Accueil arrow Yôkai arrow Élémentals, Divinités, Yôkai arrow INSTANT éternel présent Nuit obscure
INSTANT éternel présent Nuit obscure Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 07-07-2021 23:24

Pages vues : 184    

Favoris : 28

Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bêtise, Bouche, Capitalisme, Catastrophe, Caverne, Chaos, Chimère, Christ, Commodités, Conflit, Confort, Conscience, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Feu, Foi, Gratuit, Grégaire, Guerre, Haine, Humain, Histoire, Information, Instant, Intelligence, Intérêt, Jardin, Juif, Karma, Laïcité, Langage, Langue, Liberté, Logique, Matrice, Méditation, Mental, Messianisme, Morale, Mort, Mot, Mystère, Narcisse, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Pied, Pierre, Poids, Porte, Pouvoir, Privilège, Putréfaction, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Serpent, Sexuel, Simple, Social, Soi, Souffrance, Souvenir, Spiritualité, TAO, Tautologie, Temps, Transhumanisme, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
pyrite4_460.jpg
 
 
INSTANT éternel présent Nuit obscure
sens de la réalisation absolue de la
vacuité de la vacuité de la vacuité,
qui désigne le « corps absolu » de
l’Éveil : aucun commencement, aucune fin,
aucun changement.
 
C’est la GRATUITÉ, L’AMOUR, LE SANS CONDITION
OU L’INCOMPOSÉ qui n’a ni commencement ni fin.
Seul le conditionné peut avoir une dualité
comme naissance et mort.


Que signifie la NUIT OBSCURE de Jean de la Croix ?

Page dédiée au Dieu Ptah.


Dans le bouddhisme, la Nuit obscure de Jean de la Croix est comparable à la pratique du Grand Véhicule (véhicule ou marche sur le Sentier. Le mot « grand » n’a rien à voir avec l’actuelle dualité winners-losers de cette civilisation du consommateur et de la compétition en rentabilité, mais a le sens d’Amour ou Gratuité pour tous les êtres tel : « Le Royaume des Cieux est en vous », sans condition et pour tous. Le mot « grand » signifiera alors : la Réalisation de la Connaissance infinie ou du Soi).

La NUIT OBSCURE signifie l’instantanéité ou l’« actualisation de l’Instant » par RAYONNEMENT DE LUMIÈRE écartant tous les obstacles, et Rayons qui portent ou qui « fleurissent » les « Graines du Grand fruit pour chacun ». (Le Pays du Rien du Tout peut aussi s’appeler : « La Terre de l’Ornementation Fleurie », telle que dénommée dans le Soûtra du filet de Brahmâ.
Ce Rayonnement n’est autre que le Principe Originel qui « pénètre », ou « réalise » l’objet de la Réalisation : la « couleur » est le résultat du traitement que subit la lumière, comme les sept couleurs de l’Arc-en-Ciel forment le Blanc (de l’Instant). Couleur et douleur étant du domaine du mental, la douleur absolue sera PANique ou Conscience surgissant DANS L’INSTANT dans le mental ainsi purifié.

NUIT OBSCURE : ÉTEIGNEZ-TOUT, COUPER LE MENTAL, DÉTRUISEZ L’INTELLIGENCE SI CRIMINELLE (car associée à la technologie et à l’argent et donc au pouvoir).
TOUT PASSE PAR LA GRATUITÉ, PANique ou ANTI-CONFORT (qui ne veut pas dire « retour à l’éclaire à la bougie et à la carriole à cheval… » lesquelles sont encore de la thermodynamique…). TOUT PASSE DONC PAR L’AMOUR (du A privatif et de mort : privation de Mort ou Réalisation du Soi).
Amour, mais pas au sens actuel de désir (love, lubi), si lié à cette mortifère société de consumation qui brûle, épuise et détruit tout.

