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Vous n’êtes pas le corps Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 24-09-2023 09:28

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Administrateur, Aiguille, Amour, Celtes, Conformité, Banques, Consommateur, Dehorscratie, Eau, Ego, Fascisme, Gate gate, Gaulois, Guillotine, Homéopathie, Horticulture, Humain, Judéo-maçonnerie, Libération, Limite, Marxengelsisme, Or, Païens, Paysage, Paysans, Penser, Racine du mal, Réel, République, Religion, Réseau, Robot, Saisie, Simplicité, Tiahuanaco, Transparent, Trou, Utotalitarisme, Vacuité, Valeur, Washingtonisme, Westminsterisme, Winner, Woke

 
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Vous n’êtes pas le corps
NON-SAISIE = NON RECOURS AUX BÉQUILLES : NE PAS S’ÉTABLIR POUR Y PRENDRE APPUI, DANS LE CIEL DU CIEL DES CHOSES QUI NE REPRÉSENTE AUCUN LIEU PARTICULIER : ABSOLU DÉTACHEMENT DES VALEURS TERRESTRES, conformément au principe du Yoga Vasistha : « L’apparence de ce monde est une confusion ; de même que le bleu du ciel est une illusion d’optique. Mieux vaut ne pas s’y intéresser et l’ignorer » (Yoga Vasistha, YV I, 3). Ce qui ne dépend pas d’un choix, mais de la PARTICIPATION SPONTANÉE de l’Être (et non par calcul, par choix, par utilitarisme de volonté). Dans un Trou il n’y a rien d’autre que le Trou, donc pas de Trou à voir.
NE PAS A-DORER LE SOLEIL, DONC L’OR (métal).
 
 
Dans cette « civilisation » tout est réduit au corps !
RÉDUITE À L’OR MÉTAL, RÉDUITE AU SOLEIL A-DORÉ !
RÉDUITE À LA POSSESSION ! (On est alors POSSÉDÉ par ce qu’on possède, même si c’est pas « location », on est possédé par l’utilitarisme et c’est pire, car la location ou l’emprunt AMPLIFIE TOUT).


« N’êtes-vous pas le Soi ? Pourquoi vous soucier du reste ? Prenez l’essentiel et rejetez les autres théories savantes comme étant inutiles. Ceux qui pensent que la disparition physique est importante pour la liberté se trompent [comme les transhumanistes qui veulent réduire la conscience en une puce informatique afin de ”prolonger la vie”]. Rien de tel n’est nécessaire. Vous n’êtes pas le corps ; alors qu’est-ce que cela peut faire qu’il disparaisse d’une façon ou d’une autre ? Il n’y a pas grand mérite à de tels phénomènes.
En quoi consiste la supériorité ou l’infériorité ? Seul compte l’accomplissement du Réel. La perte du ‘je’ est importante, et non la perte du corps. Le véritable esclavage, c’est l’identification du Soi avec le corps. Abandonnez cette fausse notion et percevez intuitivement le Réel. C’est la seule chose qui importe. Si vous faites fondre un bijou avant de vous être assuré qu’il était en or, qu’importe la façon dont il est fondu, en totalité ou en partie, ou quelle était sa forme. Tout ce qui vous intéresse est de savoir s’il est en or.

L’homme mort ne voit pas son corps. C’est le survivant qui pense à la manière dont celui-ci s’est séparé du corps. Pour les êtres réalisés, la mort, avec ou sans le corps, n’existe pas. L’être réalisé est conscient dans les deux cas et ne voit aucune différence. Pour lui, aucun de ces deux états n’est supérieur à l’autre. Aussi, pour les non-réalisés, le sort du corps d’un être libéré ne doit pas être un sujet de préoccupation. Occupez-vous de ce qui vous regarde. Réalisez le Soi ; après la Réalisation, vous aurez tout le temps de vous demander quelle forme de mort est préférable pour vous. C’est la fausse identification du Soi avec le corps qui suscite l’idée de préférence, etc. Êtes-vous le corps ? En aviez-vous conscience la nuit dernière, lorsque vous dormiez profondément ?
Non ! Alors qu’est-ce qui existe donc maintenant qui vous trouble ainsi ? C’est le ‘je’. Débarrassez vous-en et soyez heureux ». (Ramana Maharshi, entretien 32 du 4-2-1935).

