UN est le TOUT sans lieu ni temps
 

Ecrit par Sechy, le 23-10-2021 20:43

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Tags : Aiguille, Argent, Artifictiche, Banque, Commerce, Convention, Croyance, Diable, Dragon, Égrégore, Enfer, État, Feu, Guerre, Images, Jardin, Marchandise, Nostalgie, Paradis, Peur, Pointe, Pouvoir, Racailles, Raison, République, Rêve, Serpent, Silence, Social, Spirale, Transhumanisme, Vie, Vierge

 
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UN est le TOUT sans lieu ni temps
Nous savons qu’il n’existe pas d’endroit
où Je ne suis pas ;
Il n’est rien qui ne soit à moi.
Comme cela Nous triomphons de la
limitation et du conditionnement.
ATTENTION : ce n’est pas le Great Reset qui
singe la suppression de la croyance à l’ego
et donc la fin de la possession avec son
« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux »,
car ne JAMAIS OUBLIER que le capitalisme
bouffe ou récupère absolument tout !!!
La soi-disante « non-possession » ne sera
que de l’ego ajouté à de l’ego, une
cautère sur jambe de bois, un masque
sur une persona, de l’ignorance sur
de l’ignorance. POURQUOI ?
 
Réponse :
« Les instructions spirituelles diffèrent selon
le tempérament des individus et leur maturité
spirituelle. Il n’est pas possible
d’instruire en masse ». (Ramana Maharshi,
entretien 107 du 29-11-1935).
Or, le Great Reset n’est qu’une mouture
du rêve d’un EMPIRE MONDIAL, UN ROYAUME
UNIVERSEL STYLE JÉRUSALEM CÉLESTE ET
MYTHES DES LENDEMAINS QUI CHANTENT ET
DÉLIRES POLITIQUES pour nous y foutre
tous dedans sans nous demander notre
avis et surtout sans tenir compte de
notre état de Vraie Libération ;
et cela ne s’obtient pas par des élections,
par un EXTÉRIEUR quelconque !

DEPUIS QUAND VEUT-ON « LIBÉRER » DE FORCE ?
QU’EST-CE QUE C’EST CE CONFORMISME
RÉVOLUTIONNAIRE ET POLITICARD ?
La folie des Great Reset depuis Jules César
jusqu’à 1789 consiste à exiger l’impossible ou
l’infini dans le fini, la félicité dans les
contradictions de la vie mortelle,
l’ego dans le bonheur.
Exactement ce même « impossible » qui est
ICI ET MAINTENANT : Le Royaume des Cieux est
en Vous », c’est gratuit et pour tous,
sans exception, sans condition.

La soif de communion en social et en réseaux
de tous connectés devient tyrannie ou
esclavage, et le respect des différences
devient INDIFFÉRENCE !
La fatalité de vouloir réunir c’est de chercher
l’unité au niveau de la limite ! Or qui dit
limite dit séparation.
La Seule Unité possible ou le sans limite
est le Renoncement à soi-même, donc tout
le contraire de cette république et de sa
démocratie amplificatrice des ego.


À ce propos de NON-DUALITÉ, NON-DIVISION PAR L’EGO, avant 1789 en France l’organisation du travail était CORPORATIVE (former un ensemble) dans les ateliers et dans les manufactures (on ne parlait pas encore d’usine et de machine ancêtre de « l’intelligence artificielle »…). Corporations qui ne donnaient guère qu’aux maîtres voix au chapitre, mais tout compagnon pouvait passer maître et trouvait en attendant une protection suffisante de ses droits ; de plus, l’ouvrier était Compagnon, c’est-à-dire convive du patron, goûtant au même pain, souvent assis à la même table, et se considérait comme de la famille professionnelle.

