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L’enfer du votre ceci, votre cela Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 14-02-2022 01:17

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L’enfer du votre ceci, votre cela
et des ATTACHEMENTS, CHAÎNES, SAISIES
et autres « amabilités commerciales »
pour mieux vous posséder.
Vous avez déjà vu une « banque moche » ?
LES POSSESSIONS OU POUR-VOIR (POUVOIR).
 
 
« Ce sont les attachements (comme râga : passion, émotion, colère et aussi beauté, etc., et dvesha : haine, méchanceté, aversion, etc.) qui sont nuisibles. L’action en elle-même n’est pas mauvaise. Il n’y a aucun mal à manger trois ou quatre fois par jour, mais ne dites pas :
« Je veux manger telle chose et pas telle autre » [la fameuse « diversité » chère au dicta de la consommation et de ses marchandises idolâtrées, ET LA FAMEUSE : « VOTRE CECI, VOTRE CELA »].
D’ailleurs, vous prenez vos repas pendant les douze heures de l’état de veille et vous ne mangez pas pendant les heures de sommeil. Le sommeil vous conduit-il à la mukti (la Libération) ? Il est faux de supposer que la simple inactivité conduit à la mukti [aussi synonyme du Soi] ». (Ramana Maharshi, entretien 266 du 21-10-1936).

CE QUI EST CACHÉ : LE TOUJOURS NOUVEAU, (mais pas au sens capitaliste qui impose ce ”toujours nouveau” de façon caché, par l’inconscient, qui impose de toujours plus acheter et d’en être dans une insatisfaction permanente, puis de recommencer en réclamant le « droit à son ”pouvoir d’achat” », système politique du capital pour éviter les révoltes), paradoxalement LE TOUJOURS PLUS de la Fontaine de Jouvence, du Zéro Indien : L’IMPRÉVU QUI PROVOQUE LA PANique : la coïncidence avec le Seul Réel ou Instant ayant pour conséquence de priver de spatio-temporel nécessaire à la raison qui alors ne peut plus calculer, a-viser ou a-voir, et PANique, car la raison ne sert plus à rien. La représentation dans l’Instant du Seul Réel est la définition même du mot PANique (1), de PAN : le TOUT, le TAO, la VOIE, le ‘Je’, le Soi. PANique par PEUR de perdre sa personnalité, son ego.

L’être humain actuel est tellement habitué et conditionné par sa raison qu’il ne peut que PANiquer quand il ne peut plus a-viser (du A privatif et voir) : « La force de l’habitude nous pousse à croire qu’il est difficile de cesser de penser. Quand cette erreur est découverte, personne ne serait assez stupide pour s’efforcer à penser inutilement », explique le Maharshi à l’entretien 398 du 14-4-1937).

- Question : Quels sont les obstacles à la réalisation du Soi ?
- Maharshi : Les habitudes du mental (vâsanâ).
- Question : Comment les surmonter ?
- Maharshi : En réalisant le Soi.
- Question : C’est un cercle vicieux.
- Maharshi : C’est l’ego qui soulève ces difficultés, qui crée des obstacles et qui, ensuite, souffre de la perplexité que font naître d’apparents paradoxes. Cherchez qui pose les questions et vous trouverez le Soi. (Entretien 13a du 7-1-1935).
Et à l’entretien 28 du 4-2-1935 : « Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi. Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction ».

