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Le Nouveau Moïse est arrivé Suggérer par mail
 

Ecrit par Sechy, le 30-03-2010 21:03

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Publié dans : Les News, Dernières news

Tags : Israël, Philosophies, Religions, Terre, Territoire


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Le Nouveau Moïse est arrivé
 
Cette idée de « peuple élu » est tueuse car elle divise ; de plus elle est une question centrale la plus problématique de toutes, pour reprendre les termes très justes et simples et j’ajouterai même dramatiques de Shlomo Sand, d’après son livre important : Comment le peuple juif fut inventé : dans quelle mesure la société judéo-israélienne sera-t-elle disposée à se débarrasser de son image profondément ancrée de « peuple élu », et est-il envisageable qu’elle cesse de se glorifier et d’exclure l’autre, soit au nom d’une histoire sans fondement, soit par le biais d’une science biologique dangereuse (le « gène juif ») ? Nous avons la même chose avec la dénomination imbécile « d’écoles supérieures », forçant à admettre qu’il existerait des « écoles inférieures » ! On a d’ailleurs changé le nom du département de Charente Inférieure en Charente Maritime ! Même chose pour la Loire Inférieure. Si le passé de la nation (d’Israël) relève essentiellement du mythe onirique, pourquoi ne pas commencer à repenser son avenir, juste avant que le rêve ne se transforme en cauchemar ? Telle est la dernière phrase du livre de Shlomo Sand.
 
Israël tout comme la Birmanie et la Chine sont des verrues, des cancers sur la planète Terre.
 
La religion de l'Holocauste et de la souffrance : mieux que les Russes (slaves), les sionistes l’ont faite. J’appelle plutôt cette nouvelle religion : la religion du sac de nœuds(1).
 
« Manifestement, les dirigeants de l’Aipac sont en train de réitérer les graves erreurs de leurs prédécesseurs du Congrès juif américain. Ils n’apprennent rien de leur histoire, car il n’existe pas le moindre texte historique juif duquel on puisse retenir quelque chose. En lieu et place de texte historique, les juifs ont l’Holocauste, qui est un événement ayant mûri pour finir par donner une nouvelle religion (ce qui est une tout autre chose).
De toute évidence, la religion holocaustique est judéo-centrique jusqu’à la moelle. Elle définit la Raison d’être juive. Pour les juifs, elle signifie une impuissance innocente totale de la diaspora, et elle considère que le Goy est un assassin « irrationnel » en puissance. La nouvelle religion juive prêche la vengeance. Elle va jusqu’à instituer un nouveau Dieu juif. Au lieu de l’ancestral Yehova, le nouveau Dieu juif est « le juif » lui-même : cet être courageux et futé, celui qui a survécu au génocide ultime, au plus sinistre des génocides, celui qui a ressurgi des cendres et qui est allé vaillamment de l’avant, vers un nouveau commencement... »
La suite sur alterinfo.


Rappel, autour du livre de Shlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé » :
Notion d’identité :
Dialogue entre un fonctionnaire juif coiffé d’une large kippa noire et un certain Dov :
« Vous êtes juif ? interrogea l’employé.
- Je n’ai jamais prétendu l’être, répliqua Dov.
- Il faut modifier ce qui apparaît sur votre carte d’identité.
- Pas de problème, faites-le ! répondit Dov.
- De quelle nationalité êtes-vous ? demanda le fonctionnaire.
- Israélienne, répondit Dov après hésitation.
- Impossible ! ça n’existe pas, trancha l’employé.
- Et pourquoi donc ?
- Parce qu’il n’y a pas d’identité nationale israélienne, soupira le représentant du Ministère de l’Intérieur, avant d’ajouter : « Où êtes-vous né ? »
- À Barcelone.
- Alors, c’est nationalité espagnole, affirma l’employé en souriant.
- Mais je ne suis pas espagnol ! Je suis catalan, et je refuse d’être inscrit comme espagnol ! J’ai combattu pour cela, avec mon père dans les années 1930 !
L’employé se gratta le front ; il ne possédait pas de grandes connaissances historiques mais respectait les personnes : « Alors on va écrire : ‘Nationalité catalane’ ».

Dans son livre, Shlomo Sand précise que Israël a imposé à ses citoyens non juifs le port d’une carte d’identité sur laquelle leur nationalité n’est mentionné ni comme « israélienne », ni comme « palestinienne », mais simplement comme « arabe ». Ainsi, paradoxalement, Israël est l’un des seuls lieux au monde où sont reconnus non seulement la nationalité catalane mais aussi la nationalité arabe !

