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Junjou Romantica Saison 2 Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 12-01-2009 22:40

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Dessins animés, Gay, Japanimation, Japon, Junjou Romantica

 
Junjou Romantica Saison 2
純情ロマンチカ

A la recherche du gène perdu (de l’Amour ? de l’Homosexualité ?)
 
Il est beaucoup plus rassurant d’enfermer l’homosexualité dans un gène (ou une anormalité, NDMR) que d’envisager un potentiel homosexuel chez tous les êtres humains.
(Marina Castaneda, Comprendre l’homosexualité)

Site Officiel : http://www.suzukisan.info/index2.html
http://www.hyjoo.com/sujet-44179.html
http://mangas-arigatou.blog4ever.com/blog/lirarticle-198561-758101.html
Scan du manga : http://www.passion-fruitee.com/pr_junjo.php

Mini dessins semi-animés tout kawaï :
http://www.youtube.com/watch?v=OI_a0uQXKfY
http://www.youtube.com/watch?v=VGliN97Zr-Y
 
pucsac Page de la saison 1
 
Japanimation de 12 épisodes en cours de diffusion (2008 - 2009), d’après un manga de Shungiku Nakamura.

ATTENTION : Cette japanimation ou ce commentaire comporte des descriptions de relations affectives entre hommes qui peuvent choquer la sensibilité, notamment des plus jeunes. Donc si vous n’êtes pas d’accord ou trop jeune, merci de zapper ou quitter cette page.
Et attention, malgré la tentative de mettre ici de l’innocence dans ce qui est simplement des histoires de culs (non intégrées dans l’animation, audience télé oblige), avec la tendresse ou le côté mignon du nounours (1) que l’on voit à plusieurs reprises, cela n’a rien d’innocent ; en plus le scénario en rajoute : puisque dans le couple Usagi - Misaki, celui qui « joue » le mâle (Usagi), ou l’actif, n’arrête pas de traiter d’enfant, ou de gamin : Misaki (celui qui joue la femme ou le passif)... comme pour faire plus innocent, alors qu’il n’en est rien.
 
Petit rappel :
Histoires de trois couples hommes avec possibles interactions entre les histoires.
Junjou Romantica :  Takahashi Misaki (celui au grand yeux émeraudes comme des boutons de bottines), 18 ans, étudiant en économie amoureux de Usagi Akihiko, un écrivain de 28 ans déjà connu.

Junjou Egoist : Kamijou Hiroki, 28 ans futur professeur de littérature. Sensible, il va tomber amoureux de Kusama Nowaki, 24 ans, orphelin.

Junjou Terrorist :  Takatsuki Shinobu, 18 ans, amoureux de Miyagi You, 35 ans, professeur de littérature dans le même lycée qu’Hiroki et refoulant ses sentiments.
 
 
Premier épisode : PETITES MISÈRES !
Misaki fait la boniche chez son bel amoureux Usagi. On a commencé à « faire ça », explique t-il aux spectateurs, sous entendu : baiser. Petit rappel : on ne naît pas homosexuel, c’est une question de choix. Et comme l’indique le sous-titre du générique : ce qui c’est passé une fois peu se passer une seconde fois ! Et comme le dit la chanson du générique : une envie frénétique envahit nos cœurs... notre futur va s’éclairer... (J’espère le mien aussi !)
Dans cet épisode Misaki est le joujou de cet écrivaillon pervers : Usagi. Il se demande tout de même où est sa place dans cette société. Cet épisode n'est pas bien intéressant, il est question d’une soirée organisée par « la compagnie », où se trouveront des « intellectuels » : artistes, évidemment de renom ! des critiques littéraire, évidemment pas au chômage !...
 
 
Mais avant ça, Misaki en déplacement, rencontre un type qui a l’air embarrassé dans l’emprunt d’un transport en commun comme un train (ici une sorte de RER). A la question de Misaki sur la fréquence d’utilisation du trains par cet homme, celui-ci lui répond : que son chauffeur est toujours là pour le conduire. Ah ! un riche, se dit Misaki, ça existe c’est gens là ? poursuit-il. Il a l’air de découvrir cette nouvelle catégorie sociale de privilégiés.
Ce que j’écrivais plus haut à propos d’écrivaillon se révèle peut-être : dans le train RER, un écran télé diffuse des infos télé : sur une annonce s’affiche le brève du prix littéraire que vient de recevoir Usagi. Le type « riche » dit que c’est un écrivain médiocre ! et que ses livres ne méritent pas d’être lus. Au moment de descendre du train, le type et Misaki se rendent à la même destination. Le type en question, ressemblant à un garde du corps, est Usami Haruhiko, 31 ans, le grand frère d’Akihiko.
La fin de cet épisode est un peu cul cul, pour ne pas dire pan pan cul cul ! ou pour jeunes garçons énamourés ? en tous cas plus cul cul que Gravitation.
 
