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Sang, Druides et Gaulois Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 03-06-2013 00:22

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Amour, Anarchie, Argent, Banques, Bourgeois, Chaos, Communisme, Chronologie, Démocratie, Diable, Dictature, Dieu, Dragons, Eau, Église, Esprit, Europe, Feu, France, Goulag, Gouvernement, Guerre, Homéopathie, Illusion, Inquisition, Internet, Jardin, Justice, Labyrinthe, Laïcité, Libéralisme, Liberté, Maffia, Magie, Médecine, Métaux, Monarchie, Mondialisme, Morale, Mort, Nature, Opinion, Pagan, Paradis, Peur, Pierre, Politique, Pouvoir, Prisons, Ptah, Pyramides, Religions, République, Révolution, Rire, Robot, Royauté, Russie, Sagesse, Satan, Science, Sécurité, Sexe, Silence, Supplices, Synarchie, Tao, Télépathie, Temps, Terreur, Transformation, Vide, Volonté, Yokaï

 
 
 
Sang, Druides et Gaulois
 
 
Avec les habitudes de généralisation rapide propres aux Anciens, les Druides ont pu passer pour être à la fois les plus sanguinaires et les plus sages des prêtres alors que, selon toute vraisemblance, leurs pratiques et leurs théories étaient la banalité même. (Camille Jullian )

Première partie : Croyances de chez-nous : la sacralité gauloise
 
Tout de suite et sans tenir compte d’une quelconque chronologie tueuse, je commence par l’Origine. Notre Origine A BOUGÉ, Adam a bougé ! Selon le principe que TOUT EST MOUVEMENT QUOI QUE LE VOLONTÉ HUMAINE FASSE, nous sommes passé de la Déesse-Mère ou Mère-Nature chère aux Gaulois et à la plupart des peuples anciens au Patriarcat du Père-Culture (et technologie). Nous sommes passé de la personnalité tribale, familiale et communautaire protectrice à une personnalité individuelle où chacun serait Roi ou, et, Dieu, avec le rêve de rencontres extraterrestres, technologie moderne oblige, et avec risque que le rêve se transforme en cauchemar...
Nous sommes passé de l’Âge d’Or à l’Âge de Faire-Fer. La Chronologie tueuse s’installait : « le Grand Temps » mythique devenait le petit temps historique ou Chronologie tueuse. Le GRAND PAN se mourait. Cette transmutation plus ou moins naturelle devait affecter toutes formes de vie dans le monde des accidents : continents, mers, montagnes, campagnes et tous leurs habitants. L’espace mythique devenait géographique, repérable et donc géométrique. La DIVISION commença : les tribus furent séparées et chacune reçut sa diarrhée législative : rites, coutumes, lois. C’en était fini de la fabuleuse fantaisie, et Chaos-Source et de la Magie.
Nous sommes passé du Chaos au Cosmos où le principe de la loi de Cause et Effet ou dualité du sujet-objet succédait au principe du Merveilleux enfantin, ou principe d’incertitude et d’omnipotence magique.
Nous sommes passé de l’Âge d’Or à un âge où le Dieu Kronos ou saloperie de Chronologie dévore ses enfants. Âge des sacrifices humains (notamment chez les Gaulois) et donc âge de la cruauté et de l’horreur ; mais aussi âge de la créativité par excellence, car l’horreur du mental (que d’autres appelle « conscience ») prenait le pas sur le Chaos imaginaire. Pour les horreurs de la production du mental voir les tableaux d’un Jérome Bosch ou d’un Francisco Goya...
 