Cette organisation du pouvoir économique en un régime corporatif jouait un rôle considérable dans l’ordre social et par là même dans la vie politique ; elle s’harmonisait avec les mœurs générales et autres institutions publiques, parce qu’elle était un concept des mêmes idées en cours, de l’idée religieuse et du principe aristocratique qui avaient formé la communauté humaine. Non pas que la Corporation fut née forcément de la Confrérie, mais elles ne tardaient pas à se compénétrer dans un temps ou le spirituel était associé au temporel de tous les actes de la vie publique comme de la vie privée.
LE PRINCIPE ARISTOCRATIQUE DE L’ANCIENNE COMMUNAUTÉ VOULAIT QUE NUL NE FÛT CLASSÉ PAR SA RICHESSE, MAIS UNIQUEMENT PAR SA FONCTION OU PAR SON DON, SON APTITUDE, FIEF, CHARGE, PROFESSION ; CES FONCTIONS ET DONS ÉTAIENT NATURELS ET DONC POUR LA PLUPART DU TEMPS HÉRÉDITAIRES ET FAMILIALES.
C’est ainsi que le gouvernement de la Corporation n’appartenait pas à l’État mais aux maîtres, que les fils y succédaient à leur père de préférence à tous autres, enfin qu’au sein de ces familles professionnelles, qui se mariaient le plus souvent entre elles, se recrutaient non seulement les magistrats de la Corporation, mais aussi ceux de la cité ou du village. À Paris par exemple le Prévôt des Marchands venait ce la Corporation des magistrats.
Il y avait donc l’harmonie entre la Partie et le Tout.

Cette harmonie va être détruite PAR CONTRASTE avec l’invention du concept de l’INDIVIDUALISTE, SINGERIE FAISANT QUE CHACUN DEVENAIT DÉSORMAIS LE ROI LUI-MÊME (en fait singerie de la Réalisation Soi IMPOSÉE À TOUS) ; une horrible division entre le serf et salarié ouvrier et l’absolutisme du patron. Comme les citoyenisés devenaient le roi, le patron l’était forcément aussi : l’ouvrier était l’égal du maître en droits politiques, mais tomba dans une dépendance sans limites sous le pouvoir économique ; l’ouvrier ou salarié n’eut plus aucun droit sous ce rapport, aucun protection légale, aucun privilège ou avantage professionnel, aucun secours, et sa condition d’ARISTOCRATE SALARIÉ S’APPELLE À CE HUI : « PROLÉTAIRE ».

Évidemment par la suite de cet abandon de tout secours du prolétaire il y eut une réaction, mais encore à ce hui le patronat conserve sa croyance à l’ego et à l’individu créé par 1789 ; non seulement le patronat ne pratiqua pas l’association, mais il la combattit et laissa le prolétaire, le salarié dans une situation précaire face au patron, qui conservait sur lui droit de vie et de mort économique.

Ce sera la phase actuelle de la folie productiviste et technologique et la longue disparition étalée sur près de deux siècles des petits ateliers. Les multinationales bouffaient les petites manufactures les unes après les autres, et grâce à la technologie, les industries mettaient en œuvre des capitaux de plus en plus considérables, surtout à la faveur de la loi du 24 juillet 1867 sur la constitution des sociétés anonymes qui allait transformer le social. Ainsi il se créa un quatrième état, du fait de l’écart croissant entre la condition du salarié et celle de l’employeur nouveau Seigneur.

Sous le mode et le concept de « démocratie » de la guerre de tous contre tous on va inventer des « corporations libres » à la place des anciennes « corporations aristocratiques », et que c’est selon la mode « démocratie » qu’entre en piste la mode de la POSSESSION, c’est-à-dire la mode de la démocratie et de sons fameux « pouvoir d’achat ».
Cette évolution économique va conduire la communauté humaine : à la vocation du devoir, puis avec l’aristocratie à celle de l’honneur, et avec la bourgeoisie celle du calcul, le peuple lui donnera celle de la solidarité (très visible récemment chez certains groupes de Gilets Jaunes : ceux qui ne veulent plus de l’État, du salariat et de son système économique et du fétichisme de la marchandise).