PAN LE TOUT = LA NON-INTELLIGENCE, LA CATASTROPHE, L’APOCALYPSE, LA SEULE RÉALITÉ, et pour le mental ou intelligence ça engendre la PANique la si bien nommée.
Quand COÏNCIDE, DONC SANS TEMPS, COMME DANS LA POINTE, la représentation et le Réel, donc sans dualité sujet face à un objet, le mental ne sert strictement à rien.
VIVRE OU ÊTRE, L’INSTANT : la re-présentation ni ne succède à l’Instant, ni ne le précède, mais lui est absolument Ici et Maintenant : l’objet alors apparaît au sujet à l’Instant où il accède à la conscience-existence, l’Instant où il EST, simplement, sans pourquoi, d’où l’expression LIBÉRATRICE mentionnée dans l’entretien 354 de Ramana Maharshi : « Reste tranquille et sache que je suis Dieu ». Ici la tranquillité est l’abandon total, sans trace d’individualité. Le calme prévaut et il n’y a plus d’agitation mentale [il ne sert plus à rien, la fameuse « intelligence » humaine ne lui sert à rien]. L’agitation mentale est la cause du désir, du sentiment d’être celui qui agit [face aux circonstances du moment, donc qui a-vise… ou calcul…] et de là la personnalité. Si cela s’arrête, la tranquillité s’instaure. Ici, « savoir » veut dire « ÊTRE ». Il ne s’agit pas du savoir relatif [donc avec l’intelligence et les neurones et les médailles…] qui implique la triade connaissance, sujet et objet ».

Avec l’intelligence qui calcul, c’est la PANique, le non-confort, le payant ou non-gratuit qui est assuré !!! À cause de la situation d’urgence ou de RÉVÉLATION, D’APOCALYPSE qui survient comme survient le Seul Réel : PANique ! car le mental ne peut plus être dans la RE-PRÉSENTATION, d’où l’Apocalypse qui refuse tout délais ou tout calcul du mental en interdisant toute délibération ou bidouillage cher à l’« intelligence », et qui engendre la PANique, soit la GRATUITÉ ou REFUS DU RÉEL PRÉFÉRANT SON CONFORT « INTELLIGENCE » et SES F(R)ICTIONS.

La vision ou re-présentation dans l’Instant du Seul Réel est la définition du mot PANique, PAN le Tout. Soit une terreur parce que le mental ne peut plus se servir de son « intelligence » (il n’existe aucun recul pour « aviser »). L’origine de la PANique n’est autre que le GRATUIT, le RÉEL, quand LE TEMPS N’EXISTE PLUS ou N’A JAMAIS EXISTÉ. Sans PANique, donc en tout confort, l’habitude ou l’intelligence de l’humain actuel fait qu’il va effectivement procéder selon la définition « intelligence » écrite dans le Larousse.
Intelligence = décalage permettant en confort ou par automatisme de l’habitude de SUPPORTER LE SEUL RÉEL par le biais de la RE-présentation, donc du Reflet, ANTICIPÉ, comme si, pour connaître le Seul Réel, le Gratuit, l’Amour, il fallait FABRIQUER LE TEMPS ET L'HISTOIRE, COMME S’IL VENAIT À MANQUER, COMME SI LA DROGUE « TEMPS » PROVOQUANT UN MANQUE.
LA PREMIÈRE DROGUE AU MONDE EST LE TEMPS, LA SECONDE ÉTANT LE POUR-VOIR (pouvoir),


MAIS ENCORE : POURQUOI CETTE PAN-IQUE ?

Parce que LA MÈRE-VEILLE !

Dans le Merveilleux il n’y a rien à saisir, c’est « LA TROUVAILLE DU MERVEILLEUX » : LA MÈRE VEILLE.
MERVEILLEUX = RIEN À SAISIR PARCE QU’ON NE PEUT RIEN OPINIONER OU ON NE PEUT RIEN EXPLIQUER, LES CHOSES ÉTANT AINSI, SANS POURQUOI !
MIRAVILOS OU MERVEILLEUX peut s’évaporer en fumée (Fumisterie/Soufre...CANULAR) comme le rêve (Alchimie).
MERVEILLEUX = INCONCEVABILITÉ PAR UN CERVEAU HUMAIN, INSAISISSABILITÉ PAR CE CERVEAU HUMAIN, INCONCEVABILITÉ QUI NE PEUT QUE PORTER LE NOM DE « NUIT OBSCURE ».
CET ÉTAT SE NOMME AUSSI « EXTASE » (du latin ecclésiastique : extasis, ou ecstasis, du grec ecclésiastique extasis : action d’être hors de soi, ou de ne plus dépendre ou de ne plus croire à l’ego, ce qui rejoins l’état de PANique). L’extase fera se libérer du spatio-temporel et des cinq sens y afférent.

