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Kure-nai Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 02-02-2009 01:33

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Publié dans : Présentation Dessins Animés, Japanimation

Tags : Dessins animés, Japanimation, Japon, Kure-nai

 
Kure-nai
 
 
http://en.wikipedia.org/wiki/Kure-nai
http://www.animeka.com/animes/detail/kure-nai.html

Japanimation de 12 épisodes produite en 2008  par le studio Brains Base, d’après un manga de Katayama Kentarou dessiné par Yamato Yamamoto, et réalisé par Kou Matsuo.

Shinkurō Kurenai, 16 ans, un médiateur, une sorte d’artiste qui règle les querelles entre les gens ; il est un jour approché par les Kuhouin, une puissante famille du Japon, qui lui demande d’être le garde du corps d’une petite fille de 7 ans : Murasaki Kuhouin. Elle n’a jamais eu le droit de sortir de chez elle et a toujours vécu dans le luxe avec des domestiques à son service. Kurenai devra l’apprivoiser pour l’habituer à vivre dans un milieu très modeste.

Attention : l’histoire est assez embrouillée et les choses se mettent en place lentement.
 
Générique début accrocheur, discutable artistiquement parlant, trop disparate par rapport à l’ensemble, trop brouillon et trop narratif. Ensuite dans le premier épisode ça commence par de la violence, le « médiateur », certainement Kurenai, mais il n’a pas encore dit son nom, il joue les justiciers auprès d’un pauvre jeune homme à l’allure plutôt gratte-papier que délinquant des extérieurs. Kurenai a le pouvoir !
Brusquement l’arthrose frappe le pauvre Kurenai, peut-être pour lui rappeler qu’il n’est qu’un homme et non Superman ! Le gratte-papier « délinquant » en profite pour se tailler.
 
 
Graphiquement c’est assez joli, les décors sont soignés, on a envie de s’y promener... Par contre les personnages sont trop fouillés, trop hyper-réalistes, maniérés et font vieillots ; c’est un peu un comble pour un dessin animé, mais avec l’outil informatique l’animation est tout de même facilité. L’assistance de l’informatique pour les personnages passe mal dans certains plans, surtout les gros plans. Et puis les dessinateurs mettent sur les personnages des mèches de cheveux à n’en plus finir !... Heureusement que les dessins ne sont plus reportés sur cellulos (feuille de plastique transparent comme du verre), sinon je plains les gouacheuses (généralement des femmes qui mettent en couleurs le dessin à l’aide d’une gouache spéciale).
 
 
Le scénario est décousu, il est difficile au début de s’y retrouver : après le coup de l’arthrose sur Kurenai, un homme volant tente une agression vers une femme et une petite fille ? Ensuite on se retrouve vers la troisième violence en moins de quatre minutes, dans la demeure d’un homme très patriarcal et tyrannique, appartenant certainement à la famille Kuhouin, à la vue des domestiques et de la décoration de l’habitat. L’action n’est pas en accord avec le dialogue trop littéraire !... Ce mâle baveux et hyper-testostèroné s’en prend à une femme et avec encore hélas un dialogue littéraire. Dommage surtout pour un dessin animé... Nous avons droit à : « Vous, les femmes n’êtes que de vils créatures justifiant leurs actions par des idéaux sans intérêt ». Bon, ce type mérite d’être pendu par les pieds !
 
 
Hélas du point de vue scénario ça s’arrange pas : sans queue ni tête, on passe dans un autre lieu avec d’autre personnages avec ce même charabia anti cinématographique ! Je me demande pourquoi on a montré quelques dizaines de secondes en introduction Kurenai en pleine action, et avec son mystère de l’arthrose ? pour faire à la mode ? pour faire plus pro ? C’était inutile car trop bref, trop rapide et surtout pas à sa place... Problème de scénario.
Le protagoniste ou héros avec Kurenai, c’est Murasaki Kuhouin, hors elle est noyé dans une complexité de personnages et de verbiage et de scène qui se veulent violentes pour tout de même montrer de l’action ! Je n’y comprend rien et n’aime pas du tout ce manque de fluidité. Dommage, parce qu’il y a « un petit quelque chose ».
 
