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Last Friends Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 14-09-2008 19:05

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Publié dans : Sommaire JDramas, Sommaire Dramas du JAPON

Tags : Dramas, Japon, Last Friends

 
Last Friends ラスト・フレンズ
 
 
 
 
http://wiki.d-addicts.com/Last_Friends

Une des musiques de Last Friends

Drama en 11 épisodes diffusé au Japon sur Fuji TV en 2008, sur un scénario de Asano Taeko.

Last Friends raconte ce qui se passe avec la génération de la deuxième moitié des années 2000.
La chanson du générique début parle de prisonnière de l’amour « Just a prisoner of love »... Elle correspond aux chaînes de l’amour... (Être ensemble pour toujours), ce qui est illustré ci-dessus par des rubans rouges attachés aux membres des unes et des autres. Hors rien n’est pareil à chaque Instant : Flues toujours et encore, car la vie est un déploiement, et tu n’as pas à atteindre un point donné. Déploie, déploie, mais ne t’incruste pas ! Ainsi tu respecteras la discontinuité de la Nature. C’est important, avais-je écrit sur la seconde page Majo no Jouken.

Une jeune fille : Aida Michiru (joué par Nagasawa Masami), est assistante dans le salon de beauté Niche, et on la prend un peu pour une bonne à tout faire, et elle subit quelques brimades pernicieuses de la part de certains collègues. Elle arrive fort tard à un rendez-vous avec le beau Nishikido Ryo, qui joue Oikawa Sosuke, fonctionnaire dans un département d’assistance sociale.
 
 
 
Il lui propose de venir chez lui. En rentrant chez-elle Michiru trouve sa mère ivre, et avec un homme qu’elle a ramené. Le lendemain l’homme a fichu le camp, et Michiru demande à sa mère si elle peut aller vivre chez Sosuke. Un appartement est a louer dans le quartier de Setagaya (voir Tokyo sur Google Earth). Nishikido Ryo ressemble un peu à Takizawa Hideaki, mais en plus ténébreux... et Michiru peut s’installer chez Sosuke. Entre temps il fait son boulot d’assistant social et constate sur le bras d’un petit garçon une trace suspecte. En rentrant de faire ses emplettes pour sa nouvelle installation, Michiru rencontre Kishimoto Ruka (joué par Ueno Juri), une de ses anciennes amies du lycée. Ruka qui fait aussi du motocross vit dans un grand appartement, un loft, avec plusieurs personnes, mais pour le moment il n’y cohabite plus qu’un steward. Mizushima Takeru (joué par Eita), qui travaille apparemment comme maquilleur dans un studio de photos de mode ou une agence, croise une deuxième fois sur son chemin Ruka. Sur son lieu de course en moto, elle fait un peu « garçon manqué ».

Comme le monde est petit, pour la ou le scénariste, Takeru le soir se retrouve derrière un bar a servir des clients, et il voit devant lui Ruka. Sa copine et Ruka se demande si Takeru n’est pas gay, car être maquilleur pour un homme, ça peut faire bizarre.
Au fil des époques de réalisation des dramas, on peut suivre l’évolution des téléphones portables.

Le problème « garçon manqué » de Ruka, qui ne devrai d’ailleurs pas en être un, attire l’attention de Sosuke vivant maintenant avec Michiru. Surprise, de Michiru : Sosuke demande une preuve à Michiru comme quoi Ruka est vraiment une fille...
 
