Accueil arrow Yôkai arrow Élémentals, Divinités, Yôkai arrow Tout dans le mental, dans l’EAU
Tout dans le mental, dans l’EAU Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 23-07-2018 23:22

Pages vues : 3265    

Favoris : 165

Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bouche, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gordiasade, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Ignocratie, Information, Innocence, Instant, Intelligence, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Lait, Langage, Langue, Liberté, Lucifer, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Migrant, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pied, Pierre, Poisson, Porte, Privilège, Puce, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Souvenir, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
democratie_coule.png
 
 
Tout dans le mental, dans l’EAU
ou, depuis le temps qui coule,
du grain à moudre pour la démocratie
fonctionnant par conflits d’intérêts
à n’en plus finir et de beaucoup de
comptes en banques à moudre pour
les graines de libéralisme-démocratie ;
des graines stériles qui ne germeront jamais.
Tant que ce monde fonctionnera sur l’intérêt,
l’égoïsme et la ruse et le calcul du mental,
sur le rapport ou dualité cause-effet, surtout
en un étatisme quelconque amplificateur,
il n’y aura jamais de Paix.
 
 
Hélas, l’Eau va se coaguler (comme en « sortant de l’Eau ») sous le nom-la-forme de jiva (être vivant, âme individuelle, et pour certains un choix de sexe comme on choisit sa chemise dans une boutique…), et en se densifiant, en se coagulant de plus en plus il devient un ego, un mental (appelé par la suite Brahma le créateur ou Démiurge). Tout cela forme le monde entier et en voyant le jour le jiva porte le nom d’OPINIONS. Ce monde est donc faux, irréel. « L’expérience qu’on en a leur confère une réalité [à tous ces éléments du monde]. En ce sens tous ces Dieux et autres créatures [et Démons : voir ci-dessous] sont réels. Toutefois, à vrai dire il n’y a pas de champ ici, ni de graine, ni de paysan, ni d’arbre (appelé création ou monde comme l’Arbre de Vie). Cependant, dans cette opinion du champ de la création existent tous ces êtres. Ceux qui parmi resplendissent sont les Dieux ; ceux dont le développement n’est pas achevé sont les humains ; ceux chez qui existe un épais voile d’impureté sont les vers et les créatures semblables ; ceux qui sont stériles, vides et dépourvus de corps portent le nom de fantômes ou pishâchas. S’ils diffèrent des autres, cela ne vient pas d’un caprice ou d’une fantaisie du créateur Brahma, mais de leur propre choix. Ils sont devenus ce qu’ils souhaitaient. Mais en fait ils ne sont tous que conscience qui semble être des corps subtils (ativahika). Parce qu’ils se sont obstinés à se duper eux-mêmes, ils paraissent posséder des formes physiques ou matérielles », dit Vasistha au Prince Râma, dans le Yoga Vasistha, chapitre : L’histoire du sage de l’espace.
 
- Question : Mais je peux créer de pures fictions, par exemple des cornes de lièvre ou bien des choses qui ne sont que partiellement vraies, comme des mirages, etc. Par contre, il existe des faits indépendants de mon imagination. Les Dieux Ishvara et Vishnou entrent-ils dans cette catégorie ?
- Maharshi : Oui.
- Question : Sont-il sujets au pralaya (la dissolution cosmique) ?
- Maharshi : Pourquoi le seraient-ils ? L’homme qui devient conscient du Soi transcende la dissolution cosmique (pralaya) et atteint la Libération (mukti). Pourquoi pas Dieu (Ishvara) qui est infiniment plus sage et plus capable ?
- Question : Les Dieux (deva) et les Démons (pishâcha) existent-ils de la même manière ?
- Maharshi : Oui.
(Ramana Maharshi, entretien 30)

Vasistha explique au Prince que les fantômes existent et font ce qu’ils ont à faire en fonction de leur propre nature [ou signature), et vivent diverses expériences. De plus ils voient et communiquent entre eux. « Comme les fantômes, il existe les gobelins et les êtres désincarnés ».

Vasistha trouva un « refuge » ou ermitage dans le cosmos. Il chercha son corps physique, il n’y était pas ; « mais je trouvai un sage âgé et assis dans cet ermitage. Assis en posture de Lotus, il était en profonde méditation », explique Vasistha.
« La Félicité émanait du visage du sage, ses mains brillaient d’un éclat extraordinaire. Il avait les yeux clos et à n’en pas douter il était au-delà de la conscience-corps ou mental ».

