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Raspoutine - Le Pain pour l'Âme Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 03-03-2010 21:39

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Publié dans : Nouvelles Spéciales, Russie

Tags : Argent, Banques, Élémentals, Raspoutine, Religion, Révolution, Russie, Yôkai


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Raspoutine - Le Pain pour l'Âme
 
 
 
Les sources ci-dessous sur la vie de Grigori Efimovitch Raspoutine proviennent de l'incontournable livre de Edvard Radzinsky : Raspoutine, l'ultime vérité, JC Lattès éditions ; dont l'auteur eut à sa disposition la formidable source de documents inédits, acquis dans une société de vente aux enchères par son ami : Mstislav Rostropovitch. Merci à eux. En haut, photo du démiurge Karl Marx.
 
Grichka le Sot
Né un 10 janvier 1869 dans une famille de paysans, Grigori Raspoutine s'interroge très jeune sur le sens de la vie, se pose plein de questions, et de manière des plus simpliste, ce qui en fait une force : l'existence bornée des paysans, travail du matin au soir, tout juste interrompu par les beuveries, étais-ce cela la vie ? Sinon, c'était quoi ? Comme il ne trouve pas encore de réponse, il fait comme ses frères paysans : il boit de l'alcool. Son père buvait, et comme lui, Grigori était ivre en permanence. A cause de ses interrogations sur le sens de la vie et l'exutoire de sa débauche, et des bagarres et de l'alcool, on l'appela : Grichka le Sot.
Dès sa jeunesse il recèle en lui une vigueur physique hors du commun.
 
 
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Le Pain pour l'Âme
C'est au cours de l'une de ses rapines que Grichka le Sot deviendra Grigori Efimovitch Raspoutine. Comme quoi les desseins de Dieu sont impénétrables et souvent se situent dans des situations les plus invraisemblables.
En volant des piquets de bois chez un voisin, il reçut une tripotée qui lui mis le visage en sang. Ces coups avaient transformé Grichka en Grigori : encore adolescent à ce moment là, il avait éprouvé une joie étrange, peut-être une mini illumination provoqué par « la joie de la souffrance », ne pas confondre tout de même avec du masochisme, mais plutôt avec la souffrance transmise par le côté chrétien de la rédemption. Peut-être justement que Grigori à ce moment là voulu racheter sa vie en perdition et qu’il avait tout de même plus ou moins conscience de ses qualités humaines et de Maât (déesse égyptienne de l’ordre moral et de la justice, et comme elle est représentée par une plume sur la tête, elle symbolise avant tout toute chose directe, instantanée).
L’adolescent roué de coups avait éprouvé « la joie de l’humiliation », la « joie de la souffrance, de l’outrage » (cela aussi est typiquement russe, renforcé par le symbolisme du mot Slave),

Le Strannik, le Pèlerin vagabond
Il vint le temps où Grigori se maria avec Prascovia Fiodorovna, de deux ans son aînée. Elle mit au monde trois garçons et deux filles. Vers cette époque Grigori avait alors 28 ans (d’après des recensements), et sa métamorphose en Grigori était quasiment terminée, son psychisme était entièrement tourné vers Jésus de Nazareth (Christ) : pendant que sa femme s’occupait des dures et pénibles tâches du foyer, il commença des visites de lieux saints. Comme l’écrit lui-même Grigori, je transcris symboliquement, il passait du matérialisme au spirituel (pour retomber plus tard dans le matérialisme, par phases, avec l’affaire de son pouvoir au sein de l’entourage de Nicolas II).
Le catalyseur qui fit de Grigori un mystique vint lorsque il transporta dans sa carriole un étudiant en théologie. Là encore, étrangement, les impénétrables desseins de Dieu !...
Bref au bout d’un temps de discussion avec le jeune étudiant, celui-ci lui lance : « Va, et cherche ton salut ». Dans son village, à l’inverse du jeune étudiant, le prêtre était un parfait ignorant, si bien que Grigori fut obligé de partir sur les routes à la recherche « de la connaissance ».

