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Thermodynamique contre Alchimie Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 03-06-2018 22:59

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Information, Innocence, Instant, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Lait, Langage, Liberté, Lucifer, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pierre, Porte, Puce, République, Réseaux, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
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Thermodynamique contre Alchimie
 
 
Page dédiée à ce côté hautement positif que certains qui divisent en winners-losers nomment RINGARD. Ainsi cette page est dédiée à l’artiste qu’était Émile Couzinet (Hollywood sur Gironde). Émile Couzinet : le dernier Tycoon des années 1940-50 dans le Sud-Ouest de la France. Bien-sûr c’était le temps où la prison de tétévision et de tablette connectée n’existait pas… Très intéressante vidéo sur les laboratoires de cinéma argentique LTC à Saint-Cloud.
 
IGNORANCE (définition) : absence de la connaissance de soi qui porte le nom d’ignorance, ou d’illusion. « L’être humain se nourrit de l’opinion que le corps est le Soi ; ses propres sens s’avèrent ses pires ennemis. Par contre, qui possède la connaissance de soi et connaît la vérité jouit de l’amitié de ses sens qui sont satisfaits et contents ; ils ne le détruisent pas. Qui n’éprouve que dégoût envers le corps physique et ses fonctions ne satisfait nullement celui-ci et, par là même, invite la souffrance.
”Toute prospérité et toute adversité, l’enfance, la jeunesse, la vieillesse et la mort ainsi que la souffrance, ce qui est connue comme baignant dans le bonheur et le malheur, ainsi que tout le reste ; toutes ces manifestations sont autant d’extensions des épaisses ténèbres de l’ignorance” (Yoga Vasistha VI, 1-7).
 
THERMODYNAMIQUE (définition) : « ”Il ne fait pas de doute que la Conscience infini et inépuisable est présente dans toutes les situations [y compris dans l’œuvre d’Émile Couzinet], mais, en l’absence de la connaissance de soi, elle paraît ignorante d’elle-même et, par conséquent, limitée et finie” (YV VI, 1-6). Ici, la force vitale [prâna] et son cortège se cantonnent à fournir l’énergie nécessaire aux mouvements inhérents à la vie, sans plus. En l’absence de la connaissance de soi tous les discours et les cris dont les gens sont friands font penser à la détonation d’un canon ! Ils mènent inéluctablement à la destruction, non à des résultats salutaires. Les insensés trouvent du plaisir au fruit de leurs efforts, sans savoir qu’ils dorment et se reposent sur une roche chauffée à blanc.
Fréquenter de tels imbéciles revient à grimper dans un arbre de la forêt qui est sur le point d’être abattu. Tout ce que vous pouvez bien faire pour ce genre d’individus équivaut à battre l’air à coups de bâton. Ce qu’on leur donne est jeté dans la boue, et un échange avec eux a autant d’utilité que les aboiements d’un chine qui s’en prend au ciel », explique Vasistha au prince Râma.

« Grâce à un petit bout de chair (les yeux), l’insensé voit une petite particule de terre qu’il considère comme des montagnes, des lacs, des forêts et des villes. […] Cette ignorance ressemble à la lune qui se lève quand le soleil de la sagesse s’est couché. Les naissances répétées sont les rayons de la lune, et cette ignorance est la grande déesse des défauts et des imperfections. […] Dans les ténèbres de l’ignorance, l’insensé croit goûter plaisir et bonheur dans les objets de ce monde », dit Vasistha.

« Cette illusion qui pousse à rechercher richesse et prospérité. Tout d’abord agréables à qui a l’esprit obtus, celles-ci sont la cause des couples de contraires (bonheur-malheur, plaisir-douleur, succès-échec) au milieu de l’aventure et ne tardent pas à connaître un fin. De la quête de la prospérité naissent d’innombrables branches de plaisir, et autant de malheur. Cette illusion coule comme un fleuve issu du temps sans commencement, dont l’eau se trouve salie et assombrie par d’inutiles actions suivies de leurs réactions. Elles provoque des naissances ou des conséquence d’actions calculées afin d’apporter plaisir ou bonheur.
”Toutes ces actions conduisent à la mort (ou au passage du temps qui coule) qui, dotée d’un appétit vorace et insatiable, consomme tous les mondes une fois qu’ils sont pour ainsi dire, arrivés à maturité” (YV VI, 1-7).
« Dans cette création, les actions font penser au lotus, pollué par le vain désir des fruits de ces actions, qui se trouve pris dans le filet du conditionnement psychologique et bénéficie du parfum du dynamisme. Mais cette apparence du monde est semblable à un petit poisson qui voit le jour dans cet espace fini et ne tarde pas à se faire avaler par le vieux vautour obstiné et invincible, krtanta (la fin ou conclusion de l’action) », dit Vasistha.
 
 
Fruits des actions ou thermodynamique.

