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Destruction de la Russie - Usure Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 01-05-2009 19:02

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Publié dans : Nouvelles Spéciales, Russie

Tags : Argent, Banques, Bolcheviks, Business, Chrétiens, Cosaques du Don, Dictateurs, Destruction de la Russie, Israël, Juifs, Ku Klux Klan, Pouvoir, Révolution, Russie, Sionisme, Terreur, Terroristes, Tortures, Usure


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Destruction de la Russie - suite 10
L’église chrétienne et les juifs au Moyen-Âge : l’usure


La monnaie a été principalement inventée pour des échanges ; ainsi son usage propre et premier est d’être consommée, dépensée dans les échanges. Par la suite, il est injuste en soi de recevoir un prix pour l’usage de l’argent prêté ; c’est en cela que consiste l’usure. (Thomas d’Aquin, Somme théologique).
 
 
Les 12è et 14è siècles voient la concrétisation de la doctrine de l’usure, et les juifs sont concernés par les questions de commerce d’argent.
Ce problème de l’usure est un problème d’éthique dans lequel les juifs ne seront impliqués que peu à peu et indirectement. Les canonistes et théologiens se demandent si l’usure est interdite par l’Ancien Testament, et à un moment où l’économie occidentale renaît et connaît un développement nouveau, où la circulation des espèces revient une nécessité, l’Église s’interroge sur la licéité (être permis) des revenus provenant d’une source déclarée illicite : l’usure.
 
" Le temps est un don de Dieu et ne peut donc être vendu "
(Citation d'après : Un autre Moyen Âge, de J. Le Goff)

Pour certains, tant ecclésiastiques que laïcs, la lutte contre le commerce de l’argent devient une des armes efficaces pour porter atteinte au judaïsme.
À partir du 12è siècle, et surtout aux 13è et 14è siècles, le commerce de l’argent devient pour nombre de communautés juives l’un des seuls (ou le seul) moyen d’échange avec le monde non juif : les activités agricoles sont réduites du fait des expulsions et de l’obligation d’habiter des localités importantes ; les activités artisanales (en dehors du microcosme communautaire) sont limitées par l’existence de corporations chrétiennes ; le commerce lui-même est rendu difficile par une insécurité à laquelle sont sensibles les juifs plus que les autres (voir S.W. Baron : A Social and Religious History of the Jews, 1966)

Avec le problème des croisades, est venu celui de son financement : l’exonération des intérêts des prêts contractés par les croisés ; le problème s’étant posé dès la deuxième croisade, à en croire une lettre de Pierre le Vénérable, qui déplore le fait que les juifs s’enrichissent au détriment des chrétiens qui ont renoncé au confort et aux richesses pour conquérir le tombeau du Christ (G. Constable : The Letters of Peter the Venerable, I. Cambridge Mass.)
Dans des lettres de papes signalent l’oppression des juifs par l’usure : « Ils épuisent en peu de temps les ressources des chrétiens, sous quelques prétexte que ce soit, des usures lourdes et démesurées (graves et immoderatas). Plusieurs commentateurs se sont demandés si cette formule n’autorisait pas la perception d’intérêts à un taux modérée ; si leurs réponses sont négatives, car « toute usure est immodérée », il semble bien que, dans la pratique, au 13è siècle, les autorités ecclésiastiques aient parfois toléré chez les juifs un commerce de l’argent à faible taux, comme c’était le cas de la part des autorités civiles.

A partir du règne de Louis IX (Saint Louis), certains seigneurs se demandent s’il est licite d’utiliser l’argent extorqué aux juifs, lequel provient de la pratique de l’usure. Ce point est évoqué une première fois dans une lettre de Grégoire IX, au roi de France en 1237 ; la réponse est positive, à condition que les sommes recueillies servent un saint objectif, particulièrement la croisade (lettre du 3 octobre 1237).

