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Pierre ou Aleph le Tout et le Rien Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 22-07-2018 21:39

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Accident, Alchimie, Allégeance, Banques, Bouche, Capitalisme, Catastrophe, Chan, Chimère, Christ, Circoncision, Confort, Corps, Démiurge, Démocratie, Diable, Dieux, Dragon, Dualité, Eau, Ego, Fétiche, Gordiasade, Gratuit, Grégaire, Guerre, Humain, Ignocratie, Information, Innocence, Instant, Intelligence, Intérêt, Japon, Jardin, Juif, Klan, Lait, Langage, Langue, Liberté, Lucifer, Matrice, Maux, Méditation, Mental, Migrant, Morale, Mort, Mot, Nature, Occident, Opinion, Orient, Panique, Paradis, Phallus, Pied, Pierre, Poisson, Porte, Privilège, Puce, République, Réseaux, Rêve, Rien, Sagesse, Simple, Social, Soi, Souffrance, Souvenir, Spiritualité, TAO, Temps, Vérité, Vide, Vieux, Viscères, washingtonisme, Yokaï

 
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Pierre ou Aleph le Tout et le Rien
Eau Primordiale ou Conscience infinie


Rien dans le Tout et tout dans le Rien
 
 
Depuis La Chute l’être humain déteste le spontané.
Seul existe le Réel : PAN (le Tout), D’UN SEUL COUP, quand rien n’est doublé et donc salopé puisque temporisé ! Surtout temporisé par le Faire/Fer ou l’agir ou le relatif ! Une expression française dit : « De but en Blanc », donc ÊTRE, ou vivre Maât [la Déesse égyptienne personnifiant le Ici et Maintenant], aller droit à la cible, sans espace-temps donc SANS MENTAL OU CALCUL.
 
Ainsi en ce monde présent des accidents, tout commence au DEUXIÈME COUP, si bien que certains, ennemis des Païens, purent dire : « Le Grand PAN est mort ». Le premier coup ou PAN ne double rien, donc pas de temps, pas de dualité cause-effet, et RIEN DU TOUT puisque c’est précisément « un coup pour rien » (‘Je’ n’est pas encore « Je est un autre » de Rimbaud).
Ce qu’ici les Terriens appellent « réel » N’EST QUE LE DOUBLE, LA COPIE, LE FAUX. Or PAN par essence ne copie RIEN. D’ailleurs il paraît que Talleyrand disait que le premier coup était le bon, mais si bon qu’il n’est bon que pour les Dieux, dont il définit la part (et évidemment dans l’ensemble le travail du mental ou opinion).
Ce qu’on appelle « réalité » est donc CE QUI EST PRIVÉ D’INSTANT, DE SOI, DE ICI ET MAINTENANT, privation que j’appelle CONFORT. L’humain est ainsi condamné, S’EST CONDAMNÉ à l’HOTC (Histoire-Opinions-Temps qui coule) et à l’évolutionnisme qui ne mène nulle part, est stérile. Il est condamné à la RE-Présentation, et à nos jours, qu’est-ce qu’il s’en donne à cœur joie, aussi bien dans le plaisir que dans son contraire la souffrance !!! Puisque le Ici et Maintenant ne lui semble abordable que par LA PROTHÈSE du double ou RE—Présentation et donc par l’HOTC et l’évolutionnisme stérile de cette géométrie de la ligne droite.


Comme dit Vasistha au chapitre Le monde dans le rocher, comme Il est Sans Pourquoi, Il est Celui QUI SUIS, Il est le créateur de cette création et maître du Tout. « J’ai créé tout cela par mes propres pensées et opinions ou concepts. C’est ainsi que j’existe MAIS JE SUIS NON-NÉ. J’ai vu l’univers, au-delà je n’ai rien vu. Mais tout Cela que j’ai vu n’est que pur vide. Tout Cela n’est que pur fait d’expérience. Rien (la Terre ou monde des accidents) n’existe, et rien n’a jamais vu le jour. Rien n’existe en dehors. Tout est dans la Conscience. Il n’est pas de monde en Brahman (le Soi) sans que Brahman le voie ou en fasse l’expérience. Cette perception n’est pas un fait ou une réalité, mais une simple opinion ».
Vasistha dit que son mental l’avait fait devenir la Terre : “Tout aussi vrai, ce n’était, ce n’était pas mental et je n’étais pas vraiment devenu la Terre” (YV VI 2, 89). En dehors du mental, il n’y a pas de Terre. Que tu considères quelque chose comme réel ou irréel, ce n’est qu’une action mentale. Je ne suis que pure Conscience infinie ; cette opinion qui point en son sein porte le nom de sankalpa ou pensée, ou imagination (1). Cette opinion est le mental, c’est la Terre, c’est le monde, c’est le créateur ; ce monde apparaît dans l’espace du fait de cette opinion, tout comme une ville imaginée existe dans le Ciel.
Ce que j’ai vécu en tant que Terre n’était qu’une simple opinion et, par conséquent, mentale. Elle est imprégnée de mental ; du fait de dharana [concentration du mental], la contemplation persistante, elle demeure comme si elle était la Terre. Le plan (ou dimension) de la Terre est le mental ; c’est l’opinion qui point dans la conscience et qui, autrement, est VIDE (2). Quand cette opinion demeure constante dans le temps [dans l’HOTC : Histoire-Opinions-Temps qui coule], elle abandonne apparemment son état mental et semble devenir cette Terre tangible, matérielle, dure et solide.

