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MAISON SACERDOTALE 2 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 22-10-2010 01:06

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Alchimie, Dieux, Esprit, Instant, Maison, Nature, Sagesse, Science, Souffles, Symboles, Tao, Yôkai

 
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MAISON SACERDOTALE 2

Ou Maison de la Spiritualité
Partie 2
 
 
 
Taocratie page 1
Taocratie Maison de l'Économie
Taocratie Maison Sacerdotale 1

Il est a remarquer que la conception Hindou cherche a échapper à l'illusion du monde spatio-temporel et des vaines apparences sans cesse renaissantes (d'où la théorie de la réincarnation) ; alors que l'Égypte ancienne nettement optimiste et considérant et exaltant la vie (voir la preuve sur ses fresques et sculptures), cherche à s'immiscer au sein même du rythme de la vie pour ne le jamais perdre. La différence est donc fondamentale.
Important aussi de distinguer la Taocratie de la Théocratie. La Théocratie rayonne plutôt sur l'ensemble de la population, elle est collectiviste ou socialiste ; alors que la Taocratie, comme le Tao, s'occupe de l'individu, c'est une spiritualité personnelle. Le Taoïsme selon Henri Maspero joue un rôle analogue à celui de l'Orphisme et des Mystères dans le monde hellénique, pour finir par céder la place à une religion d'origine étrangère : le Bouddhisme.
Le Taoïsme se développa d'une façon prodigieuse dans l'empire des Han (-200) et atteignit son apogée sous les Six Dysnasties (+900).
 
Pour preuve de l'Égyptien ancien attaché à la vie, mais formant un ensemble, y compris la mort, il redoutait une fois mort d'en être réduit à pratiquer le cannibalisme : manger ses propres excréments et boire son urine. Aussi avait-il rédigé des formules spéciales destinées à éviter à sa mort, aux morts, ce cannibalisme des entrailles. Il craignait de manquer de nourriture durant sa vie éternelle. Dans les pays orientaux, on place des fruits et des fleurs devant l'autel d'une divinité. Tout est vivant, même un caillou.

Pour voyager dans l'éternité, il est nécessaire d'y retrouver tout ce qui faisait les charmes de l'existence dans le monde spatio-temporel. Ainsi, dans le Livre des Morts, ou Livre de Sortir au Jour, des chapitres entiers sont consacrés à la réunion du défunt avec ses proches. Il ne fallait pas moins qu'un décret divin : "Sceller un décret concernant les proches parents. Faire que les proches parents soient unis au défunt dans la nécropole : Geb, le Prince des dieux  a donné ordre que mes proches parents me soient donnés, mes enfants, mes frères, mon père, ma mère, mes serviteurs ainsi que tout collègue qui s'est gardé des actions de Seth".

Concernant le mot Pouvoir, à cette lointaine époque il était associé à la Magie, et même encore maintenant le mot pouvoir "enchante", ou mieux ensorcelle ! Voir l'attirance pour les jeux d'argent genre Loto de la triste et diabolique Française des Jeux ; diabolique car maintenant à chaque pub radiophonique de cet organisme, à toute vitesse, le speaker glisse quelques mots sur l'addiction aux jeux ! Même chose d'ailleurs en ce qui concerne d'autres "biens de consommation" genre assurance ou objet quelconque.
Si nous attachons une "croyance matériel" au pouvoir de l'image, les anciens Égyptiens avaient la même attraction, en vertu de ce qu'il est exposé sur la page Maison Sacerdotale 1 à propos de magie. Mais à notre époque nous ne pratiquons pas le même genre de magie... plutôt la magie noire du mercantilisme poussée par les Couilles en OR. C'est tout de même de la Magie !
En Égypte l'efficacité de l'image se retrouve peinte sur les murs de maints sanctuaires et temples. Aujourd'hui encore, tout au long des parois dans les temples déserts, les liturgies antiques se perpétuent, muettes comme il se doit, et donc éternelles, selon la volonté de ceux qui les avaient conçues pour suppléer aux défaillances toujours possibles des humains.