Avec les Gréco-Latins apparait cette individualité que nous connaissons depuis 1789. Nous passions d’un Moi ou soi collectif tribal à un Moi ou soi individuel différencié du groupe et capable d’assumer son autonomie face à lui ; ce que jusque-là seuls les chefs, les Druides, ou les Prêtres pouvaient réaliser ; cependant nous tombions dans le piège et la tyrannie de la libre pensée liée à la démocratie. Avec la révolution de 1789 et toute sa symbolique gréco-romaine, l’Apollon olympien et sa géométrie et ses compas-équerres de Grand Architecte de l’Univers nous ont foutu dans l’individuation, dans l’ego, et dans le mythe de la rédemption des religions du salut avec éloignement de l’Instant.

Cependant le passage du Moi collectif au moi individuel ne signifie pas abandon du Principe universel ou « Cause première », ou Principe des Principes,  mais est TRANSMUTÉ en une nouvelle Origine : la TRANSMUTATION : « Changement ou altération de la forme des corps, de manière qu’elle ne ressemble plus à celle qu’elle était auparavant, et qu’il ait acquis une autre manière d’être tant intérieur qu’extérieur : une autre couleurs, une autre vertu, une autre propriété, comme lorsque le métal est devenu verre par la force du Feu, le bois charbon, l’argile brique, la peau colle, le linge papier, etc. Toute transformation se fait par degré... » (réf. Dictionnaire Mytho-Hermétique de Dom. Antoine-Joseph Pernety).
Donc comme tout est MOUVEMENT, l’Origine change, comme nous sommes passé d’un Univers précédent à notre Univers actuel où le Cosmos de l’Instant nous fait vivre. L’Origine est devenu autre par le fait des TRANSMUTATIONS : transfert des éléments précédents en un autre Point Focal qui va devenir à son tour SOURCE pour les nouvelles manifestations dans le monde spatio-temporel, qui dépendra alors d’un Nouveau Point Focal, comme suite à un passage à travers la Stargate. C’est cela la FIXATION CAVALANTE. C’est ce que tentent de réaliser les Yahvistes depuis leur 5000 ans d’existence avec leur principe de « Royaume de Dieu (Yahviste) sur Terre », avec pour Point Focal leur Saint Fric...

Avec les Gaulois, et par rapports aux croyances religieuses et mœurs des Gréco-Latins, les croyances et mœurs gauloises apportaient LA MORALE en la Trinité suivante :
Honore les Dieux - Sois brave - Ne fais rien de mal.
Ce qui est extraordinaire, car les Gaulois, les Druides, pratiquaient les sacrifices humains. En plus ils croyaient en l’immortalité de l’âme, donc ils croyaient à l’Après-Vie. Selon Jules César la doctrine des Druides serait la métempsycose (une même âme peut animer successivement plusieurs corps humains ou animaux, et même des végétaux. Voir la réincarnation, et le Brahmanisme). Ainsi les Gaulois ne craignaient pas la mort (sauf que le Ciel ne leur tombe sur la tête, selon la tradition populaire bien connue). Aussi il n’est pas étonnant que les Gaulois soient très courageux au combat, et « la mort n’est que le milieu d’une longue vie... ». On retrouve cette notion de non crainte de la mort dans le Djihad pour défendre l’Islam.

D’après César les Druides sont les ministres des sacrifices, et César décrit des mannequins colossaux en osier que les Gaulois et les Druides remplissent d’hommes qu’ils brûlent. « Les criminels sont considérés comme les victimes les plus agréables aux Dieux mais, à défaut de criminels, on prend des innocents pour les immoler ». Ce genre de sacrifice s’adresse au Dieu Taranis (Taranus Dieu de l’Orage), d’autres Dieux « préfèrent » d’autres modes d’immolations : suffocation, pendaison. Ces sacrifices étaient aussi en usage en Italie, en Grèce. Les Dieux des pays classiques, dont ceux des Gaulois, admettaient des substitutions aux victimes humaines : des vies d’animaux et même l’offrande de simulacres, l’image de la victime remplaçant la victime (analogie). Dans des sanctuaires ont trouve des ex-voto représentant des parties de corps : bras, jambes, sexe, yeux... De plus la maladie est le signe de la colère d’un Dieu : le Dieu s’empare du malade, alors il faut lui faire lâcher prise en lui offrant l’image de la partie du corps qui est malade.