La JAMBE est le fruit des actions et donc des échange comme le rapprochement, les contacts, et donc de symbole SOCIAL. Chez les Bambaras la signification occulte de la jambe est pourvoyeuse de mariages, jambe qu’ils rapprochent du sexe, du nez et de la langue, tous organes qui, comme la jambe, sont des faiseurs et défaiseurs de sociétés. Ces quatre organes revêtent une importance essentielle pour les Bambaras : ils sont les ouvriers du social, les responsables de la cohérence, ou de l’incohérence, de la collectivité. Le pied prolonge la jambe et est un complément : jambe = social ; pied = le maître ou la clé. par extension, la jambe est au corps social ce qu’est le pénis au corps humain : elle est l’instrument de la parenté utérine et des relations sociales, comme le pénis est celui de la consanguinité. La jambe comme le pénis et symbole de la vie : mettre à jambe à nu signifie montrer sa virilité et son énergie. (Réf. Dictionnaire de symboles, de J. Chevalier et A. Gheerbrant).
Jambe en gaulois : coxo- (cocso-), du vieil irlandais cos (jambe, pied), coch (hanche), du gallois coes (jambe). Remonte à une forme koksos (partie articulée du corps. Cf. le sanskrit kaksah (aisselle), le latin coxa (hanche, cuisse).
Gamba, Gambette (?)
Jarret : garrito, etc. (Réf. Dictionnaire Français-Gaulois, de J.-P. Savignac).

Individualité et social cessent quand cesse le mental (1) ; « elle demeure aussi longtemps que demeure la notion de personnalité. Tant qu’il y a un pot, il y a aussi la notion d’un espace contenu dedans ou emprisonné dans ce pot [comme la jambe de pantalon comporte la notion de la jambe qui va s’y trouver] ; quand icelui est brisé, il ne reste que l’espace infini, là même où l’on avait imaginé avant l’espace du pot », explique Vasistha.



ALCHIMIE et COMPASSION et MÉDECINE UNIVERSELLE.

« Dans ces substances comme les pierres, la Conscience demeure immobile. Elle a abandonné la faculté de penser, mais n’a pas été pour autant capable l’état de non-mental (1). C’est comme l’état de sommeil profond, qui se trouve très loin de l’état de Libération [ici paradoxe énoncé par Vasistha, car évidemment la Pierre ne peut « évoluer » qu’en la compagnie-compassion du Laboureur ou Alchimiste et ne va pas le faire toute seule…].
La pierre en sommeil profond ou sorte d’inconscience ne peut « suivre une investigation de son état en profondeur » qu’avec l’aide d’un être humain : IL Y A COMPASSION, ou APPEL À L’AIDE.
”Là où existe le germe de la vasana [limitation de soi, conditionnement ou inclination, tendances], cet état est semblable au sommeil profond [plutôt inconscience] ; il n’y a pas perfection. Une fois que toutes les vasanas sont détruites et qu’il n’y a même pas potentialité de vasana, cet état est dit le quatrième état (par-delà vaille, rêve et sommeil profond) et état transcendantal. Il amène la perfection” (YV VI, 1-10). Vasana, feu, dette, maladie, amitié (ou liens), haine et poison - tous sont gênants s’il n’en subsiste même qu’un petit reste après qu’on les a enlevés », dit Vasistha.


MÉDECINE UNIVERSELLE.

« Si toutes les vasanas ont été complètement enlevées, on se trouve établi dans l’état d’être pur. Vivant ou non, un homme parvenu à cet état n’est plus affligé par le malheur. La chit-sakti (conscience pure-énergie) se trouve chez les créature immobiles, etc., sous forme de vasanas latentes. C’est cette chit-sakti qui détermine la nature de chaque objet [sa signature, son Soi] ; elle est caractéristique fondamentale des molécules mêmes de chaque objet.
Si elle n’est pas réalisée en tant qu’âtma-sakti (énergie du Soi ou Conscience infinie, elle crée l’illusion de l’apparence du monde ; si elle est réalisée en tant que la Vérité (laquelle est Conscience infinie), cette Réalisation détruit toute souffrance [comme la Médecine universelle]. Le fait de ne pas voir cette Vérité porte le nom d’avidya, ou ignorance ; pareille ignorance est la cause de l’apparence du monde qui est la source de tous les autres phénomènes. De même que l’apparition de la première pensée perturbe le sommeil et y met un terme, la moindre lueur d’intelligence intérieure détruit l’ignorance. Quand la lumière de l’investigation sur le Soi est dirigée sur l’ignorance, icelle disparaît. Dès l’instant où l’on commence à se demander : « Qu’est-ce que ‘je’ [« Qui suis-je ? »] dans ce corps composé de sang, de chair, d’os ? », l’ignorance cesse. Une fois écarté tout ce qui possède un commencement, ce qui reste est la Vérité - laquelle est la cessation d’avidya ou ignorance ».
Chercher ce qu’il y a APRÈS la dissipation de l’ignorance.


