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Pas de masque, mais le VISAGE ORIGINEL Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 09-02-2022 00:08

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Publié dans : Les News, Dernières news

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Pas de masque, mais le VISAGE ORIGINEL
 
 
Le sens [étymologie, et au-delà] bien perçu est supérieur à l’oraison verbale. Dans la mesure où on réussit à s’exprimer, le sens pur semble s’éteindre, se solidifier (se rendre prisonnier, se cristalliser) et s’appauvrir.
« Le sens ne vient jamais d’un homme, Dieu seul en dispose ». (Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux).
 
 
ESSENCE : c’est ce qui existe de toute éternité à l’état latent, en Vraie Télépathie, et qu’on a appris à connaître au fur et à mesure de l’évolution de notre cerveau. Ce qui n’a pas l’essence ne peut produire l’essence.
« L’essence qui voit est la seule chose qu’on ne puisse attribuer à rien. Mais, lorsqu’on voit le voir, si ce voir n’est pas le voir, l’essence qui voit est alors aussi attribuable à quelque chose. Cela renvoie à l’essence qui voit, telle qu’elle s’exerce dans la continuité répétitive de la conscience habituelle - ce que les Écritures bouddhiques évoquent en ces termes : « Faire usage de la conscience habituelle et répétitive, c’est faire erreur ». (Le Secret de la Fleur d’Or).

ESSENCE : dans le sens par exemple du principe de l’outil appelé tour : déplacer un outil coupant sur une pièce qui tourne, produisant des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe SERAIT, Essence éternelle du tour ; mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret, et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe ou Essence : l’ex-istant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucun machine, même construite par un transhumaniste : la recherche ou le bricolage peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas.…. Quand un humain découvre un principe, c’est qu’il le portait déjà en lui, comme une plaque photographique non révélée, dans les structures intimes de son être.

La Lumière de l’essence, La Lumière de la conscience. « Retourner la Lumière consiste à correctement retourner la lumière primordiale qu’on ne peut attribuer à rien, de telle sorte que n’intervienne aucune pensée consciente.
La cause de la « continuité répétitive » n’est autre que les six sens, mais ce sont eux aussi qui vous permettent d’atteindre l’éveil. Ne pas se servir des objets des sens et des facultés correspondantes ne signifie pas ne pas se servir des sens, mais n’en utiliser que l’essence.
Retourner la Lumière sans tomber dans la conscience, c’est faire usage de l’essence originelle des sens. Retourner la Lumière en tombant dans la conscience, c’est user de la nature de la conscience inhérente aux sens. Là où se trouve la différence, aussi fine qu’un cheveu.

Un esprit purifié est élixir, un esprit vidé est remède. On dit de l’esprit qu’il est purifié quand il ne s’attache à rien. On le dit vidé lorsqu’il ne garde plus rien en lui. mais si l’on s’attarde sur le vide de cette vacuité, c’est que la vacuité n’est pas encore vide. Un esprit vide et qui ne pense pas à sa vacuité, voilà ce qu’on appelle la véritable vacuité ». (Le Secret de la Fleur d’Or, trad.  Thomas Cleary).
Prendre une sensation ou une expérience de « vacuité » pour la vacuité même est une erreur psychologique souvent relevée par les classiques Zen, écrit T. Cleary.

Un maître chan du 9è siècle, Tchangsha, souligne clairement la distinction entre Lumière de l’essence, et Lumière de la conscience : « Si ceux qui étudient la Voie ne connaissent la réalité, c’est parce qu’ils n’ont reconnu que la partie ‘conscience’ de l’esprit, racine d’une succession infinie de naissances et de morts depuis des temps sans commencement, et que pourtant les imbéciles appellent ‘l’être originel’ » (Le Secret de la Fleur d’Or).
PRÉCISION : On appelle « renversement » ou « retournement de la Lumière » l’opération qui consiste à passer d’un mental limité, qui est celui de la conscience conditionnée, au mental libéré, qui est celui de l’esprit primordial (le Soi ou « Je suis ce JE SUIS »). Dans Le Secret de la Fleur d’Or, ces termes correspondent au rétablissement d’un contact direct avec l’essence et la source de l’esprit. Retourner la Lumière signifie aussi détourner son attention des objets et de la fascination qu’ils exercent pour détourner cette fascination sur l’essence ou source de l’esprit ou mental. Cet exercice sert à clarifier la conscience et à libérer l’attention. C’est aussi une démarche exposée chez Ramana Maharshi. Bref, l’essentiel est d’atteindre un état de concentration mentale dans lequel le mental voit clairement la double nature des phénomènes, à la fois fluides et factuels, sans se laisser entraîner à diviser ou privilégier l’un ou l’autre aspect, parce qu’alors on entre dans le piège de l’opinion et de la division winner-loser : j’aime l’un, et je rejette l’autre… (tel que le pratique le politisme de l’État républicain dans ses « élections au suffrage ”universel” »)

Remarque : l’exercice du retournement de la lumière n’a rien à voir avec la psychanalyse qui cherche à déceler les racines inconscientes des manifestations conscientes. Dans l’optique de la pratique du chan, la psychanalyse viendrait APRÈS le « voir l’essence », car pour pouvoir avoir une vision objective du contenue de la conscience, il vaut mieux s’être établi « au centre », dans l’essence.

