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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 08-08-2009 20:58

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Dessins animés, Japon, Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, Yôkai


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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi
天保異聞 妖奇士



Contre les banquiers, ces grands destructeurs de toutes choses.
L’autre monde trouble les gens...
Pour ensuite les déposséder de tout... comme les banquiers.
Ceux-ci sont donc des instruments de mort.
 
 
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tenp%C5%8D_ibun_ayakashi_ayashi
http://www.ayakashiayashi.com/
Sur Animeka

Japanimation en 25 épisodes du Studio Bones diffusée en 2006 sur TBS. C’est une histoire qui se passe au 19è siècle (An 14 de l’ère Tenpô). La ville d’Edo (ancien nom de Tokyo) est attaqué par des Yôkai ou démons. Les membres d’un groupe les combattent.
 
Les démons ont à voir avec des esprits, le pouvoir, et donc une volonté ; mais démon désigne quelque chose de mauvais et d’inférieure. Les démons peuvent à voir avec les âmes des défunts, les choses de l’intérieur (comme le raisonnement). Les démons sont proches des Yôkai, car ils peuvent appartenir à l’un des quatre règnes : Terre, Air, Eau, Feu. Par exemple un démon intérieur, comme une sorte d’ange gardien, sera proche d’un Yôkai ou Élémental de l’Air. Le démon intérieur poussant au vice et aux mauvaises actions sera proche du Feu.

Une famille prie un esprit pour avoir une bonne récolte de riz alors que le dieu de la montagne se manifeste. C’est le prologue du premier épisode avant un générique riche en présentation de personnages donnant une idée de l’ambiance du dessin animé. Le graphisme et les couleurs sont superbes, le tout sur une chanson entraînante que j’aime bien.
 
 
On découvre qu’à cette époque il y à un magistrat chargé de la surveillance des démons de la ville d’Edo. Des personnages de la sphère de l’Empereur charge le magistrat de s’occuper des démons. Ils lui suggèrent d’engager le rônin (samouraï sans maître) Ryuudô Yukiatsu ; lequel est un jeune homme de 39 ans et personnage principal de l’histoire.
On va voir à l’œuvre Yukiatsu dans une ruelle où une pauvre femme et son enfant mendie de la nourriture. Elle se fait attaquer par une bande de femmes mendiantes prétextant que cette rue est leur territoire de mendicité. Comme une des femmes passe à l’acte et bouscule la pauvre femme, son enfant veut la défendre. Yukiatsu observe au loin ne sachant trop quoi faire. Un chef de quartier disperse les pauvres, sinon il les envoie tous dans un ghetto où on parque ces vagabonds (ceux qui n’ont ni logement ni travail) et où on les tatoue. Ceux qui s’échappent du ghetto on les tatoue une deuxième fois ; et il n’y a pas de troisième fois, après c’est la « guillotine ».
 
 
Comme il était question de récolte de riz au début, on apprend que les paysans de quelques provinces n’ayant plus à manger chez eux viennent en grand nombre à Edo.
Ensuite on peut s’instruire sur la manière dont fonctionne un bain publique japonais de cette époque, là ou officie le beau Yukiatsu : il sert de l’eau chaude au baigneur. Un baigneur remarque le bandage sur son bras, cachant les deux tatouages du ghetto ! et là ça va mal pour Yukiatsu : lutte de bourgeois de la riche Edo contre un pauvre vagabond pieds nus. Et là, les bourgeois ébahis découvrent que les gestes de Yukiatsu sont ceux d’un samouraï.
 
 
 
Tel un insaisissable poisson, Yukiatsu veut toujours fuir. On découvre deux nouveau personnages : un bellâtre (mais pas niais du tout) Abi, un chasseur de démons, accompagné d’un curieux jeune homme habillé en femme.
L’ambiance est poétique, presque documentaire et très réaliste, presque théâtrale, en tous cas avec souvent cette lenteur lyrique propre aux histoires des dramas et autres japanimations. Mais il ne faut pas se fier à ce calme apparent, car qui dit feu dit démons, ou l’inverse. Les décors sont splendides et détaillés juste ce qu’il faut.

Yukiatsu au cour d’une pérégrination croise le gamin de la mendiante vu précédemment : il creuse la terre pour trouver probablement de la nourriture. L’enfant et sa mère habitent sous un tas de débris divers. Ils ne veulent pas aller dans le ghetto, là où apparemment on donne tout de même à manger aux vagabonds. Brusquement le gamin qui s’appelle Ôta, se trouve face à une femme bien habillée portant le fameux katana, ce sabre spécial du Japon. Yukiatsu s’enfuit avec Ota.
 
 
Yukiatsu conduit la mère et Ota dans une cabane « des limaces ». C’est presque une vrai maison, en tous cas mieux que sous un tas de détritus. Mais Ôta s’est enfuit dans la plaine, il creuse le sol à nouveau comme un fou. Aussitôt le sol lui répond : un flot rouge s’ouvre avec plein de lucioles rouges, il est le seul à voir ça ; il appelle son père. Mais Yukiatsu peut aussi voir « ce pays rouge ». Ils sont donc deux à avoir vu cet autre monde que veut fuir Yukiatsu. A ce moment là le dieu de la montagne apparaît, il ressemble à un gros Yôkai ; mais il apparaît autre chose aussi... Fin du premier épisode.