Dans le continent appelé Jambûdvîpa se trouvait une grande montagne nommée Mahendra. Les forêts qui couvraient les versants de cette montagne abritaient nombre de saints et de sages. Au bas de la montagne coulait le fleuve Vyoma-Ganga et sur la rive vivait le saint Dirghatapâ, comme son nom l’indique il était l’austérité permanente incarnée. Cet ascète avait deux fils : Punya et Pâvana. Punya était un absolu réalisé du Soi, mais son frère Pâvana n’était pas encore complètement éveillé. Avec le passage du concept du temps qui coule, le saint Dirghatapâ qui s’était libéré de toute forme d’attachement et de désir avait prit de l’âge, abandonné son corps, et atteint l’état de pureté absolue. Utilisant la méthode des Yogis, son épouse le suivit. Devant le départ soudain de ses parents, Pâvana sombra dans le chagrin. Par contre, Punya accomplit les rites funéraires sans être affecté par le deuil. Il dit à son frère éploré :
”Frère, pourquoi t’infliger aussi terrible affliction ? L’aveuglement de l’ignorance est seul responsable du flot de larmes que versent tes yeux” (YV V,19). Notre père, suivi de notre mère, a quitté ce monde pour cet état de libération (ou état le plus élevé naturel à tous les noms-les-formes), et il est à présent l’être même de ceux qui ont maîtrisé le soi [l’ego]. Pourquoi t’affliges-tu alors qu’ils sont retournés à leur propre nature ? Par ignorance tu t'es liés au concept de « père » et de « mère », et te voilà qui te désoles pour ceux qui justement sont délivrés de l’ignorance ! Il n’était pas plus ton père qu’elle n’était ta mère et que tu n’étais leur fils. Tu as eu des pères et des mères sans nombre. Ils ont eu des enfants innombrables. Quant à toi, on ne compte pas tes incarnations ! Et, si tu souhaites pleurer la mort de parents, pourquoi ne consacres-tu pas tout ton temps à pleurer ces êtres sans nombre ?

Grand Être, ce que tu vous en tant que monde n’est qu’une apparence illusoire. En vérité il n’y a ni amis ni parents, et donc ni mort ni séparation. Use de ta vive intelligence pour approfondir la vérité : abandonne les notions de ‘je’, ‘tu’, etc. et « il est mort », « il est disparu ». Toutes ces notions sont les tiennes, mais ne correspondent pas à la Vérité.

Punya poursuivit :
Ces fausses notions de père, ami, etc., sont balayées par la sagesse de la même façon que la poussière est emportée par le vent. Ces liens ne se fondent pas sur la vérité ; ce ne sont que des mots ! Si on estime qu’untel est un ami, c’est un ami ; si on estime qu’il est l’autre, il est l’autre ! Quand on voit en tout ça l’unique Être omniprésent, où est la différence entre un ami et quelqu’un qui ne l’est pas .

Frère, étudie-toi en profondeur : « Ce corps inerte est composé de sang, de chair, d’os, etc. » Qu’est-ce qui correspond au ‘je’ là-dedans ? Si tu fais des recherches sur la Vérité, tu t’apercevras qu’il n’y a rien qui est toi ni rien qui est au ‘je’. Ce qu’on appelle Punya ou Pâvana est une notion fausse.
Toutefois, si tu penses toujours « Je suis », alors dans les incarnations passées tu as beaucoup de parents. Pourquoi ne pleures-tu pas leur disparition ? Tu avais beaucoup de parents lorsque tu étais cygne, beaucoup de parents arbres quand tu étais arbre, beaucoup de parents lions quand tu étais lion, beaucoup de parents poissons quand tu étais poisson, pourquoi ne t’affliges-tu pas pour eux ? Tu as été prince, âne, arbre des conseils avant d’être banian, tu as été mouche et aussi moustique, tu as été fourmi. Tu as été scorpion pendant six mois, abeille, et voilà à présent que tu es mon frère. Dans ces multiples incarnations, tu as pris naissance un nombre incalculable de fois.

Moi aussi, j’ai eu maintes et maintes incarnations. Je les vois toutes aussi nettement que les tiennent grâce à mon intelligence subtile qui est pure et me donne une vision claire. J’ai été arbre, chameau, roi, tigre, et maintenant je suis ton frère aîné. Pendant dix ans j’ai été aigle, pendant cinq mois crocodile, et lion pendant cent ans. Maintenant je suis ton frère aîné. Je me souviens de toutes ces incarnations que j’ai vécues dans un état d’ignorance et d’illusion. Dans toutes ces incarnations, j’ai eu d’innombrables parents. Desquels vais-je pleurer la disparition ? Quand j’y pense, je ne me lamente nullement.

