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Loveless Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 11-01-2009 17:31

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Amour, Dessins animés, Japanimation, Japon, Loveless, Magie

Index de l'article
Loveless
Page 2
 
 

loveless1.png
 
Loveless
ラブレス

(Sans Amour)
 
 
http://www.loveless.tv/
Manga : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loveless_(manga)
Loveless fansite : http://fate.popheart.org/index2.html (Merci au site pour l’image ci-desssus)
http://www.hyjoo.com/sujet-24502.html

Splendide japanimation de 12 épisodes diffusée au Japon sur TV Asahi en 2005, d’après un manga de Yun Koga, dans une réalisation de Kou Yuu. Cette japanimation a quelques rapports plus ou moins lointains avec l’Égypte ancienne et sa magie.
 
Enfin des personnages à la sexualité non catalogué comme on le fait actuellement par : hétérosexuel (considéré comme « normal »), homosexuel, bisexuel, indifférent. Enfin une histoire avec une tentative de conserver l’innocence de l’enfance, surtout en ne faisant pas prendre trop tôt conscience de la distinction de sexe.
Platonique, amour platonique, voilà bien ce que me semble Loveless, même s’il y a de petites embrassades entre garçons ; vous serez prévenu. Être amoureux des mêmes idées, voilà qui forme déjà une communion.
 
 
A propos de noms, je ne sais pas pourquoi on a donné des noms cachés aux organes de la fleur, donner des noms directes a dû trop choquer ces messieurs de l’époque de Louis XIV, alors ils ont donnés des noms conventionnellement « scientifiques » pour cacher aux oreilles prudes ou à l’Église la sexualité des fleurs.
Les petits personnages en forme d’animaux humanisés dérivent d’une longue tradition remontant au moins à l’Égypte ancienne, où l’on représentait déjà des animaux se comportaient comme des humains. C’étaient, et ça l’est encore, bien pratique pour dire ce qu’on n’ose pas dire, ou pour se cacher de la censure toujours a redouter. Surtout par cette forme de représentation, la sexualité est très libérée. En France nous avons Benjamin Rabier illustrant un comportement proche des fables de Jean de La Fontaine ; sans oublier le Roman de Renard de la période du Moyen-Age.
En faite nous sommes dans le contraire de Pinocchio, où dans l’histoire de Collodi ce sont les enfants fainéants et dissipées préférants jouer au Pays des jouets plutôt que suivre « le droit chemin », et qui ont des grandes oreilles et même se transforment en âne, comme pour leur inculquer la science de cet animal.
La tradition graphique japonaise emprunte donc cette forme des animaux humanisés dans le manga, l’animation et le jeu vidéo. Elle porte le nom de Kemono.
 
lion_jeu.jpg
 
Papyrus satirique, XIXe ou XXe dynastie (1293 à 1071 av. J.-C.)
 
 
 
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Trois illustrations de Benjamin Rabier
 
 
 
Cette japanimation s’adresse à tous les publics, même si elle est censé viser les enfants de 8 à 13 ou 14 ans ; mais parce qu’elle porte une innocence perdue ou non, et que nous ne devrions surtout pas perdre à l’âge adulte alors nous devrions tous porter des grandes oreilles et des queues comme dans Loveless, car cela symbolise le monde de l’enfance et de son grand pouvoir imaginaire (voir plus bas et la photo ci-dessous).
 
Dans Loveless, les personnages ne conservent de leur aspect animal qu’une longue queue et des oreilles de cervidés, en plus de leurs propres oreilles « normales » ; ces grandes oreilles de cervidés seraient plutôt à considérer comme des cornes, ou des antennes. Je trouve qu’ils ont aussi un côté « fleurs », une innocence de gamin qui n’a pas perdu son sens du jeu. Ce côté fleurs des charmants personnages de Loveless évoque peut-être le temps où la plante ira à l’homme afin de retrouver l’Alliance perdue... pour le moment elle est simplement patiente témoin. Ne pas oublier les grandes analogies des plantes avec l’être humain : il y a des plantes qui saignent, d’autres qui sécrètent une bile, d’autres qui tremblent (comme l’arbre du même nom), il y a des  plantes capillaires fines comme des cheveux, des plantes poumons (les diverses « pulmonaires »), des plantes vessies comme le cocqueret, des plantes mains comme les Dactylorchis (genre Orchidées). Enfin si les plantes évoquent la lumière, elles évoquent aussi le monde souterrain avec leurs racines. Comme en Alchimie, les pensées se trouvent dans le ciel et dans la terre.
Je me garderai bien de cataloguer Loveless de yaoi, shojo ou de romance sentimentale entre hommes. Non, c’est plutôt une aventure de yokai...
Graphiquement le dessin du manga de Yun Koga est splendide.
Au début c’est un peu compliqué (reportez-vous à la description des personnages), mais comme en Égypte ancienne, le vrai nom doit être caché (1), sinon celui qui le connaît peut vous voler votre âme. C’est un peu comme si vous vous faites voler par moyens informatiques votre identité « biométrique ». Comme l’explique si bien le philosophe Clément Rosset : la banale carte d’identité n’assure de la personne que pour autant qu’elle la présente comme différente de tout autre, non identique à quelque autre personne que ce soit, garantissant ainsi son « identité » particulière par l’exhibition d’un certificat général de « non-identité ». Aussi Aoyagi Ritsuka évoque au début le nom caché de son frère : Beloved (celui qui est aimé), son nom vulgaire est donc Seimei. Hélas celui-ci meurt assassiné.
 