 
Après huit minutes d’une atmosphère qui a l’air de se passer au 19è siècle, on passe dans une énième classe de lycée avec ses uniformes, mais à notre époque puisque un élève parle de télévision, et un autre de mail ou courriel ! Et ça bavarde...
Ensuite, toujours aussi brutalement, on passe dans la nuit, sur encore une scène de violence : Kurenai et « l’adversaire » si indispensable ? Ba oui, s’il n’y a pas d’adversaire, Kurenai n’existe pas ! Puis on passe dans un salon luxueux avec tableaux de maîtres, ça parle d’argent et de télé à écran plat, époque actuel oblige... Et bien sur comme ça coûte de l’argent, il faut trouver un job pour s’en « mettre plein les poches ».
Apparemment le jeune homme en uniforme de lycéen qui discute avec une femme dans le salon sous une toile de maître, n’est autre que Kurenai. Dans le charabia du dialogue, j’arrive a deviner qu’il a un pouvoir, et ce que j’appelle l’arthrose semble une mauvaise « fixité » de ce pouvoir.
 
 
Donc si j’en crois ce que je vois : Kurenai rentre chez lui, une très modeste habitation à voir le décor, et il y croise le chat David. Dans le couloir de sa datcha, il rencontre une pin-up portant en collier le crâne réduit de son ex ! lequel était journaliste pour « révéler les vérités de ce monde ». Si c’est pas un peu naïf ! et ambiguë ! Mais depuis le début de l’histoire on a à faire à de la littérature illustrée : cette pin-up raconte qu’elle a inventé cette histoire de journaliste !
 
 
Ensuite, je ne sais plus par quelle liaison, en rapport bien-sûr avec l’ensemble, Kurenai se retrouve devant le femme du salon luxueux avec la petite Murasaki Kuhouin à ses côtés. Elle demande à Kurenai d’assurer la protection de Musaraki. Dans un premier temps celui-ci ne veut pas.
Comme on peut s’y attendre, une fois Kurenai seul face à Murasaki, ça se passe mal. Murasaki se considère comme d’une classe supérieure... Et elle se figure que la pièce presque insalubre dans laquelle elle se trouve fait partie d’une ensemble avec chambres, salons, salle de bien, alors qu’il n’y a qu’une seule pièce, et sans salle de bain ! Extraordinaire : première fois que le dialogue est en phase avec l’action et l’image ! Et même la séquence réussit à être attendrissante quand Murasaki range son ravissant kimono et se change. Toujours aussi pimbêche, Murasaki prend Kurenai pour son domestique. La nuit, Kurenai dort tout habillé, et Murasaki dort par terre dans un futon.
Le lendemain Kurenai laisse seul Murasaki dans la pièce, il doit partir pour le lycée. A voir l’image à l’écran, Murasaki est comme en prison... Au lycée on conseille à Kurenai de trouver un autre job, car Murasaki est très riche, enfin sa famille, et ça peut créer des problèmes. Le soir, quand rentre Kurenai chez lui, vous devez bien vous imaginez ce qu’il trouve !? Bref, ses ennuis commencent. Kurenai part donc à la recherche de Murasaki qui a disparu... Deux femmes ont l’air d’être au courant et prévoyaient le coup... Ça recommence à s’emmêler !
 
 
Kurenai finit par retrouver dans la rue Murasaki, pleurant assise sur sa grosse valise. Et là, elle pleure de plus belle, son morale est au plus bas. Le dernier plan de l’épisode est bien-sûr destiné à faire voir la suite : une femme cachée observe discrètement le couple Murasaki-Kurenai... Le générique de fin, tout en harmonie dans des couleurs acidulées de tissus, est plaisant.

Deuxième épisode : à nouveau c’est le chaos dans le scénario : on passe brièvement dans la demeure de luxe, peut-être celle de la famille Kuhouin, puis dans la chronologie de l’enfance de Kurenai : destruction, Kurenai est sous des décombres, etc...  Bien-sûr il revoit en rêve cette scène terrible pour lui. Ce qui inquiète Murasaki dormant à un mètre de lui. Un fois Kurenai parti au lycée, on découvre Murasaki regardant une moderne télévision à écran plat posée sur un carton d’emballage. Kurenai n’est donc pas un lycéen si pauvre que cela, en plus il a un portable et donc un abonnement téléphonique... Par la fenêtre Murasaki découvre David, le chat. Bref, la déprime s’en va... Époque moderne : Murasaki se renseigne par téléphone avec Kurenai pour savoir quoi donner à manger à David.
Au lycée, comme un refrain, on met en garde Kurenai pour la famille Kuhouin. Et tel un garde du corps avec sa liaison par oreillette, Kurenai est en liaison téléphonique avec Murasaki en difficulté pour se préparer à manger. Kurenai aurait pu laisser à Murasaki un ouvre-boîte : la pauvre est comme dans un désert avec une boîte de conserve sans ouvre-boîte ! Comment faire dans ce cas là ?
 