Comme Vasistha ne voyait pas lui-même son propre corps, il pensait que le sage était arrivé ici en recherchant la solitude. On se retrouve dans le Thème de Rimbaud du « Je est un autre » (le sage et Vasistha), puisque quand le désir de Vasistha de rester dans l’ermitage cesse, l’ermitage et le sage disparurent d’un coup. ”Quand cessent les pensées (concepts ou opinions), ce à quoi elles ont donné naissance cesse également. Quand cesse mon désir d’habiter l’ermitage, icelui disparut” (YV VI 2, 93). Tel un vaisseau spatial, cet ermitage tomba. Le sage tomba, atterrissant dans le même état et la même posture. Je descendis avec lui sur le plan terrestre. Ceci parce que, par l’union du prana et de l’apâna (1), il avait vaincu la force de la gravité. (Voir la page : Hyperespace Microcosmique (HEMI)). Il ne sortit même pas de sa méditation. Son corps était solide comme le roc et léger comme le coton [HEMI ou TRANSPARENCE].


TRANSPARENCE.
Ce qui manque tellement à ce monde.


Aucune des expériences indépendante de la Conscience, c’est-à-dire celles des sens, n’est réelles.
« Les objets de plaisirs sont sources de poison, les jouissances sexuelles sont illusions [mais sont si collantes, rendent si prisonnier], la volupté dévalise qui la goûte : il ne fait pas de doute que celui qui devient son esclave est détruit. Cette vie est courte. Elle est pleine de distraction [surtout de nos jours d’ignorance grâce à la technologie, la culture et son « tout connecté »]. Il arrive parfois, par pur hasard [celui de la démocratie et du libéralisme et du winnerisme], qu’on connaisse un peu de bonheur ici. Rien n’est permanent ni stable ici.

Le jiva c’est le narcissisme : « C’est arrivé à ce hui » (comme voulant posséder le temps), « C’est à moi », « C’est le sien » [droit de ceci, droit d’auteur et « propriété intellectuelle » et libéralisme City de Londres ; que des « droits »], comme cela les gens fabriquent inconsciemment l’HOTC [Histoire-Opinions-Temps qui coule].
« Nous avons mangé et bu énormément, nous avons beaucoup vagabondé et nous avons fait l’expérience du plaisir et de la douleur. Que reste-t-il à faire ? Comment accéder à la Paix suprême [la Vraie, pas celle de l’étatisme] ?
Tous les arbres sont de bois, tous les être sont de chair [et chaire], toute la Terre est d’argile [et ADN…], tout est gâté par la souffrance et l’impermanence. En quoi dois-je placer ma confiance ?
Ici qui est mon protecteur ? La richesse, les amis, les parents et les relations (ou les plaisirs) sont eux-mêmes victimes du temps [HOTC]. À qui se fier que je me rends compte que tout le monde est condamné à mourir à ce hui ou demain ? Même les rituels religieux régis par des injonctions et des interdictions font tomber dans le samsara [cycle des naissances et des morts, monde des noms-les-formes], de la même façon que l’eau s’écoule forcément vers le bas [cas du « poids »]. Ils sont source de perplexité et de confusion. Du fait que l’on s’occupe constamment de lui, l’irréel semble réel [oui, nous le fabriquons] ; puisque l’irréel est essentiellement irréel, il l’est effectivement, bien qu’il puisse paraître réel. Mais, induits en erreur du fait de l’illusion, les gens courent après les objets du plaisir des sens de même qu’un fleuve se hâte de se détruire lui-même en se jetant dans l’océan. Le bien ne les intéresse pas.

Le plaisir est souffrance atroce, la prospérité est ADVERSITÉ, la jouissance sensuelle est la pire des maladies et la poursuite du plaisir est dégoûtante. L’adversité est une grande bénédiction. le bonheur est suivi du malheur. La vie s’achève dans la mort. Ah ! le puissance de maya ! Le plaisir sensuel est pire que le serpent le plus venimeux : le premier tue sur-le-champs, au moindre contact. Étant donné que la richesse, etc. abuse l’homme, elle est pire que le poison. Il est vrai que le plaisir est agréable est l’abondance magnifique, mais par son côté éphémère la vie les rend absurdes. Le plaisir et la richesse sont agréables en surface, mais la fin est malheur et chagrin.
”Au fil des ans les cheveux grisonnent et les dents et tout le reste (les facultés et la vitalité, etc.) s’affaiblissent ; seul le désir insatiable ne diminue pas” (YV VI 2, 93). L’enfance et la jeunesse ont ceci de commun qu’elles passent très vite. la vie qui décline s’enfuit comme l’eau d’une rivière, et l’on ne peut jamais retrouver le passé [flèche du temps anti-Nature qui ne coule plus que dans un seul sens] », explique le sage à Vasistha.