Le BLANC DE L’INSTANT sera ce NI-NOIR-NI-BLANC OU LA NUIT OBSCURE, CAR NON SAISISSABLE: dans le noir on ne voit rien alors on ne peut rien saisir ; plus rien qui incite à renaître !!!
C’est pourquoi la NUIT OBSCURE EST LE RAYONNEMENT DU BLANC DE L’INSTANT À L’INSTANT DE SON « POINTAGE » OU ACTUALISATION de l’éternel Instant ou Présent : en toutes les langues possibles et en tous les mondes possibles.
Dans cette NUIT OBSCURE se produit alors la FRACTALE, décrite dans, par exemple, le Soûtra du filet de Brahmâ (une des trois divinités de l’hindouisme incarnant la fonction de création ou de Dieu créateur, un démiurge).

Instant ou Pointage = création : « terrasse entourée de mille pétales dont chacun abrite un univers composé de mille mondes, et dans chacun de ces milles mondes j’apparais [« celui » qui pointe] comme un Shâkyamuni [Grand Sage, Bienheureux, renvoie aussi à Gautama]. Par ailleurs, l’univers de chaque pétale abrite dix millions de monts Meru, dix millions de soleils et de lunes, dix millions de fois quatre continents, dix millions de Jambudvîpas au sud, dix millions de bodhisattvas du clan des Shâkyas qui s’asseyent sous dix millions d’Arbre de l’Éveil, et chacun enseigne les terres de l’esprit des bodhisattvas dont vous lui avez fait la requête, pendant que les neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf milles neuf cent quatre-vingt-neuf autres Shâkyamunis manifestent chacun cent milliards de Shâkyamunis qui tous opèrent les mêmes prodiges ». (Soûtra du filet de Brahmâ).

Nuit obscure parce qu’en l’absence d’objet à saisir ou à identifier il n’y a pas de convention et de conventionnel. En l’absence d’objet il n’y a pas de sujet ; et en l’absence de sujet et d’objet c’est évidemment la Nuit totalement obscure !!!
Pour qu’il y ait un objet il faut un sujet comme pour le temps qui coule il faut une personne pour en prendre conscience ; comme il semble ne pas y avoir de conscience sans objet, LA NUIT NE PEUT ÊTRE QU’OBSCURE : C’EST LE NOIR-BLANC DE LA COULEUR DE L’INSTANT ABSOLU.
 
matiere_premier_soi.jpg
 
La lame ne se coupe pas elle-même ni le doigt ne se pose sur lui-même ; le mental ne peut pas se tuer ou se percevoir lui-même de même que Nous ne pouvons observer l’Univers pour la raison que Nous sommes dedans, Il est Nous.
« L’illusion est elle-même illusoire. L’illusion doit être vue par quelqu’un qui se trouve au-delà
d’elle [comme sortir de l’Univers pour voir son illusion….] Ce « quelqu’un qui la voit » peut-il encore être sujet à l’illusion ? Peut-il parler encore de degrés d’illusion ?
Prenez l’exemple des scènes qui se déroulent sur un écran de cinéma. On y voit un feu qui consume des maisons. Une tempête qui détruit des navires. Et cependant, l’écran, sur lequel toutes ces images sont projetées, n’est ni brûlé ni mouillé. Pourquoi ? Parce que les images sont irréelles et que l’écran, lui, est réel [l’Écran-Un] ». (Ramana Maharshi, entretien 446 du 24-1-1938).



La Nuit obscure signifie aussi qu’il n’y a ni naissance ni mort et donc aucune création ni aucun créateur. Les causes du mental n’ont pas de commencement style évolutionnisme à la Darwin, car c’est la NUIT OBSCURE : RIEN À PERCEVOIR OU À SAISIR DANS LA CONSCIENCE INFINIE OU LE SOI. ET D’OÙ LA CONSCIENCE INFINIE VIENT-ELLE SANS TOUT CES OBJETS DÉPOURVUS DE COMMENCEMENT ?
Si tout dépend toujours de quelque chose en formant une régression évolutionniste à l’infini, rien ne peut exister. Il ne naît rien d’existant, ou d’inexistant. Il n’y a que le Soi de chacun, et absolument aucune opinion ou f(r)iction.