LES LAVEURS (nettoyer, cycle ou rythme et répétition)
.

”Je ne me lasse pas de te répéter tout cela, ô Râma, pour le bien de ton éveil spirituel. La Réalisation du Soi ne se produit pas sans pareille répétition (ou pratique spirituelle)” (YV VI, 1-4). Cette ignorance du nom d’avidya s’est densifiée pour s’être exprimée pendant des milliers d’incarnations et avoir été vécue tout ce temps par les sens à l’intérieur et à l’extérieur du corps. Mais la connaissance du Soi est hors d’atteinte des sens [et donc de la raison]. Elle voit le jour quand cessent les sens et le mental (qui en est le sixième sens) », dit Vasistha.

Autre sens des LAVEURS ou « LAVEMENT (Lavandier) DES PHILOSOPHES » donné par Dom A.-J. Pernety dans son Dictionnaire Mytho-Hermétique : « Nom que les Chimistes Hermétiques ont donné à Jupiter, lorsque le temps de son règne est en vigueur pendant les opérations de la Pierre. C’est la circulation de la Matière dans le Vase. Elle s’élève en vapeur en haut de l’œuf, s’y condense, et retombe comme une rosée sur la Matière qui reste au fond, cette pluie la blanchir, de noire qu’elle étoit pendant le règne de Saturne ; c’est le LAVEMENT DES PHILOSOPHES, et ce qu’ils appellent BLANCHIR LE LATON (ou leton). LATON : extraire l’Eau de la terre vierge par la dissolution, et se servir de cette Eau pour blanchir la terre même ; blanchir voulant dire l’INSTANT, soit la « terre » même (le corps). « Les Alchimistes nomment aussi cette Eau : LE SANG DE LATONE », écrit Pernety.
Ici le mot « rosée » employé par Pernety est une ERREUR : la rosée ne « tombe » pas ! D’autant que quelque mots après il emploie le mot « pluie ».

LAVER L’IGNORANCE CONTENANT LE TEMPS, LES ÉTOILES ET LES PLANÈTES, LES DIEUX AUSSI BIEN QUE LES VERS ET LA VERMINE. « Absolument tout ce que contient cet univers est envahi par cette ignorance », exprime Vasistha.


À suivre…

[Voyage en cette dimension en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982). Hymnes composés par Vasishtha dédiés à Agni (Igné-Inné…)]

[En haut de page : Hiéroglyphe d’une partie de la jambe indiquant le B (be). Le B de bw (voir), b3 (souffle animateur ou composante de la personnalité, tendance), bélier, léopard ; b33wt (virilité), b3w (puissance, autorité), barque ; b3b3 (barque) ; b3h (phallus, m-b3h, devant, en présence de), b3s (jarre), etc.]


Note.
1. MENTAL : ce mot prenant racine dans le ME(N)TAL, donc dans le mot EAU qui en Hiéroglyphe de l’Égypte ancienne s’écrit Mw (son : mew), ne peut ainsi qu’évoquer associé au métal, l’Eau et la Lune.
MÉTAL : métallon en grec ; la racine me- ou mé, semble le plus ancien nom indo-européen connu de la Lune. Le « ta » de mé-tal en indo-européen signifie « fondre ». Ce qui rejoint le mot « kimia » d’où dérive le mot « chimie », qui devait désigner le travail métallurgique. La racine indo-européenne ‘Mei’, ayant le sens de changer, le terme de ‘métallon’ devait signifier « chose changée ou qu’on change par la fusion », donc EN LA RÉDUISANT EN EAU OU CONSCIENCE.
« Une autre racine indo-européenne fondamentale ‘Keo’ (fondre), apparaît dans le grec ‘Arkimia’, ‘Kimia’, le premier signifiant, proprement, « adaptation de la fusion », ‘Ar’ ayant le sens constant d’adaptation, d’ajustement, attesté par ‘arma’, ‘armonia’, ‘areté’, ‘arkhaios’, ‘aresco’, etc. Quant à ‘Kimia’, d’où dérive le terme de ‘chimie’, il dut désigner le travail métallurgique lui-même », écrit René Alleau dans : Aspects de l’Alchimie traditionnelle.
René Alleau écrit d’ailleurs que « Le terme ‘Lien-tan’ qui a le sens « d’Alchimie » est proche de « Lien », « Affiner », « Fondre », et de « Lien », « Joindre, Associer ». Le caractère ’Toan’ signifier forger. Quant à l’expression ‘Hoa-hio’ (la chimie), elle est également fondée sur la notion de « fondre », « hoa ». Un autre caractère, ’tchou’ (fondre), est voisin de ‘tchou’, le « point » qui figure au centre du caractère qui désigne la « pilule de Cinabre » et de ’tchou’ (l’essieu) ».
 
 

Dernière mise à jour : 04-06-2018 23:05

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