A inclure dans la religion de l'Holocauste et de la souffrance, le « gène juif », remplaçant l’ancien « sang juif ». Pour les aristocrates nous avons le « sang bleu », transmissible par hérédité. Autrefois en Europe, celui qui affirmait que les juifs, du fait de leur origine, constituait un peuple étranger était désigné comme antisémite (anti-juiviste, pour employer l’expression de Roger Dommergue Polacco de Ménasce). Aujourd’hui, à l’inverse, qui ose déclarer que ceux qui sont considérés comme juifs dans le monde ne forment pas un peuple distinct ou une nation en tant que telle se voit immédiatement stigmatisé comme « ennemi d’Israël ».
Le judaïsme a cessé, au yeux du sionisme, d’être une culture religieuse riche et variée, pour devenir un peuple circonscrit, aux frontières déterminées, comme le Volk allemand, mais possédant une caractéristique exceptionnelle : celle de constituer un peuple nomade sans aucun lien d’appartenance avec les territoires dans lesquels il réside. En ce sens, le sionisme est, d’une certaine façon, une représentation en creux du phénomène de la haine des juifs qui accompagna la cristallisation des entités nationales d’Europe centrale et orientale. Dans cette image « en négatif » se retrouvent une compréhension des sensibilités nationales de la région, et grâce à la proximité, la capacité de saisir les dangers qu’elles recèlent.

Une nation pourrait être : deux ou plusieurs personnes qui partagent la même culture (système d’idées, de symboles), et de mode de comportement et de communication. Si ces deux ou plusieurs personnes se reconnaissent comme appartenant à un même groupe, alors cela forme une nation. Shlomo Sand citant Gellner, Nations et nationalisme. Mais par la suite tous les citoyens d’une nation n’en font pas automatiquement partie ; alors ce qu’on ose appeler « démocratie », censé représenter le peuple sur une base « égalitaire », est une farce attrape-couillon.
L’arbitraire et la subjectivité de tout groupe humain important se considérant comme un « peuple », ou de la même « paroisse », est le résultat d’une sensibilité, d’une imagination aussi.
A partir des sources possibles et disponibles du judaïsme « Qui sont, dans ces conditions, les possesseurs légitime de cet État juif « recréé » après des milliers d’années sur sa « terre exclusive d’Israël » ? Tous ceux qui se considèrent comme juifs, ou bien tous ceux qui sont devenus citoyens israéliens ?

Exemples de nationalisme naturel et poussant la source jusqu’au cosmique.
Un acier fabriqué en dehors de l’Égypte va rouiller s’il est apporté en Égypte, tandis que l’acier du pays d’Égypte, lui reste inoxydé. (Fait constaté au 19ème siècle)
Ça semble compréhensible, car l’humidité en Égypte est très faible.
Autre exemple : celui du Dictionnaire homéopathique, de Louis Pommier :
« Il existe une tradition ancienne d'après quoi on peut préparer à partir du gui un remède contre le cancer, mais que son efficacité dépend entièrement du moment où la plante est cueillie.
Un institut suisse de recherche sur le cancer en a récemment fait l'épreuve en effectuant 70 000 expériences sur des parties de la plante, cueillie à une heure d'intervalle, de jour et de nuit. « On a mesuré le degré d'acidité, analysé les éléments constitutifs, essayé l'effet de toutes les préparations sur les souris blanches. On a pas encore découvert de traitement, mais ce que l'on a constaté c'est que les propriétés de la plante étaient radicalement affectées, non seulement par l'heure locale et les conditions météorologiques, mais par des facteurs extra-terrestres, comme les phases de la Lune et la survenue d'une éclipse ».


