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La Naissance est identique à la Mort Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 12-03-2018 20:39

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Banques, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Confort, Corps, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Gratuit, Innocence, Instant, Japon, Jardin, Juif, Langage, Liberté, Lucifer, Méditation, Mental, Morale, Nature, Occident, Orient, Panique, Paradis, Pierre, Porte, République, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Spiritualité, TAO, Vérité, Vide, Vieux, Yokaï

 
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La Naissance est identique à la Mort
Un poisson, en remontant jusqu’à la source,
il rejoint son origine et se transforme
en Dragon (la résolution des contraires).
Selon Confucius, Lao-tseu est
la personnification du Dragon.
En Chine le Dragon est
la monture des Réalisés ou Immortels.


Page dédiée aux Éphémères.
 
 
MARIAGE DES CONTRAIRES : UN DANS LE TOUT ET TOUT DANS LE RIEN (tout est lié, tout est EAU et INNÉ-IGNÉ : l’universel dans l’individuel)(1). Le Tout ? Mais, FAIRE FEU DE TOUT BOIS, ou : « Prends ceci et fais un monde ». Ou bien : « Prends n'importe quoi et fais-en une pilule ou un clystère », écrivait Thomas Vaughan dans : Traité du Ciel terrestre. FEU DE TOUT BOIS = ÂGE D’OR : tout est MAÂT, pas d’utilitarisme, pas de dualité initié-profane. LA CATASTROPHE SURVIENT LORSQUE LES HUMAINS DEVINRENT « VERTUEUX » (ils commencèrent à calculer et vendirent du « bien » et de la « liberté » à tous les coins de campagnes, puis de villages et de villes, ils établirent des États avec des gouvernements, des religions, des commerces et pour protéger le tout une trinité armée-police-justice). Lao-tseu l’écrit lui-même au Verset 18 : « L’abandon du TAO fait naître la bonté et la justice. L’intelligence et le savoir entraînent le grand artifice. La discorde des six parents [père, fils, frère aîné, frère cadet, mari, femme] fait surgir la piété filiale et l’amour paternel [le patriarcat des trois religions abrahamistes]. La nuit et le désordre du royaume provoquent la loyauté et la bonne foi » (traduction de Liou Kia-hway).
 
Évidemment on peut me dire que ce n’est pas « démocratique »… Bien-sûr puisque tout est à l’envers depuis un moment… DÉMOCRATIE = ÉTATISME, VIOLENCE ET GUERRES ET SYSTÈME.
Quand la laïcité commença à être inventé, la catastrophe ne pouvait que naître et s’accentuer par perte de la Source. On commença donc sous prétexte de « liberté » à INVENTER L’IGNORANCE, la raison devait dominer, on commença à chercher midi à quatorze heures ou à travailler du chapeau comme les Juifs, on chercha des gurus ou des Moïse et des lois à travers le monde, gurus style « prix Nobel » et autres médailles en tous genres ; on se mit à pratiquer l’empirisme à la John Locke et d’autres styles comme l’Encyclopédie des Diderot et Cie. pour expérimenter, soit « polir le miroir » jusqu’à l’industriel, mesurer, rechercher de ceci ou cela, et même méditer jusqu’à ce que mort s’en suive ! L’encyclopédie devient nécessaire puisque tout filait à la perdition, à cause du mental spéculatif-spéculum cher aux judéo-maçons à pouvoir comme le GODF. Maintenant comme tout file encore plus à perdition, on digitalise tout ce qui tombe dans le numérique. C’est encore pire que sous Diderot et Gutemberg !

Parce que RAISON = SYNTHÈSE (soi-disant pour certains, dont les Juifs) qui est censé com-prendre la quintessence de toute chose, sans pourtant en réaliser le moindre atome. Alors depuis 1789 et sa « démocratie » nous vivons le CHAOS HUMAIN du tout possible en technologie, et en même temps de l’absolument rien, qui peut se traduire par « liberté », mais pas par Éveil ou Conscience ! Donc c’est la catastrophe : déchaînement sans perspective, intelligence sans cœur, énergie thermodynamique dangereuse et sans chaleur, vacuité coincée, absurdité stérile. Mais dans toute catastrophe, même la plus cosmique, un germe peut naître puisque tout est éternel, la mort n’existe pas.

Le Soi fut la solution pour retrouver l’Origine.

Naissance identique à la Mort : mariage des contraires et cependant inséparables, car les Contraires se soutiennent l’un et l’autre. Il n’y a pas de “guerre” entre eux. C’est alors la sérénité, pas de but, pas d’objet, pas de soi (ego) ; en notre propre Conscience claire, donc notre essence, il ne peut qu’y avoir pureté réfléchissante (rayonnement).

ÊTRE EN NOTRE ÉTAT PRIMITIF : EAU, être capable de se laisser aller en silence, à vau-l’eau, tout en contemplant en grande transparence l’origine de toute chose. À vau-l’eau : sans dogme, sans loi, un mental sans limite, libéré de tout nom-la-forme. Tout devient TRANSPARENCE [TRESPARENT] [VITRIN]/FLUIDE, ENVELOPPER et CARESSER, traverser, passer au travers (de la Stargate). C’est le passage, celui de l’Instant, ce n’est donc pas un but. On passe par la PORTE. Mais, PROBLÈME : pourquoi personne ne passe la Porte ? C’est tellement simple !
La mélodie sur son cheminement accompagnée par la mélodie seconde ; toutes les deux AVANCENT irrémédiablement, distinctement par l’Art du Contrepoint. C’est la garantie de la beauté d’une Création. Que les événements de ce Monde prennent leurs “Places” en harmonie simplement, en parfait mélange et grande netteté (afin de détruire l’affreux mot ”politique”).