 
Première liaison scénaristique sympa que je vois : au lycée dans les toilettes des garçons urinent, dans la pièce de Kurenai, Murasaki veut faire pipi, elle ouvre la porte de la pièce, et se trouve nez à nez avec une femme. Une voisine, celle qui portait au début du premier épisode un collier avec une tête de mort en réduction. Murasaki la prend pour une sorcière. Elle explique brutalement à Murasaki qu’elle mène les hommes par le bout du nez pour qu’ils l’aident financièrement afin qu’elle vive dans le luxe !... Murasaki persiste à expliquer que Kurenai est son domestique...
Petits soucis du quotidien : Murasaki veut se laver, elle est donc montée dans l’évier, mais il n’y a bien-sûr pas d’eau chaude puisque pas de chauffe-eau, alors quand Kurenai est de retour du lycée, elle demande à « son domestique » qu’il fasse bouillir de l’eau... Selon Kurenai le mieux est d’aller aux bains publics. Aux bains publics Kurenai fait passer Murasaki pour sa cousine.
Bon, la séquence du bain entre le couple Kurenai Murasaki est bien mignonne, même si elle pousse trop souvent des cris.
Ensuite, selon l’écriture chaotique du scénario, ou du manga, on passe à la commanditaire du job de Kurenai et à une ambiance grand parking puant l’essence en sous-sol... tant il y a de voitures stationnées côte à côte.
Ensuite... ba nouvelle rupture : un bar de « mauvais garçons », enfin ils ont une mine de gros durs sans un scrupule de sourire, dialogue bien littéraire... Et qu’est-ce qui rentre dans ce bar pour briser un peu le littéraire ? Kurenai, tel un docteur Jekyll et un monsieur Hyde du roman de Robert Louis Stevenson !
 
 
Et c’est seulement vers la fin de ce deuxième épisode que l’on s’aperçoit que le « gamin » Kurenai possède la force de Superman, puissant comme une locomotive, capable de sauter par dessus un gratte-ciel de 150 étages, etc... il a appris le style Houzuki-ryuu. Un Kurenai aussi froid que le zéro absolu, ce qui contraste avec le côté kawaï de la séquence du bain public. Et à chaque bagarre, Kurenai est comme rappelé à l’ordre par son arthrose, je ne vois pas d’autre mot !
Mais à partir de la découverte de la double personnalité de Kurenai, le « petit quelque chose » enfle, et ça en devient touchant et nettement plus intéressant.
 
 
Troisième épisode : c’est reparti pour des dialogues plus ou moins littéraires. Un fille au lycée : Ginko, l’intellectuelle de service, propose un nouveau job à Kurenai : disparition de titres de propriété d’un coffre fort, à la place une photo du petit-fils du propriétaire de ces titres...
Mise au point : Kurenai a deux commanditaires : cette Ginko, et Juuzawa Benika, la fille au cheveux en boucles dans tous les sens. Au lycée, où elle s’est  introduite, Murasaki voit des lycéens en uniformes divers, elle compare ça à des uniformes de domestiques ! Dans sa découverte du lycée elle a du boulot !
Un peu d’humour se met en place dans cet épisode, quelque fois dans des parlotes pas possible. Puis à nouveau, contraste : dans le métro trois jeunes méchants pas beaux prennent la place d’une personne âgée, Murasaki leur fait la leçon à sa façon, assez horripilante. Pourquoi Kurenai n’a pas utilisé ses pouvoirs ? Il explique à Murasaki qu’il y a des fois où il vaut mieux s’écraser et s’excuser, même si les autres sont dans leur tort. Mais Murasaki lui sort une grosse colère... avec déluge de dialogues psycholo très longs !
A la fin de cet épisode, Kurenai sort en plein milieu de la nuit, laissant seule Murasaki, à sa grande surprise. Elle le suit, toujours épiée par une mystérieuse femme un portable toujours collé à l’oreille, à croire qu’elle est née comme ça...
 
 
Trois étoiles seulement... pour le « petit quelque chose » ; intéressant, mais c’est bien ennuyeux et compliqué par moments, trop torturé, comme le dessin des personnages et même l’animation manquant de simplicité... Certains plans en animation sont trop réalistes ou bidouillés avec un mélange d’informatique et de prises de vues réelles, alors pourquoi ne pas avoir fait un classique drama avec personnages réels ? Et puis je trouve un peu gros le rôle de garde du corps de Kurenai, si jeune et déjà dans la « tourmente »... Enfin, c’est d’après un manga ! business oblige...
En résumé, on a une japanimation très disparate, étrange, très mal rythmé et non fluide, avec parfois le côté « mignon » de Murasaki pénible, pour ne pas dire insupportable, tant il se veut racoleur. Quant à la bande son ? souvent du piano, quelquefois intéressant.

M. Roudakoff
 
 
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Dernière mise à jour : 02-02-2009 02:39

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