De ce point de vue la Terre n’existe pas. Mais on en est venu à lui conférer une existence matérielle solide depuis le commencement de la création. De même que l’objet du rêve n’est que la conscience du rêveur, cette apparence du monde n’est que pure conscience. L’opinion qui naît dans la conscience est pure conscience et rien d’autre. Il n’y a donc pas plus d’opinion en tant que telle, qu’il n’y a un soi ou un monde. Lorsqu’on voit les choses ainsi, le monde n’existe pas ; quand on ne l’observe pas avec attention, il semble voir le jour [c’est moi qui souligne].
De même qu’un cristal reflète les couleurs sans en avoir l’intention, la Conscience infinie reflète en Elle l’univers entier. Le monde n’est donc ni mental ni matériel. Il est seulement pure Conscience qui apparaît sous l’aspect de cette Terre [il en sera de même pour d’autres planètes avec d’autres formes de conscience]. C’est la fausse opinion entretenue par d’innombrables êtres dans les trois mondes qui est parvenue à une réalité relative ou existentielle connue en tant que Terre », explique Vasistha dans le Yoga Vasistha, chapitre : Le monde dans le rocher.

« Le monde n’est donc ni mental ni matériel. Il est seulement pure Conscience qui apparaît sous l’aspect de cette Terre », exprime aussi le « Je est un autre » de Rimbaud (mon identité doit être révélée par un autre, ou par un DÉCALAGE, comme si moi-même je ne pouvais m’identifier, d’où d’ailleurs l’extraordinaire mode winneriste du SOCIAL depuis l’après 1789 : l’extérieur, la laïcité, l’autre, m’apporte confort et garantie du réel, certifie que je suis réel : un ACTE PUBLIC, DONC EXTÉRIEUR : acte de naissance, carte d’identité, socialisation, etc.

Ce monde n’a jamais été créé, et Vasistha dit que dans son propre Cœur il a fait l’expérience de la dimension Terre ; mais dans l’aspect « Je est un autre », ça lui donnait l’impression d’être différent de Lui, dans le rapport duel sujet-objet. « C’était parce qu’il y a l’univers partout [la Circonférence est partout], qu’il y a Brahman le Soi partout, et qu’il y a un Vide partout [le Centre qui est nulle part].
”La dimension de la Terre existe partout (en vérité ce n’est bien-sûr rien sinon de la pure Conscience). En fait, comme une ville de rêve, il n’a jamais été créé” (YV VI 2, 90). Il n’existe ni diversité ni non-diversité. Il n’existe ni être ni non-être. Il n’y a pas de ‘je’. Comment peut-on affirmer qu’il y a quelque chose ? Bien qu’on fasse l’expérience de cette création, au vrai elle n’existe pas ; ou, si l’on dit qu’elle existe, c’est Brahman Seul qui existe. Quand elle est pareille à une ville de rêve, comment peut-on affirmer ou nier son existence ? », dit Vasistha.

ALEPH ou PIERRE (absence de dualité sujet-objet).

« J’ai fais l’expérience du plan de l’eau par la contemplation-eau. En le fixant sur l’eau, je suis devenu eau ; bien que non inerte, je suis devenu inerte. J’ai habité les entrailles de l’océan pendant très longtemps, en produisant les sons appropriés. J’ai habité le corps des végétaux et des plantes grimpantes et ménagé mes propres conduits en eux. Je suis entré dans la bouche des êtres vivants et me suis mêlé aux organes vitaux de leurs corps. […] J’ai demeuré chez les êtres en tant qu’élément eau, à la façon dont la Conscience infinie habite tous les êtres. Entrant en contact avec les papilles gustatives de la langue, j’ai connu différents goûts ; cette expérience est assurément pure connaissance. Ce n’est pas moi ni le corps qui faisions l’expérience du goût. L’expérience ne produisait au-dedans en tant qu’objet d’expérience [comme opinion] - et à ce titre elle est fausse », exprime Vasistha au Prince Râma.