« Tout phénomène est nécessairement attribuable à une cause. La transmission de la lumière est attribuable aux portes et aux fenêtres, la lumière elle-même au soleil et à la lune. Lorsque j’emprunte les choses pour me les attribuer, je découvre en fin de compte que « ce n’est pas à moi ». Et quand il s’agit de déterminer le « ce n’est pas à moi », qui décide de son attribution, sinon vous ? ». (Le Secret de la Fleur d’Or).

Ne pas tomber dans l’inconscient collectif à la C.G. Jung ou dans le Point Oméga de Teilhard de Chardin, soit le super grégarisme dépendant des sens du mental et donc du monde des accidents ou spatio-temporel, et donc du super conditionnement.

Du point de vue de leur Univers, les êtres sont pareils à des éphémères, du point de vue du TAO ou de la Voie, l’Essence, l’Univers n’est qu’un REFLET évanescent. Seule la véritable Essence de la Conscience originelle transcende l’organisation primordiale ou Saint Chaos et se situe dans l’INSAISISSABLE, le : « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ », du Soûtra du Cœur de la Connaissance transcendante et Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).

La vitalité de l’Univers dégénère en même temps que l’Univers, comme tout ce qui a une naissance a aussi une mort, conformément à la dualité racine du mal Dedans Dehors engendrant la SAISIE, mais l’Essence ou le TAO demeure : c’est l’Infini, l’Insaisissable, ou le CENTRE qui est nulle part et dont la production de l’Univers en découle entièrement, donc la Circonférence qui est partout. Si les ignorants apprennent ne serais-ce qu’à préserver l’Essence originelle, ils vivront dans la TRANSCENDANCE, au delà du pur-impur ou de la chaîne dans fin de cause-effet appelée « progrès », ils ne seront plus le jeu du spatio-temporel et du concept d’évolutionnisme et des f(r)ictions (et diversions-manipulations… tel le covidisme).

Les choses erronées étant manifestation de l’Essence, elles sont elles aussi, le SANS POURQUOI, parce que les choses erronées n’ont pas la caractéristique de changer : ce qui change, ce sont les f(r)ictions ou opinions que le mental de l’ego produit à leur sujet (dont les ARN messagers et autre chimie de l’industrie). Voilà pourquoi quand un POUR-VOIR ou POUVOIR s’en empare, il génère le phénomène politique étatico-capitaliste des « Plus ça change et plus c’est la même chose ».

La TRANSPARENCE du Gate gate… n’est possible qu’en étant conscient de l’Essence, et qui peut effectivement s’appeler : LE VISAGE ORIGINEL, SANS MASQUE.

Mais EN DEHORS du Saint Chaos la distinction entre les « opinions justes » et les « opinions fausses » à l’endroit de l’erreur donne naissance à deux familles : celle cheminant sur le Sentier, et celle des bruyants ignorants. La famille des pérégrins (pèlerins) sur le Sentier peut se diviser en trois branches : les Auditeurs (qui se propose d’atteindre la Libération par eux-mêmes, mais n’admettent pas la vacuité de tous les phénomènes), les Bouddhas-par-soi (pratiquants du Petit Véhicule qui atteignent la Libération de leur être en méditant sur le cycle de la production interdépendante de toutes les réalités), et le véhicule des Bouddhas. Il y a ainsi trois Gate de Libération ou Liberté : la Vacuité, le Sans-Caractéristique, le Sans-Souhait (L’Insaisissable dans les trois cas).

Comment pour les trois Gate éclaircir les opinions sur l’erreur ou la chute de la manière la plus transparente ? Lorsqu’ils réalisent que tout n’est que l’expression d’opinions ou d’idées fictives qui jaillissent dans leur propre mental sans que rien n’existe réellement au Dehors de leur mental, puisque l’Univers s’y trouve entièrement. Les citoyenisés imaginent toute une palanquée de choses concernant l’erreur, que ces choses soient telles qu’ils les imaginent et non autrement, qui se trouve à l’origine de la famille du samsâra (cycle des naissances et des morts, monde phénoménal des noms-les-formes). Ces choses, que font ressortir de l’erreur les ignorants, ne sont pas plus des choses ou opinions que des non-opinions.

« Au sein de l’erreur, Mahâmati, les sages procèdent au renversement du support [« Retourner la Lumière sans tomber dans la conscience », cité plus haut], autrement dit de ce qui découle des trois natures et des mauvaises habitudes propres au mental et à la conscience du mental [l’intellect, la conscience calculante ou raison] ; et ce renversement leur permet d’appeler Ainsité l’erreur elle-même. L’Ainsité [Vraie Nature ou « Je suis ce JE SUIS »] est donc Libération du mental et des consciences.
[…] Toute illusion n’est pas cause de méprise, car ce n’est pas l’illusion qui forme les résistances ni elle qui se trouve au cœur des idées fictives. Mahâmati, l’illusion est l’effet des formules magiques [manipulations politiques du Dehors] d’un autre et non le produit de ses propres propensions à inventer des fictions. Voilà pourquoi les illusions n’engendrent pas de résistances. Mahâmati, toutes ces catégories d’erreurs ne sont que des croyances auxquelles s’agrippent les sots - en aucun cas les êtres sublimes ». (Soûtra de l’Entrée à Lanka, chapitre : Compendium de tous les enseignements).

« Tandis que ma demeure était déjà en Paix » (Jean de la Croix, La nuit obscure), le Païsse (ou Païs) du Rien (perte) du Tout.
 
 

Dernière mise à jour : 09-02-2022 00:22

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