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Druaga no Tou - The Sword of Uruk Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 08-07-2009 03:37

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Dessins animés, Druaga no Tou - The Sword of Uruk, Japanimation, Japon

 
Druaga no Tou - The Sword of Uruk -
ドルアーガの塔 ~the Sword of URUK~
 
 
 
 
http://www.animeka.com/animes/detail/druaga-no-tou-the-sword-of-uruk.html
http://www.druaga-anime.com/chara.html
Sur Dailymotion

Japanimation de 2009 en 12 épisodes, du Studio Gonzo. Il existe une première série de 12 épisodes avec les mêmes héros : The Aegis of Uruk. C’est une très belle japanimation, et l’histoire est captivante et déroutante et pour tous les âges.

Uru en Sumérien indique un village, une cité, une ville ; uru-kur indique une ville étrangère. Uruk est donc une grande ville, la plus ancienne connue, là où fut mis au point l’écriture cunéiforme, le plus ancien système d’écriture de notre monde sur tablette d’argile.
Gilgamesh est un personnage de légende de Mésopotamie, il était Roi d’Uruk presque à la même époque que le Roi Djeser : 4700 environ à partir de maintenant.
 
Surtout, qui dit Mésopotamie dit Noé, Tour de Babel, soit l’opposé de Noé où il fut préservé l’Original de toutes les espèces animales végétales de la planète Terre. Dans la Tour de Babel, c’est le contraire : une langue originelle est éclaté en une multitude d’autres langues. Comme si une graine avait donné plein de fruits et de plantes. Cette histoire de punition d’un dieu parce que des humains ont monté trop haut leur bâtiment, je n’y crois pas une seconde. Le problème des mots/maux oui j’y crois. Avant cette histoire de Babel, il devait exister des sonorités de langage communes à tous les peuples, un peu comme un inconscient collectif, où on retrouve le symbole de l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, partout dans le monde. Les mots, des signes, un alphabet, tout peut être symbolique.
L’Ancien Testament est honteux d’avoir transformé le récit d’une tablette sumérienne en un conte immoral, à la seule fin d’effrayer les gens : la mythique Tour de Babel, pour les culpabiliser et leur faire croire qu’ils ne peuvent rien réaliser sans la bénédiction et l’intervention d’une classe dominante qui se fait passer pour Dieu. (Voir la page Stargate) Nous sommes arrivé à une époque où on ne peut plus nous faire prendre « des vessies pour des lanternes ».
 
 
Graphiquement dès les premières secondes de l’animation : c’est très joli ! Le côté puppets des personnages colle bien avec le style graphique et est maîtrisé ; on en mangerait !
On se trouve dans une chronologie n’ayant rien à voir avec l’époque de la Tour de Babel. Puis vient le générique début très sympa avec une musique « jeune » bien fraîche, en accord avec les couleurs et l’action qui se passe dans l’écran. Et alors, qu’est-ce qu’il en défile des symboles dans ce générique : tout pour le lycéen speed de notre époque ! A mon avis cette japanimation est plutôt destinée aux jeunes filles, mais aussi aux jeunes garçons au cœur encore pur. Comme écrit plus haut, en fait, cette histoire peut se regarder à tous les âges.
 
 
Après le générique, ce n’est plus du tout notre époque, mais une ambiance moyen-orientale, et on entre dans une séquence d’action qui pourrait se passer à l’époque de Gilgamesh, mais pourquoi de jeunes femmes portent des lunettes ? Peut-être que les lunettes existaient à cette époque ! ou ce sont des ornements.
Six mois ont passés et le dieu maléfique Druaga fut vaincu par des « grimpeurs », les monstres disparurent de la Tour de Druaga. La reconstruction de la Tour put reprendre.
 