 
 
Bon, là, je ne suis pas d’accord sur le scénario : voulant appeler au téléphone Ruka, pour prouver à Sosuke que c’est bien la voix d’une femme, mais n’étant pas disponible au téléphone, Sosuke explose littéralement en renversant une table, bref un type violent que rien ne laissait prévoir. C’est trop grossier, ou caricatural comme réaction à mon humble avis. Ainsi de plein pieds et en accéléré ! on entre dans le domaine de la violence conjugale : homme violent contre une femme ; et il existe aussi l’inverse... mais ce n’est pas le sujet de Last Friends !
Et ça continu la caricature : Sosuke surveille à la minute les faits et gestes de Michiru : un véritable sadique qui voulait Michiru comme cobaye, pour finir par la frapper, pourquoi pas la tuer... Bref au point de vue du scénario, il ne fallait pas donner la fonction d’assistant social au personnage de Sosuke, et en plus pour la protection de l’enfance... Regardez le drama pour vous faire votre opinion sur ce sadique. Ou alors c’est un amour spécial : je t’aime je te tue... car après la violence, les douceurs : Sosuke prend dans ses bras Michiru et se dit désolé... Du coup, des coups, Michiru veut revenir habiter chez sa mère, mais au travers d’une vitre, elle l’a voit s’envoyer en l’air avec l’homme de l’autre jour. Bon on peut compatir au drame de la situation : elle se retrouve dehors et en plus sous la pluie, et vers la 48è minute du premier épisode. Ainsi pour finir cet épisode, il ne reste plus à Michiru qu’à se diriger vers le loft du « garçon manqué » Ruka. Comme c’est parti, ça risque de déboucher vers un lien affectif renforcé entre Ruka et Michiru. Dans le loft, Michiru rencontre Takigawa Eri (joué par  Mizukawa Asami), et Mizushima Takeru, invité, mais qui souhaite habiter dans le loft.
 
 
 
Pour l’instant dans la petite communauté, il y a trois filles et un garçon : Michiru, Ruka, Eri, et Takeru. Évidemment Sosuke attend Michiru à la sortie du magasin de beauté. Ils rentrent ensemble et Sosuke a remplacé le lampadaire cassé. Il semble redevenu « normal », tout doux avec Michiru. Nishikido Ryo paraît froid, distant et avec une virilité faussé dans son rôle, je ne le connaît pas encore dans les autres dramas où il a joué ; Eita lui est charmant et naturel, et son personnage renferme une blessure intérieure qui remonte à l’enfance et qui a l’air sérieuse.
Oh ! mais vous n’êtes pas au bout de vos peines avec le beau Sosuke : le ou la scénariste à trouvé le moyen de donner une heure de rentrée de son travail à Michiru, et on lui colle dans les pattes une cliente tardive pour une coloration de cheveux. Donc Michiru ne rentre pas à l’heure prévue et Sosuke ne peux s’empêcher de la gifler pour son retard. La cause et effet est là encore caricaturale et scolaire mais passons.
 
 
 
C’est plein de petits plus ou moins rien : Takeru par exemple vient se faire faire une nouvelle coiffure dans le magasin de beauté et sous les doigts de Michiru, Ruka continue de s’envoyer et d’envoyer en l’air de la terre avec sa grosse moto. Et le jeu sadique de Sosuke consiste à demander à Michiru de lui couper les cheveux. Rien qu’à voir les ciseaux entre les mains de Michiru, après ce que lui a fait subir à deux reprises Sosuke, on peut imaginer les ciseaux planté dans son cou... mais c’est plutôt pour la forcer à ne plus couper des cheveux d’hommes, tellement il veut garder Michiru pour lui seul. Diabolique cet assistant social de la petite enfance... Aussi pourquoi Michiru ne le quitte t-elle pas ? surtout qu’il apparaît là où on ne l’attendait pas. S’ils font durer ça sur 11 épisodes, ce serait tarte... même si Sosuke cherche à capter Michiru par la peur.
Il vient enfin l’heure de la compétition de motocross pour Ruka. Michiru réussit à venir sur le terrain pour l’encourager.