Les Anciens Égyptiens étaient à la fois merveilleusement irrationnel et rationnel. Voir le bon sens incroyable de quelques uns de leurs Hiéroglyphes. Par exemple pour le problème de l'immortalité, ils rappelaient sans cesse aux adeptes d'Osiris qu'il y aurait un jugement outre-tombe auquel personne n'échapperait.

Pour les Égyptiens, le Cœur était le siège de l'intellect de la conscience, ce qui correspond au mental ou au soi (vulgaire), à l'ego, décrit par Ramana Maharshi.

Comme écrit sur la page consacré à la partie 1 de la Maison Sacerdotale, notre monde et celui de l'Égypte ancienne ont un rapport essentiel à l'IMAGE, comme d'ailleurs le Moyen-Age. Mais dans ces époques pas si anciennes, la symbolique était caché et refermait un sens caché, comme tout symbole peut se lire à plusieurs niveau selon la compréhension de celui qui l'examine (qui a des oreilles pour entendre entende, exprime la statue du Bouddha avec ses oreilles pendantes). Les mystères les plus important, comme en Alchimie, ne peuvent se représenter que par images. A notre époque c'est l'inverse, il faut que l'image bombarde, frappe, agresse... pour vendre ! On en revient toujours à ça.
En plus de 3000 ans d'existence, la civilisation égyptienne n'a jamais voulu abandonner ses images, elle les conservait précieusement tout en ajoutant de nouvelles images et représentation, fussent-elles contradictoires, comme des strates et couches d'humus avec les roches pour base. Il sera donc des cas où le réel dans cette accumulation semblera insaisissable.
Important : comme tout symbole, comme en Alchimie, on ne doit jamais voir un symbole fixe mais toujours en MOUVEMENT, cela donne donc des thèmes et des variations qui se permutent, et ainsi un renouvellement de couches d'images et de jeux sans fin. Ainsi, les dieux peuvent changer de parents, de conjoints, ou d'enfants ; Seth devient le côté obscure d'Osiris, etc. Donc le mot dieu en Hiéroglyphe s'écrit Neter, ou Nuter, qui a subsisté en copte sous la forme de Noute ; cela donnera en grec : Theos. La notion qu'il recouvre a pu passer du polythéisme au monothéisme sans problème.

Une Taocratie, Théocratie comme l'Égypte c'est le polythéisme bien-sûr, avec le monothéisme.

Pour en revenir aux symboles, heureusement que personne ne comprend vraiment "comment ça marche", car alors le monde pourra en mourir. Des personnes cherchent par moyen de scanner à trouver "les neurones de la foi", sur des personnes en état de méditation. C'est aussi terriblement humain "qu'inventer le temps", et le vendre, ce qui donnera l'usure.

Comme dans l'exemple de Hugo Morichini donné dans la page précédente de la Maison Sacerdotale, la SIGNATURE d'un lieu donnera un dieu local, comme les Yôkai au Japon attaché à un élément : terre, eaux, matière, objet, etc. Ainsi Ptah est attaché à Mur-Blanc ou Memphis, Atoum à Héliopolis. Chaque dieu possède sa maison, c'est pourquoi dans cette fiction de Taocratie j'ai baptisé les trois pouvoir en trois Maisons.
Actuellement tout est inversé : Ciel est masculin, à l'image du Dieu des chrétiens vieux et barbu, ou de Moïse ; et Terre est féminin, comme la matrice. En Égypte c'est le contraire : Ciel est féminin (la Vache du Ciel) et Terre est masculin. En Alchimie il existe bien un Ciel terrestre et une Terre céleste.

À la façon des poupées russes, dans la Maison Sacerdotale sera mise la Maison de l'Or, où aura lieu la cérémonie de résurrection du dieu mort : Ptah, le né de lui-même et prototype d'Osiris. Osiris si lié au monde physique, comme le laisse voir l'image de Ptah gainé dans ses bandelettes ou scaphandre. Ptah devient donc plus tard Osiris et sera Dionysos chez les Grecs.

