Le Chan contraire de l’évolutionnisme
 

Ecrit par Sechy, le 18-02-2018 19:07

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Tags : Chan, Chimère, Christ, Corps, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Gratuit, Imhotep, Innocence, Instant, Japon, Juif, Langage, Liberté, Lucifer, Méditation, Mental, Morale, Nature, Pierre, République, Rien, Simple, Social, Soi Spiritualité, TAO, Vérité, Vide, Vieux, Yokaï

 
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Le Chan contraire de l’évolutionnisme
ÉVOLUTIONNISME = JUIF TALMUDISTE, MESSIANISME, PROGRÈS,
GÉOMÉTRIE EUCLIDIENNE DE LA LIGNE DROITE.
Depuis 1789 nous vivons cet évolutionnisme
PAR LA QUANTITÉ, LE CHIFFRE,
et terminé la qualité,
terminé la CONCENTRATION.
 
 
Or toute la manifestation ou monde des accidents (la terre causale en dualité cause-effet), ce que certains voient comme « l’expansion de l’Univers » à partir du « Big Bang » est du même DILEMME que INDIVIDUALISME-COLLECTIVISME ou que : « Dans la réalité [monde des accidents], il ne peut exister de plus petits grains de Matière insécable, de corpuscule isolé qui serait un volume Euclidien. Ni à l’opposé un plus grand volume Euclidien qui serait la plus grande sphère possible contenant la totalité cosmique nageant dans un espace à l’infini ». (Jean Coulonval : Synthèse et Temps Nouveaux).
 
Qu’est-ce que le Chan ?
Chan en chinois, Zen en japonais, Dhyana en sanscrit : méditation, contemplation ou grande absorption intérieure, ou sagesse intuitive (prajna). Le Chan et une des six attitudes du mental, six moyens qui permettent de passer du monde des accidents à celui de la non-dualité ou Nirvana (grande extinction ou état de Libération) :
- Le don (dâna)
- La conduite morale (sila)
- La patience (ksânti)
- L’énergie (vîrya)
- L’absorption (dhyana)
- La sapience (prajna : l’être individuel dans l’état de sommeil profond).

« Le terme dhyana, dans son sens habituel, signifie méditation sur un objet quelconque, alors que le terme nididhyasana [investigation ou vichâra] est utilisé pour désigner la recherche du Soi. Les triades [le sujet, l’objet et la relation entre les deux, le connaisseur, le connu, la connaissance…] persistent jusqu’à la réalisation du Soi. Pour le débutant dhyana et nididhyasana sont semblables, parce que tous deux impliquent la triade et sont synonymes de bhakti [dévotion] », R. Maharshi, entretien 52.
Le mental est un bouffeur de choses extérieures, QUI LE CONTAMINENT. « Autrement, il est pur. Le facteur principal en dhyana est de garder le mental actif dans la recherche de lui-même sans enregistrer des impressions extérieures ou sans penser à autre chose », dit le Maharshi à l’entretien 61.

Dhyana est l’étape qui précède la Réalisation (entretien 254) : « La Réalisation ne se produit que dans le Soi. Le dhyana doit la précéder ».

La Source est évidemment le fameux « Big Bang » ou CENTRUM CENTRI; ce qui engendre toutes choses : l’oubli des émotions et le Centrum Centri constitue la pratique du Chan. En d’autres mots : vivre le Vrai Vide : « Un mental vide qui ne pense pas à sa vacuité, voilà ce qu’on appelle la Véritable Vacuité » (Le Secret de la Fleur d’Or).

Le Chan apparaît en Chine vers la fin du 5è siècle et fut une des écoles les plus florissantes sous la dynastie des Tang, et l’une des rares qui survécut à la grande proscription de 845 contre le bouddhisme. On attribut son introduction en Chine à Bodhidharma, moine indien ou perse selon certaines sources, qui serait arrivé dans le Sud de la Chine au début du 6è siècle, puis se serait installé plus tard au temps Shaolin (Henan), premier centre de l’école bouddhique du Chan.
 
 
 

Le Centrum Centri est l’expression du Chan, dont chacun des sept Maîtres a laissé une stance exprimant la quintessence de sa pensée.

BODHIDHARMA.
En fait je suis venu sur cette terre [de Chine]
Pour transmettre la doctrine et sauver les êtres égarés.
La fleur s’épanouira en cinq branches.
Et le fruit naturellement s’accomplira.