Deuxième épisode : ça se complique et Yukiatsu a des ennuis. Il tombe à l’eau, faillit se noyer et est « récupéré » par des sbires fort louches et peu sympathiques, dont l’un ressemble à une tête de mort. Yukiatsu est prisonnier du clan Osagawara. Tae, la mère d’Ôta, et Ôta sont aussi capturés. Tae raconte la famine dans son village, et l’offrande d’un enfant au dieu de la montagne pour apaiser sa colère et faire revenir les récoltes. L’enfant, Ôta, est donc abandonné à son sort dans un coin désert de la montagne devant un petit temple creusé dans la pierre. Mais son père n’a pu supporter ses pleurs et la ramené, fâchant ainsi le dieu.
 
 
 
 
On apprend que ceux qui détruisent les Yôi ou démons sont appelés Ayashi. On fait venir le prisonnier Yukiatsu et on lui ordonne d’être un tueur de démon ou Ayashi. En devenant Ayashi Yukiatsu ne sera plus vagabond. Dehors, le dieu de la montagne se manifeste, il veut récupérer son offrande : Ôta.
Par la suite on rejoint toutes les traditions de tous les pays en ce qui concerne la symbolique : le nom créer la forme ou donne la vie, mais les humains le cache sous un faux nom pour le protéger, sous peine d’être découvert et d’être ainsi annihilés. Ainsi dans cette histoire japonaise le vrai nom ou sens caché s’appelle Ayagami, qui évoque par sa sonorité l’origami. Ce n’est pas un hasard puisque dans son utilisation ancienne l’origami symbolise un dieu ou un esprit. On dit à Yukiatsu qu’il est capable de trouver le vrai sens des choses et leur vrai nom, mais son pouvoir vient d’un autre monde, de celui d’où viendraient les démons. (Là, je ne peux m’empêcher de penser aux extraterrestres).

Nouvelle apparition du jeune homme habillé en fille, il s’appelle Edo Genbatsu et fume toujours quelque chose coincé dans un long fume-cigarette. En attendant, Ôta s’est enfuie et dans la même plaine désolée où était construite leur « cabane » sous un tas de détritus, il creuse à nouveau le sol pour trouver cet « autre monde », car il dit qu’il ne devrait pas être ici (notre monde). C’est aussi cet autre monde que désir retrouver Yukiatsu, car il y a déjà été. Là, il s’agit d’un problème de choix : ou bien rester ici, ou bien partir dans cet autre monde. Toute sacralité exige un choix : embrasser le sacré ou pas ; « Tu fais ou tu ne fais pas » comme dirait Yoda.
 
 
A nouveau le dieu de la montagne se manifeste et attire à lui Yukiatsu. Le père d’Ôta aurait fusionné avec le dieu. Alors c’est le père qui veut être proche de son fils ? C’est ce que découvre Yukiatsu, puisqu’il devine le nom secret des choses.

Troisième épisode : La rivière cachée d’Edo la florissante. La petite troupe d’Ayashi vogue sur une rivière bien cachée et protégée par une immense grille. Ils arrivent à leur repère, et un petit temple Shintô porte le curieux nom de : Office des Études Occidentales, mais encore Temple Maejima Shouten. Le prêtre de ce temple n’est autre que Edo Genbatsu, le jeune homme habillé en femme, et il est descendant de mages ; pour donner des bénédictions ces mages doivent être déguisés en femmes. Yukiatsu avec son allure de beau mâle se demande si ce prêtre est vraiment un homme.
Dans cet épisode on apprend que les Ayashi mange le produit de leur chasse : les démons ; à les voir à l’image, cela doit être délicieux ! et très relevé...
Cependant la hiérarchie de ces Ayashi s’inquiète, car il y a un quota de Yôi, de démons à abattre ; comme pour la survivance des espèces, il ne faut pas trop en tuer, et aussi cela risque de froisser les autres dieux, surtout qu’il y en a des millions !
On apprend que les esprits qui logent dans des vieux objets s’appellent : Tsukumogami (un être inanimé peut acquérir une âme avec l’âge). Ainsi une vieille armure délaissée dans un grenier peut abriter un Tsukumogami.
Il se pose aussi la grave question de manger des animaux tués ou d’être plus ou moins végétaliste, ou végétarien. « Digérer des agonies c’est dégoûtant ! ». Et bouffer pour le plaisir quelques bouchées de chair, c’est priver une âme du Soleil et de la lumière, et de la vie. Donc manger de la chair des démons, c’est aussi un problème.
Le layout ou mise en page du troisième épisode est assez médiocre je trouve ; et le soin du dessin des personnages se relâche par moments ; l’histoire patine un peu.

Trois étoiles pour cette histoire historique fantastique, mettant en valeur des démons et Yôkai. Le graphisme des personnages est très artistique, on peut ne pas aimer notamment le traitement des yeux et des nez, surtout dans les gros plans ; et le genre de stylisation des personnages ne permet pas une mise en mouvement facile. Dans le scénario, la manière dont Yukiatsu se fait avoir, ou devient presque malgré-lui un Ayashi, n’est pas évidente. C’est une histoire qui peu dérouter... comme des démons... mais l’ambiance est bien poétique. Ensuite il y a trop de personnages, ou ils ne sont pas bien reliés les uns aux autres et pas assez typés.
Ce dessin animé reste important, dans le mesure où il cherche a respecter un équilibre dans l’harmonie de la Nature, et cela à l’aube de l’ère industrielle des banquiers, grands destructeurs de toutes choses.

M. Roudakoff
 
 
 
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Dernière mise à jour : 08-08-2009 22:09

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