IMPORTANT : les théologiens égyptiens avaient souvent des conceptions bien plus synthétiques, faisant une synthèse meilleure que celle qu'on pourra faire dans notre monde actuel, car ils n'analysaient pas à la façon de l'analyse et de la logique de ces ergoteurs de Grecs.
L'analyse est mentale (duelle : sujet et objet), et ne permet pas d'atteindre la Vérité (non duelle).

Comme pour les Chinois et le juste milieu, les Égyptiens faisaient de même : les rapports sociaux devaient être équilibré. De même qu'un siège ou une table doit être en équilibre, de même l'acte humain doit se dérouler selon un plan parfait. Et c'est là qu'intervient la déesse Maât, ma préférée avec Ptah. Le monde a été "fixé" une fois pour toute par le Créateur à l'Origine, il ne faut pas que sa marche dévie en quoi que ce soit. Le seul problème est que cette fixité ne devienne pas un tombeau, et par certains aspects c'est ce qui est arrivée à l'Égypte. C'est pourquoi je parle souvent de Fixité Cavalante. Car l'harmonie d'un monde ordonné, comme de toutes civilisations, peut s'effondrer à la moindre minuscule faute ou erreur, et s'effondrer pour retourner au néant. Se conformer à Maât en tout est le seul moyen d'échapper au retour à l'indistinction originelle ou Instant ou Source.

L'INSTANT :
le roi ou élu devait se fondre en l'Instant, ce sera pour lui le moyen de participer à l'éternité du mouvement cosmique éternelle. Le roi ou élu est donc un Soleil délégué sur Terre ou du moins dans son pays étant Taocratie. Il sera parmi le peuple comme une bougie dans un temple parmi d'autres innombrables bougies. Simplement le roi ou l'élu sera la PREMIÈRE BOUGIE ALLUMÉE, sans autre pouvoir de hiérarchie.

La plus forte théologie se retrouve bien à l'époque de PTAH (il y a environ 4800 étés)
Ptah est le dieu au beau visage, chose unique dans le panthéon égyptien. Il est orfèvre et sculpteur. Les dents et les lèvres de Ptah ont parlé la Création.

Son Ennéade est devant Ptah en tant que dents et lèvres, c'est-à-dire semence et main d'Atoum. En effet, l'Ennéade d'Atoum était venue auparavant à l'existence au moyen de sa semence et de ses doigts. Or, l'Ennéade c'est les dents et les lèvres dans la bouche même qui a nommé toute chose par son nom, d'où sont sortis Chou et Tphénis et qui a créé l'Ennéade. C'est ainsi que furent mis au monde tous les dieux, et que son Ennéade fut complétée. Or toute parole divine était venue à l'existence au moyen de ce que le cœur avait pensé et de ce que la langue avait ordonné. C'est ainsi que furent créés les KAS et leurs contreparties féminines les Hémousets qui ne cessent de produire tout aliment et toute offrande au moyen de la parole même.

Si l'être humain était à l'image du dieu, comme il est dit de très bonne heure des rois, puis rapidement de toute l'humanité, dès lors la pensée humaine devenait apte, par sa nature, à comprendre le monde.
Ptah est le chef des dieux, donc un monothéisme, puisqu'il a créé toute chose ainsi que toute parole divine.
 