Comme déjà souvent évoqué ici sur le site, le mot PAGAN se retrouve associé à la Gaule.
PAGAN de PAGANISME (PAYSAN), donc à la fois pratique d’un culte et d’une croyance et habitant de la campagne. Les PAGANS en gaule et au Moyen-Orient sont les habitants de districts ; et le mot PAGANISME doit signifier : ANCIENS CULTES DE DIVERS GROUPES DE POPULATION.
Les Dieux sont associés aux lieux, et chaque famille gauloise possède à son foyer un autel avec les statuettes de ses Dieux (comme les Icônes en Russie dans les habitations). Mais le culte est surtout collectif, la ferveur religieuse s’exerçant par une sorte d’hypnose collective ; le sacrifice en est la conclusion, comme l’orgasme sexuelle.

Les Gaulois étaient déjà très conscient du drame que provoquait le FER (ou FAIRE), aussi lors de fêtes consacrées à la Déesse-Mère, tout le Fer et les armes étaient cachés, et aucune violence ne devait s’exercer.
Le temple, le lieu de culte est la forêt : à Orléans chez les Carnutes (considéré comme Centre de la Gaule, à égale distance de la source et de l’embouchure de la Loire), les Druides se réunissent chaque année en grande assemblée (Concile) au moment « agréé par les Dieux » et sur un sol qui leur appartient ; chaque tribu avait son Druide, et une réunion de 500 Druides constituait une véritable démocratie parce qu’alors il s’établissait un pacte d’alliance entre ces tribus, mais plutôt une alliance festive n’ayant aucune portée politique réelle ; cependant les hommes étaient relié entre eux par la même spiritualité, la même communion. Bien-sûr pendant cette assemblée avait lieu le sacrifice public : on immolait les plus solennelles victimes en l’honneur des Dieux...

Concernant le SANG, symboliquement il est comparable au vert de la Chlorophylle des plantes, et au rouge du Feu vulgaire et de l'Arsenic. Le Sang est le véhicule de la vie. Selon divers mythes le Sang donne vie aux plantes et aux métaux. Le Sang correspond encore à la chaleur vitale et corporelle, opposée à la lumière qui correspond au souffle et à l’esprit. Certains considèrent le Sang comme véhicule de l’âme. Ne pas oublier non plus la « communion par le sang » : on s’échange le Sang en guise de serment d’amitié, en guise de pacte. Les sacrifices humains sont bien dans les 10.000 ans de la Voie de l’Agriculture.

Je reviens sur les « immenses mannequins » d’osier où selon César on enfermait les victimes gauloises pour conclure leur culte à certains Dieux. Mais l’usage d’asperger d’eau un humain (baptême) est très répandu, comme celui de brûler un mannequin de paille et ensuite distribuer ses cendres sur les terres. Tout cela constitue un rituel précis de cérémonie de la Voie de l’Agriculture. Les Aztèques pratiquaient les sacrifices humains en faveur des récoltes (maïs), et aussi en Amérique Centrale et du Nord, dans quelques régions d’Afrique, dans des îles du Pacifique, et chez nombre de populations de l’Inde (jusqu’au milieu du 19è siècle).
Mircea Eliade dans son Traité d’histoire des religions explique que le sens des sacrifices découle de la théorie archaïque de la régénérations périodiques des forces sacrées. Régénération d’une force ou répétition d’un acte primordial, de type cosmogonique, originel. « Le sacrifice de régénération est une ‘répétition’ rituelle de la Création. Le mythe cosmogonique implique la mort rituelle (violente) d’un géant primordial, du corps duquel ont été constitués les mondes, ont poussé les herbes, etc. C’est surtout l’origine des plantes et des céréales qui est mise en liaison avec un tel sacrifice... Les herbes, le blé, la vigne, etc., ont germé du sang de la chair d’une créature mythique sacrifiée rituellement « aux commencements », in illo tempore. En fait, le sacrifice d’une victime humaine pour la régénération de la force manifestée dans la récolte poursuit la répétition de l’acte de création qui a donné vie aux graines. Le rituel refait la Création ; la force active dans les plantes se régénère par une suspension du temps et par le retour au moment initial de la plénitude cosmogonique. Le corps morcelé de la victime coïncide avec le corps de l’être mythique primordial qui a donné la vie aux graines par son morcellement rituel », écrit Mircea Eliade.