 
Ritsuka a 12 ans, il est porteur de la longue queue et des grandes oreilles. Je fais une parenthèse pour expliquer que l’innocence s’attachant aux fleurs, aux jeunes enfants, et elle est représentée par exemple en Égypte ancienne chez les garçons non encore devenu adulte ou en dessous de l’âge de 10 ou 12 ans, par une grande mèche de cheveux, et souvent ils sont nus. Cette grande mèche peut se comparer à la queue et aux longues oreilles de Ritsuka. (Voir la photo plus haut).
Comme il est dit dans le début de l’histoire, Hitomi Shinome a 23 ans, est professeur dans la classe de Ritsuka (classe de sixième), mais elle n’a pas encore perdu son innocence : ses oreilles et sa queue (elle est encore vierge), par contre elle a une poitrine... Elle présente d’une voix mièvre le nouvel élève Ritsuka à la classe.
Quant à Ritsuka, il est trognon avec sa bouille boudeuse un peu coincée et ses immenses oreilles sur une grosse masse de cheveux sombres, et sa carrure de demie portion, et vif comme une anguille. On a l’impression qu’il a déjà tout vu et entendu. Il vient s’asseoir à côté de Hawatari Yuiko, jeune élève déjà bien roulée.
 
 
Évidemment nous sommes au pays du Transistor Levant, alors chaque élève possède au moins un téléphone portable. Celui qui ne peut pas s’en faire offrir un doit être considéré comme un débile profond. Mais comme beaucoup de personnes pensent maintenant que c’est dangereux... Mais enfin ici nous sommes dans l’atmosphère manga. Et bien justement Ritsuka n’a pas de portable. C’est ce qu’il dit à Yuiko, qui est bavarde, mais bavarde, et qui pose plein de questions au pauvre Ritsuka. Celui-ci s’aperçoit rapidement que les autres élèves prennent Yuiko pour leur boniche. Comme Yuiko passe au yeux de Ritsuka pour une idiote, elle se met à pleurer. Et aux yeux des autres, faire pleurer une fille ce n’est pas gentil.
 
 
 
Bon c’est mignon tout plein, bien dessiné, et l’animation semi-animée est habile, et les dessins clef élégamment dessinés avec des raccourcis en perspective soignés. La codification des formes spécifiques aux japanimations est ici bien maîtrisée. Nous sommes dans des variations complexes de school-dramas, yokai et fantastique...
Pour le moment dans ce premier épisode, très attiré par le beau Ritsuka, Yuiko arrive à refuser son job de boniche à trois élèves pour faire un bout de chemin à côté de Ritsuka. Ça pour être kawaï c’est kawaï : la maîtresse Hitomi Shinome s’inquiète que Ritsuka et Yuiko soient gentil entre eux. Mais ça y est : ils deviennent amis... enfin ici pour quelques secondes puisque Ritsuka s’enfuit au dehors. Là il est harponné par un adulte, puisqu’il n’a plus ses grandes oreilles. Il lui parle de « combattants »... et de Seimei. Il dit s’appeler Sôbi, Agatsuma Sôbi. Alors Ritsuka croit que c’est son frère... d’ailleurs il en remue la queue d’un plaisir inconscient, ou instinctif... On peut facilement entrevoir une affection troublante entre eux. Et c’est même Sôbi qui signe un pacte avec le frêle Ritsuka, et celui-ci croit que Sôbi va lui faire perdre ses grandes oreilles (n’allez pas imaginer des choses en dessous de la ceinture !). Cependant Sôbi prend les devants, il déclare à Ritsuka ébahi qu’il l’aime. Ritsuka manquant de finesse croit qu’il se fout de lui. Cependant Sôbi essaye « d’acheter » Ritsuka en lui sortant qu’il lui donnera n’importa quoi ! Si c’est un bonbon ça ne va pas le ruiner, mais si c’est une voiture de sport... N’importa quoi ça peut aussi être méprisant ! En tous cas Ritsuka reste avec de grands yeux ébahis. Mais Sôbi veut lui donner son corps... son cœur... son âme. La totale ! C’est pratique, Sôbi se battra pour défendre Ritsuka. J’aimerais bien avoir un frère comme ça... frère ou sœur que je n’ai pas eu...
Ritsuka rougit et est embarrassé de tant de dévouement à son égard. Sôbi est-il un manipulateur ? ou bien c’est Ritsuka malgré lui ?
 
 
Deux types à longues queues appellent Loveless. Comme Ritsuka... nous apprenons que Ritsuka est son VRAI nom (voir au début à propos des noms cachés en Égypte ancienne), LOVELESS, celui qui est sans amour (indifférent ?) est le nom vulgaire de Sôbi. Du coup Ritsuka est aussi en colère que le Full Metal Alchemist ! Mais, comment Sôbi connaît les vrais noms ?? Il était le combattant de Beloved... il est désormais le combattant de Ritsuka, il lui appartient, ou mieux, il est son protecteur sous le nom de Loveless. Alors qu’elle est le nom vulgaire de Ritsuka ? Loveless ? Ou est-ce sont nom caché ? (voir plus bas !) car ce n’est pas clair pour Ritsuka mais pour le spectateur aussi.
Jusqu’à présent il n’était pas question de magie, sauf peut-être à cause de NOMS. Mais dans la suite, les deux types à longues queues provoquent en duel de magie Sôbi. Pays du transistor levant : donc aspect jeux vidéo... avec initiation du « système » de bataille. Et là, on peut retrouver le côté flipper des batailles de Goldorak... en plus élégant, et discret quant aux effets d’étincelles, avec un langage « jeune » : casse, déchire, détruit, bien que le mot « détruit » ne fasse pas particulièrement jeune.
 
 


Dernière mise à jour : 14-01-2009 02:12

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