Les Élémentals, sublimation du paganisme
Voici ce que je considère essentiel de toute la courte vie de Grigori Efimovitch Raspoutine, parce cela me touche.
Grigori se rendit à pieds aux monastères proches de son village, à Tioumen et Tobolsk.
Grigori écrivit dans un livre portant le titre Vie :   J’avais devant les yeux l’image du sauveur lui-même en marchant le long de la rive de la Toura... La Nature m’a appris à aimer Dieu et à parler avec lui ». Ce culte païen et instinctif de la Nature devait tenir une place importante dans ses enseignements. Car pour Grigori, Dieu vivait dans les arbres, résonnait dans les chants des oiseaux, et depuis chaque brin d’herbe observait le passant.
Dans son village on tarde à s’apercevoir de la transformation de Grigori, et on se moque de lui selon la formule trinitaire attachée à la vérit : elle est ridiculisée, elle subit une grande opposition, puis on l’accepte comme une évidence !

Jusqu’aux « temps modernes », dans la vie russe chaque paysans accomplissait un pèlerinage à pieds dans des lieux saints : monastères où se situaient des reliques et des icônes célèbres. Les nobles faisaient de même, mais à cheval ou en carriole !
Pendant ses pérégrinations dans les paysages infinis de la Russie, Grigori mendiait son gite et son couvert de village en village, d’église en église et de monastère en monastère.
Les paysans considéraient comme un devoir sacré d’héberger ces pèlerins, ces Strannik ; ils voyaient en eux les derniers vestiges de la Sainte Russie.
Comme dans les récits du temps des Taoïstes comme par exemple, Tchouang-tseu : aussi en Russie sur une route déserte le pèlerin se faisait attaqué par des brigands. Dans son livre Vie, Grigori raconte exactement comme Tchouang-tseu ce qu’il lançait aux brigands :  « Cela n’est pas à moi, c’est à Dieu... Prenez ce que j’ai, je vous le donne de bonne grâce ».
Comme notre monde est double (Yin et Yang), Grigori rencontre bien-sûr le Grand Administrateur (Satan).

Après la Révolution de 1917, on retira de toutes les bibliothèques les œuvres publiées de Raspoutine, et elles furent placées sous dépôt. Selon Edvard Radzinsky, aucune traduction ne pourrait rendre le charme, le merveilleux naïf exprimé en un russe ancien, qui en lecture et raconté par Raspoutine, devait fortement charmer son auditoire.


Dualité et salissures
Cette DUALITÉ se retrouve partout en notre monde, et elle s’attache beaucoup à la sphère Raspoutine, surtout pour en parler, mais aussi pour le salir. Ainsi, tantôt si on croit en lui et tantôt si on en voit un adversaire, on rapporte que Raspoutine était soit grand, soit petit ; bien soigné, ou sale et négligé ; qu’il avait de belles dents blanches toutes intactes, ou que sa bouche ne renvoyait que mauvaise haleine dégagée par des dents pourris ; etc. C’est toujours le « Faut-il le croire pour le voir ou le voir pour le croire ».

Typiquement russe : les valeurs inversées (comme la religion de Staline)
En mars 1917, au moment du déclenchement de la Révolution en février et pendant le gouvernement provisoire de Kerenski, les ennemis politique, ceux qui autrefois avaient présidé à la plus ou moins bonne marche de la société russe, se retrouvaient en prison : Boris Stürmer et Golytsine, Alexandre Protopopov, Beletski, etc. La plus haute société russe se retrouvait dans les geôles humides de la forteresse Pierre et Paul.
Dès le mois de mars 1917 une section appelée : section 13 (symbole hautement porteur !), fut chargée d’enquêter sur « les forces obscures », donc avant tout sur les affaires de Raspoutine et de la famille du Tsar.
Les choses s’inversèrent à nouveaux quand le coup d’État d’octobre 1917 amenèrent au pouvoir les juifs bolcheviks, mettant ainsi fin au gouvernement de Kerenski, et envoyant du même coup les gens du pouvoir précédent rejoindre dans les geôles de la forteresse Pierre et Paul, ceux qu’ils avaient envoyé en prison en mars ! Là encore c’est tellement grotesque que cela en est typiquement russe !
 
 
 
 
Première salissure
Ce fut aussi la fin de la section 13 et le début de mensonges et de la propagande, surement sioniste comme ils savent le faire (Poalei Zion), propagande destinée à salir le Tsar, sa famille, la Russie tsariste, et bien-sûr Raspoutine.
Ainsi les bolcheviks tente de caricaturer et donc d’accentuer l’état de dégénérescence dans lequel se trouvait le pouvoir tsariste, guidé par Raspoutine, « paysan inculte et débauché ». Un non sens et une charge abjecte, quand on lit des récits sur les comportements d’un grand nombre de responsables bolcheviks.