Selon divers auteurs, les Gaulois frappaient la victime d’un sacrifice d’un coup d’épée au bas côtés et, d’après ses convulsions, prédisaient l’avenir. Ils pratiquaient toutes autres genres de divinations : par les songes, les présages, par le vol des oiseaux. My God ! où va se nicher le mental humain apportant une telle dégénérescence !!! Et dans cette Voie de l’Agriculture ! hélas nous étions déjà dans les winners et les losers à l’Occidental : les Dieux les plus forts sont les Dieux magiciens, et parmi les héros les winners sont magiciens. Toujours les ravages du EYES CANDY et d’un Hollywood antique.


LES DRUIDES (Prêtres)

Une prêtrise qui s’est, peut-être, formée naturellement chez les Celtes. Au début de la civilisation Gauloise les Druides étaient à la fois Roi, juges et prêtres. En ce temps là tout était religieux ou divin, on ne distinguait pas ce qui était religieux de ce qui était public (voir laïc). Puis vint le temps d’une séparation du pouvoir temporel et spirituel : les Druides devinrent le clergé.
Les Druides sont les profs de la jeunesse aristocratique et des jeunes gens qui se destinaient au druidisme, mais aussi des autres jeunes. Leur rôle religieux  était de présider à tous les sacrifices.
Le Druide c’est l’Homme de Chêne !
Dru = racine grecque qui désigne le Chêne comme l’archétype de tous les arbres.
Ueid (dru-uid) : savoir ; du latin uidere (voir).
Uid : science ; uidu : bois. L’union des deux donne la science.
Deru = racine Celte qui veut dire Chêne et aussi force.
Dru-uid : très savant.

Vid = racine latine signifiant le Gui.
Wissen = en Allemand désigne le savoir.
Widu = racine Celtique qui désigne le bois.
(Pour les Celtes c’est dans la forêt que se trouve la Connaissance. Voir aussi l’universel Arbre de Vie)

Tous les Druides de la Gaule reconnaissent l’autorité de leur chef élu. C’est une organisation que ne connaît ni la Grèce ni l’Empire romain. Les Druides sont une caste sacerdotale alors qu’à Rome les pontifes sont un collège (une confrérie). Rappel : la classe est de la terre, la caste est de l’esprit (exemple la caste des Brahmanes en Inde). Les magistrats à Rome se recrutent par cooptation, alors que les Druides se recrutent par vocation ou de leur propre volonté, cependant nul n’était choisi Druide s’il n’avait été instruit par les Druides eux-mêmes. Les Brahmanes de l’Inde sont comme les Druides soumis à de longues études d’initiation (un noviciat druidique commençant très jeune et durant 20 ans), mais c’est la naissance qui fait le Brahmane. Chez eux, aucune trace de l’organisation druidique : pas de chef élu, rien des conciles annuels qui réunissent les Druides de toute la Gaule, aucune ingérence dans la vie sociale et politique. En Iran, les Mages forment une tribu et paraissent être unis entre eux par des liens de parentés ; comme le Brahmane, c’est la naissance qui fait le Mage. Rien de tel chez les Druides. « Un Gaulois n’arrivait pas à la prêtrise avant la pleine maturité, et sans l’expérience absolue des choses divines » écrit C. Jullian.