Ce chemin de vie est jonché de parents tout comme une allée forestière l’est de feuilles mortes. Frère, qu’est-ce qui peut justifier le chagrin ou la joie en ce monde ? Abandonnons donc toutes ces concepts nés de l’ignorance et demeurons en paix. Abandonne le concept de monde qui se lève au sein de ton mental comme le ‘je’. Reste immobile, ne t’élève pas et ne chute pas non plus ! Tu n’as ni malheur, ni naissance, ni père, ni mère. Tu es le Soi et rien d’autre [le Royaume des Cieux est en vous].
”Les sages perçoivent la voie du milieu [le Fléau]. Ils voient ce qui est en ce moment. Ils sont en paix. Ils sont établis dans la conscience de témoin [Aiguille, Point Focal, Isis et sa chaise, le Christ…]” (YV V,20). Ils brillent telle une lampe dans l’obscurité, à la lueur de laquelle se produisent des événements (sans que la lampe y ait la moindre part).

Vasistha poursuivit [c’est Lui qui rapporte cette histoire] :
Ainsi instruit pas son frère, Pâvana s’éveilla. Tous deux demeurèrent illuminés. Ils jouissaient en permanence de la sagesse et de la Réalisation directe. Ils parcouraient la forêt selon leur bon plaisir, mais sans la moindre souillure. Le moment venu, ils abandonnèrent leur incarnation et gagnèrent la Libération finale, comme une lampe sans combustible.

”Appétit, besoin, désir (âsâ) : voilà la racine de toute peine, de tout chagrin, de toute tristesse, Ô Rama. Et la seule solution intelligente consiste à renoncer complètement à toutes ces envies et à ne pas les satisfaire” (YV V, 21). Le feu brûle d’autant plus qu’on l’alimente. Semblablement, les pensées sont multipliées par la pensée. Monte donc à bord du chariot du non-penseur et, d’une vision compatissante et infinie, considère les mondes engloutis dans la souffrance. Elève-toi, ô Râma.

Qui parcourt la terre avec le discernement comme ami et la Conscience infinie comme compagne ne devient par le jouet de l’illusion. Il n’est rien de précieux dans les trois mondes [rêve, veille, sommeil profond] que ne puis obtenir le mental libéré du désir. Ceux qui sont guéris de la fièvre du désir ne s’infligent pas la succession des montée et ces chutes inhérente à l’existence incarnée. Le mental n’accède à la complétude que par le Renoncement ou Putréfaction, non en se remplissant de désirs et d’espoirs [le salut, le messianisme]. Pour ceux qui ignorent l’attachement ou le désir, les trois mondes ont la larguer d’une emprunte de sabot de veau, et un cycle mondial tout entier ne représente qu’un moment. La clarté de la lune ne possède pas l’éclat d’un mental dégagé du désir, et l’océan n’en a pas la plénitude [puisque l’Univers est DANS le mental].

Une fois coupés les désirs et les espoirs qui sont comme les branches de l’arbre du mental, icelui recouvre sa nature propre. Si tu refuses résolument d’accueillir ces espoirs et ces désirs dans ton mental, alors tu ne sais pas ce qu’est la peur. Lorsque le mental est libre des mouvements de la pansée [l’idéation, qui est motivée par les espoirs et les désirs], alors il devient non-mental, et advient la Libération. Le processus du penser généré par les espoirs et les désirs porte le nom de vritti [déroulement, activité mentale]. Quand on renonce aux espoirs et aux désirs, il n’y  pas de vritti non plus. Une fois enlevée la cause aggravante, l’effet cesse. Par conséquent, pour rendre la paix au mental, retire la cause qui dérange, le fauteur de trouble qu’est le désir ou l’espoir [âsa].

Seul l’INFINI existe, le mental ne fait que des distinctions pour saloper le Saint Chaos !

Le désir ou le choix sont bien au-delà de ce qu’on appelle à ce hui : « minimum vital » : la faim et le froid nous imposent les fruits et légumes et la laine, mais le choix de l’étoffe et du restaurant dépend de notre ego et donc de notre « pouvoir d’achat » !