« J’ai vu des centaines de mondes apparaître et disparaître. Que le monde ait une forme ou n’en ait pas, il est pure Conscience et Vide immatériel. Ô Râma, tu n’es rien, mais tu n’es pas inexistant. Tu es pure et suprême Conscience [le Soi] ».
Vasistha explique qu’il ne pouvait pas devenir inerte, car il n’aurait pas pu faire l’expérience de ce que c’est que d’être la Terre, etc. « La personne douée de conscience pense : « Je suis endormie » et paraît dénuée de conscience. Si nous nous éveillons à la vérité relative à notre vraie nature, alors la matérialité du corps disparaît. Avec le corps subtil nous sommes alors en mesure d’entrer dans n’importe quoi n’importe où [voir la page : La Chimie occulte] ».
« Le monde vu et connu en rêve est enveloppé des ténèbres de l’ignorance, et donc irréel ; il en est de même des autres éléments dont on fait l’expérience ».

Sous forme l’ALEPH, Vasistha est devenu l’élément air (contemplation de soi-même en tant que vent). « J’ai enseigné l’art de la danse à l’herbe, aux feuilles, au plantes grimpantes et à la paille. […] J’assistais l’espace en transportant les ondes sonores, au point qu’on en vint à me prendre pour l’ami chéri de l’espace. Je logeais dans les organes vitaux de tous les êtres. Je connaissais les secrets du feu et je passais aussi pour être l’ami du feu. Je faisais fonctionner la machine du corps de tous les êtres incarnés (vivants) en étant leur souffle vital. C’est ainsi qu’en même temps je devins leur ami et leur ennemi.
Je me tenais devant chacun d’entre eux sans qu’aucun soupçonnât jamais ma présence. Pendant la dissolution cosmique, je pus soulever d’énormes montagnes et les lancer à ma guise. En tant qu’air, j’accomplissais six fonctions : amasser, assécher, maintenir ou soutenir, vibrer ou provoquer le mouvement, transporter des parfums et rafraîchir. Je me consacrais à la construction et à la destruction des corps. Étant l’élément air, je percevais en chaque molécule d’air un univers entier. Dans chacun de ces univers je voyais à nouveau tous les éléments, etc., comme dans cet univers-ci. Ils n’avaient pas d’existence réelle ; ce n’étaient que des opinions qui voient le jour dans le vide ou l’espace cosmique », dit Vasistha.

”Bien que les enfers fussent mes pieds, la Terre mon abdomen et les Cieux ma tête, je n’en abandonnais jamais ma nature subatomique” (YV VI 2, 92). Je m’étendais dans toutes les directions partout à toutes les époques, et j’accomplissais tout. J’étais le Soi de tout. J’étais Tout. J’étais pourtant pur Vide. Je faisais l’expérience d’être quelque chose et de n’être rien, de connaître l’état informe en même temps que pourvu de formes, tout en demeurant conscient de tout cela et en n’en ayant aucune conscience.
Il existe d’innombrable univers semblables à celui que j’ai vécu.
Comme un homme rêve qu’il rêve à des objets sans nombre, j’ai vécu des univers à l’intérieur du moindre atome, et tout en étant le Soi de tout présent [de tout Instant ou Ici et Maintenant] au sein de tous, je ne les enveloppais pas tous de cette façon », explique Vasistha.

À suivre…

[En références à : Padamalai, enseignements de Ramana Maharshi recueillis par Muruganar (1890-1973). Et en compagnie de Vasistha (ou Vasishtha), un des grands Sages de l’ère du manvantara. Énorme merci à son traducteur le Swami Venkatesananda (1921-1982)]

Notes.
1. Sankalpa : intention d’effectuer, pensée (noms-les-formes). Pensées qui sont de deux sortes : liées au monde, non liées au monde. « La première doit être abandonnée et la deuxième cultivée. Il n’y a pas de fruit sans karma antérieur ; il n’y a pas de karma sans sankalpa antérieur [donc temporel]. Même la mukti [la Libération] doit être le résultat d’un effort tant que prévaut le sentiment d’être l’auteur de ses actions [sentiment de l’ego] », dit Ramana Maharshi à l’entretien 116.

2. Voir les formes-pensées développées par le projet « Chaise de Montauk » qui est une matérialisation de ce qu’écrivait Shakespeare : « Les choses sont faites de la même substance que les rêves », qui renvoie au symbole observable : « Tout ce qui est observable est symbolique [et fabriqué], par conséquent tout ce qui est symbolique est observable [puisque fabriqué] »… Pour plus de détail voir en note 3 la page : L’intelligence ne pourra JAMAIS être artificielle.
 
 

Dernière mise à jour : 24-07-2018 00:02

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