Les Druides ont à la fois le pouvoir politique et le pouvoir spirituel : ils commandent au Roi : le Roi est au service de l’opinion des Druides ; ce qui est logique car toute société commence par le divin pour ensuite dangereusement tomber dans le temporel, notamment à cause de l’aristocratie prenant la place du Roi.
Le Druide ne va pas à la guerre, c’est un savant ; à part cela il vit comme les autres hommes, rien ne l’écarte de la vie familiale, il peut acquérir des biens et devenir riche (selon César). Sa caste sacerdotale ne lui impose aucune restriction d’activité. Camille Jullian proposait de voir les Druides comme les héritiers de rois déchus de quelques Pagi (district) de Gaule. Camille Jullian explique que primitivement pouvoir religieux et pouvoir politique se confondent : le Roi est prêtre et il n’est Roi que parce qu’il est prêtre, parce qu’il est l’intermédiaire entre le Ciel et la Terre ; puis la fonction politique et militaire (pouvoir économique) se détache du pouvoir religieux : le prêtre se sépare du chef. En Gaule les Druides auraient hérité du pouvoir religieux des anciens Rois de petites tribus. Ainsi les Rois des Pagi celtiques qui possédaient le pouvoir religieux l’auraient abandonné aux spécialistes qu’étaient les Druides. Un Druide ou prêtre gaulois pouvait être choisi comme ambassadeur dans un pays éloigné.

Donc chaque Pagi ou district avait son ou ses Druides. Ils étaient membre d’un seul corps embrassant les prêtres de la Gaule entière. Tous ceux qui portaient le nom de Druide étaient réunis par les liens d’une fraternité « éternelle » (voir l’assemblée des Carnutes cité plus haut). Cependant les Druides n’étaient pas un corporation genre couvent, congrégation, collège ou société secrète comme déjà expliqué. Les Druides ne vivaient pas cachés genre réunion en loge franc-maçonnique. Évidemment un franc-maçon du 33è degré comme C.W. Leadbeater, dans son livre Rites Mystiques Antiques - Une brève histoire de la franc-maçonnerie, ne manque pas de rattacher le druidisme à la franc-maçonnerie ! « Même si les traces externes de leurs relations anciennes ont disparu »...
Les Druides étaient plutôt une FÉDÉRATION (alliance, union, groupement, association). Les Druides, pas plus que les nobles, n’étaient égaux en dignité dans leur fédération, qui était présidé par un grand-prêtre dont la souveraineté durait jusqu’à sa mort. À sa mort le plus élevé des prêtres lui succédait. S’il y en avait plusieurs dans la même hiérarchie : élection. S’il n’y avait pas d’entente possible : on passait aux armes ! Et l’épée décidait du vainqueur ! Cette épée, ce FAIRE et FER à la fois pour les winners et les losers...

Les Gaulois croyaient à l’immortalité de l’âme, leurs usages funéraires l’indiquent assez. Les Gaulois n’hésitaient pas à prêter entre eux des sommes remboursables dans l’autre monde, et qu’ils brûlaient ou enterraient avec les morts non seulement les choses qui leur avaient servi pendant la vie, ornements, bijoux, instruments, armes, mais même les êtres qui leur avaient été chers. Ils imaginaient l’Après Vie comme les Chasseurs-Cueilleurs du Paléolithique, et comme les Anciens Égyptiens.
Monde des Dieux, monde des Morts, des Vivants, des Élémentals et des Fées, tout cela se confond et est en relation étroite.
Pour les Gaulois, leur « Paradis » devait ressembler à celui des Germains et des Vikings : le Walhalla, là où des ruisseaux d’hydromel et de vin coulent aux pieds d’arbres chargés de fruits merveilleux ; la pluie est de la bière ; les porcs et les sangliers renaissent aussitôt mangés. Toujours jeunes et toujours aussi beaux, les guerriers sont armés d’armes étincelantes qui ne s’oxyde pas ; les batailles sont plus terribles que chez les Vivants et des fleuves de Sang coulent dans la grande plaine...

