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Les Élémentals et les Humains Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 08-03-2009 20:04

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Publié dans : Elementals Yôkai, Élémentals, Divinités, Yôkai

Tags : Élémentals, Esprits, Démons, Japon, Objets, Paix, Yôkai

 
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Par les temps qui courent, on aurait bien besoin de l’aide des Élémentals et autres Yôkai. Cette même famille regroupe ce qui est présent mais néanmoins sans appartenir au monde visible : esprits, démons, fantômes, divinités, jusqu’aux objets et autres animaux fabuleux. Rappel : pour le Japon, les Yôkai sont le socle sur lequel repose le surnaturel dans la culture japonaise. Par rapport aux Élémentals de la culture occidental, seul diffère au Japon et dans la culture asiatique l’apport des objets avec leurs âmes comme : les ustensiles de cuisine, les vieilles chaussures, vieilles lanternes, ustensiles divers. Car il paraît que tout objet ayant dépassé l’âge de 100 ans peut devenir un Yôkai. De cette croyance découle l’amour des Japonais pour les objets, et que si avec l’âge vient l’expérience, avec l’âge vient aussi un peu d’âme dans les objets. D’ailleurs ne dit-on pas : Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? Et il est bien connu que « le jeu est l’âme de la mécanique ! »
 
 
 
Réflexions sur les Élémentals
par Salomon Lancri

« Aussi longtemps que l'humanité n'aura pas une attitude plus fraternelle, tant que la majorité des hommes sera animée de sentiments égoïstes et malveillants, tant qu'ils auront tendance à fermer leur cœur à la sympathie, à l'amitié et à la bienveillance, les élémentals resteront une force hostile dans l'ensemble à la race humaine ».

S'il est souvent question des élémentals dans la littérature théosophique, peu de précisions y sont données à leur propos. C'est cependant un sujet qui nous intéresse au premier chef, car nous venons constamment en contact avec ces êtres.

Nous savons qu'ils sont sur l'arc descendant de l'évolution et qu'ils se répartissent en trois règnes, S'éloignant graduellement du pôle spirituel de l'univers, ils descendent dans des milieux de plus en plus matériels. Après avoir passé des âges à parcourir cet arc involutif, ils atteignent le point tournant en entrant dans le règne minéral où leur faible conscience, étouffée par la pesante matière physique, s'endort provisoirement dans une profonde léthargie. Puis, quittant ce règne où l'aspect spirituel de leur nature est éclipsé par l'aspect matériel, ils s'engagent sur l'arc ascendant de l'évolution proprement dite en pénétrant successivement, au cours de cycles immenses s'étendant sur des millions d'années, dans les règnes végétal, animal et humain.

Les élémentals sont donc des êtres embryonnaires. Ils n'ont même pas atteint le stade des minéraux. Ce serait par conséquent une erreur de les considérer comme doués d'une conscience semblable à la nôtre ou même à celle d'un animal. En réalité, bien que chacun d'eux soit pourvu d'une monade éternelle, ils ne sont que des centres de forces. Par eux-mêmes ils sont, selon les termes de Mme Blavatsky, « sans intelligence, sans caractère moral et sans tendances ». Leur vie n'est pas suffisamment différenciée pour qu'ils aient de telles propriétés ou dispositions. Comme le déclarait Mme Blavatsky dans ses Conversations sur l'Occultisme, un élémental est seulement susceptible « d'être dirigé, dans ses mouvements, par les pensées humaines qui peuvent, consciemment ou non, lui donner une forme quelconque et jusqu'à un certain point de l'intelligence ».

Nous baignons dans un océan d'élémentals. Leur monde et le nôtre s'interpénètrent et « par conséquent, le monde élémental est éternellement présent dans le système humain », comme disait Mme Blavatsky. Les élémentals se meuvent avec la vitesse de la pensée, ajoutait-elle. Par notre activité mentale, nous en attirons constamment dans nos corps subtils, en nombre d'autant plus grand que notre pensée est plus forte.

Notre aura prend une couleur correspondant à la nature de nos états d'âme. En pénétrant en nous, les élémentals prennent immédiatement cette couleur. Leur conscience, éveillée et galvanisée pour ainsi dire par notre pensée, reflète celle-ci et tend à intensifier sa puissance. Si, dans la conscience d'un être humain, il y a, habituellement, divers centres d'intérêt, son aura a autant de couleurs qu'il y a en lui d'activités mentales différentes. Chaque élémental est en affinité avec des pensées d'une certaine nature. Lorsqu'un homme a de telles pensées, il peut être attiré vers cet homme. Il pénètre alors dans la partie de son aura dont la couleur correspond à ces pensées et prend aussitôt cette couleur. Si un être humain a habituellement des pensées de même nature, son aura a la couleur qui lui correspond. Elle contient, dit Mme Blavatsky, « une masse d'élémentals vibrant ou électrifiés semblablement et dans ce sens on peut l'appeler un élémental exactement de même que nous connaissons un homme sous le nom de Jones, quoique pendant des années il ait rejeté des atomes de matières grossières et en ait assimile de nouveaux ».