HUIKE second patriarche.
la terre causale est une terre.
À cause de la terre, la semence et la fleur poussent.
À l’origine il n’y a pas d’ensemencement.
Ni de production de la fleur.

SENGCAN troisième patriarche.
Fleur et semence s’appuient sur la terre causale.
C’est grâce à la terre que la semence et la fleur poussent.
S’il n’y a pas d’être humain pour planter la semence,
la fleur et la terre disparaissent et ne sont pas produites.
(Cette stance est l’équivalent de l’entretien 264 de Ramana Maharshi : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous les deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés »).

DAOXIN quatrième patriarche.
La fleur et la semence ont une nature de production ;
La fleur engendre la production à partir de la terre causale.
Si la cause primordiale et la nature propre sont unies.
Au moment de la production, cette production devient non-production.

HONGREN cinquième patriarche.
S’il y a un être humain pour planter la semence,
Sur la terre causale le fruit apparaît bientôt.
Sans être humain il n’y a ni ensemencement,
Ni nature, ni production.
(Même équivalence que l’entretien 264 ci-dessus).

HUINENG sixième patriarche.
Le terre du cœur contient les semence et les fleurs,
Qui apparaissent lorsque l’ondée se répand.
La fleur de sagesse de l’éveil simultané
Ne peut manquer de produire le fruit de l’éveil.

NANYUE HUAIRANG maître de Mazu.
La terre du Cœur contient toutes les semences [L’univers est dans le mental (4)],
Qui bourgeonnent au contact de l’humidité.
La fleur du samâdhi [absorption totale dans la contemplation, expérience directe mais temporaire du Soi, proche de l’ainsité (1)] est dénuée de caractéristiques [non-dualité],
Comment y aurait-il destruction et accomplissement ?
(Encore allusion à l’entretien 264).

MAZU.
La terre du Cœur s’exprime selon les circonstance,
L’éveil n’est qu’apaisement.
Les phénomènes et l’Absolu sont sans obstruction [voir plus haut Coulonval à propos du plus grand et du plus petit],
Il y a simultanément production et non-production.
(Allusion à l’entretien 264).

POURQUOI JE SUIS UN ADMIRATEUR INCONDITIONNEL DE MAZU ?
Parce que le plus important chez Mazu se retrouve chez Ramana Maharshi : LA RELATION ENTRE LA VIE CONTEMPLATIVE ET LA VIE QUOTIDIENNE QUI NE FONT QU’UNE. L’importance de ce dernier trait est illustrée par un de ses disciples, Baizhang, qui, lorsqu’il n’avait pas travaillé au cours d’une journée refusait de manger. C’est un des facteurs qui a permis au Chan de survivre à la grande proscription de 845 contre le bouddhisme.
Toutes choses, une pensée qui s’élève, la dualité bien-mal, sont l’utilisation de l’ainsité (1), de l’essence parfaite. C’est-à-dire que tous les êtres, depuis au minimum le « Big Bang » NE SONT PAS SORTI DU BIG BANG qui est encore de l’évolutionnisme teinté de messianisme, MAIS RÉSIDENT EN PERMANENCE DANS L’AINSITÉ, DANS LA VACUITÉ DU VIDE. « Qu’ils s’habillent, mangent, parlent… Tout est l’ainsité [le Soi-Instant] ». Il suffit donc de suivre le naturel, le spontané en résidant dans la non-dualité ou le SANS POURQUOI (ce qui est libéré des noms-les-formes).

LA VIE CONTEMPLATIVE ET LA VIE QUOTIDIENNE qui ne font QU’UNE est lumineusement exprimée par cette phrase du Yoga-vâsishtha, cité par le Maharshi à l’entretien 495 : « Détachement à l’intérieur et attachement en apparence ». Donc pas besoin de « monter » une communauté spéciale pour se « réfugier » du système comme le firent les Hippies dans les années 1960, ou comme le fait un Joël Labruyère et ses « Brigandes », ce qui conduit inévitablement au phénomène « communautariste » ou du ghetto (mot italien désignant le quartier de résidence forcée des juifs à Venise), CE QUI CONDUIT À SE FIXER, AVEC RISQUE D’EN MOURIR AVANT L’HEURE… car la vie est MOUVEMENT, DÉPLOIEMENT paradoxale car le « contraire » de l’évolutionnisme.