« Les gens supposent qu’il existe deux ‘je’ ; l’un inférieur et irréel dont tout le monde est conscient, l’autre supérieur et réel, qu’il s’agit de réaliser [principe français occidental de la croyance en laïcité].
Vous n’êtes pas conscient de vous-même quand vous dormez, mais vous l’êtes à l’état de veille.
Quand vous êtes réveillé, vous dites que vous avez dormi. Vous ne le saviez pas en état de sommeil profond. L’idée de la diversité a donc pris naissance en même temps que la conscience du corps ; cette prise de conscience du corps s’est produite à un certain moment ; elle a un commencement et une fin. Ce qui a une origine doit être quelque chose. En quoi consiste ce quelque chose ? C’est la conscience du ‘je’. Qui suis-je ? D’où est-ce que je viens ? En trouvant la source, vous réalisez l’état de Conscience absolue. […] Le monde n’est pas extérieur. Les impressions ne peuvent pas avoir une origine externe, parce que le monde ne peut être connu que par la conscience [le scribe de la page souligne]. Le monde ne dit pas qu’il existe. Ce n’est que votre impression, même si elle n’est pas cohérente ni continue. Dans le sommeil profond, le monde n’est pas connu ; il n’existe donc pas pour l’homme qui dort. Par conséquent, le monde est la suite de l’ego. Trouvez l’ego. La découverte de sa source est le but final ». (Ramana Maharshi, entretien 53 du 15-6-1935).

« Vous n’êtes pas le mental. Vous êtes au-delà de lui ». (Ramana Maharshi, entretien 68 du 21-7-1935).

Les tribus juives nomades ou le JUIF ERRANT, QUI NE NE POUVAIT QUE FOURBIR LES « TRAVAILLEURS DU CHAPEAU » (surtout depuis un moment du judéo-maçonnisme !)(1)

« La nature du mental est précisément d’errer. Mais vous n’êtes pas le mental. Le mental émerge puis s’immerge. Il est impermanent, transitoire, alors que vous êtes éternel. Il n’y a rien d’autre que le Soi. Rester le Soi est la solution. Ne faites pas attention au mental. Si on cherche sa source, le mental s’évanouit, laissant le Soi non affecté derrière lui ».  (Ramana Maharshi, entretien 97 du 19-11-1935).

« Ceux qui ont découvert de grandes vérités les ont trouvées dans les profondeurs tranquilles du Soi.
L’ego est comme notre ombre sur le sol. Tenter de l’enterrer serait une sottise. Le Soi n’est qu’un. S’il est limité, c’est l’ego. S’il est illimité, c’est l’Infini, la Réalité.
Les bulles sont différentes les unes des autres et innombrables, mais l’océan n’est qu’un. De même, les ego sont nombreux [telle la diversité commerciale de l’Union européenne…], tandis que le Soi est UN, et seulement UN.
Quand on vous dit que vous n’êtes pas l’ego, réalisez la Réalité. Pourquoi vous identifiez-vous à l’ego ? C’est comme si on vous disait : « Ne pensez pas à un singe en avalant votre médicament ».
C’est impossible de ne pas y penser. Le fonctionnement des gens ordinaires est pareil. Quand on parle de la Réalité, pourquoi continuez-vous à méditer sur « shivo’ham » [Je suis Shiva] ou « aham brahmâsmi » [Je suis le brahman] ? Il vaudrait mieux en trouver le sens et le comprendre. Il n’est pas suffisant de répéter simplement les mots ou d’y penser.
La Réalité, c’est simplement la perte de l’ego. Détruisez l’ego en cherchant son identité. Parce que l’ego n’est pas une entité, il disparaîtra automatiquement et la Réalité resplendira spontanément d’elle-même. C’est la méthode directe. Tandis que dans toutes les autres méthodes l’ego subsiste.