BRAHMÂ DÉMIURGE EST SOUMIS À LA CRÉATION, IL N’EST PAS « LIBRE » : IL EST LUI AUSSI SOUMIS AU DÉSIR DU FAIRE/FER, comme le Yahvé de l’Ancien Testament des Hébreux-Juifs ! Ces démiurges sont soumis au même désir que les consommateurs actuels et leurs FAIRE/FER, qui rouille. Mais là encore intervient la NUIT OBSCURE, car pour créer, il faut ce qu’on appelle une « VOLONTÉ ». Or qu’est-ce que la Volonté de ces démiurges ? Il faudrait être Eux pour le savoir ; seul un total peut connaître un total. Mais quelle est la nature de la Créatrice [Shakti, voir plus bas] ? Elle ne peut être que conforme à la nature de la création. La Créatrice est de même nature que Sa création, donc encore une fois : seul un Total peut connaître un Total ; SEUL UN EXTRÊME OU UN RADICAL (une racine) PEUT CONNAÎTRE UN RADICAL (une racine ou origine) ; SEUL UN ABSOLU PEUT CONNAÎTRE UN ABSOLU. Saint Augustin cité par Jean de la Croix dans La nuit obscure disait à Dieu : « Que je me connaisse, Seigneur, et je vous connaîtrai ». Augustin réalisait le « Qui suis-je ? ».
Seul le ‘Je’ peut connaître le Tout (le ‘je’ ou ego ne le peut pas, car il se définit par rapport à un autre ‘je’ son voisin ou son « vivre ensemble », et alors il sera limité par ce qui le différencie de ces autres ‘je’ ou social.
Donc LA NUIT OBSCURE SIGNIFIE AUSSI LE SENS DU MOT « MERVEILLE », DE « LA VOLONTÉ DE BRAHM ».

La MÈRE-VEILLE = LA SHAKTI : énergie, Mère divine personnifiant le pouvoir latent de Shiva ; la Shakti est contenu dans le Soi, y compris les pouvoirs des siddhi. (R. Maharshi, entretien 57b du 24-6-1935) : la Shakti est Conscience.

La NUIT OBSCURE décrite par le Maharshi à l’entretien 89 du 6-11-1935 : « La karpûra-ârati {flamme de camphre offerte lors d’une cérémonie] symbolise la destruction du mental par le feu de l’illumination ; la vibhûti (la cendre sacrée) symbolise Shiva (l’Être absolu) et le kumkuma (la poudre vermillon) la Shakti (la Conscience).
La vibhûti se présente sous deux aspects : la para-vibhûti et l’apara-vibhûti. Les cendres sacrées appartiennent au dernier. Le para est ce qui reste une fois que toute la gangue a été brûlée par le feu de la Réalisation. C’est l’Être absolu ».

Quand le mental renonce à son vagabondage de zombi, alors se manifeste la Shakti dormante (comme une Nuit obscure). « Le mental devenu sattvique [pur] est libre de pensées, alors que le mental rajasique [rouge et passion et faire/fer] en est plein. Le mental sattvique se résorbe dans le Courant de la Vie ». (Entretien 91 du 6-11-1935).

