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Halfway Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 24-04-2010 17:47

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Amour, Films, Japon

 
Harufuwei
(Halfway)
ハルフウェイ
 
 
http://www.imdb.com/title/tt1382627/
Sur AsianMediaWiki

Film japonais de 2009, réalisé par Eriko Kitagawa, sur un scénario de Eriko Kitagawa et Shunji Iwai.
 
Une jeune lycéenne flirte avec un lycéen. Leurs jours heureux et capricieux sont interrompus par une question essentielle : quelle université chacun choisira. La jeune fille ira dans une université locale, alors que le garçon hésite à lui répondre qu’il ira dans une lointaine université. La jeune fille supplie son ami de ne pas s’en aller et ils commencent à réfléchir sur les priorités dans la vie.
 
 
 
Deux collégiens à vélo sur une route ; des collégiens dans une salle de sport jouent avec un ballon ; tout ça sur fond d’uniforme, que ce soit pour le lycée ou le sport. Avec en plus un côté « perte d’équilibre » donné par une caméra portée. Peut-être est-ce pour illustrer le malaise d’une jeune collégienne : Hiro Konno (joué par Kii Kitano). Du coup elle est privée de match. Il s’ensuit un étrange dialogue, un peu crispant, entre sa camarade à l’infirmerie où toutes deux se trouvent allongées.
Ce début fait penser à un documentaire amateur. Le rébus associant infirmerie et match fait conduire une troisième personne aux petits soins. Il y entre un grand gaillard maigre qui saigne du nez. Il s’appelle Shinozaki Shu, et la fille allongée, Hiro, qui s’était endormie, dit qu’elle a rêvée de lui.
Sans transition : Hiro et le garçon qui s’appelle Shu (joué par Masaki Okada) se retrouve dans le gazon au bord de l’eau, avec leur vélo à côté d’eux. Là encore, la séquence dégage un étrange surréalisme, une réelle poésie tant il se passe peu de choses, intenses ou non peu importe. Pour l’instant c’est Hiro qui « fait marcher » le garçon.
 
 
 
 
Par la suite la réalisation ne s’embête pas avec la publicité : Hiro et Shu se retrouve devant un « cracheur » de boissons avec le panneau d’un célèbre marque de distribution de boissons. Et c’est là qu’ils se questionnent de savoir dans quelle université ils entreront : Hiro à Sapporo, et Shu ne sait pas ; ce qui en secret à l’air d’inquiéter Hiro car une fois dans son lycée elle demande à un camarade de Shu où celui-ci va aller, il donne une réponse : Waseda, à Tokyo. Du coup elle n’est pas contente. Là encore elle veut « mener la barque » et teste le garçon... qui n’arrive pas à prononcer le nom de son université ! Du coup, c’est tout juste si elle ne va pas lui « casser sur la figure la poêle à frire ! » S’il existe des associations de défense des femmes battues, là il va falloir créer une association des hommes battus, style : S.O.S. Hommes Battus.
 
 
 
 
Là encore, la situation est étrange, tant Hiro insiste, et tant le pauvre Shu ne sait quoi faire car il semble bien aimer Hiro et en même temps être sur un autre monde. Bref pour le moment ça ressemble à de l’amour vache ! En tous cas Hiro est bien capricieuse.
Shu va demander des conseils à son prof de gym sur ce qu’il doit faire, car il s’agit d’une grande décision dont dépendra son futur. Tout est-il tracée d’avance ? ou avons-nous le libre arbitre en « fabriquant nous-même le futur ? »
Les deux comédiens principaux sont formidables de naturel.
 
 
 
 
Par la suite ce n’est pas gagné, surtout pour Shu, qui continu a se faire mener par Hiro : elle considère que leurs relations sont rompues, alors que Shu n’est pas au courant ! et il tient à elle...
Comme aux États-Unis, les Japonais ne jurent que par l’université, sans cela on est rien... ou un loser, un ronin au Japon (un samouraï qui n’a pas de maître, ou un étudiant qui n’a pas réussit à entrer à l’université).
On retrouve une jolie séquence où Shu tente d’étudier en vue des examens allongée dans l’herbe, tandis que Hiro s’amuse avec des feuilles mortes.
Une autre séquence bien poétique : conversation téléphonique entre Hiro et Shu, drôle et émouvante car faite avec des petits riens ; difficile de faire ça avec la banalité d’une conversation téléphonique ! ou des scènes où les personnages boivent, ou ferment des portes. Bravo au réalisateur et aux deux comédiens.
Autre séquence émouvante : Hiro se rend compte qu’elle dirige égoïstement la vie de Shu, aussi supplie-t-elle Hiro d’aller dans l’université de son choix.
 
 
 
Film bâti façon documentaire, en caméra portée, avec peu de musique et surtout sans orchestration symphonique (juste un piano), presque un tournage en sons réels. Film qui fait penser au Haïku par la simplicité de la trame et de la mise en scène et de l’endroit ; chronologie peu respectée heureusement ; lenteur qu’on ne connaît pas dans les films occidentaux. Tout se passe sous un ciel de Normandie : très gris et bas, prêt à pleuvoir par une saison de début d’automne où toutes les couleurs sont renforcées, surtout les verts et les jaunes.
 
 
 
Quel plaisir ! Enfin un beau film qui ne suit pas la trame du scénario à la Aristote.
Quatre étoiles sur quatre pour ce joli poème existentiel et l’éternelle histoire d’amour, ici bien délicate et original ; mais toutes les histoires d’amour sont originales... Encore bravo aux deux jeunes comédiens, et au scénario du réalisateur. Halfway me fait un peu penser à Gerry de Gus Van Sant, de par « l’espace qu’il y a entre les choses », et par le naturel dans lequel joue et se trouve les deux héros.

M. R.
 
 
 
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Dernière mise à jour : 24-04-2010 19:00

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