Celles-ci soulèvent quantités de doutes et à la fin la vraie question reste en suspens. Dans cette méthode-ci, par contre, la question finale est la seule qui existe, et elle est posée dès le début.
Aucune sâdhanâ (discipline) n’est nécessaire pour s’engager dans cette quête.
Il n’y a pas de plus grand mystère que celui-ci : nous cherchons à atteindre la Réalité alors que nous sommes la Réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant d’obtenir cette même Réalité. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de tous les efforts passés. Et ce qui sera le jour où vous rirez est déjà ici et maintenant.
- Q. : Alors, c’est un grand jeu du « faire semblant » ? (2)
- M. : Oui.
Dans le Yoga-Vasishtha il est écrit : « Ce qui est réel nous est caché, mais ce qui est faux se révèle à nous comme vrai ». En fait, la seule chose dont nous faisons l’expérience, c’est la Réalité ; pourtant nous ne le savons pas. N’est-ce pas la merveille des merveilles ?
La recherche « Qui suis-je ? » est le glaive qui sert à trancher l’ego ». (Entretien 146 du 26-1-1936).


IL Y A DEUX SOLEILS (deux voies).
- La voie actuelle du SOLEIL LUCIFÉRIEN et de sa croyance au corps-mental, où toute évolution vers les Mondes Libres, au sens du Retournement de la Lumière ou Réalisation du Soi sera interrompue, et il sera procréé une évolution statique, artificielle dans le Minéral, le Végétal, l’Animal et l’Humain. Ce fut la voie de la découverte du feu vulgaire qui donna naissance à la métallurgie et aux armes et jusqu’au nucléaire. C’est donc la voie de la thermodynamique, la voie qui ne mènera pas à la Libération puisque cette voie PARTICIPE DE L’ATTACHEMENT D’UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT : la succession, et forcément la construction d’un espace-temps.
- La voie originelle du SOLEIL-CŒUR ou Soi, le Voie de la Grâce Divine qui seule peut mettre un terme à la SUCCION d’un Instant vers la SUCCION suivante de l’Instant, ces états qui se succèdent, et qui donnent « la naissance de… ».
C’EST DONC LA GUERRE : dans une voie comme dans l’autre, le ”Bien” disparaît, et seule demeurera : ou bien la victoire de la voie de la découverte du feu vulgaire et le grand jeu du « faire semblant », ou bien l’Unité originelle.


Notes.
1. « En opérant ainsi [la Gematria), sans doute depuis l’époque de la traversée du Sinaï, les Juifs ont mis au point les principes mêmes de la spéculation intellectuelle et du discours scientifique, qui vise lui aussi à découvrir des invariants communs à des faits a priori sans rapport les uns avec les autres [c’est pour ça qu’il y a beaucoup de psychiatres juifs]. Ainsi, en travaillant sur les mots, les Juifs d’il y a trois mille deux cents ans préparaient-ils les générations futures à l’abstraction [et donc au virtuel de l’informatique si utile à ce monde du corps et du délire de l’économique…], faculté si essentielle, on le verra, à la finance, à la science et à l’art.
Cette capacité d’abstraction constitue la première richesse du nomade. Nul ne peut la lui voler. Voici comment elle permet de jouer avec les mots de l’économie ».
(Jacques Attali, Les Juifs, le monde et l’argent, page 38, et il enchaîne avec l’être et l’avoir…..)

2. LE FAIRE SEMBLANT OU « COMME SI » : DIFFÉRENCE ENTRE VRAI ET FAUX SOLEIL.

Élohim signifie ”puissance du jour” et correspond à Phœbus (le fauve ou le blond), en grec : xanthos (jaune). Le nom de Jéhovah se compose en deux temps du verbe ÊTRE ou VIVRE ; en hébreu Éheiéh (il vivra) ; et havah (il a vécu). Quand au Point Focal entre les deux temps IL EST SOUS ENTENDU : FORME DU « COMME SI » (on fait comme si…). Le ”Comme si” de l’Instant sera alors comme le SOLEIL, mais triple : en haut, au milieu (sur le sol), et dessous (l’inférieur).
Le Soleil aussi au sens de l’éternel Retour : le mois de DÉCEMBRE, Apollon signifie aussi ”clôture du jour”, le mois de décembre est bien celui qui clôture l’année. (Comme le confirme l’Empereur Julien dans son Discours quatre : ”Il est établit qu’Apollon jouit d’une triple puissance, ”Soleil” dans le monde supérieur, ”Liber pater” sur Terre, ”Apollon” dans le monde inférieur”).
On fait ”comme si” pour la raison si souvent exprimée sur ces pages que le Vrai cesse d’être vrai dès qu’il est vu ou possédé : comme le Trou n’étant qu’un Trou, il n’y a donc pas de Trou à Pour-Voir (3).