La NUIT OBSCURE DANS la douleur absolue sera PANique ou Conscience surgissant DANS L’INSTANT dans le mental ainsi purifié : « L’homme fou s’agrippe à ses samskâra [tendances], alors qu’un jnânî [Réalisé, Sage] ne le fait pas. C’est la seule différence entre les deux. Le jnâna [Connaissance] est une sorte de folie [la PANique décrite plus haut quand surgit dans l’Instant la Connaissance]. […] Quand on
apprend à un homme qui suit le cours de ses samskâra qu’il est le Soi, cet enseignement affecte son mental et son imagination devient délirante. Il se sent impuissant devant le flot de sa force. Ses expériences ne correspondent qu’à l’idée qu’il se fait de l’état « je suis le Soi », quelle que soit la conception qu’il en a. Seul le shaktipāta [Descente de l’ÉnergIe divine : la NUIT OBSCURE] confère l’expérience véritable et authentique.
Lorsqu’un homme est mûr pour recevoir l’enseignement et que son mental est prêt à s’immerger dans le Coeur [par le Renoncement ou Putréfaction], l’enseignement provoque un effet foudroyant [PAN] et il réalise le Soi correctement.
Autrement, il y a toujours lutte.
Les expressions manonâsha, jnâna et chittaikâgratâ (annihilation du mental, connaissance, concentration) ont le même sens que shaktipâta », dit le Maharshi à l’entretien 275 du 5-11-1936.

À l’entretien 288 du 29-11-1936 : « Expliquant la mâyâ [illusion et pouvoir inhérent au brahman par lequel icelui manifest le monde] du Vedānta et le svatantra (l’indépendance) du pratyabhijnâ (la recognition) Shrī Bhagavān dit :
« Les védantins disent que la mâyâ est la shakti de l’illusion dont les prémisses se trouvent en Shiva. La mâyâ n’a pas d’existence indépendante. Ayant créé l’illusion que le monde est réel, elle continue à jouer avec l’ignorance de ses victimes. Quand la réalité de son non-être est perçue, elle disparaît. L’École du pratyabhijnâ (la recognition) dit que la shakti (la force divine) coexiste avec Shiva. L’un n’existe pas sans l’autre. Shiva est non manifesté alors que la shakti se manifeste en raison de sa volonté indépendante (svatantra). La manifestation de la shakti est la projection du cosmos sur la pure conscience, telles des images reflétées dans un miroir. Les images ne peuvent être reflétées en l’absence du miroir. De même, le monde ne peut avoir une existence indépendante.
Svatantra est donc un attribut du Suprême.
Shrî Shankara dit que l’Absolu est dépourvu d’attributs et que la mâyâ n’existe pas, qu’elle n’a pas d’existence réelle. Quelle est la différence entre les deux écoles ? Toutes deux sont d’accord pour conclure que la projection du cosmos est irréelle. De même que les images d’un miroir ne peuvent en aucun cas être réelles, ainsi le monde n’existe pas en réalité (vâstutah). Les deux écoles enseignent donc la même chose. Leur but ultime est de réaliser la Conscience absolue. L’irréalité du cosmos est implicite dans l’École de la Recognition (pratyâbhijnâ), alors qu’elle est explicite dans l’École du Vedânta. Si l’on considère le monde comme étant chit (conscience), alors il est toujours réel. Le Vedânta dit qu’il n’y a pas de diversité (nânâtva), signifiant par là que tout participe de la même Réalité. Il y a donc accord sur tous les points, seuls les termes et modes d’expression diffèrent ».

À l’entretien 289 du 30-11-1936 le Maharshi dit que « La relation entre la cause et son effet est due à une shakti, que nous appelons Dieu. Dieu est le phala-dâtâ (le dispensateur des fruits, voir plus haut à propos du RAYONNEMENT DE LUMIÈRE).
Dans le même entretien : « Les gens parlent de souvenir et d’oubli de la plénitude du Soi. Souvenir et oubli ne sont que des formes de pensées. Elles alterneront tant qu’il y a des pensées. Mais la Réalité se trouve au-delà des pensées. Le souvenir et l’oubli doivent dépendre de quelque chose. Ce “quelque chose” doit être étranger, sinon il ne pourrait y avoir oubli. Il est appelé ‘je’ par chacun. Quand on part à sa recherche, on ne le trouve pas, car il n’est pas réel. C’est pourquoi le ‘je’ est synonyme d’illusion et d’ignorance (mâyâ, avidyâ ou ajnâna). Comprendre que l’ignorance n’a jamais eu d’existence est le but de tous les enseignements spirituels. L’ignorance ne peut être perçue que par quelqu’un qui en est conscient. La conscience est jnâna. Le jnâna est éternel et naturel. L’ajnâna [ignorance et absence de conscience du Soi] est artificiel et irréel ».