Pour en revenir à la relation Sosuke-Michiru, elle l’explique à Ruka qu’elle ne s’était jamais sentit aimé avant Sosuke, et qu’elle peut sentir son amour pour elle. Effectivement pour le spectateur, on sent bien le jeu, d’ailleurs excellent de Nishikido Ryo, un jeu tout attentionné pour Michiru, mais il peut l’étouffer aussi par un report affectif exclusif et jaloux. Malgré les explications de Michiru, Ruka ne comprend pas et semble furieuse ; elle s’en va se détendre sur sa motocrotte. Mais comme Michiru lui à dit qu’elle ne s’était jamais sentit aimé avant Sosuke, Ruka est déçu, elle s’imaginait, elle fantasmait en voyant Michiru l’aimer... Si l’une aime, l’autre est indifférente, ou attiré par autre chose : ici un homme, Sosuke.
 
 
 
Ah ils sont pris au nier, prisonnier par les rubans du poster de Last Friends : Sosuke et Michiru pour le matériel, et Ruka et Michiru pour le spirituel (enfin à moitié car il manque un bout !)
Et ça continu : Michiru à du retard au magasin de beauté et elle n’a pas prise les clefs de chez elle. Quand elle rentre, son Sosuke ne veut pas lui ouvrir : ce sera ta punition. Au bout d’une temps il lui ouvre tout de même la porte, mais en plus, il s’est mutilé le bras à coups de brûlures de cigarettes, pour montrer à Michiru combien son attente à été longue et que cela la force à réfléchir.
En faite la relation Sosuke-Michiru me fait penser à un conte Russe. Connaissant un peu ces contes, j’y vois un lointain parallèle, mais plus grotesque que vraiment méchant ; peut-être est-ce dans ce sens qu’il faut aborder ici ce couple pas si bizarre que ça mais bien sadique sur les bords, à la Ivan le Terrible assassinant son fils aîné. Aussi prévoyez des sparadraps... J’adore le visage boudeur de Sosuke - Nishikido Ryo quand il veut « punir » sa Michiru, un Barbe Bleue japonais sans barbe. Nishikido Ryo a un visage à la « statue de l’île de Paques ». Ah c’est lui le Maître... le mâle dominant. D’ailleurs je me demande si avec une virilité si outré intérieurement, il n’aurait pas des penchants pour les hommes ?... En tous cas il accuse à demi mot Ruka d’être une lesbienne, ou à ses yeux de ne pas être une « vraie » femme. Ma bonne dame... où va se nicher la sexualité, et pourquoi on a pas encore donné un coup de pied au cul aux castrateurs et empêcheurs de tous poils d’avoir une affectivité avec qui on souhaite, pourvu que l’autre l’accepte aussi.
 
 
 
Dans le loft, Takeru vint de s’installer. Ils sont deux filles et un garçon, plus un autre garçon invité : Ogura Tomohiko (joué par Yamazaki Shigenori). かんぱい kampai ! (santé !). Il y en a un qui dit : « c’est bon de ne pas être seul ! ». Je ne sais pas s’il entend la vie en communauté dans ce loft, mais on naît seul et on meurt seul... Comme disait le patron de Michelin, François Michelin : Je ne peux pas manger pour vous... Donc sa vie on la fait seul... Et le plus seul dans l'histoire, c'est bien Sosuke. Mais enfin les uns et les autres étant ensemble peuvent se confier leurs peines quotidiennes et à venir, et se soutenir. Être ensemble c’est échanger... Comme le pollen des fleurs et les insectes... Takeru est un bon confident pour Ruka, laquelle pense toujours à sa Michiru. Ayant une grande sensibilité, Takeru est celui qui arrange les coups, et avec une rare discrétion.

Trois étoiles, car malgré les aspects caricaturaux de la situation Sosuke-Michiru : je t’aime je te gifle et l’inverse, Last Friends est agréable à voir, poétique et riche en émotion par moments, et il y règne aussi une lenteur reposante qui se déroule et se déroule, une étrangeté pas inquiétante, un magnétisme non dangereux car c’est une fiction après tout. Une étoile en plus pour le beau Nishikido Ryo. Et un grand bravo à Michiru-Nagasawa Masami. Regardez Last Friends jusqu’au bout, ça vaut le coup.


Michel Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 14-09-2008 23:16

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