A-DORER LE SOLEIL = CROYANCE AU CORPS-ME(N)TAL.
LE VRAI SOLEIL.

« Dans le même sens de LINGA, SHIVAM, CHRIST, PIERRE-SOLEIL :
Dieu n'est pas un ex-istant : « Je suis celui qui suis ». Cette rencontre avec le centre de tout existant, en tant qu'événement vécu et senti, ne peut en aucune façon être confondue avec le sentiment des psychologues et des romanciers. Votre expression « sentiment océanique », qu'elle soit de vous ou empruntée à Freud, me convient parfaitement. C'est le vertige de l'in-fini, du tout de l'existant virtuellement connaissable en son tout. C'est une connaissance inépuisable parce qu'elle se réalise par la projection d'un rayon qui joint le Tout-Rien (Je suis celui qui suis) à la circonférence de l'existant, comme le rayon d'un projecteur qui explore l'horizon. Dieu seul peut voir en simultanéité tout l'horizon du créé sans avoir besoin de faire succéder dans sa vision chaque point du temps et chaque point de l'espace, l'un après l'autre. Sa connaissance n'est pas celle d'un projecteur tournant mais celle d'un soleil qui éclaire en toutes directions dans l'intantanéité, hors du temps [symbolisé par l’ostensoir]. Le mystique, le « perdu en Dieu », ne peut incarner dans l'expression verbale que ce que voit le projecteur tournant, instant après instant. Il n'est pas Dieu mais il participe de son infaillibilité. Le dogme de l'infaillibilité du Pape ne signifie pas autre chose. La prétention à l’infaillibilité de tout parti politique, qui atteint son paroxysme démentiel dans le parti communiste n'est qu'une singerie de l'infaillibilité de l'Église. Ce sont des « ismes », des systèmes logiques clos sur eux-mêmes. Chacun se prétend l'incarnation dans le groupe d'une vision juste et correcte de l'Univers. alité des choses. Chacun prétend posséder J la clé de l'universalité qui est en tout homme. Toutes les idéologies politiques sont des masques pour le besoin d'absolu, de religion. L'ennui, c'est qu'il ne peut y avoir plusieurs universalités. et que la lutte entre les pseudo-universalités est cruelle, impitoyable, meurtrière et sanglante. Les ismes, quand ils s'emparent des foules, sont des folies collectives, y compris le catholicisme, la catholicité reste à faire, elle n'est jusqu'à présent qu'à l'état potentiel ». (Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettre 34 à Arthur Koestler le 22-4-1975, et définition du Vrai sens du Soleil).

Le Soleil A-DORER par nos Ancêtres DONNA NAISSANCE non seulement à la métallurgie, mais avant tout à l’OR MÉTAL-MENTAL QUI RENDRA LES HUMAINS DÉMENTS-ZOMBIS avant l’heure de la technologie programmatrice des cerveaux.
Soleil = le CŒUR, Shivam ou Dieu. Ainsi nos Ancêtres dans leur terrible erreur, au lieu de se contenter naturellement d’honorer le Soleil sont allés jusqu’à l’a-dorer.
L’être humain doit donc RETOURNER LA LUMIÈRE parce qu’il est Lui-même cette Lumière [évidemment pas au sens de consommateur du feu vulgaire comme l’a engendré le siècle français des ”Lumières”].
La symbolique de L’OSTENSOIR ne s’y est pas trompé : l’ostensoir a la forme d’un soleil doré entouré de rayons d’inégales longueurs. Au centre de l’ostensoir se trouve une lunule ou petite boîte de cristal destinée à recevoir l’hostie consacrée.