« Après l’émergence du mental [au réveil], l’Univers apparaît et le corps semble y être contenu, alors que tous sont contenus dans le Soi et ne peuvent exister séparés du Soi [Nous sommes l’Univers et ne pouvant en sortir pour le voir…] ». (Ramana Maharshi, entretien 293 du 13-12-1936).

La Nuit obscure et le célèbre exemple de la corde confondue dans l’obscurité avec un serpent : « De même qu’on ne peut confondre en plein jour une corde avec un serpent, et que cette corde ne peut être vue dans l’obscurité, ainsi le monde ne peut apparaître ni dans le samâdhi [contemplation] de l’Être pur, lumineux en soi, ni dans le sommeil ni dans l’évanouissement, etc. Ce n’est que dans la lumière réfléchie (lumière mêlée à l’obscurité ou Connaissance souillée d’ignorance) que le monde, qui n’est pas indépendant de sa source, semble naître, s’épanouir et se dissoudre. Sa diversité ne peut exclure la Réalité, la Source originelle. Il s’agit ici d’un jeu dans lequel le seul et unique Être se multiplie, est objectivé, puis se résorbe. Pour accomplir cela, il doit y avoir une shakti (Pouvoir), et merveilleuse [Mère-Veilleuse] en plus ! Elle ne peut pas non plus être indépendante de son origine. Dans l’Être pur, lumineux en soi, cette shakti ne peut être perçue. Et pourtant, ses activités ne sont que trop bien connues. Que son jeu est sublime !
De Son activité originelle sublime (la vibration primordiale) résulte la lumière réfléchie de sattva [le Blanc de l’Instant ou Exister, Être] ; de là découle l’ego rajasique ; puis des formes de pensée tamasiques, connues communément sous le nom de connaissance, ou comme la lumière qui traverse une lentille grossissante. De même que la lumière artificielle est projetée sur l’écran à travers une lentille, ainsi la Lumière réfléchie traverse la pensée (la lentille grossissante) avant de se déployer sous la forme du monde ; de plus, la pensée, qui est le monde à l’état de semence, semble être le vaste monde extérieur. Tel est l’extraordinaire Pouvoir ! De cette manière, Ishvara, l’individu et le monde ne proviennent que de la Lumière réfléchie, ayant l’Être unique, lumineux en soi, comme substrat [ou terre].

Maintenant, qu’est-ce que cette pensée ‘je’ (l’ego) ? Est-elle le sujet ou l’objet dans cette conception des choses ?
Étant donné qu’elle est le témoin de tout pendant les états de veille et de rêve, ou du moins, c’est ce que nous croyons, on peut la considérer comme étant le sujet. Mais lorsque le pur Soi est réalisé, elle n’apparaît plus que comme un objet.
À qui est cette pensée ‘je’, l’ego ? Cette investigation est appelée vichâra [le ”Qui suis-je ?”, investigation sur sa propre Nature].
Les pensées ‘je’ et ’ceci’ sont toutes deux des émanations de la même lumière. Elles correspondent respectivement aux rajoguna et tamoguna. Pour que la Lumière réfléchie (pur sattva) soit dépourvue de rajas et de tamas, elle doit resplendir en tant que ‘Je’-‘Je’, non-interrompue par la pensée “ceci”. Cet état pur survient, d’une façon temporaire, entre le sommeil et la veille. Si cet état de transition se prolonge, il devient Conscience cosmique ou même Ishvara. C’est l’unique passage vers la réalisation de l’Être suprême, lumineux en soi.

En résumé, on peut dire qu’il y a deux sortes d’expériences durant le sommeil profond dont on se souvient au réveil lorsque l’on dit “j’ai dormi comme un bienheureux et je n’avais conscience de rien”. C’est l’expérience du bonheur et de l’ignorance. Nous pouvons donc constater que le Pouvoir s’est transformé en 1) dvarana (obscurité) et 2) vikshepa (diversité). Le mental est le résultat du vikshepa » ». (Ramana Maharshi, entretien 323 du 7-1-1937).


POURQUOI, ENCORE, L’EXPRESSION : « NUIT OBSCURE » ?