 
Ensuite vient une genre de séquence que j’aime : les tavernes. C’est toujours des ambiances bruyantes et enfumées et colorées, et graisseuses. Ici il s’agit d’une taverne tenu par un commandant qui s’est fait éjecté d’une armée ; mais lui dit qu’il a donné sa démission.
Nous découvrons une jeune fille réveillant sans douceur un jeune garçon prolongeant son sommeil. Il s’agit de Jil, âgé d’environ 12 ans. Mais alors qu’est-ce qu’elle le secoue le Jil... c’est mignon comme tout, car Jil est tout de même déprimé. il y a peut-être de quoi, car lui et la fille qui l’a réveillé : Fatina, ont vaincu les monstres du sommet de la Tour. La Tour maintenant s’appelle : Tour de Gilgamesh ; le pouvoir a changé de place. Pour remonter le moral de Jil, Fatina l’emmène au théâtre, ou dans une sorte d’opéra sous chapiteau ; avec éclairage électrique s’il vous plaît. Ils sortent de là plus déprimés encore et se réfugie dans une attraction de lutteurs. Ça se gâte : deux gardes ou soldats lourdement blindés d’armure dorée surgissent. En attendant, au spectacle, Jil et Fatina mangent des sandwichs. Je ne savais pas que ça existait il y a plus de 4000 ans ! A part les sandwichs vite avalés, une petite fille (qu’on a vu quelques temps avant adulte puis rétrécir à ce stade infantile) se glisse sous le banc de Jil et Fatina, pendant que les deux soldats pénètres dans la salle. Ils ont repéré la petite fille et vienne rendre compte à leur maître : Uragon, le commandant des Chevaliers d’Or, pour le Roi Gilgamesh. Un soldat veut s’emparer de la petite, mais Fatina bouscule le soldat. Dans la salle le combat dégénère. Au loin à l’extérieur, on peut voir la Tour... dans un état pitoyable, voir d’une taille ridicule. Mais est-ce la vrai Tour mythique de Gilgamesh ?
 
 
 
Graphiquement c’est superbe, la mise en scène un peu naïve mais maîtrisée est plaisante, et l’animation des dessins bien travaillée.

Bon alors : le champion, héros de l’attraction, qui s’appelle Utu, sauve Jil et Fatina et la petite fille, qui dit s’appeler Kai, fille de Bereto, la Reine et épouse de Gilgamesh, première Prêtresse d’Ishtar. Kai demande à Jil de l’emmener au sommet de la Tour. Fin du premier épisode.

Épisode deux : les Chevaliers d’Or d’Uragon sont à la poursuite de Kai et de ses deux compagnons : Jil et Fatina. Quasiment à la seconde, la loi martiale est déclarée. Il se trouve que celui qui tient la taverne dans le premier épisode, n’est autre que le commandant qui a vaincu le monstre Druaga. On se retrouve donc dans la taverne, éclairé par des lampes à la lueur verdâtre, comme si « l’ampoule » était remplit de vers luisants ; par contre les Chevaliers d’Or utilisent d’antiques catapultes telles que nous les connaissons des Romains.
Jil se demande ce que sont devenus Kaaya et Neeba. Ils sont peut-être morts ?
 
 
Ensuite on retrouve les Chevaliers d’Or et Uragon en pleine bagarre avec Jil et le propriétaire de la taverne, tout ça joliment animée. Bien-sût la magie est utilisée, mais c’est discret, aussi bien à l’image que technique de magie. Fatina n’était pas de ce début de bagarre, elle boudait et en plus son métier était guide pour touristes. Elle décide de rejoindre Jil pour retrouver la Tour mythique et surtout grimper en haut. La bagarre avec les Chevaliers n’est pas finie, ils lancent des traits d’arbalètes, Jil évite tous les traits grâce à son minuscule bouclier de bras et à son agilité prodigieuse. Mais ils mettent le paquet : une baliste, et après carrément une catapulte contre le pauvre Jil, qui en chancelle à peine. Quant à Fatina, elle envoie au Chevaliers de la mitraille. Étonnantes dans la mise en scène et l’animation ces scènes de bagarres.
 