Deuxième salissure
Un des principaux juges d’instruction de la section 13 l’avait quitté violemment, en invoquant des tentatives de le faire aller uniquement dans le sens du pouvoir politique du moment !

Troisième salissure
Propagande et fabrication d’un faux journal de Raspoutine « écrit de sa main », voir « écrit sous sa dictée ». Il était question de Raspoutine à Nicolas II : « Comment comptes-tu éduquer le moujik russe ? À travers son cul ? Tu veux lui botter le cul pour que la rage lui remonte à la tête ? ». Là encore on voit que plus c’est gros et vulgaire plus ça peut passer dans l’opinion !

Quatrième salissure
L’éditeur des procès-verbaux de la Commission extraordinaire (dont la section 13), et le célèbre écrivain Alexis Tolstoï, celui q’on appelait à Moscou : le Comte rouge, et qui collaborait activement avec les bolcheviks juifs, publièrent en 1927 pour le dixième anniversaire de la Révolution bolchevik un « journal intime » de Raspoutine !
Vers 1930, avec le temps et les difficultés provoquées par les bolcheviks, le tsarisme intéressait peu de monde.
Raspoutine fut une des personnalités les plus surveillé de la Russie. L’ancêtre du FSB notait ses moindres faits et gestes, et imaginez que la puce RFID exista à l’époque !

Cinquième salissure
Vers les années 1990, quelques archives sortirent de l’oublie. On découvrit l’appartenance de Raspoutine à la secte des Khlysty (flagellants), que l’on croyait disparu, ainsi que la tentative d’assassinat de Raspoutine. Mais cette nouvelle poussée d’intérêt pour Raspoutine se basait sur le fait que les rapports de la lointaine Commission exraordinaire étaient sous la coupe des ennemis de Raspoutine, et qu’en plus ils ne montraient que de très nombreuses incohérences. Ainsi vers 1990 Raspoutine passait de l’autre côté du miroir : il devenait fréquentable, voir presque un Saint. Toujours le passage du mouvement duel : Nicolas II le sanglant est devenu un martyr ; Léline le divin devint Lénine le sanguinaire ; Staline le « Petit Père des peuples » est devenu un horrible tyran, etc. La liste est longue.
Selon une auteur, ce furent les francs-maçons qui firent mousser le mythe Raspoutine, afin de salir la Russie, afin de déboulonner le nom « Sainte Russie ». Mais autour de la période révolutionnaire, les nationalistes accusèrent Raspoutine d’être un agent des francs-maçons. Et à travers lui s’étaient les forces obscures de la franc-maçonnerie qui tentaient de fléchir la politique du Tsar. Cela ne vous rappelle pas notre époque ? Raspoutine fut aussi accusé d’être « un crétin enjuivé entouré de secrétaires juifs ». Pour un autre auteur le meurtre de Raspoutine fut rituel, et ordonné par des Juifs au sein de la franc-maçonnerie. Là encore on se croirait en 2010 !


Famille Youssoupoff


Vieille famille descendant de la Horde d’or, des gouverneurs tatars passés au service des tsars de la région de Moscou (Moscovie). Cette famille est devenu de richissimes propriétaires fonciers. La Prince Félix Youssoupoff, futur assassin de Raspoutine, possédait des milliers d’hectares de terres. Au 19è sicèle, cette famille figurait parmi les plus riches industriels de la Russie. En 1914, leurs revenus annuels atteignaient un million et demi de roubles-Or...
Ensuite de célèbre palais Youssoupof renfermait des secrets... comme tout ce qui entoure le fric ! Après la Révolution, les bolcheviks découvrirent un cadavre caché et dans un mur ! et en 1925 on trouva caché dans un mur sous un escalier un coffre renfermant une « caverne d’Ali-baba » : bijoux de familles, argenterie, diamants, documents de famille, etc.

À suivre...

M.R.

Pour ce qui concerne la puissance de l'Esprit, voir cette vidéo.
 
 

Dernière mise à jour : 06-03-2010 00:03

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