La vie contemplative et la vie quotidienne ne se sépare pas, sinon on tombe dans la laïcité ou le matérialisme le plus mortifère : « L’obstacle, c’est le mental. Il doit être dépassé [être en Parabuddhi], que l’on reste chez soi ou que l’on se retire dans une forêt. Si vous pouvez le faire dans une forêt, pourquoi ne pas le faire chez vous ? Alors pourquoi changer d’environnement ? Vos efforts peuvent s’accomplir dès maintenant quel que soit le milieu où vous êtes », dit le Maharshi l’entretien 54.
C’est aussi exprimé par Rudyar Kipling dans son histoire du « Chat qui s’en va tout seul » :

« L’environnement ne vous abandonne jamais comme vous le désirez [c’est moi qui souligne]. Regardez-moi : j’ai quitté ma maison de famille. Regardez-vous : vous avez quitté votre cadre familial pour venir ici. Qu’est-ce que vous trouvez ici ? Est-ce différent de ce que vous avez laissé derrière vous ? Même celui qui est immergé pendant des années dans le nirvikalpa-samâdhi (2) lorsqu’il émerge de cet état, se retrouve dans le milieu qui lui est départi. C’est la raison pour laquelle l’Acharya (3) dans son ouvrage remarquable, le Viveka-chûdâmani, donne la priorité au sahaja-smâdhi [absorption totale dans la contemplation sans effort, donc naturellement] plutôt qu’au nirvikalpa-samâdhi. On devrait être naturellement en état de samâdhi, en son état originel, au sein de n’importe quel environnement ».
Remarque essentielle du Maharshi qui, encore une fois, rejoint parfaitement le refrain principal du « Chat qui s’en va tout seul et tous les lieux se valent pour lui ».


Notes.
1. Ainsité
Iti désigne l’ainsité (ainsi), le Soi, la Seule Réalité, le « JE SUIS », tathata en sanskrit, shinyo en japonais.

AINSITÉ : ni s’enfuir, ni s’approcher. Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout (à rectifier dans nombre de pages où c’est maladroitement inversé !!!)
Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE SUIS » ou immortalité, éternité du ‘Je’. Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source ».

2. Nirvikalpa-samâdhi : stade dans lequel l’âme perd toute sensation de séparation d’avec le Soi universel, mais état temporaire, car il y a encore retour à la conscience de l’ego.

3. Acharya : « Maître, savant » ; ici le Maharshi fait référence au saint et philosophe Adi Shankara.
Dans l’Acharya il est écrit que ne s’identifiant pas à un corps, à un ‘je’ ou ego, « Je n’éprouve ni naissance, ni vieillesse, ni décrépitudes, ni extinction, et, dénué d’organes des sens, je n’ai point d’attache à leurs objets, tels que le son ! » - [Ainsi parle l’Esprit, Soi]. (Atmabodha, version commentée du poème védantique de Sankara Acharya, par M. Félix Nève).

« Renonçant à tout attachement à un bonheur extérieur et changeant, satisfait du bonheur de l'Esprit [le Soi], le sage brille continuellement d'une clarté intérieure  semblable à la lampe mise à l'abri sous un verre » (Atmabodha).

4. « Le monde n’est pas extérieur. Les impressions ne peuvent pas voir une origine externe, parce que le monde ne peut être connu que par la conscience [Comme le Temps, il faut une personne pour l’observer et ainsi le fabriquer]. Le monde ne dit pas qu’il existe. Ce n’est que votre impression, même si elle n’est pas cohérente et continue. Dans le sommeil profond, le monde n’est pas connu [rejoint l’Eau Primordiale qui est NOUS] ; il n’existe donc pas pour l’homme qui dort. Par conséquent, le monde est la suite de l’ego [c’est moi qui souligne]. Trouvez l’ego. La découverte de sa source est le but final », dit le Maharshi à l’entretien 53.

[En référence à : Les entretiens de Mazu, traduction et introduction de Catherine Despeux]


L’être humain invente le mental, IL INVENTE L’EXTÉRIEUR, IL INVENTE L’UTILILITARISME.