Une lettre d’Honoruis III, de 1219, indique que dans le comté de Champagne les autorités ecclésiastiques ont mené une politique active de répression de l’usure, dont se plaint la comtesse de Champagne elle-même (lettre du 21 juin 1219).
Les conciles sont source de questions : les premières mentions relatives à l’activité des prêteurs juifs concernent l’interdiction de leur laisser en gage des objets liturgiques ; présente dès le haut Moyen-Âge, elle figure notamment à Rouen en 1189 (Canon 12), dans les statuts synodaux de Paris (vers 1200, O. Pontal : Les Statuts synodaux français du 13è siècle, T1. Paris 1971, p. 76) et dans les constitutions de Guillaume de Bleys (1229).
Le premier concile à accorder une attention particulière au problème de l’usure est Latran III (canon 25), mais les juifs n’y sont pas impliqués. Le concile d’Avignon 1209 a un canon sur les juifs usuriers, qui se réfère à la lettre de 1198 d’Innocent III, où il est question d’empêcher les juifs de se livrer à l’usure en les privant de relations avec les chrétiens (Avignon 209, canon 4). plusieurs conciles reprennent les termes de Latran IV ou se réclament de lui (Narbonne 1227, Béziers 1246). Le concile d’Oxford 1222 et les constitutions de Guillaume de Bleys évoquent un problème particulier à l’Angleterre : les juifs avaient l’habitude de conserver soit des sommes d’argent soit des reconnaissances de dettes dans les églises, « afin qu’elles soient gardées plus sûrement » ; les deux constitutions interdisent cette pratique, qui sera cependant poursuivie puisqu’elle est mentionnée à nouveau à Worcester en 1240 (Orxford 1222). Le concile de Trèves 1227 se préoccupe davantage des chrétiens, à qui il interdit en quelque sorte de « placer » leur argent chez les Cahorsins (marchands du Quercy) ou les juifs (canon 10).

Même interdiction chez Guillaume de Bleys, à Worcester 1240 et de nouveau à Trèves en 1277 (voir Powicke-Cheney). Le concile d’Albi 1254 n’interdit pas vraiment l’usure aux juifs mais la rend difficile en empêchant les juges ecclésiastiques ou séculiers de contraindre des chrétiens à rembourser aux juifs les intérêts de leurs prêts. À Béziers en 1255, il est fait écho aux souhaits de Saint Louis de voir les juifs « cesser leurs usures et vivre du labeur de leurs mains ou de commerce, sans contrats ni usures » (canon 25, Grayzel « Iudei cessent ab usuris... Et vivant omnes Iudeos ponant propter lucrum et ne ex pacto procurent sibi fieri remunerationes »).
Les synodes de Saintes et de Poitiers, tous deux en 1280, reprennent plusieurs interdictions déjà mentionnés : les doyens et autres prélats ne scelleront pas les reconnaissances de dettes des juifs, les chrétiens ne « placeront » pas leur argent chez les juifs, nul n’acceptera, sauf en cas de nécessité, de prêts à intérêt de la part des juifs (Saintes 1280).
Les juifs ont-ils le droit de prêter avec usure ? Si on se réfère au Deutéronome (15 1-3) qui interdit l’usure envers son frère (1) ; les juifs entendent en effet cela de leurs coreligionnaires et donc peuvent exiger licitement un intérêt aux non-juifs ; mais nous dit Jessekin, il faut comprendre « frère » au sens de frère humain : « Nous sommes tous fils d’Adam et, par conséquent, frères ». (Jesselin de Cassagnes, commentaire des Clémentaires, manuscrit à la B.N.).

Si un juif commet un délit, son seigneur peut lui infliger une « peine pécuniaire », mais si l’argent qui sert à la payer provient d’usures, il convient soit de le restituer à celui qui a été lésé, soit de le distribuer aux pauvres.
Comme déjà mentionné, les juifs ne sont pas les seuls a pratiquer l’usure, les Cahorsins aussi, de même que les Lombards (Italie). Si l’usure est condamnable dans son ensemble, elle a été une arme (même de nos jours) pour affaiblir les communautés juives.
Que ne pratique t-on pas à propos d’économie !
La lutte contre l’usure juive sera efficace lorsque la chrétienté ouvrira une autre voie que le prêt juif, lorsque l’affaiblissement des communautés interdira aux juifs d’assumer la fonction devenue indispensable de banquiers (par exemple en Italie, avec l’institution des « Monts de piété », A. Toaff, The Jews in Medieval Assisi, 1305-1487. Florence 1979)(2).
(Quelques lignes inspirées du livre de Gilbert Dahan : les intellectuels chrétiens et les juifs au Moyen-Àge, Éditions du Cerf)