EN MUSIQUE OCCIDENTALE, le VRAI SOLEIL est la note SOL, comparable au OM hindou (Vibration fondamentale).

3. On fait ”Comme si” = l’autorité de tout messie consiste en son absence, comme la carotte attachée à distance de la tête de l’âne, donc absente pour lui, afin de l’inciter à avancer malgré qu’il doive supporter son maître ou des lourds bagages.
DIEU EST CACHÉ, L’INSTANT EST CACHÉ OU N’EXISTE PAS, LE CENTRE EST NULLE PART : ON « ATTEND GODOT » SANS MOUFTER !
CAR SI GODOT OU LE MESSIE ARRIVAIT, CE SERAIT LA FIN DE L’HISTOIRE-OPINIONS-TEMPS-QUI COULE (HOTC), CE SERAIT LA CATASTROPHE.
AVEC LE « COMME SI » ON INVENTE COMME UN DOUBLE, UNE COPIE, UN FAUX.
LE PARADOXE MODERNE ABSOLU EST DONC CELUI DE L’IDENTITÉ, LA CONTRADICTION, L’AMBIGUÏTÉ MÊME face à laquelle le mental de l’humain est confronté à une « hésitation » du Réel Lui-même.
L’identité sera LE CONCEPT DE L’AMBIGUÏTÉ fabriquant un ”COMME SI” de deux façons contradictoires d’être « identique » ou non différencié.

L’identique apparemment dans toutes les langues de l’humain en vient faire ”Comme si” il y avait la complicité de deux sens, l’équivalence d’un terme à un autre, le reconnaissance d’icelui en tant qu’icelui (idem en latin), soit ”le même qu’icelui” : sens exactement contraire à celui qu’il prend le relais, puisque substituant l’idée d’égalité à celle d’une spécificité inégalable, ou l’idée de reproduction confond avec celle de SINGULARITÉ ou UN.

IDENTITÉ = ceci ou cela À UN MOMENT DONNÉ, À L’INSTANT DONNÉ, LEQUEL N’EXISTE PAS puisqu’on fait ”Comme si”, on fait donc dans l’IMPERMANENCE PAR EXCELLENCE ET PAR LÀ-MÊME DANS LA MISE EN VALEUR DU TEMPS : LA REPRÉSENTATION.
Ce qui fait que l’identité d’un « ceci » demeure aussi étranger à la somme de ses qualités ou vérités possibles, étranger même à une possible égalité avec son propre soi ou ‘je’ ici considéré comme un Instant circulant derrière un autre Instant, l’écart de ces deux Instant formant la fameuse DIFFÉRENCE comme celle de l’ombre du stylet sur le cadran solaire, qui suffit à fabriquer un concept d’égalité mais non d’identité ! Ce qui fait l’identité d’un ”ceci” est d’être ”ceci”, et non d’être identique ou incorporable à quelque ”cela” que ce soit !
Or c’est le sort de toute identité que d’illusionner comme réelle dans la mesure où il est impossible la reconnaître en tant que semblable à une autre : d’être icelle, si et seulement si, elle n’est la même de rien.
Bref, le Dieu Janus au double visage ou les deux Lions égyptiens : les Routy, embrassent de leurs regards deux directions diamétralement opposées, le concept d’identité ressemble et confond les deux opinions contraires du MÊME et de l’AUTRE : désignation à la fois et en contradiction ce qui est sans égal, et ce qui est égal à quelque autre chose (encore le ”Comme si”).

Bref, impossible de penser le même sans penser du même coup à son contraire, à l’exemple du Maharshi racontant l’histoire du médicament à prendre sans penser à un singe :
L’activité semble donc inévitable (le ”Comme si” semble inévitable).
- Maharshi : Exact. Thâyumanâvar a fait allusion à cela : Un docteur recommande à un malade de prendre un remède, mais à la condition de ne jamais penser à un singe pendant qu’il l’avale. Le malade pourra-t-il prendre son médicament ? Ne pensera-t-il pas au singe chaque fois qu’il essayera de ne pas y penser ?
De la même manière, quand les gens essayent d’abandonner les pensées, leur objectif est voué à l’échec de par leur tentative même.
- Question : Alors, comment peut-on atteindre cet état ?
- Maharshi : Qu’y a-t-il à atteindre ? On ne peut atteindre que quelque chose qui n’est pas encore atteint.
Mais ici, l’être propre à chacun est Cela.
- Question : Pourquoi ne le connaissons-nous pas ?
- Annâmalai Swâmi : Je devrais toujours essayer de penser « Je suis Cela ».
- Maharshi : Pourquoi devriez-vous penser « Je suis Cela » ? Vous n’êtes que Cela. Un homme passe-t-il son temps à penser qu’il est un homme ?
(Entretien 601 du 7-12-1938).