La perte de l’indépendance de la Gaule entraîne le déclin des Druides. Sous Auguste les cultes étrangers, dont le druidisme, étaient interdit aux citoyens seulement. Dès l’an 21 de notre ère, sous Tibère, une révolte décima la jeunesse gauloise à Autun où elle s’instruisait à l’école romaine. Les Druides furent réduit à des « illusionnistes » dans son sens actuel (charlatans de fêtes foraines) : il devinrent magicien, et tombaient sous le coup du décret de Tibère contre les Astrologues, les Magiciens et autres cultes étrangers. L’empereur Claude supprima définitivement le clergé druidique sous prétexte de la cruelle « inhumanité » de son culte. Les Druides continuèrent à enseigner dans des grottes et des forêts.
Dans la Gaule devenue romaine, la spiritualité gauloise se poursuivit, jusqu’au triomphe du christianisme sous l’impulsion de Constantin et de Théodose 1er.

La spiritualité gauloise se réfugia dans les campagnes, là où encore maintenant existe toujours le culte des Pierres, des Fontaines et des Sources, des Arbres et des Élémentals ; ce que nombre de Conciles s’empressa d’interdire peu après la promulgation de Théodose : par exemple au Concile d’Arles en 452 : « Si sur le territoire d’un évêque, des infidèles [sic] allument des torches, ou vénèrent des arbres, des fontaines ou des pierres, et que l’évêque néglige d’extirper ces superstitions, qu’il sache bien qu’il est coupable. Quant à l’organisateur de ces pratiques, si, averti, il ne veut pas se corriger, qu’il soit privé de communion ».
En 554 le roi Childebert 1er renouvelle l’ordre de détruire les idoles et les mégalithes.
La liste de ces Conciles inquisiteurs est longue, jusqu’à Charlemagne qui en 789 et 800 promulgue des édits et ordonne la destruction de toutes ces pierres, auxquelles les populations continuent de rendre un culte. Toutes les pratiques religieuses sont des aides à faire connaître le Soi, comme l’explique Ramana Maharshi à l’entretien 92. Ces pratiques sont donc des béquilles, du confort.

« La Vérité Suprême est si simple. Ce n’est rien d’autre que d’être dans l’état originel [être dans l’Instant, le Soi]. Il n’y a rien de plus à dire.
N’est-il pas étonnant que pour enseigner une vérité aussi simple il faille que tant de religions, croyances, méthodes en viennent à exister avec les discordes qui en découlent entre elles ? Oh quelle pitié ! Quelle pitié ! ». (Ramana Maharshi, entretien 96).

Malgré toutes ces TRANSMUTATIONS le Principe des Principes est éternel. On en a une illustration par l’Ouroboros : le Cosmos naît de l’Eau Primordiale par l’Esprit-Feu, et retourne à son élément primordial d’où sortira un nouvel Univers, et ainsi de suite.
Pour dépasser les Gaulois et les malades atteint de pouvoir aujourd’hui, il faut sortir de la dualité winner-loser, ou du trinitaire thèse-antithèse-synthèse de philosophistes bien dans la géométrie de la ligne droite. L’autre trinité est alchimique : Union des Contraires NATURELLEMENT (Taiji) ; ainsi disparaîtra le winner prolétariat et le winner capitaliste pour laisser place à l’AUTOGESTION ou Réalisation de l’Instant où tout prendra naturellement sa place.


[Références : Albert Grenier : Les Gaulois ; Arzh Bro Naoned : Pierres et Eaux - Pratiques cultuelles antiques ; Camille Jullian : Histoire de la Gaule ; Pierre Solié : Médecines initiatiques ; Ramana Maharshi : Enseignement, l’intégral ; Mircea Eliade : Traité de l’histoire des religions]
 
 

Dernière mise à jour : 03-06-2013 01:09

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