CE QUI EST CACHÉ NE PEUT QU’ÊTRE L’ADVERSAIRE, LE CONTRADICTEUR ET LA RACINE DE L’INTUITION. L’ADVERSAIRE DU VOIR ET POUR-VOIR, L’ADVERSAIRE DE LA SAISIE OU POSSESSION. L’Église de Théodose 1er et sa FOI SENTIMENTALE a fait du Diable l’adversaire, dans la dualité pur-impur ! Et qui a fait du CHRIST-JÉSUS LE MATÉRIALISME SOUS LA FORME D’UNE DICTATURE CHRISTIQUE QUI DE NOS JOURS A PRIS LA FORME DU RÉPUBLICANISME ET SES « VALEURS » : AVEC CETTE ÉGLISE RÉPUBLICAINE ET CHRISTIQUE NOUS PASSIONS D’UNE CHRISTOLOGIE DE RÉALISATION DU SOI À UNE CHRISTOLOGIE CORPORELLE, INCARNATIONISTE ; soit le passage du jeune pasteur et jeune patricien au type à maturité virile genre patriarcat représenté par un Michel-Ange sur le plafond de la Chapelle Sixtine, tel que le voulait l’impérialisme romain et l’historicisme déjà en place de l’HOTC (Histoire-Opinions-Temps qui Coule), parce qu’il fallait FAIRE VENDRE LA SOUFFRANCE DU CORPS OU AUGMENTER, COMME DE NOS JOURS, LES PROBLÈMES, LA CHUTE. Un Christ sans barbe ça ferait trop « gamin »…. Or le Christ c’est le Soi, la Réalisation : « Le Royaume des Cieux est en Vous », et c’est gratuit et pour tous, pas de « conditions » des « offres » commerciales toujours « soumises à conditions ». Avec le matérialisme christique ou républicain la prière DEVENAIT DEMANDE COMMERCIALE : CRÉER UN BESOIN PUIS PROPOSER MOYENNANT FINANCE SES SERVICES : LA PRIÈRE DEVIENT LA DEMANDE DE QUELQUE CHOSE, ELLE EST DEVENU LA LOGIQUE DU « POUVOIR D’ACHAT ».
Or la Vraie Prière ne demande rien, c’est l’expression de la Réalisation du Soi, ou l’expression d’Être, au sens du « Je suis ce JE SUIS », au sens de RÉVÉLER : ON DÉVOILE, ON TIRE LE RIDEAU : TOUT SE PRÉSENTE DANS L'INSTANT PARCE QUE LA TRANSPARENCE ORIGINELLE EST RETROUVÉE.

Or il y a APOCALYPSE ou CATASTROPHE chaque fois qu’il y a RÉVÉLATION quand le rideau a été tiré, levé, quand il dévoile chaque fois que l’événement n’a plus sa nourriture d’HOTC : coïncidence absolue avec l’Instant.
Le pire ennemi du capitalisme EST CE QUI EST CACHÉ, IMPRÉVU, INVISIBLE, INSAISISSABLE, NON-IDENTI-FIABLE, parce que l’économiste ou le financier ne peut plus calculer, il se trouve condamné à « agir en catastrophe », le Seul Réel ou Instant étant « arrivé » il en résulte alors un comportement HORS DE LA RAISON, IMPRÉVISIBLE, QUI PEUT FACILEMENT CONDUIRE À UN ÉTAT DE ZOMBI ET AUTRES TICS NERVEUX.

ÊTRE INSAISISSABLE, NE PAS ÊTRE À LA MODE.

« Dans la Vérité ne se trouve ni servitude ni libération [sinon on tombe dans la dualité oui-non, ou pur-impur]. L’infini pense : « Je suis le corps », et cette pensée induit la servitude. Quand l’homme s’aperçoit que toutes ces notions sont fausses, il brille en tant que Conscience infinie [ou Soi-Instant]. Une fois purifié par des pensées et des actions pures, le mental prend la nature de l’Infini, de la même façon qu’une étoffe pure prend facilement la teinture [c’est moi qui souligne] ».

« Dans la Vérité ne se trouve ni servitude ni libération. L’infini pense : « Je suis le corps », et cette pensée fabrique la servitude. Quand l’humain s’aperçoit que tous ces concepts sont faux, il brille en tant que Conscience infinie. Une fois purifié par des pensées et par des actions, le mental prend la nature de l’infini […] Quand le mental abandonne la relation sujet-objet qu’il entretien avec le monde, il est absorbé à l’Instant dans l’Infini.
Le mental n’a pas d’existence séparée de la Conscience infinie. Il n’existait pas au commencement, n’existera pas à la fin, et n’existe donc pas maintenant ! Qui pense que le mental existe vraiment tient la souffrance à la main. Qui sait que le monde est en réalité le Soi, dépasse cette souffrance. Ce monde lui octroie à la fois la joie et la Libération.
Le mental n’est qu’un tissu d’idées et de concepts. Qui s’affligera à la disparition d’un mental pareil ? La Réalité est Conscience qui est le milieu, entre celui qui voit et l’objet » (Yoga Vasistha, chapitre : L’histoire de Bhîma, Bhâsa et Drdha).

« Le langage du coeur vaut tous les langages. Tout langage doit aboutir au silence » (Ramana Maharshi, entretien 550 du 15-10-1938, à propos du célèbre écrivain anglais Somerset Maugham en visite chez Shrī Bhagavān. « Il alla voir le Major Chadwick dans sa chambre et là, soudainement, il perdit connaissance. Le Major Chadwick pria Shrī Bhagavān de venir le voir. Shrī Bhagavān se rendit dans sa chambre, prit un siège et se mit à fixer Mr. Maugham du regard. Celui-ci reprit aussitôt ses sens et salua Shrī Bhagavān. Ils restèrent assis en silence, l’un face à l’autre, durant environ une heure. L’écrivain voulut poser une question, mais ne put parler. Alors que le Major Chadwick l’encourageait, Shrī Bhagavān dit : « C’est déjà fait. Le langage du coeur vaut tous les langages. Tout langage doit aboutir au silence ». Tous deux sourirent et Shrī Bhagavān quitta la chambre ».

INSAISISSABLE PAR L'ABSENCE DE MODE, LA TRANSPARENCE.
« En ce monde, d’innombrables êtres sont parvenus à la connaissance de Soi et à la Libération de leur vivant ; comme l’empereur Janaka. En conséquence, délivre-toi Ici et Maintenant. La conquête de la Paix intérieure par le non-attachement absolu porte ici le nom de Libération ; cela est possible, que le corps existe ou non. Qui est libre de tout attachement est libéré [il n’est pas dans la dualité Dedans-Dehors qui engendre la saisie]. Par le biais de la sagesse et l’intelligence [au sens du Retournement de la Lumière] on doit s’efforcer de connaître cette libération. Ô Râma, recours à l’héroïsme spirituel, aux efforts justes et, au moyen de l’investigation appropriée sur soi-même, efforce-toi d’atteindre la perfection de la connaissance de soi. Pour qui dirige ainsi tous ses efforts, l’univers entier ressemble à l’emprunte du sabot d’un veau [mais pas celui en or…] ».
Vasistha poursuivit :
« Tous ces mondes, ô Râma, apparaissent au sein de Brahman, l’Absolu, mais, du fait de l’ignorance ou non-sagesse, ils sont appréhendés en tant que réalité substantielle [ou en un Christ de chair]. Pareille concept erroné cesse à l’apparition de la sagesse. La perception erronée fait apparaître tout cela en tant que « monde » : la perception juste [la transparence] met un terme à cette erreur [la Révélation ou Apocalypse]. Cette erreur n’est dissipée que par un effort adéquate accompagnée de l’attitude et de la sagesse qui conviennent. Tu es béni, Râma ! Le véritable esprit d’investigation s’est déjà manifesté dans ton cœur. Quand on saisit la Vérité au moyen d’une telle investigation, la force, l’intelligence et l’éclat augmentent. […] Il (le sage) n’appréhende rien avec son intelligence du dedans, même ces objets et ces expériences qui le recherchent sans que lui les ait recherchés ; car son propre cœur s’est retiré en lui-même. Il ne nourrit pas d’espoirs pour l’avenir [et faire dans l’HOTC], ne se souvient pas du passé et ne vit même pas dans le présent ; et pourtant, tout cela, il le fait. Endormi, il est réveillé : réveillé, il dort. Tout cela, il le fait ; pourtant il ne fait rien. Il est toujours en état d’équilibre. Ses actions ne sont le fruit d’aucune volonté que ce soit [IMPORTANT, IMPORTANT] ». (Yoga Vasistha, chapitre : L’histoire de Bhâsa et Vilâsa).