Sous peine de mort, il faut rapidement trouver un « système énergétique » autre que l’argent et revoir l’origine de ce qu’on appel : économie (science de la gestion des ressources planétaires). Cela permettra la réconciliation des communautés juives et chrétiennes et musulmanes notamment... pour une paix mondiale. Donc l’économie est une science qui ne peut pas être laissé uniquement aux seuls juifs ! n’en déplaise  à David Rockefeller... seulement 305è fortune du monde ! la première fortune mondiale étant actuellement Carlos Slim (mais les choses vont très très vite dans ce domaine !). Carlos Slim est né d’un père chrétien maronite, comme quoi les chrétiens peuvent aussi faire fortune ! Le problème c’est qu’il y a toujours une affaire de religion là-dedans.



Notes.
1. Deutéronome 15 1-3 : « Tu pourras exploiter l’étranger, mais tu libéreras ton frère de ton droit sur lui ». Effectivement ce n’est pas claire du tout : on parle d’étranger et de frère, hors le sens de frère s’applique à tout le genre humain ! Et le fait de poursuivre : « qu’il n’y ai pas de pauvre chez toi » jouxté avec le mot étranger peut expliquer bien des choses à propos d’économie... notamment l’exploitation des riches par les pauvres, pardon, c’est l’inverse... Mais le Deutéronome poursuit charitablement à propos de « frère » à 15 7-8 : « Tu n’endurciras pas ton cœur ni ne fermeras ta main à ton frère pauvre, mais tu lui ouvriras ta main et tu lui prêteras ce qui lui manque ». Puis à 15 11 : « tu dois ouvrir ta main à ton frère, à celui qui est humilié et pauvre dans ton pays ».
L’Exode 22 24-25 : « Si tu prêtes de l’argent qui est chez toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un prêteur à gages, vous ne lui imposerez pas d’intérêts ». « Si tu prends en gage le manteau de quelqu’un, tu le lui rendras au coucher du Soleil. C’est seul couverture, c’est le manteau dont il enveloppe son corps ; dans quoi se couchera-t-il ? S’il crie vers moi je l’écouterai, car je suis compatissant, moi ! ».
Lévitique 25 36-37 : « Ne lui prends ni travail ni intérêts, mais aie la crainte de ton Dieu et que ton frère vive avec toi. Tu ne lui donneras pas d’argent pour en tirer profit ni de la nourriture pour en percevoir des intérêts ».
Proverbes 28 8 : « Qui accroît son bien par usure et par intérêt, c’est pour qui en gratifiera les pauvres qu’il l’amasse » (Les biens mal acquis feront retour aux pauvres). Certes, ça part d’un bon sentiment, mais le mal est tout de même là en laissant la port ouverte à toute les dérives. Avec l’absence de l’idée de l’usure, il n’y aurait pas eu de problème de mauvaise acquisition de l’argent !
Et pourtant quelques prophètes de la Bible se sont mis aussi a interdire l’usure :
- Jérémie 15 10 : « Jamais je ne prête ni n’emprunte, pourtant tout le monde me maudit ».
- Ézéchiel 18 13 : « Commet l’abomination, prête avec usure et prend des intérêts, celui-ci ne vivra pas après avoir commis tous ces crimes abominables, il mourra et son sang sera sur lui ».
- Néhémie 5 4 : « Pour acquitter l’impôt du roi, nous avons dû emprunter de l’argent sur nos champs et nos vignes ». Puis 5 10-11 : « Moi aussi, mes frères et mes gens, nous leur avons prêté de l’argent et du blé. Eh bien ! faisons abandon de cette dette. Restituez-leur sans délai leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et remettez-leur la dette de l’argent, du blé, du vin et de l’huile que vous leur avez prêtés ».

2. Cela rappel la moderne maffia italienne qui prélève un impôt sur divers organismes publiques et privés.
 
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Suite des extraits du « Journal de Kolia » : En Turquie à Constantinople.