Une réponse donnée par le Maharshi à l’entretien 467 du 7-3-1938 : « Le Soi, par sa shakti, fait de l’Univers ce qu’il est ; et pourtant, il n’agit pas. Shrī Krishna dans la Bhagavad-gītā dit : « Je ne suis pas celui qui agit, et cependant les actions se déroulent [on dit que « la nuit porte conseils »…] » D’après le Mahâbhârata, il est clair qu’il accomplit de remarquables exploits. Pourtant, il dit qu’il n’est pas l’auteur de ses actions [comme la Nuit obscure]. C’est comme le soleil [le Noir-Blanc] et les activités du monde ».

DANS LA NUIT IL Y A « RIEN DU TOUT », ce « Tabernacle de Dieu », pour citer Jean de la Croix et David : « Marcher dans les ténèbres et EN SÛRETÉ : le mental est sevré de toutes les samskâra (tendances innées) et de toutes ses attaches, et que ses puissances sont dans les ténèbres, le mental est affranchi de toutes les imperfections qui étaient en opposition avec son ‘Je’, comme de son corps et de tout le créé. C’est pourquoi l’âme peut dire qu’elle marche « dans les ténèbres et en sûreté ».
« De la sorte l’âme sort d’elle-même et de toutes les créatures pour arriver à la douce et savoureuse union d’Amour de Dieu, « DANS LES TÉNÈBRES ET EN SÛRETÉ » (Jean de la Croix, La nuit obscure).
« Dans les ténèbres et en sûreté » : rien à saisir ou à posséder ! Tout est sans pourquoi, ou sans identification, donc TOUT EST MÈRE-VEILLE. Seule l’identification peut tuer la Mère-Veille… Et justement nous sommes à l’époque de Big Brother, de l’identification, de la NSA, des services de renseignements de l’État et du contrôle-identification des masses et autres passe-sanitaire ; et après ça, l’oligarchie des « Plus ça change et plus c’est la même chose », les mêmes cancéreux du Pour-Voir s’étonnent du trafic et de l’économie mondiale de la drogue qu’ils ont contribué à fabriquer, parce que la Mère-Veille est devenu une marchande de drogues, et que les MIRACLES sont devenus (momentanément) impossibles !!! Alors nombre de gens cherchent désespérément à s’envoyer en l’air : À SORTIR PAR LA DROGUE DE CET ENFER DE L’ACTUEL SOCIAL QUI REND FOU.

On retrouve cette Nuit obscure en forme de ”Gate gate pâragate…” chez Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dans L’Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux du bon Dieu : « Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous, et qu’ainsi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu !...
« Que ce martyr, après m’avoir préparée à paraître devant Vous, me fasse enfin mourir, et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre miséricordieux Amour.
« Je veux, ô mon Bien-aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que, les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un face à face éternel !... »


Chez les Celtes, la nuit est le COMMENCEMENT de la journée comme l’hiver est le début de l’année. La nuit porte conseil dit un proverbe : elle est le temps de la gestation, la Terre, temps des germinations et choses qui vont éclater « au grand jour » ou dans le monde de la manifestation et des phénomènes. (La nuit de toutes les conspirations : c’est pourquoi après 1789 en France et après les révolutions de 1830 et 1848, le pouvoir en place faisant éclairer, au gaz, toutes les rues de Paris pour éviter tous complots ou conspirations qui pourraient le menacer sérieusement… Depuis, l’éclairage au gaz des rues a été remplacé par le Big Brother des GAFAM, de l’État et autres NSA…).
La nuit ou le Saint Chaos et dans l’aspect négatif du conventionnel : « broyer du noir » ou « avoir des idées noires » (déprimer). La nuit est le concept de l’inconscient et du sommeil profond qui libère de l’ego. Comme tous symboles la nuit est double : ténèbres et graines du devenir et préparation du jour pour la manifestation de la vie.

Le nuit devient méditation, RENONCEMENT ou LE NOIR DE PUTRÉFACTION : ŒUVRE AU NOIR, PURIFICATION DES DÉSIRS ET DES SENS.