 
Deuxième épisode : TORCHONS ET SERVIETTES !
Le deuxième épisode, tout comme le premier d’ailleurs, commence dans un univers de béton luxueux : dans un salon à la fois moderne et d’aspect vieillot, comme deux rombières : Misaki et Usagi prennent le thé ! Et le plus grand : Usagi, fume une cigarette. Justement j’y pensais : fumer en prenant le thé ? Il faut choisir comme le lui lance Misaki. En fait chacun se cherche des noises ! et Misaki a ses préoccupations d’étudiant. Ah, on est dans le bon matérialisme : engueulades, cigarettes, boire du thé, Misaki se brosse les dents, et mélange de « je t’aime, je t’aime plus, mon corps ceci ou cela »... sur graphisme de gravure de mode genre journal Têtu pour les personnages, tout au moins pour Usagi, que je trouve trop caricature de marlou du 16e arrondissement de Paris ! Dans ce couple, c'est l'actif... le mâle...
 
 
Usagi semble vouloir se rassurer sur le degré de l’amour de Misaki à son égard. Misaki explique qu’étant japonais il n’est pas binaire au point de dire oui ou non, et donc il trouve normal de rester vague sur la question amoureuse.

N’accrochant pas à cette ambiance plombée de « maison de retraite », je cite mon petit Castaneda favoris (Marina Castaneda, psychothérapeute portant depuis longtemps un intérêt sur la question de l’homosexualité).
Par exemple : qui est homosexuel ? Celui qui se dit comme tel ? Celui qui pratique des actes homosexuels, même s’il ne les considère pas comme tels ? Celui qui est actuellement en couple avec un autre homme ? Ou alors celui qui présente toutes les caractéristiques à la fois ? Donc qui peut dire, avec certitude, qu’une personne est homosexuel ??? M. Castaneda pousse jusqu’à écrire : Quand il s’agit d’homosexualité, tout ce qu’une personne peut dire d’elle-même est suspect, et tout ce que l’on peut dire d’elle-même l’est tout autant.... Qui le dit ? et pourquoi ?
Docteur ! est-ce que ça se voit ? (mon homosexualité).
Et aussi, il ne faut peut-être pas oublier que l’organe sexuel le plus important chez l’être humain, du moins sur cette planète, c’est sa tête !...
 
 
En attendant la réponse éventuelle du docteur, notre marlou Usagi voudrait bien une réponse à son amour de la part de Misaki : A chaque fois que je pense à toi mon cœur s’emballe ; je ne peux pas vivre sans toi, etc... Ça ne trompe pas Misaki puisqu’il lui répond : c’est faux ! et qu’il en a marre de devoir supporter le déversement du stresse d’Usagi sur lui. Ça continu : seul Usagi est amoureux, Misaki n’en a rien à faire, mais il risque de se faire violer !
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Nouveau rappel :
Toujours d’après Marina Castenada : « On en naît pas homosexuel, on le devient (c’est un choix).... Puis plus loin : Beaucoup de personnes ont essayé pendant des années ou des décennies entières d’extirper leur homosexualité, sans jamais arriver à éteindre le désir physique et le besoin affectif d’une personne de leur sexe ». En fait on construit sa sexualité.
La japanimation Junjou Romantica n’est pas du tout innocente, suspect même, c’est un « agite-fantasmes ». En plus dans le générique et quelques plans, la réalisation nous glisse pour faire kawaï son nounours (1). Si des jeunes se basent la dessus pour construire leur sexualité, j’ai peur qu’il y ait des dommages par la suite.
Junjour Romantica me fait penser au luxe, au business, aux quartiers branchés, au quartier gay à Paris : le Marais, où beaucoup de gens la nuit sont « en chasse » et rien n’y semble rassurant à mes yeux, parce que ça sent le fric. Alors si on a une petite bite, que l’on est moche, vieux, malade et pauvre, il vaut mieux ne pas aller dans le quartier du Marais !...
Et le drame du gay qui tombe amoureux d’un hétéro n’en est pas moins triste, parce qu’il aura du travail pour « se faire » l’hétéro !
 
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Avec cette violence, ça marchera pas !
 
 
Côté graphisme, la stylisation et l’aspect codage ou stéréotype de manga donne quelque chose de bien commercial à Junjou, c’est en plus renforcé par une simplification des décors pas heureuse du tout, dû au fait d’une utilisation trop rigoureuse de la perspective, ou à des abus de cadrages en plongée. Le dessin des poses clef est bâclé par endroits : manque de temps ou problème de budget ? Bref, comme le manga : un dessin fait au chiqué ! Ne pas oublier que le manga représente un marché de plusieurs millions de lecteurs : vieux, moins vieux ou jeunes, et que la plupart des dramas et japanimations sont des adaptations de mangas. D’après ma documentation, la production japonaise fonctionne en comités de production regroupant : chaînes de télé, studios et éditeurs ; formule s’inspirant de la production de dessins animés des années 1980, et qui démarre son rythme de croisière à l’année 2000. Mais le manga n’est pas QUE commercial, heureusement ; comme il peut traiter de tout et n’importe quoi, il est aussi plein d’avenir, alors que la littérature japonaise stagne ou semble saturée.
 