Rappel : il s’agit ici d’extraits du journal de mon père : Kolia, diminutif de Nicolas. Suite à la Révolution Bolcheviks, l’école des Cadets de Novotcherkassk Новочеркасск (capitale des Cosaques du Don), école pour officiers où se trouvait mon père, elle a été évacué avec tous ses jeunes élèves pour essayer de gagner l’étranger, car l’avance des Rouges devenait trop dangereuse. Les jeunes élèves officier devaient être rapatriés en Angleterre, mais c’est finalement en Égypte qu’ils se sont installés. Après deux années passé en Égypte, les Cadets sont installés sur l’île de Chypre puis en Turquie à Constantinople.



Le reste des vacances se passa toujours dans la résidence en se promenant dans le parc ou en faisant du sport, sans oublier les baignades dans le Bosphore. Au début de l’année scolaire, un incendie se déclara à proximité de l’école dans des constructions presque toutes en bois, et le feu se propagea vite. Immédiatement tous les garçons rejoignirent les pompiers, pour aider à transporter l’eau, prise dans le Bosphore au moyen de seaux, car leur pompe était panne, et cela donnait un spectacle comique.
Voyant cela le Directeur de l’école demanda aux bateaux militaires anglais une aide d’urgence, lesquels stationnaient de l’autre côté du Bosphore, et quelques minutes plus tard leur intervention permit d’arrêter le feu du côté de l’école. Malheureusement, plus loin, sur une longueur de 5 kilomètres tout avait brûlé. Les études avaient donc repris pour tous ceux qui avaient réussi leurs examens et qui voulaient continuer leurs études, mais pour les autres, la Direction avait formé deux groupes pour les faire partir au Canada et en France. Ce départ avait été assez rapide.
En même temps au début octobre, un bruit circulait que l’école manquait d’argent pour son entretien. De nouveau le moral des garçons baissa, et Kolia commença à s’inquiéter pour la fin de ses études, et aussi le départ d’un grand nombre de ses camarades n’arrangeait pas les choses.
Les jours étaient monotones, et les garçons qui restaient se trouvaient dans une inquiétude indéfinie.

Puis le 16 octobre 1923 éclata un incendie dans l’école même, c’est-à-dire dans le bâtiment réservé uniquement aux classes et salles de réunions. Ce bâtiment fut très endommagé, heureusement que l’intervention des garçons et du personnel permit d’empêcher une catastrophe. Selon certains bruits, cet incendie aurait été provoqué par des représentants diplomatiques soviétiques, lesquels se trouvaient déjà à cette époque à Constantinople. Cela s’expliquait facilement, car ils voulaient récupérer l’Ambassade et la résidence Russe, la Turquie ayant reconnu l’Etat soviétique.

À la suite de cet acte, les autorités turques demandèrent à la Direction de l’école de trouver un autre lieu pour transférer l’école. Tous ces nouveaux évènements avaient confirmé l’inquiétude des garçons et aussi cela perturbait l’organisation scolaire, que ce soit du point de vue matériel, du personnel, des logements, des professeurs.
Malgré tous ces ennuis, l’atmosphère était plus détendue à l’approche des fêtes de Noël, c’était l’époque des préparatifs dans les salles de réunions, les répétitions de la chorale.
Kolia avait reçu une longue lettre de sa Maman, qui lui racontait la lutte qu’elle menait ainsi que ses frères pour la vie et contre le froid. Dans cette lettre, étaient joints des petits bouts de papier, arrachés d’un cahier d’écolier, où il était écrit des mots de sympathie, d’encouragement et de souhaite de santé, signée par les garçons du village avec lesquels Kolia avait joué lorsqu’il avait sept huit ans, cela était très émouvant.
Kolia faisait partie d’un petit nombre, qui avait la chance de recevoir encore des nouvelles de Russie.