NUIT OU ASPIRATION : FORCES CENTRIPÈTES, RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE : aspirer constamment à con-templer le vide et l’unité du vide de la naissance ou de la cause pour accéder à l’Éveil dans le recueillement extatique qui donne à voir, par-delà tout espace-temps, combien quête et aspiration par le Noir de la Putréfaction l’enchaîne afin de s’en libérer (passer de l’Œuvre au Noir vers l’Œuvre au Blanc puis au Rouge). La phase essentielle est bien la Putréfaction ou aspiration à ne pas confondre avec la loi de succion, Aspiration-Putréfaction qui permet des Mères-veilles de s’accomplir (Zéro indien).
Œuvre au Noir parce qu’au-delà de tout éclat lumineux, de tout concept d’objet et de toute extinction en produisant des visions successives que la connaissance transcendante n’a pas besoin de se libérer.
Ainsi la BASE de l’aspiration-Putréfaction est-elle en son essence la CAUSE DE TOUTES LES PRATIQUES, ELLE EST LE RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE : PROCESSUS DE MISE À FEU COMME LA NUIT EST PROCESSUS DE MISE AU JOUR.


PUTRÉFACTION = RENONCEMENT À LA CROYANCE AU ’MOI’ OU EGO : la connaissance que le Réalisé a de lui-même et des autres sont le fait d’associations conventionnelles dont le pouvoir ou pour-voir n’existe que par la croyance au ‘moi’ (surtout actuellement amplifiée par la consommation-possession aliénante). Rien ne s’agrège, rien ne se désagrège et nul n’adopte quoi que ce soit. Mais il n’y a ni ‘moi’ ni objets de ce ‘moi’, et tous les phénomènes demeurent purement conventionnels car ils ne peuvent être qu’issus de l’inconscient collectif à la C.G. Jung, comme la croyance au ‘moi’ et à ‘autrui’, la croyance à l’agent et au patient (surtout dans la dimension médicale-sanitaire particulièrement active en 2020-X…) qui sont des LIENS-OPINIONS AYANT NATURE D’OBSTACLES. Le ‘moi’ et ‘l’autre’, voilà de quoi il est urgent de se libérer dans cette infernale mode du social, de son tout connecté en son « vivre ensemble » (comme le précise La Marche vers l’Éveil, du Bodhicaryâvatâra).
Dès lors que la Putréfaction entre en action, le Réalisé ne renonce à aucun phénomène de la dualité dedans-dehors pas plus qu’il n’en adopte le plus petit phénomène : on dit que le Réalisé entre en contemplation : devant ses yeux se trouvent des concepts qui ne sont que des ASSOCIATIONS CONVENTIONNELLES. DANS CETTE PUTRÉFACTION, SON MENTAL ACCÈDE AU RECUEILLEMENT D’EXTASE DANS LA VACUITÉ.

En résumé : la Nuit ou Putréfaction, Renoncement = renoncer à tout : à son pays et à sa terre, à sa cité, à son village, à sa multinationale ou à ses champs et à sa maison, à l’or et aux bijoux, aux hommes et aux femmes et à lui-même. Putréfaction : LAVEURS dans l’inconditionné et le sans-caractéristique (sans identification donc dans l’accès au Merveilleux, lequel échappe au conventionnel du social et à tous les Big Brothers possibles par la technologie et l’ingénierie sociale comme l’actuelle ingénierie sanitaire purement politique, en plus malveillante).

« Le pratiquant [au Renoncement] ne doit pas commettre l’erreur
De croire et de s’attacher à la réalité des atomes,
Du temps, de la Nature primordiale ou du Créateur
Pour en faire les causes du monde [ordinaire ou conventionnel].
Le monde est un produit des pensées fictives (conventionnelles]
Qui émanent de toute un variété de schémas habituels :
Le pratiquant devrait voir tout ce qui existe
Comme un rêve ou une illusion magique.
Il devrait constamment avoir en vue d’éviter
Toute affirmation autant que toute négation [tous les opinions] :
Ainsi n’inventera-t-il plus les trois mondes
[Qui se ramènent] au corps, aux biens et à l’environnement ».
(Soûtra de l’Entrée à Lanka, Les stances, 53)
 
 
 

Dernière mise à jour : 08-07-2021 00:27

Citer cer article dans votre site Favoured Print Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2021 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >