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Detroit Metal City Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 15-04-2009 18:18

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Publié dans : Flash sur films, Sommaire films du Japon

Tags : Chanteurs, Death metal, Detroit Metal City, Films, Japon, Musique


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Detroit Metal City
Detoroito Metaru Shiti
 
Le terroriste de l’Enfer,
Celui qui n’a ni père ni mère,
Parce qu’il les a tués.
 
 
http://www.imdb.com/title/tt1142972/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Detroit_Metal_City
http://www.go-to-dmc.jp/index.html

Film japonais de 2008 d’après un manga de Kiminori Wakasugi, sur un scénario de Kiminori Wakasugi et Mika Omori, réalisation de Toshio Lee.

Un jeune homme, « que le riz et les légumes ont transformés » selon sa maman, va partir pour la grande ville, monstre de tous les possibles chez les humains. Ce départ est soutenu par une musique orchestrale jurant par rapport à l’intimité de la séquence ou le jeune homme quitte son patelin : Inukai à Oita, pour aller à l’université de Tokyo. Ce campagnard au lieu de rêver de Nature et autre verdure veut habiter une endroit branché, par contre il veut tout de même « vivre dans le vent ». A moins de se fatiguer a lutter contre, on est obligé de faire avec le vent... de la Flèche du temps. Mais qui dit vent dit air, air de musique : il veut devenir chanteur, en vogue bien-sûr et tant qu’a faire. Ah ça a tout de même encore un rapport avec la campagne et le chant des oiseaux, le bruit de l’eau dans la rivière, etc.
 
Le campagnard s’appelle Soichi Negishi (joué par Matsuyama Kenichi), il veut faire rêver les gens avec ses chansons. Avec sa coupe au bol, j’ai du mal a reconnaître Matsuyama Kenichi. Sans musique pas de rêve, explique Negishi.
La musique, proclamait au Moyen-Âge le poète et compositeur Guillaume de Machaut, est joie, rire et chant et danse ; elle chasse la mélancolie, égaie, réconforte.
 
 
Ensuite on a droit a une courte séquence de musique violente, agressive et provocatrice, invocatrice même du diable et autres démons et de la mort, genre hard rock ou plutôt Heavy metal. Et c’est Negishi qui s’y colle.
Le titre du film Detroit Métal City (DMC) fait allusion à Run-DMC, groupe de musique américain. Un intertitre du film explique que le Death metal émergea à partir du Thrash metal au début des années 1980. DMC est donc le groupe de Negishi, qui se fait appeler : Johannes Krauser II, et là, il n’y a vraiment plus rien a voir avec la campagne. Quant aux rêves ? ce sont plutôt des cauchemars qu’il cherche a déclencher !
 
 
Sur fond de symboles style sorcellerie et dans un ensemble rouge et noir rappelant un peu la sauce nazi, on a donc le générique début.
La réalisation et les scénaristes ne s’embarrassent pas de transitions pour passer de l’arrivée de Negishi à Tokyo, et être sur scène se tortillant ! En fait ils nous ont fait faire un bond de 5 ans. Mais cela ne veut pas dire qu’il est déjà célèbre, et dans le monde entier, faut pas pousser tout de même !
Leur manager femme est une véritable tigresse, toute vêtu de cuir, c’est elle qui dompte son groupe DMC, elle qui aime bien mouiller (probablement sa culotte), et qui éteint sa cigarette sur sa langue. Johannes Krauser II supporte mal sa condition de Death metal, il a mal à la bouche, a peur de ses fans, est effaré d’entendre que l’on dit du vrai Johannes Krauser qu’il peut violer onze personnes en une minute. Le pauvre Negishi ne fume même pas des cigarettes et est encore vierge. Il veut faire des chansons sur un monde de rêves et de filles gentilles. Il s’est réfugié avec sa guitare à un coin de rue, mais pour le moment il n’a qu’un petit caniche blanc comme spectateur.
 
 
Dans un magasin ou on vend, encore ! des CD, Negishi rêve de sortir un CD comme ça. Ici on ne parle par encore de piratage, pardon de partage de musique. Il rencontre une ancienne amie de lycée : Yuri Aikawa (joué par Rosa Kato). Elle travail pour un magasin people et musical : Amore Amour, que ne manque pas de lire chaque mois Negishi. Elle écrit même des articles qui plaisent à Negishi.
Toujours en porte à faux, c’est le moins que je puisse dire, par rapport à sa fonction de « chanteur diabolique » des DMC, il n’apprécie par la publicité de son album, ni les fans qui sont le présentoir. Il a honte de sa musique et bien-sûr Aikawa n’aime pas cette musique ni le look des musiciens, pour elle c’est démodé. Entendre le mot démodé, pour le pauvre Negishi c’est une catastrophe. 
 