« Toutes possessions en absence de l’ego ne représentent pas le moindre obstacle ». (Ramana Maharshi, entretien 404 du 18-4-1937).
« L’abandon consiste à s’abandonner soi-même, et à renoncer à toutes ses possessions pour le Seigneur de Miséricorde. Alors que reste-t-il à l’homme ? Rien – ni lui-même ni ses possessions. Le corps, susceptible de naître et de mourir, ayant été offert au Seigneur, l’homme n’a plus besoin de s’inquiéter à son sujet. Naissance et mort ne peuvent plus dès lors engendrer la terreur. La cause de la peur était le corps qui désormais ne lui appartient plus. Pourquoi aurait-il encore peur ? Et où se trouve l’identité de l’individu pour qu’il soit encore effrayé ?
Ainsi le Soi est réalisé et la Félicité en découle ». (Ramana Maharshi, entretien 567 du 3 au 6-11-1938).

« Quand un objet désiré est à portée de main, c’est priya [aimer, agréable] ; quand on en prend possession, c’est moda [grande joie] ; quand on en jouit, c’est pramoda [joie éprouvée quand on s’approche de la Vérité]. Le plaisir ressenti dans ces trois états provient du fait qu’une seule pensée exclut toutes les autres [et sont en évolution hiérarchique] ; et cette unique pensée finit par s’immerger dans le Soi. Ces états sont ressentis uniquement dans l’ânandamaya-kosha (l’enveloppe de félicité). En règle générale, à l’état de veille, c’est le vijnânamâyâ-kosha (l’enveloppe d’intellect) qui prédomine. En sommeil profond, toutes les pensées disparaissent et cet état d’obscurcissement est un état de félicité. Là, l’enveloppe prédominante est celle de l’ânandamaya. Mais ce ne sont que des enveloppes et non le noyau central qui, lui, se trouve à l’intérieur de chacune d’elles. Il se tient au-delà des états de veille, de rêve et de sommeil profond. C’est la Réalité, la véritable Félicité (nijânanda». (Entretien 619 du 1-2-1939).


Note.
1. Par exemple la peur de perdre sa personnalité évoquée par le Major Chadwick, un Anglais arrivé auprès du Maharshi en 1935, proche disciple du Maharshi et qui vécu en son ashram jusqu’à sa mort en 1962 : « Le Major Chadwick parla d’une certaine peur incontrôlable pendant la méditation. Il sentait l’esprit comme séparé du corps physique et cette sensation provoquait la peur.
- Maharshi : Qui a peur ? Tout cela est dû à l’habitude d’identifier le corps avec le Soi. Si l’expérience de la séparation entre le corps et l’esprit se répète souvent, elle vous deviendra familière et la peur cessera. (Entretien 96 du 13-11-1935).

Major Chadwick : Je n’arrive pas à savoir si le Soi est différent de l’ego.
- Maharshi : Comment étiez-vous au cours de votre sommeil profond ?
- Question : Je n’en sais rien.
- Maharshi : Qui n’en sait rien ? Est-ce le soi de l’état de veille ? Niez-vous votre existence durant votre sommeil profond ?
- Question : J’étais, et je suis ; mais je ne sais pas qui était lors du sommeil profond.
- Maharshi : Exactement. L’homme à son réveil dit qu’il ne connaissait rien durant son sommeil. Une fois réveillé, il voit des objets et sait qu’il est là ; tandis qu’en sommeil profond il n’y avait ni objets ni spectateur, etc. Le même individu qui parle maintenant était plongé en sommeil profond. Quelle est la différence entre ces deux états ? Maintenant, il y a les objets et l’activité des sens qu’il n’y avait pas dans le sommeil profond. Une nouvelle entité, l’ego, a surgi, se meut par les sens, voit les objets, se confond avec le corps et dit que le Soi est l’ego. En réalité, ce qui existait pendant le sommeil profond continue à exister maintenant. Le Soi est immuable. C’est l’ego qui s’est interposé. Ce qui apparaît et disparaît, c’est l’ego ; ce qui demeure inchangé, c’est le Soi.
(Entretien 143 du 23-1-1936).

L’être humain actuel est tellement habitué et conditionné par sa raison qu’il ne peut que PANiquer quand il ne peut plus a-viser (du A privatif et voir) : « La force de l’habitude nous pousse à croire qu’il est difficile de cesser de penser. Quand cette erreur est découverte, personne ne serait assez stupide pour s’efforcer à penser inutilement », explique le Maharshi à l’entretien 398 du 14-4-1937).
 
 

Dernière mise à jour : 14-02-2022 01:38

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