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Taiyou no Kisetsu Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 01-09-2008 02:14

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Dramas, Japon, Piano, Taiyou no Kisetsu

 
Taiyou no Kisetsu 太陽の季節
Season of the Sun
 
 
Takizawa chante le générique de fin de Taiyou no Kisetsu.

Drama en 11 épisodes diffusé au Japon sur TBS en 2000. Adaptation du roman de Shintaro Ishihara. La « vibration en sous porteuse » est la vengeance, la porteuse étant l’Amour qui ne tient qu’à un fil... le Soleil se lève bien tous les jours, donc chaque jour est une nouvelle naissance...

AH oui, au début on peut voir torse nu, sur un voilier, Takizawa Hideaki : je persiste à écrire qu’il est gros comme un haricot (c’est un compliment). Tsugawa Tatsuya, que joue Takizawa Hideaki, semble mécontent de quelque chose que nous ne connaissons pas encore : il raye la carrosserie d’une luxueuse voiture, celle des « amis » avec lesquels il s’offre une virée en mer dans un tout aussi luxueux voilier. Il semble faire à moitié partie de ces « gosses de riches », où le papa est le propriétaire ou le pdg d’une grosse entreprise, bref, de gros portefeuilles. Peut-être est-il attiré par le : « Il vaut mieux être beau, jeune, riche, bien portant que laid, vieux, pauvre et malade »...
 
 
 
Pour le moment il est très distant et froid, comme secret. De retour en ville, en traversant un parc, il aide une jeune fille que quelqu’un à bousculé par inattention : ses partitions de musique se sont envolées un peu partout. On peut se rendre compte que cette jeune fille : Izumi Eiko (joué par Ikewaki Chizuru), a une difficulté à marcher (elle à eu un accident 10 ans auparavant). Mais après des remerciements dignes des japonais avec fortes révérences, chacun s’en retourne dans une direction opposée, toutefois en hésitant. Pour que ça dur sur 11 épisodes, il faut un petit catalyseur : lors du ramassage des partitions dans le parc, Tatsuya à remis par « accident » dans le sac de Eiko, une fiche permettant à la jeune fille de l’identifier, et il a emporté une page de la composition musicale de Eiko. On s’aperçoit vite que Eiko vit dans une grande maison luxueuse, avec une gouvernante inquiétante (en faîte une salope), à l’allure sévère, ce qui est renforcé aussi par la luminosité vieillotte qui se dégage de la chambre de Eiko.
 
 
 
Tatsuya se rend en smoking à une partie chic chez l’un de ses « amis » Sahara Shinji (joué par Takaoka Sousuke) qui fête son anniversaire. Bizarrement tous les invités vont au minimum par deux et avec un verre à la main : aucune personne n’est seul et sans verre !... Mais on est dans le monde des « affaires », même pour fêter un anniversaire... Business business... C’est ce que se dit, et avec moi, Tatsuya. Là encore dans cette « fête », la luminosité est plombé, il se dégage une tristesse, une rigidité désolante malgré les rires forcés et les applaudissements forcés eux aussi, et des conversations d’une platitude à mourir. Tatsuya à l’air de flotter dans la fête de cette société d’entrepreneurs, il est présent, mais pense à une foule de choses. Trouvant une bague avec diamant, il la jette dans la piscine de ces richards, puis quelques temps plus loin il plonge tout habillé pour la ramener. Du coup il est obligé de porter une chemise de Shinji... Nous ne savons pas encore à quoi joue Tatsuya et pourquoi.
 
 
 
Retour chez la pianiste qui étale ses doigts sur le clavier d’un piano Yamaha long comme un autocar, et à côté d’une enceinte acoustique à plus de 1000 euros pièce, vous imaginez alors la dimension de la pièce... La mère de Eiko (encore une mère castratrice et qui fait espionner sa fille par la gouvernante), pianiste pianoteuse (virtuose), lui dit que la musique qu’elle écrit est enfantine et n’est pas de l’art. Le piano est un gros instrument où il n’y a pas besoin de fabriquer sa note ; on tape sur une touche de plastique ou d’ivoire, et le son sort, reste à mettre du phrasé dans la pression sur la touche ; au violon, au hautbois, pour fabriquer sa note c’est une autre histoire...