Vasistha explique à Râma que les gens comme Lui et le Sage ont le pouvoir de matérialiser et de réaliser leurs souhaits. « Il ne nous arrive jamais rien que nous ne souhaitions pas ». Vasistha explique que seuls les gens prisonniers du Faire/Fer ignorent leur corps subtil (âtivâhika-sharira (2)).
Quand je décidai « Que ce sage me voie ! », alors il me vit. ”Les gens chez qui la perception de la division est profondément enracinée ne possèdent pas le pouvoir de réaliser leurs vœux ; quand un homme comme le sage a affaibli la perception de la division, il lui est possible de réaliser des vœux” (YV VI 2, 94). Même parmi les siddhas ou hommes parvenus à la perfection, celui qui a davantage de TRANSPARENCE PSYCHIQUE est capable de réussir ses efforts », explique Vasistha.

Un jiva, un ego, un mental (appelé par la suite Brahma le créateur ou Démiurge, celui qui même pour certains s’octroie le changement corporel de son sexe).

« Le moment venu, j’en vins à posséder un corps physique ou matériel. Pour moi il n’y avait pas de différence entre le corps physique et le corps subtil : en réalité ils étaient tous deux pure conscience », explique Vasistha, qui dans ce cas, est bien obligé pour fonctionner et expliquer de se prendre pour un corps physique. Il dit qu’un libéré vivant est Brahman et a un corps éthérique ; de la même façon qu’un sage dépourvu de corps est également Brahman. « Pour un rêveur, l’objet du rêve qui n’est pas né et ne possède pas de corps est réel : semblablement ce monde est pour moi réel et matériel. Toutes ces créations et tous ces mondes brillent comme s’ils étaient réels et matériels, mais ils n’ont jamais été créés.

À cause de l’impression récurrente du Vasistha éthérique qui lève dans votre mental à tous, ainsi qu’en moi, j’ai l’air de me tenir assis ici. Mais en vérité tout cela est pur Vide et ce ne sont que des opinions qui voient le jour dans le mental du Créateur. Des opinions comme ‘je’ et ‘tu’ se sont ancrés dans votre conscience, parce que vous n’avez pas pris la peine de vous interroger à leur sujet. Si en les approfondissant on comprend leur vraie nature, elles ne tardent pas à disparaître. Une fois saisie la vérité, toutes ces scènes de prétendues créations disparaissent de même qu’une fois appréhendée sa vraie nature, on cesse de voir un mirage en tant qu’eau.
Par l’étude du Yoga Vasistha on réalise la réalité ; cela ne présente aucune difficulté. Mais celui qui ne s’intéresse pas à la Libération est un ver, pas un humain. Il convient d’étudier en profondeur la félicité et la libération et la douleur inévitable inhérente à l’ignorance. L’étude du Yoga Vasistha [Mahârâmâyana] permet d’accéder à la Paix suprême. ”La Libération confère au mental « la fraîcheur intérieure » (la Paix) ; la servitude favorise la détresse psychologique (la fournaise du feu psychologique). Même après en avoir pris conscience, on ne s’efforce pas de connaître la Libération. Que les gens sont bêtes !” (YV VI 2, 95). Ces personnes succombent à la gratification des sens, mais elles peuvent quand même nourrir un désir de libération par l’étude de ce texte sacré. (L’assemblé se dispersa : fin du dix-septième jour) », exprime Vasistha.
 
 
À suivre…

[En références à : Padamalai, enseignements de Ramana Maharshi recueillis par Muruganar (1890-1973). Et en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982)]


Notes.
1. Apâna : force vitale descendante : Dans le prâna l’air monte, dans l’apâna l’air descend ; « N’est-il pas suffisant de savoir qu’un seul prâna fait tout le travail », exprime Ramana Maharshi à l’entretien 392 précisant le mouvement des forces de vie jumelles.

2. Âtivâhika-sharira : le corps subtil qui survit au corps physique et qui transporte l’individu dans d’autres mondes.
Ramana Maharshi explique à l’entretien 513 que « le corps subtil correspond à la pure lumière dont on fait l’expérience juste après le sommeil et avant la montée de l’ego. C’est la conscience cosmique. Mais cette lumière n’est encore que le reflet de la lumière du Cœur. Lorsque ce reflet disparaît et que seule la lumière originelle demeure dans le Cœur, c’est l’émancipation finale ».
 
 

Dernière mise à jour : 23-07-2018 23:56

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2023 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >