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Heavenly Forest - Tada kimi wo aishiteru Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 08-02-2009 15:34

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Amour, Films, Heavenly Forest - Tada kimi wo aishiteru, Japon

 
Heavenly Forest - Tada kimi wo aishiteru
(Je t’aime, tout simplement)
ただ、君を愛してる


Les histoires d’amour finissent....
La chose la plus difficile à trouver, c’est ce que l’on a à ses côtés
 
 
http://www.imdb.com/title/tt0872022/
Site du film : http://www.aishiteru.jp/index.html
http://drama-jinso.over-blog.com/article-12735798.html

Film du Japon réalisé par Takehiko Shinjo en 2006, d’après un roman de Ichikawa Takuji et un scénario de Kenji Bando et sur une inspiration du film de 2003 tournant autour du même sujet : Collage of our life.
 
Makoto (joué par Hiroshi Tamaki et qui jouait aussi dans Nodame Cantabile), jeune homme timide et passionné de photos, se rend à New York à la recherche de son amie Shizuru (joué par Aoi Miyazaki). Makoto se plonge alors dans le passé et nous raconte sa rencontre avec la jeune fille
A son contacte il s’épanouit et apprend à s'ouvrir aux autres. Bien que Makoto ait un faible pour sa camarade de classe Miyuki (joué par Kuroki Meisa), Shizuru, qui est amoureuse de lui, se met à son tour à la photographie pour pouvoir être souvent auprès de celui qu'elle aime, et tous deux passent leur temps a prendre photo sur photo dans la forêt qui borde leur université. Cependant, un jour, après une étrange demande de baiser comme cadeau d’anniversaire, Shizuru disparait.... (Résumé d’après Mangas Arigatou)
 
 
Makoto doit avoir les moyens : il se rend à New York rien que pour voir, et sur son invitation, l’exposition photos de Shizuru. Il cherche son chemin en demandant en un anglais simple à comprendre.
Si son anglais est simple à comprendre, en revanche les quelques retours arrières évoquant le passé de Makoto avec Shizuru choquent, rompent la fluidité hélas ; surtout que Shizuru parle de chose délicate comme la télépathie. Il n’a pas vu Shizuru depuis deux ans.
J’ai toujours détesté les retours en arrière au cinéma, alors je m’accroche ici. Makoto a rencontré Shizuru alors qu’elle cherchait à traverser une rue proche se son université. Il lui conseille d’emprunter le passage pour piétons, lui n’a jamais réussit à traverser où se trouve Shizuru. En fait elle fait des signes aux automobilistes, juste pour vérifier s’il y en aurait un qui serait assez aimable pour s’arrêter ! Après un long moment d’hésitation Makoto la prend en photo.
 
 
Jusqu’à présent le film est accompagné par une jolie musique symphonique rendant fluide l’image, ce que je trouve bien agréable.
Quant à Makoto, toujours dans le passé, il est dans une salle à l’université pendant un cours d’histoire, avec à quelques chaises plus loin Shizuru baillant comme une petite bête à fourrure sortant d’un long sommeil d’hibernation, ce qui fait rigoler Makoto. Bizarrement à la sortie du cours Makoto se réfugie dans les toilettes hommes pour se passer une pommade sur une bas du torse, comme ça dégage une odeur de médicament (du Baume du Tigre), deux élèves venus se soulager se posent des questions. Et là, comme des poupées russes chronologiques ! on plonge encore dans le passé, pour simplement cette célèbre pommade dont l’odeur forte ou imaginaire cause problème à Makoto. C’est dans cette chronologie que Makoto explique son caractère de solitaire.
 
 
Au self de l’université, presque désert, Shizuru vient s’asseoir à côté de Makoto. Ils se présentent : elle est en section de Français et lui d’Anglais. En fait ce n’est pas un self, chacun apporte « sa gamelle », et celle de Shizuru tient dans un minuscule sac de Cellophane : des biscuits doughnut. En gros, Shizuru est en train de draguer Makoto... Et tac ! c’est comme ça qu’on se retrouve avec « bobonne » pour des décennies... et elle ramène encore l’histoire du passage clouté !
La nuit bien-sûr elle peut traverser son passage piétons tant qu’elle veut comme si c’était le nirvana, et sous le regard affolé de Makoto. Et lui son nirvana du moment c’est une mini grotte débouchant sur un bois ! avec une maigre barrière pour en interdire l’accès. Et qui croyez-vous qui le rejoins ? Il veut faire des photos là-bas. Effectivement l’endroit est splendide pour un peintre, un photographe, ou pour s’endormir à l’abri des tracas du monde pas beau. Et là on pénètre dans la poésie, comme par exemple Shizuru accrochant ses petits beignets aux branches d’un arbuste pour que joli oiseau, vu précédemment et trop tôt envolé, vienne à nouveau sur une branche pour se faire tirer le portrait. Shizuru ne perd pas le Nord, a-t-elle quelque chose derrière la tête ? pour demander si Makoto a « déjà embrassé quelqu’un » ?
 
 
Oui, Shizuru est une drôle de fille, à part ses doughnuts elle trouve qu’elle manque d’hormone de croissance ! ce qui fait qu’elle ne grandit pas et qu’elle est obligée de porter des lunettes. Au cours d’un repas où un groupe d’étudiants invitent à leur table Makoto, dont son amie Miyuki Fujiyama (joué par Kuroki Meisa) celui-ci s’essaye à la télépathie, ou il fait simplement marcher son imagination. C’est vrai qu’avec de l’entraînement en regardant les attitudes, les traits du visage, on peut grossièrement sentir l’état du moment de la plupart des personnes. Le courant passe entre Miyuki et Makoto, mais pas avec Shizuru... pour l’instant... et à son grand regret.
 
 
Sur la plage, Makoto se fait remarqué à cause de sa blessure au torse, dont nous ne savons toujours pas d’où elle provient. On a droit à une séquence charmante et innocente, paradisiaque quoi... Hélas ça ne dure pas longtemps, car après, il y en a qui dans la bande de copains, on vu Makoto en compagnie de Shizuru, et comme elle sort de la « norme », tout de suite les commentaires négatifs fuses : elle a les cheveux sales, elle est bizarre, personne ne voudrait sortir avec une fille pareil... Makoto se défend en diasnt que « c’est juste une amie ». Et en sortant ces méchancetés ils viennent de s’apercevoir que Shizuru est derrière eux ! Elle est donc blessée, et par la suite Makoto se sent très gêné. La séquence suivante dans le jardin fermé par le passage en forme de petite grotte est très tendre, et touchante, on peut même sortir une petite larme, tant leur complicité semble lyrique au travers de leur objectif d’appareil photo respectif... A cette partie du film, je dirais que les deux principaux comédiens sont très biens, aussi bien Aoi Miyazaki en « petite animal » fragile et espiègle en obligatoire éternelle croissance, que Hiroshi Tamaki en garçon toujours vierge maladroit et timide ; et avec toujours avec une musique enrichissant bien ce qui se passe à l’image, surtout grâce à la ligne mélodique toujours un peu mélancolique du Hautbois.
 
 
Makoto invite Shizuru chez lui, dans une petite maison entourée d’arbres. Shizuru a l’air « aux anges », je dirais qu’elle est dans la demeure de son amoureux. Makoto l’initie au développement photo. Là, je ne peux m’empêcher, par moments, de penser au film Blow Up (1967) de Michelangelo Antonioni.
Un jour Makoto emmène Miyuki dans le jardin paradisiaque, alors que Shizuru s’y trouve déjà. Elle semble un peu jalouse de ne pouvoir se retrouve seul avec Makoto. Très vite elle part seul dans le sous-bois, suivit par Makoto inquiet. Comme Shizuru sait, ou croit que Miyuki est plus belle qu’elle, alors c’est la crise de jalousie, et ça c’est vraiment très pénible à vivre. Effectivement je suis en train d’y penser : ce jardin, et bien c’est leur jardin secret... alors la grosse connerie de Makoto est d’y avoir emmené Miyuki ! Même si Shizuru n’est qu’une amie pour l’instant, il l’a blessé. Mais elle a plus d’un tour dans sa tête, elle devient amie avec la rivale : Miyuki, ce qui inquiète beaucoup Makoto. Elle explique qu’elle veut que la personne qu’elle aime tombe amoureuse de la personne qu’elle aime... Ce n’est pas bien clair ! Et là ! Tac ! on repart pour New York...
 