Exemple de paradoxe et d’orgueil énorme de la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël, cité par Shlomo Sand.
« La Terre d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif (sic). C’est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national (re-sic). C’est la qu’il réalisa son indépendance, créa une culture d’une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible éternelle au monde entier ». Prétention et prosélytisme sans nom, puisque gommant d’un coup toutes les autres philosophies, coutumes et croyances : bouddhisme, hindouisme, Islam, etc. Avec ce genre de « déclaration » on en reste à un niveau enfantin du genre : « Mon dieu est meilleur que le tient ». Cela tient du « peuple messie ». Et comme texte savant, il y a beaucoup d’autres textes que la Bible, mot qui d’ailleurs possède le sens de livres Saints, servant de repère, de référence.
Question orgueil, Ben Gourion ne faisait pas dans la dentelle mais plutôt dans la guerre de religion mêlant Moïse, le roi Salomon et les « armées d’Israël » (comme si s’étaient les armées des anges).
Ainsi on peut insuffler et inventer un imaginaire national, en parfait accord avec des buts politiques d’une société de colonisation.
A propos de ce roi Salomon, il n’existe aucun vestige de l’existence de ce roi légendaire dont la Bible décrit la richesse en de termes comparables aux rois de Babylone ou de Perse. D’après des chercheurs et archéologues récents, le glorieux royaume unifié de Salomon n’a jamais existé. Dans la Bible ce sont des auteurs tardifs qui inventèrent cette identité royale, avec la bénédiction du Dieu monothéiste ; et en imaginant même la création du monde, le déluge, la sortie d’Égypte, etc.
« Les mythes centraux sur l’origine antique d’un peuple prodigieux venu du désert, qui conquit par la force un vaste pays (la Palestine actuelle ?) et y construisit un royaume fastueux, ont fidèlement servi l’essor de l’idée nationale juive et l’entreprise pionnière sioniste. Ils ont constitué pendant un siècle une sorte de carburant textuel au parfum canonique fournissant son énergie spirituelle à une politique identitaire très complexe et à une colonisation territoriale qui exigeait une auto-justification permanente ». Je cite encore Shlomo Sand, qui explique que cette Bible a joué un rôle clé dans le drame de la formation de la nation juive moderne. Cette Bible considéré comme un « document fiable et historique » (sic) par les adeptes de la nation juive.

Rappel : l’histoire dépend de l’époque de celui qui la relate, selon le philosophe italien : Benedetto Croce, donc on l’arrange selon le pouvoir politique ou religieux du moment.
Comme l’écrit Shlomo Sand, la rédaction des histoires nationales n’est pas destinée à découvrir les civilisations du passé ; son objectif principal, à ce jour, a consisté en l’élaboration de l’identité nationale et en son institutionnalisation politique dans le présent. Donc c’est de la propagande déguisée en faits historiques ! « L’histoire est livresque et non pas réelle », pourrait prétendre l’historien patriote intelligent qui aurait consacré toute sa vie à déchiffrer des textes religieux, institutionnels et idéologiques produits dans le passé par une élite raffinée et réduite (et protégée) : il aurait sûrement raison en ce qui concerne l’histoire traditionnelle du passé. Donc qu’on pense à ce qui s’est passé avec l’Holocauste et le Tribunal de Nuremberg...
Pour l’histoire de l’économie aboutissant à notre drame moderne, il faut remonter au Moyen Age et à la mondialisation de l’heure en 1370, avec l’imposition d’une heure unique en France réglé sur l’horloge du Palais Royal du roi Charles V. Ainsi l’ère productif et l’économie de marche fut inventé, tout s’achète et se vend désormais, contribuant à la transformation morphologique de la culture tout entière. A cela et un peu après, il faut ajouter l’invention de l’imprimerie, provoquant un déclin du sens des mots, sens découlant obligatoirement de la tradition orale.
 
 
 
Note.
1. Le nœud correspond à une dualité : le défaire correspond soit à la crise ou la mort, soit à la solution et délivrance. Le nœud est symbole d’entortillement, de liaisons complexes aboutissant à un Principe. On peut parler de nœuds à propos d’Alchimie. Dans les Upanishad, défaire le nœud c’est atteindre l’immortalité. Le nœud est signe de vie chez les Égyptiens. Délier, dénouer les liens c’est se libérer des attachements, pour vivre un niveau plus élevé.
Dans les traditions islamiques, le nœud apparait comme un symbole de protection. Selon une légende Alexandre trancha de son épée le nœud gordien. Il conquit l’Asie, mais la perdit aussitôt ! Donc trancher le nœud gordien signifie l’illusion ; le nœud se reconstruit sans cesse. Il est l’enchevêtrement de réalités invisibles. Ce nœud peut donc être de nature sociale, psychologique, culturelle. La spontanéité ou un certain bon sens d’Alexandre ne fut qu’un acte de violence, il perdit l’empire et le nœud s’est reformé et resserré. Le résultat de l’action d’Alexandre prouve la fragilité et la complexité de la volonté, comparable à celle de la toile d’araignée. Mais l’araignée tisse sa toile avec PATIENCE, ainsi est-elle préférable pour dénouer un nœud, au lieu de le trancher, et assure une « conquête » plus solide.
Alexandre le Grand qui avec ses guerres incessantes inquiéta les habitants de Judée, lesquels se mirent à émigrer de pays en pays tout en laissant dans chacun d’eux une progéniture prolifique !
 
M. R.
 
 

Dernière mise à jour : 03-04-2010 16:28

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