À cette époque, il écrivit à son grand-père qui était en Russie, en lui demandant de lui fournir son arbre généalogique ainsi que l’acte officiel de noblesse, car Kolia était le seul à hériter de ce titre. Son grand-père lui adressa une lettre accompagnée de l’acte au nom de Kolia, le tout, envoyé à l’école. Mais pour plus de sûreté, il avait envoyé cette lettre par la voie diplomatique. Malheureusement lorsque Kolia ouvrit la lettre, il ne trouva pas l’acte demandé, celui-ci ayant été confisqué par l’Ambassade soviétique, cela démontrait la méfiance, mais d’un autre côté compréhensible, vis-à-vis des réfugiés russes. C’est aussi à cette époque que Mustapha Kemal Pacha avait conquis la ville de Constantinople et la débaptisa, le nouveau gouvernement Turc la nomma : “Istanbul”.

Puis le 6 décembre, tous les Cadets organisèrent une fête pour la Saint-Nicolas, Patron des Cadets. Ils avaient monté un spectacle dans lequel Kolia avait beaucoup aidé. Il faisait partie d’un groupe de huit garçons qui devait chanter sur scène « Les Bateliers de la Volga ». Pour cela, ils avaient fabriqué un décor approprié ainsi que les costumes.
Ce spectacle fit grand effet sur les autres garçons et filles non Cadets. Ils chantèrent selon l’ancienne tradition, finalement la fête eut beaucoup de succès auprès de la Direction, cela avait augmenté le prestige des Cadets et avait dissipé la morosité de tous.
Après les Fêtes, les études reprirent normalement, en continuant le sport, le climat étant assez doux, cela permettait à ceux qui pratiquaient le sport de profiter des moments de liberté.
Durant l’hiver humide, Kolia avait joué dans l’équipe de l’école contre l’équipe grecque de football à Buyuk-Déré. Le match se termina au profit de l’équipe russe 3 à 2, puis une petite bagarre éclata sans conséquences.
Le lendemain, il tombait de la neige qui avait fondu aussitôt. Le dimanche suivant pour récompenser les joueurs, toute la classe de Kolia fit une sortie en ville puis alla au cinéma. Après le spectacle, tous les garçons prirent du thé et des gâteaux orientaux qui furent très appréciés. Ce fut un après-midi très agréable et divertissant dans cette belle ville de Constantinople, en se promenant dans les grandes rues et en longeant les belles boutiques.

À la fin du mois de décembre 1923, la nouvelle concernant le déménagement de l’école se précisa. Elle devait être réinstallé à Erenköy, petite ville résidentielle sur la rive asiatique à quarante kilomètres de Constantinople.
Au début de janvier, une équipe de 25 garçons avait été formée pour finir à Erenköy l’aménagement des locaux. Kolia en faisait partie, et il était très heureux de cette nouvelle, d’autant plus que le groupe devait rester sur place, tout à fait indépendant et libre d’organiser son existence comme il l’entendait. Pour cela ce fut les plus grands et les plus sérieux qui avaient été désignés pour y aller.
Donc dans le courant janvier, le groupe arriva à Erenköy avec les bagages et le matériel, et s’installa dans une des baraques dont la construction était toute récente. Tout cet ensemble était construit dans un domaine de six hectares, où se trouvaient déjà trois immeubles en pierre et six baraques en bois. Donc, le groupe de garçons, avec quatre ouvriers spécialistes, avaient été chargés de vérifier toutes les installations et de préparer l’aménagement de l’école. Ce sont les conséquences et les exigences soviétiques qui avaient décidé de rentrer en possession de la résidence de l’Ambassade à Buyuk-Déré, laquelle avait été réquisitionnée trois ans avant par les autorités anglaises, en accord avec les autorités turques, pour l’emplacement de la « British school » for « Russian boys ».
L’entretien pour l’existence de cette école était assuré par le comité Anglais, dépendant du gouvernement de Londres. Les conséquences de ce déménagement et réinstallation comportaient de grands frais et se répercutaient sur les crédits de l’école.
Le nouvel emplacement de l’école était situé assez loin de la mer, et cela ne permettait plus aux garçons d’aller se baigner comme ils le faisaient à Buyuk Déré sur le bord du Bosphore, où la plage était réservée à l’école.

M. Roudakoff
 

Dernière mise à jour : 10-06-2009 18:03

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