 
A nouveau on repart en arrière, pour un ménage à trois : un homme pour deux femmes, ou un femme et demie ! Miyuki n’a pas a trouve du boulot, son père s’en charge. Il y en a qui ont de la chance, et après ça on vient nous parler d’égalité... Makoto consulte l’ANPE sur son ordinateur.
A un moment donné, et à la stupeur de Makoto, Shizuru fait sécher ses photos. Vu la tête de Makoto, c’est qu’il est étonné de la hardiesse artistique de Shizuru, qui a décidé de ne prendre que des photos de personnes. Car elle loge chez lui. Et il y a encore une séquence touchante, pour savoir où coucher, et avec quoi... ou qui... En plus cela doit être la première fois pour eux deux ! Shizuru veut naïvement payer son loyer « avec son corps ». Quand je disais plus haut que c’était une drôle de fille. Lui proteste, elle croit que c’est parce qu’elle ressemble encore à une gamine... une femme enfant ? une petite femme ?
Donc les photos de Shizuru donne l’idée du futur métier de Makoto : photographe, car jusque là ce n’était qu’une passion. Reste plus qu’a transformer ce travail en passion. Quelque fois l’élève artiste dépasse le maître artiste...
 
 
Après ça on a droit à une séquence cul cul la praline sur le mariage d’un classicisme en robe blanche, etc... Ça marche toujours ça ? Il n’y a pas que moi qui suis gêné, Makoto aussi, et sa douleur au torse lui reprend, il n’a plus qu’à aller aux toilettes pour s’appliquer sur sa toujours mystérieuse blessure le miraculeux Baume du Tigre.

Shizuru st vraiment amoureuse de Makoto, le plus dur pour elle c’est qu’elle vit sous le même toit que lui : l’un couche dans un petit lit et elle couche sur le sol. Son rêve est d’avoir un baiser de Makoto. Ce premier baiser se fera dans le jardin, devant l’appareil photo de Shizuru, et pour son anniversaire. Mystérieusement elle a grandit, et elle enlève ses vilaines lunettes. C’est toujours délicat à montrer à l’écran deux personnes qui s’embrassent, d’abord on a déjà vu cela des milliers de fois depuis l’invention du cinéma, et puis normalement cela ne se montre pas c’est trop pudique ; il faut laisser deviner, sinon ça fait « chair fraîche ». Hélas... on veut voir ! Heureusement ici que le réalisateur a compris et qu’il n’insiste pas et part dans un panoramique sur le magnifique sous-bois et des plans de coupe transitionnels.
 
 
Il était, presque, évident qu’après ce point d’orgue du baiser, et en vertu de la loi de l’alternance, qu’il allait arriver quelque chose de moins plaisant que ce baiser : Shizuru a quitté la maison de Makoto en laissant juste un petit mot de remerciement. Pourquoi ? elle qui tenait tant à Makoto ??? Avec ce qu’il a vécu Makoto reçoit un grand choc... il part en vélo... Pour Makoto, le baiser dans le jardin, c’était la première fois. Cela me rappel le joli film : Sugar and Spice, le jeune héros dont c’était la première aventure amoureuse est largué par celle qu’il aimait éperdument bien-sûr.
 
 
 
Après ce coup si dur, Makoto en devient malade et ses amis le conduise à l’hôpital en le portant sur le dos. Et Shizuru a comme disparu de la planète Terre. Après cela tout le monde se sépare, y compris Miyuki par rapport à Makoto. Il reste seul, comme il a toujours été, comme nous le somme tous... Makoto est donc devenu photographe professionnel. Et un jour il reçoit une lettre de Shizuru, comme si la lettre était expédiée depuis la planète Mars.
Retour dans le présent, ou à New York et ses escaliers à l’extérieur des immeubles, et là, une nuit glaciale lorsqu’il prend des photos, qui est-ce qu’il rencontre allant vers lui ? Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire j’en ai déjà trop écris. Mais à New York, même le président des États-Unis ne pourrait dire où est Shizuru.

Je ne peux raconter la fin sous peine de gâcher la vision du film, mais c’est vraiment une belle histoire, avec résolution des effets selon des causes semés ici où là tout au long de l’histoire, et finalement elle est construite au mieux malgré ses retours en arrière.

Quatre étoiles, et dommage pour l’utilisation du procédé narratif avec retours en arrière, juste honnête ici, mais impossible lorsque à deux moments donnés la voix de maintenant vient se mélanger avec celle du passé ! oh c’est bref, mais c’est gênant, comme une erreur au montage du film. A par ça j’aime beaucoup la naïve fraîcheur du film, son innocence. Bravo au scénariste Kenji Bando, j’y vois un beau professionnalisme. Un beau film d'Amour.

Michel Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 09-02-2009 15:54

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