Cette incessante irruption en nous d'êtres rudimentaires, dont la conscience est dynamisée par la nôtre, entraîne pour nous d'énormes conséquences. C'est par l'intermédiaire des élémentaIs que se forge principalement le Karma de la race humaine en général et de chaque homme en particulier. Le monde élémental se mêle en effet étroitement à notre vie mentale et émotionnelle. En réagissant sur nous, il nous influence constamment, nous rendant exactement ce que nous lui avons donné et que nous avons imprimé en lui avec ou sans la connaissance de ce processus. Nous sommes ainsi responsables de l'état de ce milieu vivant dans lequel nous nous mouvons. Suivant les termes de Mme Blavatsky, « à notre époque, le monde élémental a l'aspect et le comportement qui sont le résultat exact de toutes les actions, de toutes les pensées et de tous les désirs des hommes, depuis les temps les plus reculés ».
 
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Aussi longtemps que l'humanité n'aura pas une attitude plus fraternelle, tant que la majorité des hommes sera animée de sentiments égoïstes et malveillants, tant qu'ils auront tendance à fermer leur coeur à la sympathie, à l'amitié et à la bienveillance, les élémentals resteront une force hostile dans l'ensemble à la race humaine, Cependant, quand certains hommes cultivent des sentiments de fraternité et d'amour pour tous les êtres, les élémentals prennent vis-à-vis d'eux une attitude favorable, leur retournant les vagues de bienveillance qu'ils répandent autour deux.

On nous a maintes fois mis en garde contre le défaut beaucoup trop fréquent qui consiste à critiquer les autres avec plaisir, à s'appesantir trop volontiers et sans aucune nécessité sur leurs défauts ou leurs défaillances. Un tel travers est nuisible aussi bien à celui qui critique qu'à celui qui est critiqué. Mme Blavatsky a indiqué comment interviennent à ce propos les élémentaIs. Chaque fois, disait-elle, que vous dénoncez sans pitié les fautes d'une personne, vous attirez immanquablement vers vous « une certaine quantité des élémentaIs de cette personne. Ils s'attachent à vous et s'efforcent de trouver en vous un état, une tache ou une faute similaire à celui ou celle qu'ils ont quitté dans l'autre personne. C'est comme s'ils l'avaient laissée pour vous servir, pour ainsi dire, moyennant de plus hauts salaires ». Autrement dit, ces élémentals, attirés par notre malveillance, susciteront ou intensifieront en nous les défauts que nous avons critiqués chez autrui. Il est donc littéralement vrai que faire du tort à autrui c'est se faire du tort à soi-même.

Nous voyons ainsi que chacune de nos pensées, chacune de nos émotions est un appel à des élémentals. Nos désirs les convoquent, nos pensées construisent des formes de matière fluidique où ils pénètrent et où ils habitent pendant un temps proportionné à l'intensité et à la persistance de cette activité mentale et émotionnelle. En fait ces élémentals ont été emprisonnés magnétiquement dans ces formes-pensées par notre désir qui n'est pas autre chose qu'une forme de notre volonté. Les éléments attirés par nos mauvaises pensées sont autant de liens qui nous attachent à nos tendances inférieures. L'évolution consiste à se débarrasser de tels liens et, pour s'en libérer, la dévotion que l'on peut éprouver pour un être spirituel constitue une aide particulièrement efficace.

Comme le disait Annie Besant, une telle dévotion ne peut être artificiellement créée en nous, par un effort de la volonté. Elle doit naître naturellement et cela ne servirait à rien de tenter de la ressentir si elle n'est pas née spontanément. Tout ce que nous pouvons faire c'est d'encourager ce sentiment dès que nous le sentons poindre en nous. Les intenses vibrations qu'il appelle en retour, vers nous, proviennent évidemment du Sage à qui cette dévotion s'adresse. Ces vibrations ne manquent pas de nous inonder si le sentiment que nous éprouvons pour ce grand Etre est sincère, ardent et pur de tout égoïsme. Elles sont si puissantes qu'elles mettent en miettes les formes pensées de nature inférieure qui peuvent se trouver dans notre ambiance, libérant les élémentals qui y étaient retenus prisonniers.

En dehors des formes pensées où ils logent parfois, les élémentals ont bien entendu, une enveloppe matérielle qui leur est propre, car aucune entité ne saurait exister sans être pourvue d'un corps. Il n'y a pas dans l'univers de pur esprit, c'est-à-dire d'être constitué de conscience seulement. Pour décrire un élémental qu'elle utilisait parfois pour produire des phénomènes occultes, Mme Blavatsky le comparait à une masse d'air tournant sur elle-même. Les élémentaIs, déclarait-elle, n'ont pas de forme propre « et, pour essayer de décrire ce qu'ils sont, il est préférable de dire qu'ils sont des centres de forces ayant des désirs instinctifs, mais pas de conscience telle que nous la comprenons. D'où il suit que leurs actes peuvent âtre indifféremment bons ou mauvais ». Collected Writings, VI, 197.