« Une fois né, vous cherchez à atteindre quelque chose ; si vous l’atteignez, il faudra revenir.
Rejetez donc tout ce verbiage ! Soyez ce que vous êtes. Voyez qui vous êtes et demeurez le Soi, libre de toute naissance, de tout mouvement, d’aller et de retour ». (Ramana Maharshi, entretien 181 du 13-3-1936).

C’est le « social » surtout qui impose « d’être né », ce fameux culte du ’moi’, culte appelé « démocratie » devenu l’idole du capitalisme et de son régime républicain. Culte du ‘moi’ associé au social engendre la vanité (honneur, privilèges, prestige, pouvoir, arrangements, etc.). Idolâtrie du social parce que l’ignorance du Soi fait ses ravages. Celui qui n’est pas dans sa Vraie Nature a besoin de ce social pour vivre et Faire/Fer parmi les autres.
Le Vrai Social : les Libérés vivants n’ont plus besoin du social parce qu’ils ne vivent plus en eux-mêmes : l’accueil parfait ou Royaume des Cieux exige la vacuité absolue.

À propos de la vritti (mode mental) :
Le ‘Je’ n’est pas connu dans le sommeil. Ce n’est qu’au réveil qu’il est perçu, associé avec le corps, le monde et le non-Soi en général. Ce « je associé » est appelé aham-vritti. Et lorsque l’aham ne représente que le Soi, on le nomme aham-sphurana. C’est l’état naturel des jnani [êtres libérés] ; il est appelé jnana [Connaissance] par les jnani ou bhakti [dévotion] par les bhakta. Bien que cet état soit toujours présent, même pendant le sommeil, on n’arrive pas à s’en apercevoir. Il ne peut pas être connu pendant le sommeil ; il doit être réalisé à l’état de veille. Il est notre vraie nature, sous-jacente aux trois états. Les efforts ne peuvent être faits qu’à l’état de jâgrat (veille) et le Soi doit être réalisé ici et maintenant. Ce n’est qu’après que le chercheur comprendra et réalisera qu’il s’agit du Soi permanent, que ni le jâgrat, ni le svapna (le rêve), ni la sushupti (le sommeil) ne peuvent interrompre. Cette expérience ininterrompue est donc l’akhandâkâra-vritti. Là, le mot vritti est utilisé faute d’une meilleure expression. Il ne faut pas l’entendre dans le sens littéral de vritti [mode du mental], sinon cette vritti ressemblerait à « une rivière semblable à l’océan ». La vritti est de courte durée ; c’est la conscience qualifiée et dirigée ; ou la conscience absolue, troublée par des pensées, des sens, etc. La vritti est la fonction du mental, tandis que la conscience continue transcende le mental. C’est l’état naturel et primordial du jnani ou de l’être libéré. C’est l’expérience ininterrompue. Elle se produit dès que la conscience relative s’évanouit. L’aham-vritti (la pensée ‘je’) est discontinue, alors que l’ahamsphurana (la lumière du ‘Je’-‘Je’) est continue, ininterrompue. Quand toutes les pensées se sont dissipées, la Lumière resplendit ». (Ramana Maharshi, entretien 307 du 27-12-1936).

Enfin : ÊTRE BIEN DANS SES POMPES COMME CENDRILLON AYANT TROUVÉ CHAUSSURE À SON PIED :
« …le connaisseur, la connaissance et le connu sont présents dans les trois états de veille, de rêve et de sommeil profond, bien qu’il y ait entre eux des différences subtiles. Dans l’état de transition, l’aham (le Je) est shuddha (pur) parce que l’idam (l’objet) a disparu – l’aham prédomine.
Pourquoi ce pur ‘Je’ n’est-il pas réalisé maintenant par chacun de nous, ou pourquoi n’en conservons-nous pas même le souvenir ? C’est simplement faute d’avoir fait connaissance (parichaya) avec lui. Et il ne peut être connu que s’il est perçu consciemment [à l’état ACTUEL de veille]. Par conséquent, faites des efforts pour y parvenir consciemment ». (Ramana Maharshi, entretien 314 du 3-1-1937).

[En référence à : Yoga Vasistha : L’histoire de Punya et Pâvana, traduction en anglais de Swami Venkatesananda (1921-1982)]
 
 

Dernière mise à jour : 23-10-2021 21:07

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