Naruto - Film 2
 

Ecrit par Sechy, le 25-06-2009 16:07

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Dessins animés, Goulags, Japon, Naruto

 
Naruto ナルト
Film 2
La Légende de la pierre de Guélel
 
Utopia : pays imaginaire où les gens sont heureux.
Ou : le Gouffre de la Chimère.
Se rappeler que le pouvoir est destructeur.
Ainsi il était écrit au-dessus du portail d’entrée de quelques goulags :
« D’une poigne de fer, nous conduirons l’humanité vers le bonheur ».
C’est exactement le sujet de la Légende de la pierre de Guélel.
 
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Naruto

Japanimation de 2005 sous forme de long métrage, sur une réalisation de Hirotsugu Kawasaki, d’après le manga de Masashi Kishimoto. Scénario de Hirotsugu Kawasaki et Yuka Miyata.
 
Dans le prologue ça se bagarre dur au son de cris divers, et dans des couleurs moutarde et marron. Apparemment certains êtres sous leur forme humaine sont des esprits. Donc ces humains sont attaqués sur une plage par des êtres en armures venant d’un immense navire de guerre, qui finit par leur envoyer des boulets.
Bon, ce n’est pas très bien animé, c’est fait au chiqué et trop réaliste pour avoir un sens vraiment artistique, sinon lyrique. Hélas, il faut illustrer : « les funérailles impériales du désert », et la réalisation suit ça au pieds de la lettre ! d’où un ennui.

Après l’intertitre, nous sommes dans des sous-bois chers au Bambi de Walt Disney avec effet de multiplans, mais ici certainement fabriqué en digital. Une espèce de furet folâtre insouciante, sous le regard de Naruto et de Sakura au son d’une musique avec solo de flûte traversière. En rigolant Naruto voit avec joie le furet se prendre dans un piège. Le troisième compagnon ne ressemble pas à Sasuke, il s’agit de Shikamaru.
 
 
La mission de nos ninja est donc de rapporter au village ce furet échappé. Naruto est toujours inconscient, il fonce sans aucun discernement.
On se modernise chez les ninja : ils sont équipés d’oreillettes pour rester en liaison les uns les autres. Ça ne les empêche pas d’être attaqués par le genre de mêmes êtres en armures que sur la plage de la séquence d’ouverture. La encore, le doublage en français et les dialogues n’arrangent pas l’intrigue, et la musique est en parfait pléonasme avec l’action : une copie du modèle américain, mais mal utilisé.
Il arrive une espèce de chevalier en armure qui donne du fil à retordre à Naruto. Et c’est parti pour la bagarre, avec une démultiplication des Naruto, sa spécialité en arts magiques. Et que je t’envoie des orbes tourbillonnantes et des tonnerres enragés... On peut dire qu’il y a beaucoup d’animation de fumées ! Et Naruto disparaît au fond d’une profonde crevasse avec le mystérieux chevalier.

Pas de panique, on le retrouve allongé sous une grande tente. J’aime bien la stylisation de Naruto sans son bandeau de ninja, et avec un bandage autour de son torse et avec un ravissant caleçon. Par contre, le personnage qui l’a recueillit est complètement raté au point de vue dessin. Et rassurez-vous, le furet est toujours là et bien vivant. Il est revenu au bercail, par « la force de la Nature ».
En attendant, Sakura et Shikamaru se retrouve seul, et face à l’énorme bateau forteresse de la séquence d’ouverture, avec tous ses hommes en armure.
 
 
Après ça s’embrouille, on tombe dans une séquence onirique semblant appartenir à la vie du chevalier, maintenant sans son armure et aussi blessé que Naruto. Ils ont été recueillit par des nomades se déplaçant sur des autruches. Il paraît que le furet est très âgé (plusieurs siècles !)
Le personnage du chevalier, avec ses yeux rouges, n’est pas d’un dessin réussit. Il explique à Naruto vouloir construire la ville d’Utopia, et il est étonné par la force des chakras de Naruto.
Dans l’antre du bateau forteresse, ressemblant un peu aux gravures de Riou et Bennett des romans de Jules Verne, Shikamaru a pénétré et il observe deux femmes « apprenties sorcières » devant des machines ressemblant au clonage ou incubateur gigantesque d’êtres mi-humain, comme dans le premier volet de Matrix.
 