Donc impossible d’imaginer une identification qui ne passerait pas par le ”Comme si” d’un ”Ne pas être identique” en quoi se résume paradoxalement la banale carte d’identité censée assurer de la personne qui la présente à une banque, ou une administration ou à la police, une « garantie » de son « identité » personnelle, particulière, par l’exhibition d’un bout de plastique garantissant sa NON-IDENTITÉ.
Ce concept de l’autre dans le même, ou du citoyen aux côtés d’autres citoyens ou habitants des villes, ne doit pas avoir le sens d’une stricte équivalence ou Moi-Collectif. Car ”le même” et ”l’autre” relèvent de deux dimensions hétérogènes : le premier appartient au Réel, le second à l’illusion ; on peut écrire alors, que ”le même” est en lui-même ”autre”, un identique différent de la différence.
Ainsi, l’ambiguïté du concept d’identité ne se confond pas vraiment avec l’ambiguïté du Réel [lecture DIA-gonale, et non plus à l’horizontal ou dans la flèche du temps qui coule].
Si l’ambiguïté entre le Moi-Individuel et le Moi-Collectif, OU LA RACINE DU MAL LE DEDANS-DEHORS, consiste à osciller entre les deux pôles opposés du ”même” et de ”l’autre”, soit du Dedans et du Dehors, l’ambiguïté ou de la Singularité ou du Soi ne consiste aucunement dans une dualité ou ambivalence, mais dans l’impossibilité où se trouve la Singularité d’apparaître en tant que telle (puisque le Vrai devient faux s’il est vu), sauf à chuter dans une duplication et donc dans une HOTC laquelle va engendrer un ”COMME SI” : l’identité du ”réel” sera alors comme SE DONNANT À PENSER, SE DONNANT À OPINIONER, SE DONNANT À FAIRE DE L’HOTC et de la mise en valeur du temps et de sa flèche dans une unique direction (et chute dans l’évolutionnisme).

POUR-VOIR = VOIR LA DIFFÉRENCE, MAIS NON L’IDENTITÉ, ce qui va engendrer la COUVERTURE SOCIALE : la ”couverture sociale”, alors que LA PROFONDEUR N’EST JAMAIS SOCIALE : ELLE EST LE ‘JE’ DE LA RÉALISATION. Le critère sociale (emplois, médailles ou diplômes et winnerisme, réseautage en tous genres) en fonction duquel Nous opinionons le plus couramment les autres est aussi celui qui Nous renseigne le moins sur leur vraie valeur humaine. Social = persona, masque de théâtre, la ”Voie de Dieu” se fait entendre à travers le ”COMME SI” OU PERSONNALISME MODERNE DEPUIS LE 1789 RÉPUBLICAINE FRANÇAIS. Un ”COMME SI”, une APPARENCE si épaisse et si pleine de son ego qu’on n’entend seulement parler de « laïcité » à respecter, alors qu’elle n’est qu’une CROYANCE (qui se fait passer en ”comme si” elle était une non-croyance au sens de ”liberté de penser” ceci ou cela comme on a la liberté de choisir la couleur et la forme de ses slips, ou la ”liberté” de choisir ceci ou cela dans la logique aliénante du : ”votre ceci, votre cela” ; telle est la laïcité commerciale à la française…. Laïcité qui va bien avec la diversité commerciale de la CROYANCE-CALCUL…..).
 
[En haut de page : Arunachala au 24-9-2023]
 
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Dernière mise à jour : 24-09-2023 10:03

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