COMMENT ÊTRE PRIVÉ, DÉPOSSÉDÉ DE VOUS-MÊME.
FACILE, CONFIEZ-VOUS CORPS ET ÂME AUX TALMUDISTES MESSIANIQUES DES GOOGLE ET FACEBOOK !


« L’homme est redevable de son activité à une Puissance autre que lui, alors qu’il croit accomplir tout de lui-même [surtout les transhumanistes de la Silicon Valley qui veulent vendre «  ’immortalité » ici sur Terre] - tout comme un invalide assurant par bravade que, si on l’aidait à se tenir sur ses pieds, il pourrait combattre et chasser l’ennemi », dit le Maharshi à l’entretien 210. Ici l’invalide c’est celui qui veut devenir L’HOMME AUGMENTÉ à coups de prothèses digitales dont la plus grosse sera sa cervelle !

L’intelligence artificielle est exactement le concept évolutionniste du toujours plus de cette JUDÉO-MAÇONNERIE SPÉCULUM dont l’exemple est donné par Coulonval avec Armand Bédarride, en un orgueil Luciférien, LA RELIGION DU VOYEUR : LE JOUISSEUR-ACTEUR ; alors que le Jésus-Christ a énoncé : « Lorsque viendra l’Esprit de Vérité [le Soi], Il vous fera accéder à la Vérité toute entière » (citation de l’évêque G. Matagrin cité par Coulonval). La vérité tout entière ne peut consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout (comme le font les Google et leur Silicon Valley). Le Tout est autre chose et plus que le total des parties. Et ça, aucune intelligence artificielle À JAMAIS ne pourra « inventer » un être vivant comme un illusionniste fait sortir de son chapeau un lapin ! Ce ne sera que de l'artifice...

Vaut vraiment le coup de regarder cette vidéo qui va plus loin que les autres sur le phénomène transhumaniste qui est indissoluble de l’intelligence artificielle et du « tout connecté ». Un présentateur un peu crispant tant il affirme SES OPINIONS avec emphases exagérées comme si c’était la vérité… Le transhumanisme ou l’intelligence artificielle, c’est ça l’évolutionnisme des HÉBREUX-JUIFS, il ne faut pas s’étonner que Google ait été fondé par des Talmudistes, à y ajouter question technologie Facebook aussi fondé par un Talmudiste, et pas par un Italien…. Il faut le préciser EN PERMANENCE tant ces gens sont DES TRAVAILLEURS DU CHAPEAU, DU MENTAL, tant ces gens sont dangereux en voulant « rendre service », parce que ce ne sera JAMAIS DANS LA GRATUITÉ, on voit où ce « service » conduit !!! Parce que À QUOI ÇA SERT L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ? Ce sont ces Talmudistes EXTÉRIEURS qui vous vendent des rêves, au lieu et place de VOS PROPRES RÊVES, DONC DE VOTRE SOI.
L’intelligence artificielle c’est LE SPÉCIALISTE qui fera tout À VOTRE PLACE, comme le régime républicain fait déjà plein de choses à votre place, ou votre ordinateur qui vous fabrique ceci ou cela, ou l’usine-spécialiste qui vous fabrique la bouffe industrielle.

PIRE : vous allez avoir une copie de vous-même, votre DOUBLE DIGITAL, qui vous « connaîtra mieux que vous-même » (puisqu’il sera plus intelligent que vous grâce aux Talmudistes), qui vous assistera et fera tout à votre place, vous serez un aliéné de vous-même, comme dans le film Invasion of the Body Snatchers, où les humains sont devenu aliénés (privés de leur Soi et soi), en se transformant en jumeaux d’eux-mêmes, les privant ainsi de leur SINGULARITÉ OU SOI, par une réduction dictatoriale-technologique à la condition de double ou copie (clone). Tout deviendra effectivement artifice et ce sera une « évolution statique » DANS LES TROIS RÈGNES (minéral, végétal, animal-humain).

L’intelligence artificielle c’est l’extérieur, C’EST LE TOUJOURS PLUS, LE QUANTITATIF, LE BIG, le contraire de ce qu’énonce ci-dessus Jean Coulonval à propos du plus grand et du plus petit en progression constante.

Il est devenu nécessaire de connaître tout cela AFIN DE S’EN PROTÉGER ! Et l’Internet permet cela, ce qui fait évidemment peur au Pouvoir !
 
 
 
 

Dernière mise à jour : 18-02-2018 19:44

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