Tatsuya dit qu’il n’a jamais eu des problèmes d’argent puisqu’il est le fils unique d’une riche famille, et en plus dans le futur il va hériter de l’entreprise de son père. Ainsi est l’histoire qu’il raconte à tout le monde... et nous ne savons pas encore ce que sont devenus son père et sa mère. Mais comme écrit plus haut, s’il est pauvre, il est beau, jeune et en bonne santé ! Cette séquence d’explication en son off, là encore, est renforcé par la luminosité : tout dans les gris brun sombre, et ça nous montre la presque pauvreté dans laquelle vit Tatsuya. C’est sans doute pour échapper à cette situation qu’il fréquente les riches, et en voulant peut-être leur faire du mal, ou en les méprisant. Ça semble plus flagrant quand on voit Tatsuya jouer au billard avec ses « amis » ; et amorcer par des regards discrets un flirte avec la fiancée de Shinji...
 
 
 
Ça se passe pas naturellement pour Eiko, elle réussit à retrouver Tatsuya dans le parc entouré de sa bande de riches, mais il la repousse froidement objectant qu’elle fait erreur. Comme la première fois, ils repartent dans une direction opposée, mais avec des doutes... Triste triste, angoissant, émouvant comme savent le faire les Japonais : rongé de remords, Tatsuya flaque là ses « amis » et court rechercher Eiko... Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire ! En plus pour enfoncer là ou ça fait mal, Eiko à droit à une gifle de la main de sa gouvernante.
Le pauvre Tatsuya travail comme manouvrier sur un chantier (les travaux que les autochtones ne veulent pas faire et qu’ils font réalisé par des émigrés ou des clandestins). Les remords font souffrirent Tatsuya. Mais rassurez-vous, les coïncidences chères à Jung et au scénariste vont souffler un apaisement des cœurs pour Eiko et Tatsuya, et calculé pour tomber sur la fin de l’épisode un.
 
 
 
Dans le deuxième épisode, ils s’échangent leur nom, c’est déjà ça et bien tendre. A nouveau, mais avec la variante de connaître leur nom réciproque, ils partent dans une direction opposé, comme un refrain musical.
Les choses sont lentes à se mettre en place, et si Tatsuya joue au fils unique de riche, c’est pour mieux se rapprocher du fils du banquier de la Wakaba Bank.

Eiko est surprise, elle ne s’attendait pas à recevoir un appel téléphonique de la part de Tatsuya, si bien qu’espionné par la gouvernante de sa mère, elle est forcé de sortir en douce. Le rendez-vous ne se passe pas comme prévu... Un « ami » de Tatsuya, Motoshiro Naoto (joué par Oshinari Shugo) celui-là ami à l’envers : il souhaite sa mort... Je ne veux pas vous gâcher le plaisir de regardez le drama, on le trouve encore et avec quelques difficultés en fichiers Bill Torrent.

Par la suite le refrain du chemin opposé joue encore, puisque Eiko se trouve en difficultés, et Tatsuya concrétise son flirte avec la petite amie de Sahara Shinji... Tout ça sur fond d’orage avec éclairs. Par moments la musique est belle et nostalgique : des solos de hautbois mêlés de phrases aux cordes peuvent faire naître des larmes.
A un moment Tatsuya prend une claque sonore que lui donne la petite amie de Shinji : c’est bien réalisé, Tackey tourne la tête au bon moment et ne reçoit bien-sûr pas une claque réelle, si ce n’était pas synchrone, et bien il prendrait une vraie claque le pauvre.
 