 
Mais je ne sais si c’est voulu, ou s’il ne s’en même pas compte, Negishi a une double personnalité, comme Mister Jekyll et le docteur Hyde : le gentil chanteur qui veut faire rêver ; le diabolique Johannes Krauser II, la bête qui veut envoyer en enfer ses spectateurs ou qui les injurie, et qui fait peur aux enfants. Cela nous vaut une séquence un peu comique, loufoque, entre le Negishi de Ville, et le Krauser de l’enfer, vis à vis de Aikawa l’attendant dans un café.
 
 
Retour sur la diablesse manager de Krauser II, elle fait écouter à Negishi : Jack III Dark, l’empereur du Death metal, arrêté un grand nombre de fois pour usage de drogues, et bien-sûr dépravations sexuelles et agression sur les forces du désordre, pardon de l’ordre ; combattu sans succès par de nombreuse associations parentales. D’après la manager, il est l’essence même de DMC, vous pouvez imaginer la tête de Negishi en entendant ça. Comme Negishi veut toujours faire des chansons qui fassent rêver, elle lui fout un coup de pieds dans les couilles.
 
 
Le côté gentil de Negishi interprète dans un café en compagnie de Aikawa, sa chanson qu’il a écrite : Tendre amie. Il a l’air d’un crétin... et les paroles sont totalement creuses. Et on lui fait comprendre d’aller faire l’idiot dehors ! Peut-être que le genre « empereur de Death metal » lui irai mieux.
La réalisation jouant à fond maintenant sur la loi des contrastes, le pauvre Negishi se réfugie chez lui, mais sa diablesse de manager lui rend visite, avec deux molosse, elle éteint sa cigarette sur le front de Negishi, etc... Bref elle va l’entraîner a devenir un « bâtard death metal intégral ». Pendant ce temps, les deux molosses sont en train de tout bouffer : rideaux, sièges, etc. Le Metal c’est la vie dit-elle ! Ça nous vaut une séquence délirante, grand-guignolesque et humoristique comme les Japonais savent le faire. Et évidemment vous pouvez imaginer facilement qui arrive à ce moment là !
 
 
Ensuite j’apprend que le rap ça existe aussi au Japon : c’est le rap special free style de Kiba, nous dit le chanteur.
Mais on nous montre aussi le pendant féminin de Death metal, les Detarame Mazakon, celles-ci traitent les spectateurs de puceaux et de branleurs, et crient de leur exploser les boules...
En attendant, on apprend que l’empereur du Death metal : Jack III Dark (joué par Gene Simmons), va faire une tournée mondiale : la Fin du Monde, et se mesurer avec tous les groupes, mais avec un groupe en particulier...
 
 
De son côté, Negishi rencontre un copain de lycée qui a réussit dans le chanson que lui voulait faire, et qu’il ne réussit à faire que dans le Death metal qui le dégoûte. Après quelques déboires avec un designer qui veut lui piquer Aikawa dont il est amoureux, il abandonne le Death metal et retourne dans sa campagne écouter le chant des vaches.
Mais il a une surprise en voyant ce tee-shirt que porte sa mère, et le comportement de son petit frère.
Pauvre Negishi qui n’arrive pas a rêver et donc ne peut donner du rêve aux autres. Mais le grand air de la campagne lui a fait du bien et il est regonflé par s’attaquer à Tokyo, et ça va chauffer ! car il y a des rêves que seul Krauser peut donner, se dit-il.
Évidemment la fin du film est réservé à un affrontement : Krauser - Jack III Dark ; il y a même Metal Buffalo sur scène (un taureau). Et ne pas oublier la romance : Aikawa se trouve dans la salle et ne sait toujours pas que Negishi est Krauser...
Ne manquez pas le clin d’œil en forme d’astuce finale, quand Krauser essaye de réunir ses deux personnalités. Bravo aux scénaristes.
 
 
Trois étoiles pour cette étrange comédie avec ses excès à la japonaise, une poésie, son énergie digne des tremblements de terre, ses naïvetés ou ses fraîcheurs, son humour, et jouant parfois sur des quiproquos ; un côté héroic fantasy drôle se montre dans les concerts. Grand bravo à Matsuyama Kenichi, il est étonnant et me fait parfois penser à un acteur de théâtre Kabuki.
Ce n’est pas le genre de musique que j’aime, mais n’est-ce-pas, comme Guillaume de Machaut et Negishi et beaucoup d’autres le disent : sans musique pas de rêves.

M. Roudakoff
 
 
 
 
 
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Dernière mise à jour : 15-04-2009 18:59

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