Tout le monde cherche le bonheur, la paix, voir l'immortalité comme le clame l'Égypte ancienne et le Taoïsme. Mais cela suppose de se libérer de l'esclavage du travail et de l'invention du salaire. Car pour se livrer à des recherches sur l'immortalité, il faut des moyens : les drogues et outils, comme pour l'Alchimie coûtent chers ; il faut un lieu privilégié aussi, à l'écart de la population. L'Alchimiste, pour distribuer sa fortune aux pauvres, devait être riche, ou au mieux avoir réalisé et réussit des transmutations métalliques. Pourtant et malgré la difficulté de ces recherches spirituelles, le Taoïsme était répandu largement au temps des Han (-200), tout comme l'Alchimie connue des heures de gloire au Moyen-Age et jusqu'à au moins la Renaissance. Quand éclata en +184 la révolte des Turbans Jaunes, ce ne furent pas quelques milliers d'Alchimistes qui se soulevèrent, mais tout le peuple des huit provinces du Nord-Est et du centre. Le chef des Turbans avait alors 360.000 adhérents sous ses ordres. Alors qu'est-ce qui attirait les masses populaires dans le Taoïsme ?
Pour s'en rendre compte, il faut connaître ce qu'était la vie des simples fidèles du Taoïsme. C'est à cette période que les maladies étaient considéré comme des péchés, ou des punitions suite à des fautes, les malades étaient nommés "pervers". Ce n'est pas idiot puisque un grand médecin moderne disait que les microbes n'étaient rien, et que c'était le terrain qui était tout. Ce sens du péché et de la maladie se retrouve bien-sûr chez les catholiques.
Le droit et la morale étaient confondus : il n'y avait pas de crimes, mais seulement des péchés ; et les châtiments étaient remplacés par des pénitence. Par exemple, l'ivresse, la débauche et le vol étaient mis sur le même pied et rachetés par la confession, et le repentir et les actes de bienfaisance, par exemple réparer cent pas de route avec ses mains ou à ses frais. Ce n'était qu'aux récidivistes, la troisième fois, qu'on appliquait des châtiments. Mais en principe ce n'était pas nécessaire.
Dans cette logique les maladies étaient l'objet de sanctions plus graves que les péchés eux-mêmes. A une époque les prisons furent supprimées pour les crimes ordinaires mais avaient été rétablit pour les maladies ; on les appelait des Maisons de Retraite, et on y envoyait les malades réfléchir à leurs péchés. De plus, eux et leurs descendants devaient payer une redevance de cinq boisseaux de riz par an. Les cinq boisseaux de riz devinrent aux yeux des non-convertis l'une des marques caractéristiques du Taoïsme, et jusqu'aux Tang (+700 - +800) on désigna les Taoïstes comme "les adeptes de la doctrine des Cinq Boisseaux de riz, sectateurs de Huang-Lao".

Donc aux fidèles Taoïstes, il était demandé de développer leur vie spirituelle suivant les mêmes méthodes que les adeptes qui se destinaient à devenir des Immortels, mais avec moins de vigueur. Cependant les titres qu'on leur donnait prouvent que ce n'était pas seulement un développement et un progrès intimes qu'on exigeait d'eux, mais que de quelque façon, ils devaient être appelés à faire la preuve publique de leur progrès. Là encore, comme en Égypte, le rationnel est bien installé dans l'irrationnel.
Le Taoïsme offrait aux fidèles ordinaires, à ceux qui ne voulaient pas devenir des saints : santé, longue vie, bonheur et progéniture, puisque les exercices respiratoires et l'abstinence des céréales délivrent des maladies, voir l'Inédie, que la pratique des vertus rend heureux, et que l'hygiène sexuelle conserve la jeunesse à celui qui l'observe et lui fait avoir de nombreux enfants mâles. En Taocratie, pour ceux qui ne pratiquaient pas l'Inédie, les Taoïstes ne faisaient qu'un repas par jour.
Selon Henri Maspero, le succès du Taoïsme à l'époque des Turbans Jaunes est du aux châtiments remplacés par les "confessions", choses effectivement extraordinaires, et qui rappellent les pratiquent protestantes. Ainsi comme exposé dans la Maison de l'Économie, il ne doit plus exister ni police, ni justice, ni armée.

[Références à : Henri Maspero : Le Taoïsme ; François Daumas : La Civilisation de l’Égypte pharaonique ; Ramana Maharshi]


M. R.
 
 

Derničre mise ŕ jour : 22-10-2010 01:39

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