il pas se faire tout autant dans son environnement habituel ?
- Question : Mais là, le mental est distrait.
- Maharshi : Pourquoi laissez-vous votre mental se promener ? La solitude a pour effet de rendre le mental tranquille. cela peut être fait au milieu d’une foule [cas de Nikola Tesla]. La solitude ne peut pas effacer les pensées. La pratique le peut. Et cette même pratique peut aussi s’effectuer ici.

Entretien 341 du 23 janvier1937.
- Maharshi : Les pensées s’élèvent de la pensée ‘je’, qui à sont tour, s’élève du Soi. Le Soi se manifeste donc en tant que ‘je’ et d’autres pensées. Qu’est-ce que cela peut bien faire qu’il y ait des pensées ou qu’il n’y en ait pas.

Il dit que les pensées doivent toutes disparaitre dans le Soi. Les pensées bonnes ou mauvaises éloignent du Soi car le Soi est plus intime que les pensées. « Vous êtes le Soi, tandis que les pensées sont étrangères au Soi ».

Dans l’entretien 459 du 14 février 1938 :
« Le bonheur de la solitude ne se trouve pas que dans les lieux retirés. On peut tout aussi bien le ressentir dans des endroits animés. Mais il ne doit pas être recherché ni dans la solitude ni dans les endroits animés. Il est dans le Soi ».

Entretien 542, du 15 octobre 1938.
« Le point essentiel est que votre mental soit toujours fixé à sa source. Il n’y a rien d’extérieur qui ne soit également intérieur [c’est moi qui souligne]. Le mental est tout. Si le mental est actif, même un lieu de solitude devient comme une place de marché. Cela ne sert à rien de fermer les yeux. Fermez l’œil mental et tout ira bien. Le monde n’est pas extérieur à vous. Les gens avertis ne font pas de plan avant d’agir. Pourquoi ? Parce que Dieu qui nous a envoyé dans le monde a Son propre plan et celui-ci s’accomplira sûrement ».

Dans l’entretien 571 du 10 novembre 1938.
La multiplicité des individus est sujette à controverse pour la plupart des gens. Or, un jîvâ [être vivant, âme individuelle] n’est que la lumière réfléchie sur l’ego. L’individu s’identifie avec l’ego et en tire l’argument qu’il doit y avoir d’autre individus comme lui. Il est très difficile de le convaincre de l’absurdité de sa position. Un homme, voyant en rêve plusieurs personnes, persiste-il à croire, à son réveil, qu’elles sont réelles et demande-t-il de leurs nouvelles ?
(Argument ne convainquant pas l’interlocuteur).

Considérez la Lune. Vue sous n’importe quel angle et à n’importe quelle heure, elle n’en demeurera pas moins la même Lune. Chacun sait cela. Maintenant, supposez qu’il y ait plusieurs récipients d’eau reflétant la Lune. Les images seront toutes différentes de l’un à l’autre, et aussi différentes de la Lune elle-même. Si l’un de ces récipients se brise, le reflet disparaît. Sa disparition n’affecte pas la Lune véritable ni les reflets des autres récipients. Cet exemple est comparable à l’individu qui atteint la Libération. Lui seul est libéré [j’estime que c’est le cas de Jésus-Christ, ensuite des gens en ont fait une secte puis une religion…]
Les défenseurs de la multiplicité utilisent cet argument contre la non-dualité en disant : « Si le Soi est unique et si un seul homme est libéré, cela signifierait que toutes les âmes sont libérées. Or, dans la pratique ce n’est pas le cas. Donc l’advaita [pensée non dualiste, Vedanta : partie terminale des Véda, appelée aussi Upanishad] n’est pas correct ».
La faiblesse de cet argument réside dans la confusion entre la lumière réfléchie du Soi et la lumière originelle du Soi. L’ego, le monde et les individus sont tous dus aux vâsanâ [tendances, prédispositions du mental, donc tout simplement l’opinion] de la personne. Quand celles-ci s’épuisent, l’hallucination de la personne disparaît, de la même manière que le reflet de la Lune disparaît quand un des récipients est brisé.
Le fait est que le Soi n’est jamais dépendant de quoi que ce soit. Il ne peut donc pas y avoir de Libération pour lui. Tous les ennuis n’existent que pour l’ego [l’opinion].
 
 

Dernière mise à jour : 03-01-2018 01:45

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