 
Dans le campement des nomades, le chef est en colère contre Naruto, le furet a encore disparut, alors il estime que Naruto a raté sa mission. Il est étonnant que Naruto ne s’inquiète pas de ses deux autres compagnons. Par contre Sakura s’inquiète pour Naruto et elle essaye de retrouver les traces de la caravane des nomades.
Naruto rattrape le chevalier qui avait décidé de quitter les nomades. Il se nomme Temujin et va présenter Naruto à son maître, maître Aido... dans l’immense bateau forteresse. Ce sont ces gens qui veulent bâtir Utopia : un monde ou règne la justice et l’équilibre, et où les faibles ne sont pas opprimés, un monde sans guerre.  Maître Aido ne plaît pas du tout au furet, lequel a suivit Temujin qu’il à l’air d’apprécier.
Ce qui amène l’enchaînement concernant un doute à propos de l’équipe d’Utopia : Naruto suit Temujin jusqu’à la ruine d’une machine, et là une équipe de ninja, celle de la séquence du début explique qu’il ont été attaqué par les sbires d’Utopia. C’est simple !... En plus surgissent les deux femmes apprenties sorcière jongleuses de chakras. Il s’en suit donc une suite de scènes hallucinogènes aux couleurs vives, et de bagarres.
Beaucoup de fumettes, pardon de fumées dans ce deuxième film. A mon avis l’équipe de réalisation a fumé quelque chose !... et à la quarante-troisième minute, c’est la déferlante du sable mouvant qui vient exploser l’une des deux méchantes sorcières. Mais elle est coriace, un vrai paquet d’électricité. Et le paratonnerre de sable et les funérailles du désert vont-ils en venir à bout ? L’autre ninja revenu de son trip combat la deuxième sorcière.
 
 
C’est un film où il y a de la bagarre : on avait un peu laissé de côté Sakura et Shikamaru, pas d’inquiétude, les revoilà qui réapparaissent au grès du scénariste, et dans une belle bagarre avec les boîtes de conserves en armures et autre sorcière. Et nous ne savons pas encore ce qu’est « la pierre de Guélel ». Il semblerait que ces pierres permettent de construire des merveilles, ce sont nécessairement des Pierres philosophales en grande quantité, au vue de ce qu’en dit le vieux chef des nomades. A n’en pas douter, le scénariste a lu des bouquins d’Alchimie. Sauf qu’ici la pierre irradie dans les bleutés alors que la Pierre philosophale est décrite comme une poudre rouge d’une grande finesse. La pierre de Guélel existe en un gisement alors que la Pierre philosophale doit se « fabriquer » par un dur labeur.
Bien-sûr pour bâtir son Utopia, Temujin veut s’emparer des pierres de Guélel. Le furet est toujours de la partie.
On aura compris que le camp de Temujin et de son maître Aido ce sont les méchants du film, avec leur utopie bâti à coup de meurtres et autres destructions et surtout de pouvoir, alors que les gentils ce sont les ninja Naruto et sa bande pour lesquels l’amitié compte avant tout. Je me demande en quoi maître Aido est-il un maître ? car il se comporte comme un violent ! Les amis, préparez-vous à voir une nouvelle bagarre ! car avec Naruto : ça va barder !
 
 
 
Bon ! une étoile pas plus, et encore, parce qu’il y a des faiblesses au niveau du scénario, ici aussi comme dans le premier film de Naruto, il est construit selon le principe de la pelote de ficelle : on déroule et on va voir ce qu’il va se passer ; c’est risqué parce que le vrai méchant : maître Aido, est tiré par les cheveux et que la cause et effet en est bancal et vers la fin du film ça frise le ridicule tellement c’est outré voir scolaire : on retombe dans le sempiternel malade qui veut devenir le maître de l’univers. Je ne vois vraiment pas ce que vient faire l’utopie là-dedans ? On a un clin d’œil vers les antiques cités des Mayas ; était-ce des cités utopiques ? De plus le caractère des héros principaux, Naruto et compagnie, est moins travaillé et donc accrocheur que dans le premier film, sauf pour Naruto qui s’affirme un peu vers la fin.
Graphiquement je trouve les décors plus soignés que dans le premier film, l’animation des bagarres est intéressante, peut-être de qualité inégale ; mais par contre, le graphisme des personnages est plus médiocre et hésitant que dans le premier film, le traçage est épais et manque d’assurance.
La fin est sympathique et accrocheuse, et se veut bien-sûr spectaculaire.

M. R.
 
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 25-06-2009 16:30

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