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Là c'est déjà plus mignon !
 
 
Autre problème homo soulevée dans un plan mais rapidement envolé : une histoire entre hommes c’est risqué, nous sort Misaki. Ba oui, il n’y a pas le lien d’un ou de plusieurs enfants dans un couple d’hommes, ou alors ils peuvent éventuellement en adopter, si la loi de leur pays autorise cela ; et beaucoup de gays préfèrent vivre seuls. En plus il y le problème du multipartenariat : soit avoir un couple ouvert, ou fermé... Et puis les clichés suivants sont tellement ancrés : les femmes apprennent depuis l’enfance à valoriser le foyer, la famille, la coopération en vie commune, alors que les garçons sont poussés à développer plutôt une initiative personnelle, la compétition (le mot horrible !) et l’indépendance. Et tout en tapant ceci sur mon clavier de Mac, et toujours au cours de cette réception pour remise de prix par la maison d’éditions, Misaki est en train de se faire draguer par un type... il le largue en prétextant avoir besoin d’aller aux toilettes.
Et ça continu, je parlais de multipartenariat : c’est maintenant au frère d’Usagi : Usami, de dire à Misaki qu’il l’aime... Pauvre Misaki, Usami le veut rien que pour lui et pour toute la vie... Manipulation ? En tous cas viol ! et avec son consentement ! dans une scène vers la fin du second épisode.
 
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Troisième épisode : HISTOIRE DE FRAISES ET DE TASSES EN PORCELAINE
On parle beaucoup de fraises... alors gare aux allergies ! de richesse : celle du frère d’Usagi, pourvoyeur en fraises de Misaki ; lequel invite en son château cette poire de Misaki. Là dedans il y a trois domestiques, un chien, de luxe évidemment, et un chat du même tonneau. Ah ! j’oubliais le majordome Tanaka ! Et ça bavarde, ça bavarde...
Donc ce Frère d’Usagi : Usami Haruhiko, a fait préparé une chambre au château pour que Misaki s’y installe. Il veut qu’il quitte Usagi... Je me demande d’où il tire son fric cet Usami ? Et devinez pourquoi Usami veut avoir en son château Misaki ? Faut vraiment qu’il fasse attention à son beau petit cul bien ferme. Bref Usami kidnappe Misaki. Il faut bien un peu de suspens dans ce Junjou saison deux poussif.
Conclusion : jeunes étudiants, ne montez pas dans la voiture d’un inconnu !
 
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Je suis déçu : seulement une étoile pour cette saison deux de Junjou, asthmatique, bâclé par endroits, conventionnelle et un peu vulgaire.
Junjou Romantica porte mal sont titre je trouve, il n’atteint pas le romantisme qu’il y a dans Gravitation par exemple, dont il s’inspire plus où moins : l’écrivain célèbre amoureux de Shuichi Shindou, la peluche panda (à la place du nounours), un milieux industriel de « créatifs » à fric (entertainment). Gravitation transporte ; Junjou, non... Précision : les titres des épisodes commentés sont de moi.
Merci au fansub Yaoi-Ouji pour la traduction en français. http://yaoi-ouji.blogspot.com/

Michel Roudakoff
 
 
 
Note.
1. En Europe l’ours représente symboliquement son souffle mystérieux émanent des cavernes. Il représente donc l’obscurité, les ténèbres. Cela indique sa fonction d’initiateur (ce qui est latent et ne demande qu’à se développer). En Chine il est un symbole masculin. Pour les Yakoutes de Sibérie, l’ours entend tout, se rappelle tout et n’oublie rien ; alors pourquoi un nounours ne serait-il pas un confident... (Exemples de l’ours tirés du Dictionnaire des symboles, de J. Chevalier et A. Gheerbrant).
Consultez également :
http://www.oursement-votre.com/psychour.mv
http://www.oursement-votre.com/symbolism.mv
Le générique de fin de Junjou Romantica est rempli d’un nounours et d’un petit lapin et d’un chat genre peluches, et autre truc à petites ailes, alors là, effectivement c’est peut-être pour cibler un public de jeunes filles, car les jeunes garçons ?... Seulement si on pense à des tranches d’âges, c’est mauvais, car ça peut s’étendre aussi à des âges avancés... Je comprendrais jamais leur catalogage. Bref le nounours dans Junjou Romantica ?
 
 
 
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Dernière mise à jour : 13-01-2009 00:12

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