Dans cet état de « Tresparent » le processus de dualité cause-effet ou karma est toujours présent, il est seulement TRANSPARENCE qui perdure sans fin. Le mental devient VASE DE CRISTAL. Les événements de ce Monde prennent leurs “Places” en harmonie : chaque événement, l’un après l’autre, est considéré pour lui-même, sans pourquoi ou sans support (plus aucune intention, plus aucun souci), et en même temps transcendé avec transparence et légèreté. Plus de montagne ni de fleuve à franchir, la clarté éternelle pénètre chaque parcelle de l’Univers.

Cette Transparence ne peut qu’ÉTONNER : du E de Entendement, E-ternel, E-motion et Espace (tous les possibles et en même temps tout n’est pas possible : pas de culte du narcissisme ou de celui de Lucifer…) ; et Tonner : PAN le Tout. Le E indique aussi l’interjection « Eh ! » qui conserve la loi du rappel à soi, indiqué par le E. S’É-TONNER DANS LE SENS QUE LE YI-KING EN DONNE AU TONNERRE : PAN. Le E d’Essence…

La disharmonie règne lorsque la réflexion tranquille est absente de la sérénité, quand il n’y a pas GRATUITÉ. La « raison » vendue en quantitatif (démocratie) par les perruques poudrées du 18è siècle ne pouvait en aucun cas faire germer une once de sérénité puisqu’elle fit arriver à maturité la tyrannie de l’opinion.
GRATUITÉ : une pensée sans référence ou sans béquille, une pensée qui est non localisable, ni dans le visible, ni dans le son, ni dans l’odeur, ni dans le goût, ni dans le tangible, ni dans l’objet, ni dans le sujet ou mental.

VASE OU VAISSEAU, nous-même. L’éphémère qui vole une fin d’après-midi sous la lumière d’été s’il daigne se poser sur votre main, vous tenez dans votre paume l’Univers. Rien que cela aide déjà à la reconnaissance de « sa propre nature ».

Rien dans le Tout et tout dans le Rien chez Huike (487-593) second Patriarche de la lignée de transmission du Chan :
Huike demande à Da Mo de pacifier son mental qui n’est pas encore en paix, ou pas encore dompté.
- Remets-moi ton mental et je le pacifierai, répondit Da Mo.
Huike, après une courte hésitation :
- Tout au long de ces années de quête, je ne l’ai point trouvé, comment pourrais-je vous le remettre ?
- Eh bien voilà ! Ton mental est donc pacifié une fois pour toutes, rétorqua Da Mo.

Le Buffle se retrouve dans la montagne couverte de neige. Il est maintenant dans le Blanc immaculé de l’Instant. À ses côtés se trouve l’humain, aussi dans le Blanc de l’Instant. Ils sont tous deux Sans Pourquoi, Nature. Ils n’ont souci de rien. Ils sont Inné-Igné.

INNÉ-IGNÉ chez Tchouang-tseu.
Tchouang-tseu, au chapitre II : la réduction ontologique : « Rien au monde n’est plus grand que la pointe du poil automnal [quelque chose de très petit] ; le Mont de T’ai est petit [une des 5 grandes montagnes de Chine]. Personne n’est plus âgé qu’un enfant mort ; P’eng Tsou est mort jeune [selon la tradition chinoise il vécu 800 ans, il est donc le symbole de la longévité]. Le ciel et la terre sont nés en même temps que moi-même ; tous les êtres et moi-même ne font qu’un. […] En déduisant du néant à l’être, on obtient déjà trois idées distinctes (2). À combien d’idées parviendra-t-on si l’on veut déduire de l’être à l’être ? C’est en ne déduisant pas qu’on a raison [en oubliant la pensée et son langage on peut retrouver sa réalité primitive, son Soi, qui repose sur le TAO lui-même] ».

RÉSUMÉ : seule l’opinion, donc le langage, est LE KILLER DE CETTE PLANÈTE. « Jamais le Bouddha n’a proféré la moindre parole », est-il transmis.



Notes.
1. Ingénierie du Inné-Igné :
Lorsque l’un est absorbé par tout, l’un pénètre tout.
Lorsque tout est absorbé par l’un, tout pénètre l’un.
Lorsque l’un est absorbé par l’un, l’un pénètre l’un.
Lorsque tout est absorbé par tout, tout pénètre tout.
(Zon Mi, Commentaire sur la contemplation du Dharmadhatu)

2. Tchouang-tseu explique que si l’Univers est Un, comment peut-on en parler ? [comme si on voulait en sortir pour l’examiner et en parler, et ainsi tomber dans la dualité sujet-objet]. Il dit que l’un et son expression font deux (sujet et objet), et que ces deux et l’un, l’original font trois. « Un habile calculateur qui voudrait continuer à aller ainsi n’y réussirait pas ; comment un homme ordinaire pourrait-il y parvenir ? [si on part du néant ontologique qui est l’un ineffable, on obtient déjà trois idées distinctes : 1) le néant en lui-même qui échappe à toute possession par le langage ; 2) le néant qui peut tomber dans le domaine du langage ; 3) son expression verbale, c’est-à-dire l’un qui évoque l’un primitif et ineffable. Si l’on part de l’un verbale pour conclure à d’autres « un » aussi verbaux, combien de « un » on obtient alors ? Cette phrase signifie que le néant ontologique une fois chutant dans le domaine du langage et du nombre sera une infinité qui ne finira jamais, ce sera alors l’évolutionnisme comme maintenant]. En référence à l’Œuvre de Tchouang-tseu traduite et annotée par Liou Kia-hway.
 
 

Dernière mise à jour : 12-03-2018 21:12

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