Ainsi, par le fonctionnement de la loi de Karma, nous assumons, que nous le sachions ou non, la responsabilité non seulement de nos actes physiques, mais aussi de nos émotions et de nos pensées. Car, comme l'a écrit le Maître Kout-Houmi, « chaque pensée émise par l'homme passe dans le monde intérieur et devient une entité active en s'associant, en adhérant, pourrions nous dire, à un élémental, c'est-à-dire à l'une de ces forces semi-intelligentes des domaines invisibles. Elle survit comme une intelligence active, créature engendrée par l'esprit, pendant une période plus ou moins longue, proportionnée à l'intensité première de l'action cérébrale qui l'a éveillée. Ainsi, une bonne pensée est perpétuée comme un pouvoir bienveillant et actif ; une mauvaise comme un malfaisant démon. Et de la sorte, l'homme peuple continuellement son courant dans l'espace d'un monde à lui, où se pressent les rejetons de ses rêveries, de ses désirs, de ses impulsions et de sa passion ; un courant qui réagit sur toute organisation sensitive ou nerveuse qui se trouve en contact avec lui, en proportion de son intensité dynamique. Les Bouddhistes appellent cela son Skandha, les Hindous le nomment Karma. L'Adepte évolue consciemment ces formes, les autres hommes les rejettent inconsciemment ». (Cité par Sinnett, Le Monde Occulte, 118).

C'est en tenant compte de cette loi occulte que nous pouvons donner une orientation spirituelle à notre vie et que nous nous qualifierons de plus en plus pour aider de plus grands Êtres que nous à "soulever un peu du lourd Karma du monde". Une grande patience est nécessaire pour obtenir une parfaite maîtrise de ses désirs et de ses pensées. Prenons exemple sur Annie Besant. Celle-ci, pour donner une idée de sa ténacité dans son entraînement occulte, racontait avoir lu, dans un ouvrage de Darwin, que des nerfs et muscles, maintenant atrophiés dans l'être humain, sont actifs dans certains animaux et leur servent à remuer les oreilles. Désireuse de s'en assurer par elle-même, elle résolut de vérifier la vérité de cette thèse en essayant de mettre en activité ces nerfs et ces muscles dans son propre corps. Elle s'exerça donc, devant son miroir, jour après jour, semaine après semaine, avec une patience inlassable, faisant tout son possible pour faire mouvoir ses oreilles. Au début, en dépit de tous ses efforts, celles-ci demeurèrent absolument immobiles. Elle s'aperçut enfin qu'elles commençaient à bouger. Elle redoubla d'efforts et finalement réussit à merveille à les remuer, à volonté, parvenant à les pointer dans telle ou telle direction, comme le font par exemple les chats et les chevaux.

Nous nous rendons bien compte, après quelques mois d'exercices, que l'entraînement occulte est particulièrement difficile. Considérons par exemple la concentration du mental et la faculté de visualiser clairement. Elles exigent une grande puissance d'attention et sont indispensables à l'occultiste. Mme Blavatsky déclarait que l'attention de ce dernier doit être « de cette sorte qui peut se fixer sur la pointe d'une aiguille pendant un laps de temps indéfini ». Il se peut que notre attention soit d'une sorte bien inférieure. Mais cela ne devrait pas nous décourager. Soyons persuadés que plus nous serons patients et tenaces dans notre entraînement, plus vite notre attention se renforcera.

Tout est en changement perpétuel ici-bas. C'est particulièrement vrai de celui qui aspire à la vie spirituelle. En lui s'éveille progressivement le sentiment que ses sens, ses émotions et même son mental ne sont que des instruments nécessaires pour son travail et pour son évolution. Et la conviction s'installe rapidement en lui qu'il doit en être le maitre et non l'esclave. De plus en plus devient claire en lui l'idée qu'il n'est pas sur terre pour dominer, mais pour aider et qu'il doit utiliser son énergie non pour opprimer mais pour servir. La certitude grandit en lui qu'il est bien davantage que l'instinct bestial poussant à des satisfactions dégradantes, bien plus que les émotions qui, non contrôlées, déchaînent dans son âme des cyclones dévastateurs et plus même que l'intellect obscurci par l'illusion de se croire séparé des autres. En explorant les profondeurs de son être, il s'apercevra que sa conscience ne connaît que des limites provisoires destinées à disparaître les unes après les autres, au cours de son ascension spirituelle. C'est ainsi que, nous disent les Sages, l'Humanité, s'élèvera progressivement et goûtera toujours davantage la Paix de la Sagesse, le sentiment exaltant de la puissance et de la douceur de l'Amour.

(Journal Le Lotus Bleu, Mai 1971)
 
 
 

Derničre mise ŕ jour : 08-03-2009 20:43

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