 
 
Dans l’épisode trois, Sahara Shinji voudrai être le meilleur allié de Tatsuya, ce qui renforce l’intrigue... Tatsuya lui dit qu’il n’y a rien entre lui et Eiko... il continue donc sont jeu de mensonges... Apparemment le refrain du chemin opposé reprend avec « l’amour » que porte Tatsuya à Komiyama Yuki (la petite amie de Shinji, et joué par Matsumoto Rio), délaissant momentanément Eiko. Justement au moment où ça va mal pour Tatsuya, il reçoit un coup de téléphone de Eiko qui lui fait écouter sa composition au piano, ce qui me rappel l’anecdote d’un ami à propos du compositeur français : Gustave Samazeuilh, qui faisait écouter une de ses œuvres au téléphone de Paris à New York, j’imagine le prix de la liaison téléphonique vers 1940... et la qualité...

A la fin de l’épisode trois, Tatsuya veut voir Eiko, manque de bol, ou à nouveau refrain, Eiko est en concurrence avec le flirte de Tatsuya : Komiyama Yuki... et juste devant ses yeux. Que les coïncidences sont cruelles, ici celles du scénariste. Musicalement parlant, il se produit une variante de la première rencontre entre Tatsuya et Eiko, où Tatsuya s’était conduit avec elle comme un salaud, en ne pouvant pas laisser de côté un instant sa bande de faux amis. Il ne sait pas comment se conduire ! Quel chemin prendre ? Pour l’instant il prend le mauvais... il le dit lui-même ; heureusement comme il dit, qu’il a toujours la possibilité de revenir sur ses pas, au son terriblement nostalgique du hautbois dans la bande sonore.
 
 
 
Il faut attendre l’épisode quatre pour savoir le pourquoi de la volonté de se venger de Tatsuya : Dans son enfance, La Wakaba Bank à supprimé les prêts à l’entreprise dont son père était propriétaire, amenant une faillite, et obligeant ses parents à vendre tous leurs biens ; son père n’a pu le supporter et il s’est suicidé. On a alors enfoncé le clou en accusant son père de faiblesse. Comme s’il n’y avait que the winners and losers in life. Comme écrit plus haut, cette mère castratrice d’Eiko, tel la mère d’Hiraku dans le drama Majo no Jouken, elle ne veut pas le bonheur de sa fille Eiko, mais elle veut la tuer, psychologiquement parlant, en interdisant à Tatsuya de revoir sa fille... En attendant, Tatsuya se perd avec le corps de Komiyama Yuki... Et biens-sûr, dans le chemin opposé, Eiko le cherche, elle serai comme l’âme que doit chercher Tatsuya. Car Eiko est comme une âme insaisissable, elle est le volatil, dans le sens alchimique du mot, Tatsuya va devoir « fixer le volatil » s’il veut réaliser le Grand Œuvre... Dur labeur pour lui, pour ça il court beaucoup dans ce drama, dans tous les sens du terme d’ailleurs.

Intéressant le roman de Shintaro Ishihara. Intéressante la réalisation, comme je l’ai déjà écrit, elle joue sur la luminosité et donc les couleurs pour typer l’intérieur de l’âme des personnages de l’histoire : l’ambiance du billard, du bar où les fils de riches se réunissent, du logement de Tatsuya, etc. Elle joue sur le rythme.
Quatre étoiles, surtout pour Takizawa Hideaki, plus beau que jamais, et sexy dans ses jeans moulants. En plus il est très convaincant et émouvant, malgré son apparente froideur et son ambiguïté lié à son personnage de l’histoire. Ikewaki Chizuru est touchante aussi, avec sa fraîcheur naïve, sa fragilité. Et moi aussi j’aimerai bien avoir pour ami un fils de banquier, mais pas pour lui vouloir du mal.
(La partition en début de page est de ma composition).


Michel Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 12-09-2008 00:23

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