 
Par la suite, en plus des éclairages, on découvre un autre côté de la technologie du temps de Jif et Fatina : un ascenseur sur une sorte de rail courbe semblant conduire dans le ciel vers carrément une autre planète. Encore une utilisation d’une électricité inconnue de nous : l’électricité statique. On ne connaît que ses désagréments dans l’industrie électronique ! La montée en ascenseur termine le deuxième épisode.

Troisième épisode : Jil, Fatina, Kai, une autre fille et Utu arrivent dans un temple où il fait très très très froid : l’enfer froid selon Jil. Là ils découvrent plutôt une ville de sports d’hiver en Haute Savoie ! On découvre deux nouveaux personnages, Melt, un riche expert en commerce et sa petite secrétaire. C’est dans cet épisode qu’on découvre aussi les espèces de nouilles vivantes vert clair à une œil, ou préservatifs sur pattes, qui ici sont des serviteurs ; et qu’ils appellent des « Ropers ». Et qu’est-ce que vous croyez qu’on retrouve, dans un scénario à la Aristote ? nos Chevaliers et Uragon. Avec un type qui manipule de l’argent comme Melt, il fallait s’y attendre, Jil est bien naïf. Et je vous laisse deviner ce que Melt et ses complices font des préservatifs verdâtre, les Ropers. Ces Ropers qui sont tous reliés télépathiquement entre eux. Et comme ils sont nombreux, ça va aller mal pour la jolie station de ski et Uragon si on touche au moindre Roper ! Il y aura des dégâts, s’élevant à trois milliards sept cent cinquante deux millions de gildas (monnaie du coin). Enfin, n’oublions pas que l’équipe de Jil est toujours à la recherche de Kaaya et Neeba. Je trouve cet épisode moins intéressant que les deux premiers.
 
 
Le quatrième épisode en prologue découvre en pleine discussion Melt, un chevalier d’Or et une petite fille ; les autres chevaliers d’Or et Uragon ne sont pas loin. De leur côté, Kai, Jil et l’équipe sont toujours à la recherche de la Tour mythique ; et Fatina et Jil ne s’entendent guère. Kai se met à prier... et au bout d’un moment... Ne pas oublier le titre du dessin animé ! L’épisode lorgne un peu vers la science-fiction je trouve, avec ajout d’image en 3D, et il faut s’accrocher pour suivre l’histoire. Ensuite vers le milieu de l’épisode on tombe dans une séquence onirique un peu complexe et avec beaucoup de dialogues entre Kai redevenu adulte et Jil, et quelques autres personnages autour de Gilgamesh. Bref : comme tout ce qui est sacré, on ne pénètre pas impunément et sans précaution dans cette Tour mythique, et il n’y a pas de retour arrière possible. Dans cet épisode on découvre encore un nouveau personnage : Gremica, une femme archet à lunettes aperçu au début du premier épisode.
 
 
Quatre étoiles pour Druaga, et puis j’adore les reconstitutions historiques, surtout en dessins animés. Il faut se laisser capté par la beauté des images, et la trame de l’histoire mystérieuse et prenante. Le très beau de cette japanimation, c’est le grand travail sur les expressions des personnages principaux : Jil est drôle et mignon ; Fatina est drôle et tendre malgré son côté de maîtresse femme ; le patron de la taverne a un caractère aussi travaillé ; pareil pour les méchants. En plus les éclairages des scènes sont sombres, juste éclairées par les lueurs verdâtres ou bleutées. Nous sommes tellement habitués à la lumière violente moderne de nos villes et dans nos maisons, que nous n’avons pas idée des ambiances lumineuses anciennes. Pareil dans l’éclairage au cinéma ; seul Stanley Kubrick a éclairé des scènes avec uniquement des bougies dans son film Barry Lyndon, et à son époque le digital n’existait, seul la pellicule argentique existait. Peut-être existait-il un éclairage électrique, mais à l’opposé de notre électricité dynamique : une électricité statique et un système d’éclairage du même ordre... à entièrement redécouvrir !

M. Roudakoff
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 09-07-2009 02:33

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